dimanche 4 janvier 2009
Rabiatou Diallo, Secrétaire générale de la CNTG : « Il faut qu’on réduise le nombre de partis politiques en Guinée à au moins trois »
Rabiatou Sérah Diallo

Les réactions se multiplient après le putsch perpétré par le CNDD, au lendemain du décès de Lansana Conté. Celle de Rabiatou Serah Diallo, la secrétaire générale de la CNTG, a retenu notre attention. Interview.

 

L’indépendant : Quels sont les sentiments qui vous animent après la prise du pouvoir par le CNDD ?

 

Hadja Rabiatou Sérah Diallo : Il faut se féliciter car mieux vaut tard que jamais. L’intercentrale avait lutté pour le changement. Et tous les points évoqués par l’armée aujourd’hui, tout le peuple et le monde entier savent que ces points figurent dans les revendications de l’intercentrale. Nous avons prôné ce changement. Si l’armée prend aujourd’hui le pouvoir et essaye d’aller vers ce changement, on ne peut que s’en réjouir. Mais il faut quand même que le nouveau maître soit conseillé, encadré pour que chacun s’engage dans le changement et que le peuple bénéficie des résultats qui seront obtenus.

 

Pensez-vous que ce putsch est la solution pour mener la Guinée vers une transition apaisée ?

 

Vous savez entre deux maux, on choisi le moindre. J’estime que ce n’est pas parce que tout le peuple de Guinée veut que à tout moment que ça soit des militaires qui prennent le pouvoir. Vous savez aussi tout ce que nous avons vécu depuis 2003 jusqu’à maintenant. Il y a eu un déficit de confiance. Vous savez le 17 janvier 2007, on avait adressé une lettre à l’Assemblée nationale pour demander la vacance du pouvoir. Nous n’avons pas été écoutés mais plutôt traités de comploteurs. Lors des journées de concertation du mois d’août dernier, l’intercentrale a évoqué la même chose. Parce que, nous avions senti que le président était malade et affaibli et ne contrôlait plus la situation politique, économique et sociale du pays. C’est pourquoi nous avions demandé aussi la nomination d’un Premier ministre pour alléger un peu les fonctions du président.

Chacun sait le rôle qu’il a joué pour le changement. Même l’armée, puisqu’à un moment donné, on s’est posé la question de savoir quel est le rôle de l’armée dans un Etat de droit. Mais aujourd’hui elle s’est réveillée et a emboîté le pas du changement qui est irréversible. Il faut se féliciter aussi que ce changement ait eu lieu sans effusion de sang. Parce que l’on pensait qu’après Conté, on allait nager dans du sang encore.

Parlant de constitution, si la communauté internationale dit que la Guinée est sanctionnée, c’est parce qu’il y a un principe qu’il faut respecter. Mais ce qu’il faut savoir, la Guinée est dans une situation spécifique. Et déjà à plusieurs reprises cette même constitution a été violée. Sinon, le feu président avait bien voulu deux mandats de cinq ans chacun, mais son entourage a fait de telle sorte qu’on aille à sept ans. Les sanctions qui vont tomber sur la Guinée feront sans doute des victimes au sein de la population. C’est encore le peuple qui est victime déjà et qui va payer un lourd tribut. C’est en cela qu’il faut être flexible dans les sanctions. Il faut essayer de voir comment redorer le blason du CNDD. C'est-à-dire élargir le CNDD, créer même une autre structure comme on l’avait fait en 1984 avec le CTRN.

Qui peut favoriser une transition paisible. Le nouveau président a rendu, les partis politiques, les syndicats, la société civile, responsables de la tenue de la présidentielle en 2010. Mais il n’est pas dit qu’on est tenus d’accepter et de respecter cette date.

 

Justement les militaires ne respectent pas souvent leur parole quand ils promettent de rendre le pouvoir. Le cas du général Robert Guei en Côte d’Ivoire en est un exemple éloquent. Avez-vous des garde-fous pour les contraindre à ne pas suivre ce mauvais chemin ?

 

Ce n’est pas le syndicat seulement qui doit mettre des garde-fous. Mais aussi les politiques et la société civile. Nous mêmes déjà dans notre déclaration, on a dit que 2010 est trop éloigné. On peut jumeler les législatives, les communales et communautaires et l’élection présidentielle. Parce qu’il faut reconnaître que dans l’arène internationale, il y a eu des avancées démocratiques concernant les préparatifs des élections. Dire aujourd’hui qu’il faut reprendre tout, on va rencontrer des difficultés. Parce qu’il y a eu cette CENI, des moyens financiers ont été dégagés, je pense qu’il faut exploiter ce minimum qui existe déjà et le mettre à profit. Il faut qu’on puisse faire le jumelage de ces élections après un référendum pour la révision de la constitution qu’ils ont d’ailleurs demandé. Nous ne refusons pas une révision de la constitution, on l’avait demandé parce qu’aussi le poste de Premier ministre est anticonstitutionnelle aujourd’hui. On a à travailler sur la constitution qui demande un référendum. Je pense que si on s’y met (Partis politiques, syndicats, société civile) on pourra y arriver.

Mais l’élection présidentielle en fin 2010 est quand même trop loin pour le guinéen.

 

Pour le futur gouvernement du CNDD, allez-vous y participer ?

 

Je ne peux pas décider cela en tant que syndicaliste, il faut que mes mandants me donnent le mandat d’appartenir ou non, à un gouvernement.

 

Êtes-vous pour les opérations d’audit promises par le président, afin de faire la lumière sur la manière dont nos ressources ont été gérées ?

 

Vous savez, les nouveaux maîtres du pays ne font que dire ce que nous avons déjà demandé. C’est dans les accords que nous avons signés. Nous de l’intercentrale, on aurait souhaité que ces audits là puissent faire tourner la page définitivement en Guinée. Qu’est ce à dire ? Qu’on fasse les audits, l’état des lieux, afin de savoir qui est fautif de quoi. Qui a abusé des biens du peuple même si les personnes qui seront citées ne sont pas inquiétées ou arrêtées ou quoique ça soit. Mais il faut que le peuple sache que Rabi est fautive de çà ou ne l’est pas. Il faut qu’on arrive à éclairer le peuple cela est important.

Au Ghana par exemple, les membres du gouvernement avant leur nomination sont choisis après ‘’un concours’’. Chacun se présente, on examine ses dossiers, ont fait des enquêtes de moralité pour savoir qui tu es, même dans ta vie privée, pour savoir si tu pourras gérer, redresser et développer l’économie du pays. Après cet examen on fait une délibération au tribunal et c’est en ce moment que le président prend un décret pour nommer quelqu’un. Donc les gens ne sont pas nommés au hasard. Ceci est valable pour notre pas. C’est pourquoi, je suggère aux nouveaux maîtres qu’on réduise le nombre de partis politiques en Guinée à au moins trois. Cela peut résoudre le problème d’ethnocentrisme. Car aujourd’hui lorsqu’on prend un parti politique on voit derrière un visage ethnique.

Les Guinéens ne le méritent pas. Il ne faut pas qu’on laisse à tout le monde le soin de se lever un petit matin pour créer un parti dans son salon. Il faut que les guinéens se retrouvent derrière un ou au moins trois camps.

Pour ce qui concerne toujours les audits, quand on perle de lutte contre la corruption, de détournement de deniers publics, de révision des conventions dans le secteur minier, je m’en réjouis. Car nous l’avions demandé. Je suis toute heureuse que le CNDD ait levé la confusion en ce qui concerne la production minière. Certains se préoccupaient s’il avait était décidé de suspendre cette exploitation mais il s’agissait de la révision des conventions dont les résultats doivent être appliqués. Il faut que l’exploitation des ressources profite aux citoyens non à des individus. Moi j’ai toujours critiqué l’émission ‘’fait comme ton président’’ pour l’agriculture. J’ai dit que j’ai envie de faire comme mon président, mais je n’ai pas les moyens. Je n’ai pas la possibilité de me trouver un tracteur car même le minimum, la charrue, ou la houe, c’est encore difficile pour le paysan de s’en procurer.

 

Tenez-vous encore à ce que ceux qui ont tiré sur les manifestants en 2006 et 2007 soient poursuivis et condamnés ?

 

Tout ça se trouve dans nos accords. Nous avons dit quand on parle de l’impunité, il n’y a pas d’exception. Si ont veut panser la plaie, il faut qu’il y ait réparation. Et pour qu’il y ait réparation, il faut qu’on demande pardon aux victimes qui vont accepter parce que l’auteur a reconnu sa faute. Il faut que le peuple ne se sente pas brimé dans ses droits. Le nouveau président a dit qu’il va rétablir l’ordre, on va voir, on attend, on va l’observer.

Nous de l’intercentrale, sommes satisfaits, que l’histoire qui est très têtue, nous donne raison aujourd’hui. Parce que tous les points que le CNDD à évoquer, sont consignés dans un P.V (procès verbal) dans les accords tripartites. L’administration étant une continuité, on va voir. Nous sommes prêts à accompagner le changement prôné dans le sens du développement. Mais si tel n’est pas le cas, on ne peut accompagner. Pour le moment que les uns et les autres acceptent d’être ensemble pour échanger et discuter des problèmes du pays pour qu’on aboutisse leur solution.

 

Propos recueillis par Mamadou Siré Diallo et Dian Baldé
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Mamane Kaba, jeudi 8 janvier 2009
Je partage entièrement les points de vue des différents intervenants favorables à une limitation des partis politiques à au mois 3 et au plus 5 partis, sujet proposé par l`infatigable patriote Hadja Rabiatou Diallo. Et surtout exiger que l`instance dirigeante de chaque partie soit constituée par les différentes ethnies (en clair celà veut dire que si un Mr Soumah ou Diallo est le président d`un parti, les autres postes seront oqp par les autres ethnies) et ceLà doit être bien mentionné dans le status de chaque parti. Le parti qui ne repcterait celà sera purement et simplement dissoutt.
conde, mercredi 7 janvier 2009
La constitution votee par referendum mentionnait bien DEUX PARTIS mais ils ont voulu le multipartisme. Je pense qu`il faut faire des textes lisbles pour tous et qui rassure le ciy=toyen lambda qu`il peut voter pour un peul ,malinke,soussou,kissi,etc... Nous avons peur de l`autre parceque notre constitution ne nous protege pas devant le maitre. Aux States le president ne peut en tout et pour tout nommer que 3000 fonctionnaire inclus les 15 portefeuils de secretaires. Tous le monde a ete membre d`un meme parti mais cela n`a pas empecher les abus de tous genre. Cherchons des TEXTES PROTECTEURS QUI NOUS PERMETRONT DE VOTER CONTRE SON PROPRE FRERE QUI N"A PAS LA VISION POLITIQUE.
Algass, mercredi 7 janvier 2009
Thank you Madam Diallo,you are my hero.I support your proposition,and even more,i`ll rather see a presidential system of government.I mean,why have a president and a prime minister?it makes the government too big,and the president is really not doing nothing.the prime minister is the head of government,that makes room for excess.Guinea cannot afford to pay the president`s staff and the prime minister`s staff.plus,who is to blame when something is wrong??????
Ousmane B., mardi 6 janvier 2009
Je crois Moussa Konaté que la situation politique au Sénégal et en Guinée est différente. Certes au Sénégal il y a une centaine de partis politiques mais aucun d`eux n`a ou ne cherche à avoir une base ethnique car les sénégalais ont toujours très peu fonctionné sur des bases tribales. En Guinée, les partis n`ont pas trop d`idéal. Aucun ne peut parler avec conviction de sa politique d`emploi, de santé, de sécurité etc.. une fois au pouvoir. Chacun compte en fait sur sa communauté pour venir au pouvoir d`où, les discours à relent ethnique ne gêne personne. Il serait peut-être bon d`exiger de chaque parti politique que ses organes dirigeants reflètent la diversité ethnique et régionale du pays, que les seconds de ces leaders ne soient pas de la même ethnie ou région que leur mentor, qu`aucun parti au pouvoir ne présente après deux mandats successifs, un candidat issu de la même ethnie ou région que le président sortant. C`est une idée que je lance comme ça.
Moussa Konate @ Toronto, Canada, mardi 6 janvier 2009
La prolifération des Partis politiques ne doit pas remettre en causes les bases démocratiques que nous voulons mettre en place. C’est vrai que trop de liberté tue la liberté mais en démocratie, tout citoyen reste un parti parce qu’il exprime une opinion. Le Sénégal qui a connu un énorme recul démocratique depuis l’avènement de Wade compte environ 144 partis politiques pour une population de près de 12 Millions, n’a pas connu de déchirure parce qu’il compte autant de partis. Plus il y a diversités d’opinions mieux se porte la démocratie. La contradiction est l’essence même de la démocratie Il appartient au Ministère de l’intérieur de faire un travail de fond avant d’agréer un parti politique. Donc, je ne crois pas que l’on devrait « copier » le modèle Français avec la gauche, droite, centre ou encore le modèle Américain avec démocrates, républicains. Ces partis sont à l’image de ces pays et obéissent à la culture politique de ses citoyens. Merci
Issiaga DANSOKO, mardi 6 janvier 2009
Merci Hadja pour votre détermination et votre combat pour le pays. J`avoue tout de suite que vous faites partie des personnes que j`admire et respecte en Guinée. Mais, comme certains intervenants, je ne voix pas la solution de l`ethnocentrisme en Guinée dans la limitation des partis. On a besoin seulement d`élections libres d`abord, ensuite d`une gestion saine de la chose publique. Vous avez fait preuve d`une efficacité exemplaire dans le monde syndical. Je pense que vous servez bien les travailleurs guinéens. La vie est une question de spécialité, mais si vous intervenez dans tous les domaines, même ceux que vous ne maîtrisez pas très bien, vous risquez de dévaloriser votre combat. En répondant à une question dans cette interview, vous n`excluez pas votre possible entrée dans un gouvernement. Si je peux me le permettre, je vous le déconseille vivement. Un poste de ministre se gère, au-delà de l`engagement et du patriotisme, par une qualification académique et une expérience solide dans la gestion des dossiers. Or, à tenir compte du CV mis sur le net qui serait le vôtre, je ne vois rien qui présage une Hadja Serah, efficace ministre d`aucun domaine. Qu`on ne vous manipule pas. Restez où vous pouvez mieux servir votre patrie. dansokoissiaga@yahoo.fr
Ansoumane Doré, lundi 5 janvier 2009
Pour l`avenir des institutions politiques guinéennes, je pense que tous les partis politiques et tous les citoyens guinéens qui comprennent ces questions doivent sérieusement se pencher sur les propositions de Rabiatou Diallo.Pour un pays comme le nôtre l`extrême atomisation du champ politique n`est pas une bonne chose.Quand on considère les près de cinquante partis reconnus en Guinée, on se demande pour un nombre, ce qui sépare les uns des autres.Trois ou quatre partis,cela peut se discuter et permettre à toutes les sensibilités de se retrouver dans le cadre d`un pays de dix millions d`habitants. Je pense que la proposition de Rabiatou Diallo tend vers une recherche d`une efficacité de l`action politique et non vers l`installation durable de baronnies inefficaces de politiciens de métier,sans aucun apport positif pour le pays.
Thierno Poye D.iallo, lundi 5 janvier 2009
Desole d`avoir omis l`UPG de J.M.Dore, il restera donc 5 Partis politiques. Il a aussi le fait que 2/3 des deputes soit issu des listes nationales des partis(ne sont deputes que grace au suffrage exprimes pour leurs partis respectifs)qui favorise la survie de ces micro-partis. Vivement le changement a ce niveau aussi. Bien avous
Thierno Poye Diallo, lundi 5 janvier 2009
Hadja Merci pour votre engagement pour le changement en Guinee, et pour tous les risques que vous avez pris(vous et vos collegues syndicalists0. En ce que concerne le nombre de partis politiques, laisson le peuple et la nature faire les choses et croyez moi qu`apres des elections legislatives claires il ne restera que 4(quatres) Partis politique en guinee le RPG, l`UPR, l`UFDG, et l`UFR et les resultats de ces elections nous imposerons tout au plus 3 serieux candidats a la presidentielle. Apres tout cela le paysage politique cera refait et 5 ans de bonne politique et de democratie effacera 75% de l`ethnocentrism ambian actuel. Bien a vous
Keoulen CAMARA, lundi 5 janvier 2009
Trois partis c`est trop pour une Guinee ou les ethnies refusent de s`unir. Il nous en faut deux, pour pousser ces hommes a vivre et a voter ensemble, mais aussi pour eviter d`avoir a gerer ces petits partis sans objectifs, snas ideal et qui n`attendent que de voir le parti le plus influents pour s`y accrocher. S`il ya deux partis les Diallo et les Zogbelemou, pourraient bien discuter et c`est l`avenir de la Guinee qui comptera.
ousmane B., lundi 5 janvier 2009
Je suis d`accord avec cette proposition qui même si elle n`est pas parfaite est bien la moins mauvaise option dans une Guinée où les gens ne respirent qu`ethnie. Quand Conté, sidya, Alpha, siradio seront obligés d`être dans un parti politique, croyez-moi, ce n`est pas la thèse ethnique qui prévaudra mais, la capacité de ces hommes à renforcer ce qui les lient le plus. Aujourd`hui qu`est-ce qu`on remarque? Quand vous parlez du RPG, chacun dit que c`est un parti des mamlinkés ce qui n`est pas tout à fait faux. Quand vous parlez de l`UPR, l`UFDG, c`est la même chose, j`en veux pour preuve les derniers developpements politico-ethnique dans notre pays suite à l`arrivée de Dadis au pouvoir. Mieux que Raby, je dirais deux partis politiques. Ceux qui ne voudront pas entrer dans ces partis pour y défendre leur opinion, leur projet de société sans s`appuyer sur leur ethnie, devront donc s`abstenir de faire de la politique.
Bangaly traore, lundi 5 janvier 2009
Merci la mere de la nation pour votre courage et determiniation pour la justice dans notre pays,merci pour votre volonte de mettre fin l`injustice,la corrpution et l`impunite en guinee,et merci une fois encore pour les accords tripartites,afin de etablir la justice,la reconciliation et l`unite nationale dnas note pays.vive le changement,vive les victimes de 1/1/07. A bas le regime de conte,a bas les clans,a bas le pup.
Oumar.Bah, lundi 5 janvier 2009
C`est une erreur de croire que la limitation des partis à 3 résoudra le problème de l`ethnocentrisme car la Guinée est une nation en construction et a eu une histoire politique des plus violentes. L`ethnocentrisme peut même exister au sein d`un seul parti ou 2 ou 3 car sa racine est ailleurs. Je suis par ailleurs convaincu que des élections transparentes et équitables feront disparaitre un grand nombre de partis-fantômes qui ne sont très souvent que des plateformes internet.
Ibrahiama Diallo-"Ollaid", lundi 5 janvier 2009
Bien que je comprenne les problèmes de divisions et autres causés par le multipartisme, néanmoins je souhaite revenir sur la proposition qui est belle en théorie de limiter les partis politiques mais en pratique, un casse-tête. C’est comme le Marxisme qui est très séduisant en théorie mais inapplicable avec succès dû à la nature humaine qui a besoin de motivation matérielle pour exceller. Par métaphore, imaginez que l’on vous dise que vous ne pouvez vous marier qu’à une personne de race "blanche " ou "noire" seulement alors qu’il y a toutes ces personnes métisses (5 continents) ! Notre problème, entre autres, est d’hériter sans innover des systèmes politiques occidentaux qui veulent limiter les tendances entre « gauche » et « droite » et un milieu « centre ». Ceci pour des raisons historiques qui leur sont propres. Pourquoi nous enfermer dans cette logique de limitation "artificielle" surtout que les deux systemes (gauche d’abord puis la droite) ont montré leurs limites. Ce serait intéressant de vous amusez à essayer d’imaginer des rassemblements possibles entre Conté, Sidya, Alpha Condé, Siradiou Diallo, Bah Mamadou, JM Doré, Mansour Kaba, etc, il y a quelques années. Qui s’associerait à qui et pour combien de temps ? Puisque, si nous appliquons votre suggestion, ceux qui ne se retrouveront dans aucun des 2, 3 partis seront condamnés à ne pas faire de politique en Guinée ou alors d’adhérer à un groupe et le faire éclater dans le but de s’imposer. Dans ce cas les crises permanentes vont paralyser la vie politique. La solution n’est pas dans la limitation du nombre de partis mais dans les critères de constitution d’un parti politique. Si les choix sont limités, les électeurs s’abstiennent comme c’est le cas dans les pays comme les USA ou en Grande Bretagne entre autres qui sont devenus des pays à deux partis de facto et il n’y a plus de "démocratie ", juste des libertés ! Ces pays sont en crise sur ce plan aussi à cause du taux de participation. Ce qui fait qu’une minorité arrive au pouvoir puisque la majorité ne vote plus. Méditez y un peu plus !
BALDE BOUBACAR, lundi 5 janvier 2009
Hadja Rabiatou sera bientot comedienne,puisque la democratie ne pas comme elle pense. exemple BELGIQUE 10000000HABITANTS,mais il existe 10 partis politiques et ça marche `4 en flandre plus le parti raciste et,4 EN FRancophone plus le parti frond national raciste aussi.Tous les partis reconnus doivent ixister pour moi.
Aziz, lundi 5 janvier 2009
Réduire le nombre de partis ne va point éliminer l’ethnocentrisme en Guinée. Si un parti parmi plus d’une quarantaines peut avoir plus de 50% après des élections libres et transparentes, je pense que le vainqueur sera un président élu de tous les guinéens. Ceci est mieux que de forcer une fusion d’une quarantaine de partis en trois seulement. Il nous faut une concertation « vérité et conciliation ». C`est-à-dire, il faut qu’on dise la vérité aux victimes de l’ère Sékou et celle de Conte et ensuite leur demander pardon. Les guinéens doivent cesser d’attribuer les exactions de Sékou aux malinkés et celles de Conte aux Soussous.
DRAHMANE, dimanche 4 janvier 2009
Ce serait une mesure de salubruté morale de reduire le nombre des partis à 3 au plus et 2 au moins!Nous n`avons pas de parti politiques mais des partis ethniques
S. Yansane, dimanche 4 janvier 2009
Hadja Raby est admirable. Je crois qu`elle veut dire reduire le nombre de partis exactement a 3 pas au moins 3. Car nous avons une quarantaine ce qui fait bien au moins 3. Cette parenthese a part, je ne suis en rien certain que 3 partis mettrons fin a l`ethnocentrisme, on ne fera que deplacer le probleme. Ce qu`il faut en Guinee est un Dialogue a batons rompus sur ce fleau qui menace le pays. Que chacun participe en presentant ses grievances et ses points de vue pourque le pays puisse tourner cette page nocive. Discutons ensemble pour resoudre le probleme, ne le deplacons pas.
Fodé Tass Sylla, dimanche 4 janvier 2009
Merci Hadja Rabi! S`il faut une pétition pour soutenir cette idée de trois partis politiques en Guinée, lancez-la: je suis déjà le premier signataire, avant même le reférendum. Ni deux partis et jamais quatre! Pour désarçonner les médiocres qui ne peuvent rien réussir s`ils ne s`adossent pas à leur ethnie. C`est la grosse épine de la Guinée aujourd`hui. Et trois partis politiques, ce serait déjà un bon pas: deux grands et un centriste qui ferait la balance au cas où les deux feraient match nul. C`est chouette !!! Le capitalisme débridé vient de montrer les limites du manque de contrôle avec la crise internationale. Le libéralisme intégral comme le multipartisme intégral conduisent à l`anarchie. L`homme non encadré tend toujours vers la mal.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011