lundi 12 octobre 2009
Rôle de la femme dans le développement politique et socio-économique
Adji Barry Baud

Communication faite par Adjidjatou Barry Baud à la conférence-débat organisée à Zurich (Suisse), le 10 octobre 2009, par l’Association des Ressortissants Guinéens et Sympathisant à Zurich.


« M
es sœurs et frères, Amis de la Guinée

En me demandant de vous parler du rôle de la femme dans le développement politique et socio-économique de notre pays, en 15 minutes, vous m’invitez, à la manière d’un athte, à réaliser une véritable performance tant le sujet est vaste et d’un intérêt capital dans nos sociétés africaines et plus particulièrement en Guinée. Comment définir le rôle de la femme guienne dans le veloppement politique et socio-économique de la Guinée ?

La femme est un tout au service de la société guinéenne. Je veux dire qu’il est difficile de différencier son champ d’intervention en termes de politique, de social ou déconomie. Elle est foncièrement impliqe dans tous ces domaines. Cependant, pour les besoins de l’analyse, essayons de rappeler ses différentes activis ainsi que le demande notre présente rencontre qui est aussi un lieu déchange d’idées.

La femme guienne a toujours a été présente aux côtés des hommes en politique. Ainsi, l’on peut citer des figures emblématiques de la lutte pour l’indépendance de notre pays comme M’Balia Camara et du combat politique après l’indépendance, telles Camara Loffo ou Jeanne Martin Cissé Elles ont été le levain de l’action politique des hommes par le soutien quelles leur apportent dans leur engagement. Parfois, elles sont même en première ligne lors des manifestations. Ce sont elles qui mobilisent les militants et poussent leurs époux au combat.

La femme guienne sest très tôt affranchie de la tutelle de l’homme. Elle sest vite retrouvée dans les rangs des forces armées à des postes de commandement comme cette première femme pilote de chasse. Ambassadrices des arts, elles ont formé des groupes musicaux comme Les Amazones de Guinée. On les a vues occuper des postes clefs telle que la Présidence de l’Assembe générale des Nations unies.

Dans la douloureuse et longue histoire de notre pays, la Guienne a été et est la trame qui permet de maintenir le tissu social. Elle sest battue, souvent seule pour élever les enfants après la mort pmaturée du re de famille. Elle a toujours joué le rôle de sapeur pompier pour atteindre les foyers de tension. Par son implication dans les unions entre les composantes sociales du pays, elle a permis le rapprochement des différentes ethnies. Le mot nest pas assez fort lorsque je clare que la Guienne est le germe fertilisant des liens sociaux. Ce nest pas un abus de langage non plus de dire quelle est le vecteur qui prolonge et perpétue la socté à travers l’enfantement.

A travers le temps, la femme guinéenne sest montrée entreprenante dans le domaine économique. Maîtrisant les ressorts de l’activité informelle, la Guinéenne est la nourricière, au sens propre comme au figuré de la famille. Elle mène des activis commerciales et marchandes. En ville, elle est sous la pluie, sous le soleil sur les marcs pour vendre les produits de ses activis artisanales et pour acheter les biens de première cessité pour couvrir les besoins de base de sa famille (nourriture, logement, fournitures scolaires, soins médicaux).

A la campagne, elle est la première sur les sentiers conduisant aux champs où elle cultive la terre, plante des cultures potagères et vivrières dont la récolte servira aussi à nourrir la famille.

La femme guienne est aussi quelquefois la banquière de la famille. Elle épargne le peu qui lui reste après les dépenses indispensables pour pallier les moments difficiles. Les tontines ou associations à vocation sociale sont l’une de ses activis au service du développement économique du pays.

Comme nous le voyons, la femme est au cœur de la société guinéenne. Elle intervient dans tous les domaines de la vie nationale. Mère nourricière, éducatrice, actrice sociale, elle est la passerelle entre les différentes composantes de la nation guienne.

Vous, frères guinéens, vous devez demander pardon à vos femmes en raison de vos comportements à leur égard. Vous savez bien tous les mauvais traitements que vous leur faites subir. Lorsque vous allez rentrer dans vos foyers, ce soir, mettez-vous à genoux devant elles et demandez-leur pardon. Peuttre laverez-vous ainsi les chés qui portent préjudice à notre pays et l’emchent de trouver la voie de la lumière, de la liberté et du bien-être.

Je vous remercie de votre aimable attention. »


La rédaction de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mme Bah Salamata, mardi 20 octobre 2009
Je te felicite ma soeur et bon courage.
diallo, mercredi 14 octobre 2009
GRAND MERCI

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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