|
Trois jours à peine après sa passation de service au cours de laquelle le Ministre de l’Information sortant, Monsieur Aboubacar Sylla, a reçu une véritable avalanche d’éloges sur les résultats extraordinaires obtenus en peu de temps durant la transition, une véritable campagne de calomnie et de dénigrement a été déclenchée contre ce cadre dont la compétence et l’intégrité morale sont reconnues par tous les citoyens honnêtes.
Jamais on n’avait enregistré en Guinée des attaques d’une telle ampleur et apparemment coordonnées contre un haut cadre de l’Etat dans une affaire qui concernerait un contrat de 943 000 euros alors que se concluent à longueur de journée en Guinée des transactions dans des secteurs comme les BTP, les Mines, les transports, etc.… qui mettent en jeu des sommes colossales gérées dans des conditions opaques pour ne pas dire plus, sans que ces « journalistes » ne s’en émeuvent.
On attend ainsi huit mois après que le marché de fourniture d’équipements aux médias d’Etat eut été conclu et entièrement exécuté au vu et au su de tout le monde, puisque les réceptions des équipements ont fait l’objet de nombreuses diffusions aux journaux parlés et télévisés de la RTG, pour se demander où sont passées les sommes allouées à cet effet. En matière de mauvaise foi et comme insulte à l’intelligence des lecteurs et auditeurs, on ne peut faire mieux. Surtout que ces livraisons se sont faites à la totale satisfaction des usagers (les techniciens, journalistes et cameramen) ainsi que des populations de l’intérieur qui suivent régulièrement aujourd’hui les émissions de la RTG et de la Radio Rurale.
Que reproche-t-on à Monsieur Sylla ? Tantôt d’avoir substitué du matériel obsolète à l’équipement commandé pour empocher la différence de prix, tantôt d’avoir purement et simplement détourné toute l’enveloppe budgétaire destinée au rééquipement de la RTG, on ne sait trop par quel tour de passe-passe. Et bien entendu après l’affabulation faite sans la moindre preuve, on se garde bien de poser la moindre question à l’intéressé ou aux hauts cadres du ministère de l’Information pour recouper les informations fabriquées ainsi de toute pièce. Et le tour est joué. « Calomniez ! Calomniez ! Il en restera toujours quelque chose », dirait Machiavel.
En réalité de quoi s’agit-il ? Une allocation budgétaire a été faite au Ministère de la Communication pour lui permettre de faire acquérir des équipements par les médias de service public (RTG, Radio Rurale, AGP et HOROYA). Mais comme pour tout projet financé par le Budget National de Développement, la commande a obéi à des règles précises et a suivi certaines séquences dont :
- Les montants concernés sont directement réglés par le Ministère des Finances aux fournisseurs retenus selon des procédures définis par le Code des Marchés publics. Aucun franc ne transitant par le Ministère de la Communication comment est-il possible de détourner ce montant ?
- Compte tenu de l’urgence de la commande qui devait être disponible dans un délai de 20 jours, c’est-à-dire avant l’ouverture de la campagne électorale pour le second tour de l’élection présidentielle du 27 juin 2010, une procédure de gré à gré prévue par le Code des Marchés Publics a été autorisée par courrier officiel du Ministre des Finances. Mais malgré cet accord le Ministère de la Communication a tenu à faire une consultation restreinte mettant en compétition trois sociétés afin d’obtenir le meilleur rapport qualité/prix ;
- C’est une commission interministérielle dirigée par la Direction Nationale des Marchés Publics au Ministère des Finances et non le Ministre de la Communication qui a effectué le dépouillement des offres et fait des recommandations pour sélectionner à titre provisoire la société italienne ITEL qui fut invitée par lettre à engager les négociations de contrat avec la commission et le conseiller juridique du département ;
- Les négociations de contrat avec ITEL furent infructueuses à cause de l’incapacité de cette société à s’engager sur un délai de livraison de moins de 45 jours et à fournir une caution bancaire garantissant la restitution à l’Etat de l’acompte de 70% de la valeur de contrat en cas de défaillance du fournisseur, comme prévu par le Code des marchés publics. Ce désaccord lui fut officiellement notifié par courrier ;
- En conséquence la commission s’adressa à une autre société de nationalité française dénommée DV International qui présenta une offre aux avantages suivants : délai de livraison de 15 jours contre 45 jours pour ITEL, présentation d’une caution bancaire équivalente à 85% du contrat contre 0% pour ITEL et prix des équipements inférieur de près de 100 000 euros soit 11% environ en moins par rapport à ITEL, sans compter les excellentes références africaines de la société présente dans de nombreux pays du continent ;
- Cette économie de 100 000 euros réalisée sur le contrat conclu finalement avec DV International a permis de financer, en plus de l’équipement prévu, deux véhicules 4x4 neufs de service, de marque TOYOTA et les frais d’assistance technique et de formation aux équipements numériques du personnel technique de la RTG. En d’autres lieux, cette plus-value inattendue aurait purement et simplement été détournée ;
- Le contrat de fournitures, une fois signé par le Ministère de la Communication, fut transmis, accompagné du Procès Verbal de dépouillement, au Ministre des Finances pour co-signature ; ce que fit ce dernier après étude par ses services techniques ;
- Les livraisons d’équipements par le fournisseur ont fait l’objet de procès-verbaux de réception dument signé par tous les services et ministères concernés, en particulier par la division « Service fait » du Ministère des Finances, après vérification de leur conformité aux spécifications techniques des commandes telles que rédigées par les responsables techniques de la RTG et de la Radio rurale. Comment un ministre qui ne participe à aucune de ces opérations peut-il alors substituer des commandes, les modifier ou détourner un montant qui, à aucun moment, ne passe par un service ou un compte de son département ?
Que faut-il tirer comme premières conclusions de cette cabale montée pour régler des comptes personnels ?
Les auteurs de cette chasse à l’homme se sont très vite démasqués en personnalisant un dossier qui fut pourtant traité avec toute la transparence requise et toute la collégialité nécessaire. Sachant parfaitement que les cadres ayant traité cette transaction méritent plutôt des félicitations pour leur rigueur et leur honnêteté, ils ont volontairement omis de recueillir leur avis avant de se lancer dans des accusations personnelles sans aucun fondement et sans étayer leurs grossières accusations d’aucun début de preuve, se contentant de diffamer et de calomnier en espérant salir la réputation d’un cadre dont tous s’accordent à reconnaître la compétence et la qualité de leadership. En témoignent ainsi les hommages rendus par les institutions républicaines et internationales ainsi que les nombreux satisfécits reçus de toute part y compris des organisations syndicales pourtant plus promptes à critiquer qu’à encenser les dirigeants politiques et administratifs.
Il n’y a aucun doute que les commanditaires de cette campagne de calomnie doivent se compter parmi les démarcheurs de fournisseurs déçus d’avoir raté l’occasion de leur vie et un certain journaliste revanchard de la RTG connu pour ses frasques et son mercantilisme et déchu depuis quelques mois en raison de son incapacité notoire à assurer, malgré son ancienneté, la moindre responsabilité.
La Guinée est ainsi faite que les vrais prédateurs de l’économie, ceux qui affichent de façon ostentatoire le fruit de leur rapine se la coulent douce tandis que ceux qui se battent contre les contraintes et les adversités et prennent des initiatives pour faire de notre pays un monde meilleur sont souvent vilipendés, diffamés, calomniés dans une certaine presse qui a perdu tous ses repères et renoncé depuis longtemps à défendre le code de valeurs de notre nation.
Mais ne dit-on pas que, quoiqu’on fasse, la vérité finit toujours par triompher du mensonge et que Dieu rétribue chacun selon ses actes ?
La Rédaction de l’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
|