lundi 15 février 2010
Quelle révision et pour quelle Constitution ?

Le 23 décembre 2008, l’histoire guinéenne venait tout simplement de bégayer. Comme le dit Gilles Nevet, journaliste et auteur du documentaire "Cona’cris, la révolution orpheline", on est bel et bien passé d’un putsch à un autre. Tout le monde le sait, l’évolution de la transition a conduit, avec ses hauts et ses bas, à l’accord (ou déclaration selon les préférences) de Ouagadougou du 15 janvier 2010.

S’il ressort de cet accord de sortie de crise que l’objectif principal est l’organisation d’une élection présidentielle dans un délai de 6 mois, la révision de la loi fondamentale reste une préoccupation majeure de la transition. Le but de cet article est justement d’attirer l’attention sur les dangers d’une adoption précipitée.

Tout le monde parle de révision de la Constitution mais tout le monde sait-il de quoi il s’agit réellement ? Faut-il juste modifier quelques articles ou aller plus loin pour améliorer le système ? De mon point de vue, les besoins exprimés par la population sont d’une telle importance qu’un simple toilettage est insuffisant (besoin de justice, de transparence, de respect des droits fondamentaux…). Il faut une réforme même de son noyau dur pour que cette "3e République" soit, enfin, celle des vrais débuts de la démocratie guinéenne.

Quand on sait l’importance de ce texte majeur dans une société "civilisée", on comprend qu’il soit nécessaire de prendre le temps de mûrir la réflexion à travers des débats, des consultations, des études, etc. C’est cela qui nous permettra de dessiner, dans cette future loi fondamentale, les contours d’un régime politique qui, il faut l’espérer, mettra fin à toutes les insuffisances et dangers de celle de 1990 (absence de structures ou mécanismes efficaces de contrôle de l’action gouvernementale, dépendance du Judiciaire au pouvoir Exécutif, mandat présidentiel indéfiniment renouvelable, hyper-puissance du président de la République par rapport à la l’Assemblée nationale, facilité de révision de la loi fondamentale…).

Ainsi, avec une population peu alphabétisée, il serait irresponsable de la tromper avec des mesurettes. Il ne suffit pas de ramener le mandat du chef de l’Etat à 5 ans (ou 4 ans comme au Ghana, ou autre durée selon les préférences) pour dire que la révision est parfaite mais il faut aller bien au-delà. Elle est peut être suffisante pour encadrer le mandat du prochain président mais de mon point de vue, il faut prendre des mesures allant dans le sens du rétablissement de l’ordre juste par l’instauration d’une justice réellement indépendante au retour à l’équilibre et à la séparation des pouvoirs en passant par l’encadrement de l’action de l’armée, la définition d’un vrai statut pour l’opposition politique, le rôle des médias, etc.

L’encadrement du fonctionnement et des rapports entre les institutions républicaines par l’adoption de règles justes et fortes est une exigence. Cette réforme doit ainsi être confiée à des spécialistes qui, connaissant les besoins de la population, sauront mettre en place les mécanismes juridiques adéquats dans le seul intérêt de cette dernière. Le peuple avant tout et rien d’autre que le peuple afin que la Guinée soit non pas un simple Etat de droit, mais un Etat de droit et, en plus, une démocratie.

Le temps de sortir les Guinéens de la torpeur est venu, la violence n’a que trop longtemps duré. Il n’est donc pas si indispensable que cela que la révision soit totalement finalisée avant la prochaine élection présidentielle si la réflexion demande encore plus de temps. L’idéal serait, bien entendu, qu’elle le soit avant la fin de la transition puisque c’est l’objet même d’une transition, mais s’il faut plus de temps, je souhaite que la loi fondamentale ne soit pas juste modifiée au niveau du mandat pour être jetée ensuite aux oubliettes. Elle pourrait être finalisée et validée par les futurs parlementaires ou par référendum. Ma préférence va pour ce dernier mode d’adoption et ce sera la meilleure manière de restituer au peuple guinéen, les fruits de la promesse de 1958. Ne trompons donc pas le peuple de Guinée, il mérite tellement mieux que cela !


Bombi BALDE,
Membre du Think tank NimbaCap21


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Teka, vendredi 19 février 2010
Bombi, en aucun cas l`idée de mettre en cause votre personne ne m`a effleuré l`esprit. Mes critiques portaient essentiellement sur votre article. Mais vous savez c`est avec le dialogue qu`on découvre la personnalité des uns et des autres. J`ai pu mésurer par ces échanges que vous êtes quelqu`un qui est ouvert au dialogue et c`est très important. Sur votre article, j`aurais souhaité des éléments plus concrets mais on n`en est plus là. Pour ce qui est de la qualité de notre Loi Fondamentale, je vous invite à lire l`ouvrage de Jean du bois de Gaudusson, y figurent toutes les constitutions africaines d`expression française. En faisant une étude comparée, vous vous rendrez compte que la nôtre est loin d`être la dernière de la classe. Encore une fois je salue votre esprit e dialogue. Croyez-moi que mon dessein n`était nullement d`initier une polémique stérile. Mais on est parfois lassé de lire des articles superficiels sur les sites d`opinion. Vous n`allez pas le démentir même si vous pouvez légitement soutenir que le nôtre n`est pas de cet acabi.
Lamarana Diallo, Londres, jeudi 18 février 2010
Teka, tu aurais du commencer par les arguments juridiques. Ta premiere réaction n`etait pas appropriée dans un forum de discussion...Je crois qu`en plus des connaissances que chacun peut se prevaloir ici et la, il est important de se montrer tolerant envers les autres et surtout envers les debats contradictoires car c`est dans les echanges respecteux que naissent la comprehension. C`est important. Revoyez cette façon de faire Mr. Teka. Quant a Mr. Sekou Oumar, comme tjrs, j`ai eu du plaisir a lire vos commentaires dont je suis devenu l`un des fervents admirateurs. Bien a vous.
Bombi, jeudi 18 février 2010
Sekou Oumar, je suis totalement d`accord avec ce que vous dites: sans les hommes, rien ne sera faisable. Il faut d`abord de la volonté et j`espère qu`on va tous prendre conscience de cela. Il faut continuer à se battre pour et en même temps traiter les questions importantes. A Teka, il n’a jamais été question dans cet article de donner mon point de vue sur le modèle constitutionnel. Je dis seulement « attention, regardons vraiment ce qu’il y a à faire pour ne pas avoir à revenir plus tard à la case départ, profitons de la transition pour débattre » ; pour moi et pour d’autres notamment des intellectuels, c’est une remarque intéressante mais pour vous c’est un sujet de café, c’est votre point de vue et je le respecte. Donc disons que l’incident est clos mais juste un conseil (et c’est pour cette raison que les autres ont réagi à vos commentaires), à l’avenir, réagissez avec des propos mesurés pck même si pour vous ça l’est, les autres le perçoivent autrement. Pour ce qui est du fond, vous pensez que la loi fondam est très bonne, moi je pense le contraire mais je ne vais pas entrer dans des détails sinon on ne s’en sortira pas lol. Je suis totalement d’accord avec vous quand vous dites qu’il faut arrêter de penser que tout ce qui vient de chez nous est mauvais. Je suis le 1er à le dire aux autres, depuis 10 ans maintenant ! Vous comprenez, peut être, mieux maintenant l’intérêt de mon article quand je dis qu’il est nécessaire de prendre le temps de mûrir la réflexion à travers des débats, des consultations, des études, etc. pck on a des avis différents, donc il faut débattre. Moi j’ai mon idée sur la question mais je sais que tous les autres juristes guinéens ne pensent pas comme moi. J’ai déjà échangé avec certains sur le modèle, il y a eu des échanges intéressants mais j’avoue que vous êtes le 1er/1ère à dire que la loi fonda est bien rédigée mais bon c’est votre point de vue. Prenant justement conscience de la diversité des analyses, je me suis dit qu’il était peut être intéressant de dire « attention, il faut débattre ». Vive le débat !
Sékou Oumar Camara, jeudi 18 février 2010
A Bombi, une chose est sûre: la LF de 90 avait ses imperfections mais si elle n`avait pas été violée, notamment, en 2001, par une révision qui a été effectuée en violation des dispositions de l`article 91, elle aurait sans doute permis l`alternance et, subséquemment, empêcher que des aventuriers, comme ceux du CNDD, prennent un pouvoir qu`ils pensent être un jouet. De mon point de vue donc, la nature du régime à instaurer importe peu. Qu`il s`agisse d`un régime présidentiel, parlementaire ou de type français, s`il n`y a pas de RESSOURCES HUMAINES, ça ne rime à rien! En Guinée, le vrai problème est celui du facteur humain. C`est comme si vous mettez un singe dans des habits royaux, ça change quoi? Rien. Donc, tant que nous n`aurons pas une "élite politique" éduquée et responsable, nous aurons toujours les mêmes problèmes...Sans être rabat-joie, je vous invite à un optimisme millimétré, même si, logiquement, la Guinée n`est pas condamnée à être mal gouvernée éternellement...Bien à vous.
Teka, jeudi 18 février 2010
Je suis estomaqué par l’incroyable confusion qui transpire des différents commentaires que je viens de lire à propos de ma réaction à l’article de Bombi. Il y a beaucoup de chose à dire, je m’appliquerai d’être le plus méthodique possible. 1- je ne me suis jamais prévalu de mon diplôme qui plus est à la portée de beaucoup de nos concitoyens. Je voulais simplement rappeler que le sujet ne m’est pas étranger. Il ne s’agit en aucun cas d’une attitude désinvolte. 2- Nulle part dans mes écrits je ne m’en suis pris à la personne de Bombi, au demeurant très sympathique. J’ai simplement dit et je le maintiens que cet article ressemble plus à un sujet de café de commerce qu’une vraie réflexion sur notre modèle constitutionnel. 3- Tous les spécialistes des constitutions africaines de seconde génération vous diront que la nôtre était l’une des mieux rédigées d’Afrique. Je vous renvoie au travaux de Roger-Albert Nlèp malheureusement décédé, camerounais, agrégé des facultés de droit françaises, une figure connue des questions constitutionnelles africaines. Le trait caractéristique des Guinéens c’est qu’ils sont sadomaso : tout ce qui est de nous est mauvais et tout ce qui vient d’ailleurs est chimiquement pur. Il faut sortir de cet engourdissement intellectuel et poser un regard lucide sur nos institutions. Je veux lever une équivoque qui apparaît en filigrane dans les différents commentaires, et qui est une confusion majeure : il ne faut pas confondre la valeur intrinsèque d’un texte et les violations récurrentes que lui infligent ceux qui sont censés la protéger. Ce n’est pas par ce que Lansana Conté faisait ce que bon lui semblait que note Loi Fondamentale, qui servait de cadre d’exerce de son pouvoir, était nécessairement mauvaise : c’est deux choses tout à fait différentes. Seule l’analyse anthropologique permet de saisir certaine réalité. Ici en l’occurrence notre rapport au droit. La loi n’a jamais été l’instrument de régulation des rapports sociaux en Guinée, nous avons une toute autre culture de gestions des rapports sociaux : le consensus ou le rapport de force. Justement c’est cette seconde option qui était la marque de fabrique de Lansana Conté, en authentique soldat il ne connaissait que les rapports de force selon qu’ils lui sont favorables ou pas. Tenir dans ce contexte la Loi fondamentale pour responsable du disfonctionnement de notre régime politique c’est être à coté de la plaque Mieux, et là je parle du fond, pour éviter le bocage institutionnel que pourrait générer un exécutif bicéphale, le constituant guinéen s’est abstenu de constitutionnaliser le poste de premier ministre , et les faits lui ont donné raison. Certains se rappellent du coup d’Etat au Niger de IBM, et dont l’origine n’est autre chose la transposition mutatis mutandis du système constitutionnel français. En gros le président de la république s’est retrouvé en face d’une majorité parlementaire hostile que le peuple venait de lui envoyé à l’occasion des élections législatives, au lieu de choisir le premier ministre dans la formation politique qui a gagné les élections (il faut dire qu’aucune disposition de la constitution ne l’obligeait à le faire), le président s’est résolu à nommer un autre de son choix. Résultat : crise institutionnelle, blocage du pays et coup d’Etat militaire. Il faut aussi rappeler que le droit de dissolution était strictement encadré en Guinée par une technique constitutionnelle assez inédite qu’un éminent professeur de droit guinéen appelait la double « persistante législative ». De quoi s’agit-il ? Lors que le président de la république dissout l’Assemblée Nationale et que le peuple lui renvoie une majorité qui soutient le même point que celui sur lequel l’ancienne législature a été dissoute, le président est tenu de démissionner. Voilà une disposition qu’on ne trouve qui n’existe (à ma connaissance) dans aucune autre constitution africaine Enfin quand Bombi parle de l’omnipotence du président de la république arguant au passage que l’équilibre des pouvoirs n’est pas assuré, il oublie que la notion de l’équilibre des pouvoirs n’a pas la même acception en droit constitutionnel que dans le langage courant. Ici l’équilibre rime avec collaboration. Dans la théorie constitutionnelle l’équilibre n’est pas pensé pour paralyser les pouvoirs mais plutôt pour maintenir un rapport harmonieux entre eux de façon à ce qu’aucun d’eux ne puisse outrepasser ses attributions ; Désolé pour cette longue et fastidieuse justification, mais elle s’imposait pour mettre les choses au clair
Bombi, jeudi 18 février 2010
Sekou oumar, merci pour ce retour mais je veux que vous sachiez que je ne vous visais pas du tout. Je vous ai "dédicacé" aussi ce passage là pck dans votre 2ème comment, j`ai compris vos parenthèses comme étant des affirmations, d`où ma surprise en fait. Ceci dit, je pense que c`est avec des guinéens comme vous qu`on fera avancer les choses, diplôme ou pas on peut partager et discuter de certaines questions importantes telles que l`intérêt ou non d`un 1er ministre dans la constitution, la durée du mandat, quelle Assemblée nationale veut-on....; la rédaction sera l`affaire des juristes mais au fond ça reste principalement politique et la politique, c`est l`affaire de tous. Au plaisir de vous lire.
Sékou Oumar Camara, jeudi 18 février 2010
A Bombi, ce n`est pas vous que j`ai défendu mais votre article contre une réaction qui m`a semblé légère. Ensuite, si comme vous pensez que je vous ai défendu, vous auriez dû alors éviter de m`accuser inutilement...Ce n`est pas moi qui ait écrit que vous ne savez pas de quoi vous parlez, c`est Teka. Raison pour laquelle, j`ai mis entre parenthèse le fait que lui qui se dit spécialiste est moins argumenté que vous qu`il présume être un profane. Bref, sans se sentir avoir été l`avocat du diable, j`en ai quand même pour mon grade! Pour ce qui est du débat de fond sur la reforme institutionnelle, je crois que Teka et vous êtes suffisamment "calés" pour nous en apprendre...Moi, je n`ai ni diplôme, ni référence à faire valoir! Je souhaite simplement participer au "débat national" et raconter mes bêtises.
M`Bemba, jeudi 18 février 2010
Messieurs, Au nom de quoi vous etes plus legitime de parler que Bombi. Il a au moins lui, de faire des propositions concrêtes. Faites des contre propositions pour faire avancer le débat ou alors taisez vous et abstenez vous de raconter des inepties evidentes du genre : "la loi fondamentale guinéenne est l`une des meilleures d`Afrique." Il ne vous aura pas echapper que le mali, le sénégal ou même la guinée Bissau ont une loi fondamentale qui a mieu fonctionner que la nôtre. Alors vous me direz certes que c`est la faute des hommes, n`empêche que le constat est la. De plus au lieu de s`auréoler de diplomes obtenus, réagissez de grace sur le fond. Et rappellez vous ce proverbe peulh :" FAMAL ET GANDHAL NA GAUTOUN" autrement dit, on peut avoir les diplomes et ne pas comprendre le réel fonctionnement d`un système, sinon des commercants pour la plupart analphabètes n`auraient jamais réussi à être plus riche que des diplomés en économie (tte options confondus) j`apporterai par la suite certaines propostions au débat soulevés par Mr Baldé.
M`Bemba, jeudi 18 février 2010
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Bombi, jeudi 18 février 2010
Bonjour à tous, D’abord merci aux commentateurs d’avoir réagi. J’aurai préféré qu’il y ait un autre débat mais bon ! Pour information, cet article, je l’ai écrit et publié ailleurs depuis bientôt un mois et j’ai eu de bons retours. A vrai dire, c’est après avoir vu des commentaires violents d’un article de ce site (celui de Nabbie Soumah) que je me suis dis que ça pouvait être intéressant de voir ce que le mien allait donner. Merci à Sekou Oumar Camara d’avoir pris un peu ma défense face à Teka et Thierno qui, apparemment, ne me portent pas trop dans leurs cœurs (pour quelle raison ??? je l’ignore ; pourtant je n’ai volé la femme de personne lol). Selon ces derniers, l’article ne contient aucune proposition (et c’est même du « n’importe quoi ») mais rien de plus logique psq que ce n’est ni son objet ni son but. Je ne peux, malheureusement, rien faire si la compréhension d’un texte, pourtant clair, échappe à certains (et au-delà de la compréhension, apprenez à vous relire, ce sera un bon début). Je vous renvoie juste à la fin du 2ème paragraphe et, plus généralement, à tout l’article pour bien comprendre son sens. Des propositions, j’en fais dans un texte de plus de 200 pages à paraître bientôt (si DIEU le veut). Aussi, un petit conseil : quand on ne connait pas une personne, on ne la critique pas comme vous l’avez fait, c’est juste une question de correction, de politesse et d’éducation. Vous ne me connaissez pas et c’est cette petitesse d’esprit qui me déçoit un peu. Vous ne connaissez ni mes compétences, ni ma formation, ni mon parcours, ni mes travaux. Savez-vous si j’ai fait du droit ? Cela s’adresse aussi à Sekou Oumar qui dit que je ne sais pas de quoi je parle. Si je le voulais, j’aurai parlé de droit constit mais ce n’était pas le but de mon article. En fait, je n’ai pas besoin d’exposer sur le net mes connaissances ni mes diplômes : ceux qui me connaissent savent qui je suis et je suis convaincu que si on parle du fond, vous ferez vraiment moins le malin mais bon ! J’aurai aimé avoir des échanges sur le vrai problème soulevé à savoir faut-il reprendre le même texte ou se limiter à ramener la durée du mandat à 5 ans pck j’ai constaté que tout le monde ne parle que de ce point ? Mais vous l’auriez compris si seulement vous aviez vraiment lu (et compris) la loi fonda. Teka, vous dites avoir fait un DEA en droit public et vous avez le courage de dire en public que la loi fonda guinéenne est l’une des meilleures d’Afrique : soit vous n’avez jamais fait de droit a fortiori un DEA en droit public (en même temps, je comprends si votre droit public se limite au droit public interne), soit vous n’avez jamais lu de livre en droit constit et j’ai l’impression même, quand je vous lis, que vous n’avez pas lu la loi fonda (ce qui est quand même grave pour une personne qui veut participer à ce débat). Je vous conseille de ne pas le répéter ailleurs pour conserver un minimum de crédibilité et dire que Sekou Oumar vous prend pour un spécialiste !!! Sachez que je ne vous en tiens pas rigueur. Soyez juste, dans votre intérêt, plus réfléchi à l’avenir. A Sekou Oumar et à tous ceux qui sont humbles, si vous voulez échanger sur le fond, je le ferai avec plaisir. J’espère vraiment que vous saurez clore ce débat qui n’a aucun intérêt. Cordialement,
Sékou Oumar Camara, mercredi 17 février 2010
Je ne vous prête pas de mots...je les garde pour Moi pour communiquer Ma pensée. Quand Thierno et vous, vous renvoyez Bombi à ses livres, avant de poster un papier, j`en déduis que pour vous ce que Bombi a écrit est infecte. Bien entendu, n`étant pas un natif de la Corrèze, il se peut que je ne comprenne pas bien le français. S`agissant de l`argument que vous me réclamez avec insistance pour justifier ma préférence pour la contribution de Bombi, au détriment de la vôtre, je constate que vous n`êtes pas satisfait quand j`affirme que je n`en ai pas! Initialement, il ne s`agissait pas pour moi d`aller au fond du sujet mais simplement d`attirer fraternellement) votre attention sur le fait que, nous guinéens, avons plus tous autres citoyens de ce monde, besoin de dialoguer et d`échanger. Si, dès l`abord, vous "offensez" quelqu`un qui a pris la peine de rédiger un papier et de le poster, il se peut que nous perdions à jamais un contributeur. Et, il se trouve même que vous êtes un spécialiste du Droit constitutionnel. Vous auriez pu facilement "démonter" le papier de Bombi. Vous ne l`avez pas fait, parce que vous ne voulez pas nous "barber" avec de la littérature juridique...je trouve l`argument un léger, si vous permettez. Aussi, puisque vous m`invitez à aller au fond du débat, j`accepte bien volontiers. Pour ce faire, j`attends que vous nous démontriez que nous avions la meilleure Constitution en Afrique. Si vous le faites, je vous démontrerai le contraire. Au plaisir de vous lire très bientôt.
Teka, mercredi 17 février 2010
Etes-vous sûr que j`ai employé le mot de " bêtises"? Avant de prêter des propos aux gens assurez-vous de leur véracité. Sous pretexte que c`est un forum de discution on est donc autorisé à y poster n`importe quoi. Telle n`est pas ma conception d`un débat démocratique. Je reconnais à l`auteur de cet article le mérite de susciter le débat. Quant à vous j`attends toujours votre argument. Sur quelle base affirmez-vous que l`opinion de Bombi est plus convaincante que la mienne?
Sékou Oumar Camara, mercredi 17 février 2010
Je crois que nous sommes sur une plate-forme de discussion. Demander aux participants de ne pas publier leurs "bêtises" me semble quelque peu saugrenue! Comment savoir si on raconte une bêtise si on ne la...raconte pas? C`est de l`échange des idées qu`on s`enrichit, mutuellement. Peut-être que, maintenant, grâce à vos critiques ad hominem, Bombi a compris qu`il racontait des "bêtises"...Ceci dit, il est très facile de critiquer autrui...Et c`est ce qu`à fait Teka, sans se donner la peine de nous "encombrer de détails fastidieux". Or, c`est mon avis, ceux qui fréquentent ce site ne demandent que ça! En ce qui concerne mes arguments, je n`en ai pas beaucoup. Je suis un modeste citoyen, qui a eu la chance de fréquenter l`école du blanc, et qui souhaite participer aux débats qui intéressent la Guinée. Malheureusement ou heureusement ce modeste citoyen que je suis n`a pas les moyens d`être l`arbitre suprême.
Teka, mercredi 17 février 2010
Monsieur Camara vous semblez trancher entre deux opinions argumentées l`une que l`autre; vous qui vous érigez en artibre suprême, nous attendons encore vos arguments.
Thierno, mercredi 17 février 2010
Je trouve tout à fait pertinante la remarque de Teka. Je ne vois pas en quoi cet article est utile au débat constitutionnel dans notre pays. Aucune proposition sérieuse n`y est formulée. Avant de se lancer sur un sujet il vaudrait mieux d`en maîtriser les contours ce qui, visiblement, n`est pas le cas de ce article pauvre en analyse.
Sékou Oumar Camara, mercredi 17 février 2010
Je trouve que la contribution de Bombi (qui ne s`y connaît pas en Dr. Cons.!) est plus pertinente que celle de Teka (qui sait de quoi il parle!). Encore une facette de la singularité guinéenne!
Teka, mardi 16 février 2010
Au nom d`une prétendue liberté d`expression on permet de balancer du n`importe quoi sur le net. Qu`on me dise quel est l`apport de cet article au débat constitutionnel guinéen? Quelles propositions renferme-t-il? Quand on se connait pas un sujet on se taît, ainsi commande la sagesse. Ce Monsieur oublie que notre defunte Loi Fondamentale est l`une des mieux rédigées d`Afrique. Pour avoir fait un mémoire de DEA de droit public sur le sujet, je sais de quoi je parle. Il faut rappeler que la vesion initiale de notre Constitution limitait le mandat présidentiel à deux. Nulle part par l`équilibre des pouvoirs n`est aussi établi que dans la constitution guinéenne. Je signale que la notion d`équilibre n`a pas la même acception en théorie contitutionnelle que dans le langague usuel, je ne veux pas vous encombrer e détails fastidieux à lire. Encore une fois il n`es nullement interdit de contribuer au débat public mais encore faut-il préalablement s`assurer qu`on y apporte quelque chose de nouveau.
Gandhi, mardi 16 février 2010
Attention à ne pas tomber dans le juridisme. Une population analphabète acceptera volontiers un "Mandela" sans texte, à un Lansana Conté ou Dadis Camara avec la plus belle constitution du monde. Ce qui compte n`est pas le texte lui-même - 24 heures suffisent pour le rédiger -, mais l`application que l`on voudra bien en faire, et je suis désolé de dire que les personnes capables d`instaurer un état de droit en Guinée, se comptent sur les doigts d`une seule main.
Sékou Oumar Camara, mardi 16 février 2010
Mr BALDE, on ne peut pas réviser la Loi Fondamentale de 1990. Elle n`existe plus depuis le 23 décembre 2008. Il s`agit à présent de la mise en place d`une nouvelle constitution. La solution la plus simple (et la plus facile - la préférée des guinéens!) serait de soumettre au referendum le même texte (ou à peu près le même) que celui de la défunte Loi Fondamentale. Une autre solution (qui a ma préférence) serait de confier à une équipe de juristes guinéens (Nabbie Soumah, Dr Dominqiue Bangoura, Dr Hassatou BALDE, Laafa SOW, etc.) le soin de rédiger un avant-projet de Constitution qui, avant d`être soumis au référendum, ferait l`objet d`un débat au sein de la fameuse assemblée des 101 dalmatiens de Dadis-le-cosmonaute! En fin, ce ne sont-là que de simples rêveries d`un citoyen assoiffé de CHANGEMENT!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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