vendredi 13 mai 2011
Quel secteur privé pour la Guinée (2e partie) ?
Mamadou Cissé

Pour changer un peu l’atmosphère du débat ethnico-politique, je vous propose de débattre du secteur privé en Guinée. Pour des raisons de déplacement à l’intérieur, je propose en avant-gout ce texte daté de 2008, dont certains points me paraissent d’actualité, à l’époque de la bataille entre Youssouf Diallo et Mamadou Sylla pour le contrôle du patronat Guinéen. En voici le deuxième partie. Bonne lecture.

 

Conakry, le 15 février 2008


POUR UNE REDYNAMISATION DU SECTEUR PRIVE GUINEEN ?


Deuxième partie


II. Que doit faire le secteur privé Guinéen :

Au lieu de passer leur temps à se quereller pour le contrôle du patronat, les opérateurs devaient chercher les voies et moyens pouvant leur permettre d’être dynamique. Aujourd’hui les batailles politiques et diplomatiques se gagnent avec le concours des grands entrepreneurs. Les retombées politiques qu’ils cherchent à travers le contrôle du patronat, ils peuvent avoir mieux en restant sur leur territoire et en donnant une visibilité aux échanges de la Guinée avec ses voisins. Demandez à Sarkozy ce qu’il peut refuser à Bolloré. Certes le métier d’opérateur économique est difficile, mais sans Bill GATES (Microsoft), Lashki MITTAL (Mital Steel), Akio MORITA (Sony) et les autres fondateurs de grandes sociétés, que deviendrait le monde aujourd’hui avec ses 7 milliards d’individus. Que les opérateurs soient conscients et fiers de leur rôle de créateurs d’emplois, de richesse dans le pays, cela est tout à fait normal.

Nous pensons tout de même que le privé Guinéen est en train de prendre du retard par rapport à ceux des pays voisins. Les échéances du marché commun peuvent paraître lointains mais c’est déjà pour demain. Soit nous devenons simples consommateurs pour les autres pays, soit nous décidons de participer à la compétition. Les pistes à explorer pour amoindrir notre retard peuvent être, entre autres :


1. Au niveau national :

a. Crédibiliser les institutions représentatives du secteur privé : la première action serait de résoudre le bicéphalisme à la tête du patronat par une solution interne. Que les autres acteurs du privé refusent de laisser l’avenir de la filière dans les querelles actuelles. Vu la tournure des événements, ils peuvent convoquer une rencontre extraordinaire et trancher cette question une fois pour toutes mais sans influence extérieure. Au vote de la majorité, soit ils décident de confirmer l’un des 2 groupes, soit ils demandent à tous 2 de se mettre à l’écart et de laisser un groupe neuf et dynamique reprendre le leadership du patronat. L’autre champ de bataille pour le patronat est la quête d’autonomie. Le patronat Guinéen est devenu une sorte d’appendice de l’Etat, comme si c’était une institution républicaine. Les opérateurs économiques seront les premiers bénéficiaires d’un éclaircissement de cette situation dans un pays où les crises sociales commencent à être cycliques (juin 2006, janvier-février 2007,...). Le patronat devrait analyser les solutions de sortie de crise non pas sous la pression de l’Etat mais plutôt dans l’intérêt de ces mandants et des employés. Nous volons dire que le patronat peut ne pas forcément être sur la même ligne que le gouvernement, mais cela n’est pas possible actuellement, le patronat étant porté à bout de bras par l’Etat. Les opérateurs économiques doivent se prendre en charge et ne pas tout attendre de l’Etat. Aussi, le patronat ne doit pas s’attendre à des financements comme ceux obtenus par les ONG (requête faite auprès de l’ambassadeur américain selon l’article du lynx cité plus haut). Les assistances techniques (formation en Guinée, facilités de visas, facilités pour participation aux foires et forum, ...) doivent suffire pour des opérateurs soucieux de garder leur indépendance.

b. Sortir du seul sentier du commerce : certes l’absence de risque lié au commerce de produits non périssables pousse la plupart de nos opérateurs économiques vers ce secteur. Mais il est temps de comprendre que si toutes les unités industrielles (aussi petites qu’elles soient) restent la propriété des étrangers, nous serons toujours dans nos éternels problèmes de devises. Les opérateurs Guinéens doivent avoir la volonté de faire des petites industries et de créer des emplois pour leurs frères Guinéens. On a beau critiquer les conditions des employés de SODEFA ou TOPAZ, mais ces étrangers ont au moins le mérite de donner du boulot à des Guinéens. C’est au patronat de faire du lobbying pour rassurer ceux des opérateurs qui ont peur d’investir en Guinée, bien sûr en exigeant de l’Etat qu’il joue ce rôle de garant. Dans le domaine de l’agroalimentaire, des petites unités modestement consommatrices d’énergie peuvent se révéler fructueuses sans oublier le secteur de la volaille (élevage, yaourt, viande saucissons, ...). Il serait utile à ce niveau de déterminer les autres secteurs porteurs et de prévoir leur relance dans le planning d’activités du patronat. Le tourisme et l’hôtellerie sont à redynamiser. Avec le développement des échanges et la libre circulation des biens et des personnes, le tourisme devient un secteur porteur. La réticence des opérateurs Guinéens à s’engager dans cette voie est d’autant plus paradoxale que les nouveaux seigneurs en matière d’Hôtellerie sont les arabes du Golfe ou de la Lybie. Les complexes hôteliers des villes comme Sfax, Sousse en Tunisie, Dubai (Emirats Arabes Unis) sont là pour nous rappeler que ce secteur économique n’est pas que business de satan. Il est temps que le privé Guinéen y réfléchisse sinon il risque de regretter son inertie actuelle dans ce domaine. Dans un pays minier comme la Guinée, les opportunités de rentabiliser des hôtels 4 ou 5 étoiles ne doivent en principe pas manquer. Il suffit d’un peu d’imagination de la part des acteurs privés.

c. Solidarité au sein de la corporation : les opérateurs économiques doivent se soucier de la relève dans le secteur. Si l’Etat n’a pas pu mettre en place une structure d’émulation au sein des universités et écoles professionnelles pour favoriser le développement de l’initiative privée chez les jeunes, il est temps que le secteur privé fasse quelque chose en la matière. Organiser un concours de meilleure initiative juvénile en matière d’idées de création d’activités privées. Les projets innovants peuvent être primés (3 par an) et soutenus par le patronat. La solidarité doit aussi concerner la formation des petits entrepreneurs en leadership et en gestion. L’objectif final est de renforcer ces PME, de les aider à se développer et au finish de donner une plus grande visibilité au patronat. Vu la réticence des banques commerciales à accompagner les jeunes débutants, il est même possible que le patronat mette en place un fonds d’appui à l’Entrepreneuriat juvénile et féminin (projet à mûrir).

d. Le Secteur de la finance : les banques en Guinée sont toutes d’émanation étrangère. Dans combien d’années des Guinéens s’inspireront des cas Nigérian, Sud-Africain ou Maghrébin pour se lancer dans ce secteur ? Ecobank en tout cas est en train de donner la preuve que des banques privées africaines peuvent s’épanouir et être compétitives en moins d’une génération. Même s’il faut commencer par le secteur de la micro-finance et grandir au fur et à mesure de l’accroissement du portefeuille, ce serait déjà une bonne chose. Il est sûr que la surface financière nécessaire pour lancer une telle activité n’est pas à la portée du premier venu un projet bien étudié dans ce sens avec des actionnaires nationaux et Africains peut se révéler fructueux.


2. Au niveau extérieur

a.        Organiser des voyages d’études à l’extérieur : Le « benchmarking » peut nous permettre de reproduire chez nous les bonnes pratiques des secteurs privés de certains pays. Il s’agit pour le patronat, de prévoir dans son plan annuel d’activités une rubrique concernant les voyages d’études et d’échanges d’expérience. La participation à certaines rencontres ou foires peut ainsi être un tremplin. Le patronat peut, dans ce cas, avoir des relations de coopérations avec les patronats des pays modèles pour l’analyse commune des opportunités d’affaires, un transfert d’expérience ou d’autres formes de collaboration que les parties pourraient arrêter. Avec cette méthode, le patronat attirera plus d’investisseurs que les campagnes publicitaires du gouvernement. Il serait plus utile de commencer par les pays africains qui avancent dans le domaine. Aussi, on doit s’intéresser aux pays émergents comme la Chine, l’Inde, la Turquie, le Brésil, l’Afrique du sud, la Malaisie,... D’autre part l’intérêt de plus en plus affiché par les monarchies du Golfe à diversifier leur économie fait qu’il faut forcément compter avec ces pays. Secteur par secteur, il est possible d’élaborer une liste des pays destinataires avec l’appui du Ministère du commerce. Il faut une synergie entre le patronat et ce ministère.

b.      Jouer un rôle actif dans les organisations sous-régionales : Les patrons Guinéens doivent avoir l’ambition de participer au rayonnement de leur secteur au niveau sous-régional (Mano-River, Cedeao) car l’intégration se fera tôt ou tard. Les organisations professionnelles par domaines d’activités sont des lobbies très forts capables de défendre les intérêts dans l’espace sous-régional. Ces structures ou fédérations professionnelles peuvent donner accès à plusieurs opportunités d’échanges, de formation et/ou d’affaires. Elles représentant les meilleures instances de défense des secteurs car un seul pays sera toujours fragile. Au moment où le débat sur un éventuel gouvernement africain prend de l’ampleur, le Businessman n’a plus le choix, il est obligé de commencer à voir les choses au niveau sous-régional et, à plus long terme, africain. En marge des réunions de l’OMC sur le coton, on a tous vu les différentes initiatives de la fédération des cultivateurs de coton. Ce sont eux qui ont réussi à pousser les pays africains à parler d’une seule voix aux négociations de Cancun. Cela était à saluer même si, depuis, les choses sont toujours bloquées.

c. Explorer les marchés sous-régionaux : Sur le plan des affaires, c’est toujours plus intéressant de s’adresser à un plusieurs marchés nationaux qu’à un seul d’entre eux. Par exemple, n’est-il pas possible pour « Eau Coyah » ou Topaz de tâter du terrain en Guinée Bissau ou en Sierra Leone aujourd’hui ? A part la non programmation d’une telle chose dans le plan opérationnel de l’entreprise, on ne voit pas dans la pratique ce qui peut s’opposer à une telle éventualité car ces 2 sociétés peuvent être compétitifs dans ces pays. C’est vrai qu’il y a toujours des barrières non tarifaires dans nos pays mais le fait d’appartenir aux mêmes espaces économiques favoriserait les choses. Il est donc temps pour nos opérateurs de voir au-delà du marché national car un processus d’internationalisation bien mené peut faciliter le développement de l’entreprise.

Il y a certes beaucoup d’autres aspects qu’il faut revoir mais les points ci-dessus nous paraissent être les premiers actes à poser pour une redynamisation de ce secteur vital qu’est le privé. Le présent texte se veut le point de départ pour des échanges fructueux dont l’objectif est de contribuer au décollage du business dans notre pays.

Dieu bénisse la Guinée.


Mamadou CISSE


www.guineeactu.com

 

 

 

 

 

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Vos commentaires
Mlle CAMARA, dimanche 22 mai 2011
Mr Cissé j`admire votre travail. vos idées sont géniales et vous touchez le cœur de nombreux défis dans lesquels doivent se lancer les Guinéens et surtout la jeunesse.Malheureusement , ce genre de critique quoique didactique, édifiant et objectif n`a pas bonne presse sur ce site. il aurait fallu fustiger ou dénigrer au moins une œuvre du président pour obtenir de la reconnaissance comme pour rejoindre MR DIABY. vous avez déjà constaté que certains vous ont reproché de ne pas avoir absolument faire le lien avec la politique comme s`il vous est interdit de choisir librement un sujet indépendant comme le secteur privé pour bâtir votre commentaire.
CISSE, lundi 16 mai 2011
@Mr.CAMARA , le dialogue obeit à certains codes que,manifestement, vous ne maitrisez pas.Evitez de prendre des positions tranchées,rigides,car nefaste au dialogue constructif. je constate que vous me confondez à l`auteur de l`article commenté malgré les precautions prises(dernière phrase de mon commentaire du 15 mai).Dorenavant,impregnez vous de l`ensemble d`un écrit avant de réagir.Concernant le sujet de notre debat,bien evidemment que la competitivité decoule de la capacité de l`entreprise à fournir un produit de qualité et à le proposer à un prix "interessant" pour le consommateur.Neanmoins,la maximisation de la competence depend d`un environnement propice à cet effet au sein de l`entreprise(cf-le sentiment d`appartenance à l`entreprise).C`est donc une notion beaucoup plus profonde qu`une simple question qualité/prix.Concernant le respect des termes du contrat,je partage votre opinion sur l`imperieuse nécéssité à le respecter.Celui qui s`estime victime, du manquement, par son cocontractant, de son obligation contractuelle doit ester en justice pour reclammer la réparation du dommage subi.C`est seulement qu`apres le prononcé du juge des contrats saisi qu`on pourra parler de violation ou pas des obligations contractuelles.Par consequent, evitons des debats sans fondement reposant que sur des rumeurs elles mèmes resultant des imaginations"fertiles" que je qualifie de delire ou de "masturbation"(c`est une expression) collectif. Cordialement.
CISSE, lundi 16 mai 2011
Mr.DORE, je m`interdis tout debat politique relatif à la GUINEE,compte tenu du contexte actuel.Vous comprendrez que je ne saurai vous repondre sur ce aspect.Lorsque, je donne l`exemple de la Russie et autres ,le but est tout simplement demontrer qu`il n`y a pas forcement correlation entre le developpement éconimique et la nature du regime politique.Pour finir, je ne suis pas l`auteur du texte commenté,nous partageons le meme nom de famille. Respectueusement.
ansoumane Doré, lundi 16 mai 2011
Permets-moi, Cissé, de m`étonner sur la fin de votre mise au point du 15 mai quand vous écrivez que sans démocratie, la Russie, la Chine et le Maroc ont réalisé un développement de leur secteurs privé et public. Cela montre que vous avez une lecture très restrictive du mot démocratie.Bien sûr que des dictatures politiques ont permis une croissance économique. On a cité en son temps Pinochet au Chili.Vous citez ici, trois pays mais ceuc-ci n`ont jeté l`anathème contre aucune activité économique licite.Or dès son arrivée au pouvoir, Alpha Condé a brandi la hache de guerre contre des commerçants peuls, les qualifiant de mafia, alors que des personnes de son entourage apparaissent aux yeux des Guinéens comme des mafiosi du temps de Conté.S`il en était resté à désigner des secteurs prioritaires à aider par son gouvernenement, il n`y aurait pas eu grand monde pour s`élever contre ces choix.Mais mettre à l`index une catégorie de commerçants (les Peuls), où est la démocratie économique, la liberté d`entreprendre. Est-ce comme cela qu`on va développer le secteur PRIVE en Guinée?
le guineen, lundi 16 mai 2011
M.Cisse,le developpement d`un secteur prive dans toute Nation depend du leadership politique du pays, en mon entendement, cela n`est pas le cas dans la GUINEE actuelle. on ne peut pas investir dans un cadre economique qui ne nous garanti meme pas de recuperer le principal a plus forte raison realiser un benefice. pour attirer les investissements, il suffi de rendre l`environnement politique serain ce qui est loins d`etre le cas en guinee.Au lieu d`etre le president de tous les guineens, Alpha agi en tant que president d`une seule ethnie, pour preuve,80 a 90% des gens qu`il est en train de nommer aux posts de responsabilite viennent de son ethnie avec l`argument selon lequel: il a gagner les elections, donc seulement ceux qui l`ont supporter seront dans l`administration, cela est un precedant tres dangereux pour la cohesion nationale,malheureusement ses conseillers n`arrivent pas ou refurent de le lui rappeler. en tant que chef, l`on doit rassurer tout le monde si l`on veut reussir dans sa mission. on ne pouvait pas imaginer que c`est quelqu`un qui a passer presque toute sa vie en occident qui est en train d`agir de la sorte. ce pays est mal parti.
Soriba Camara, dimanche 15 mai 2011
@M.Cissé ! Il faut arrêter de vous enfoncer : la compétitivité est en réalité le fait qu’une entreprise et par là les produits qu’elle fabrique aient le meilleur rapport qualité/prix. La qualité est liée au savoir faire de l’entreprise notamment les compétences d’une part de ses ressources Humaines et d’autre part, de son capital au sens large (capital matériel, immatériel et financier). Le prix est fonction du coût de revient des produits, lui-même lié à l’environnement de l’entreprise où l’Etat joue un rôle primordial. Les ressources ne sont pas mobilisables quand il y a une incertitude POLITIQUE (comme on le dit en économie une incertitude RADICALE) que l’on ne peut pas optimiser à partir de calculs de probabilités ; d’où la spéculation dans un environnement d’incertitudes politiques. Pour un investissement de moyen et long terme (et c’est de cela que notre pays a besoin), l’incertitude économique pourra être appréhendé par les calculs de probabilités ; mais, l’incertitude politique ne permet que des investissements à très court terme (3 mois maximum) car, il faut un retour sur investissement RAPIDE d’où le développement du commerce dans notre pays. Une fois encore, sans RESPECT des CONTRATS, avec un ETAT IMPARTIAL et, l’Etat se limitant à un rôle de régulation économique et non d’intervention économique donc sans neutralité et équité de l’Etat alors point de développement économique. Pensez-vous que la stratégie ethno-fasciste d’Alpha Koné prend ce chemin ?
CISSE, dimanche 15 mai 2011
La problematique posée par le texte commenté est :quels moyens pour rendre le secteur économique privé plus compétitif dans la perspective de la mise en place futur d`un secteur économique africain communautarisé.Il ne s`agit donc pas de savoir quel environnement pour attirer les investissements etrangers en GUINEE (synonyme selon moi de cette infecte politique de la main tendue systematisée).Pour repondre à la problematique posée,il me semble important de proceder à une reforme structurelle ,juridique et fiscale des instances dirigeantes du secteur privé.Paralèllement,le syndicat guinéen doit etre depolitisé et soumis à la regle de representativité pour gagner en autonomie et peser dans la defense des droits des salariés.Je considère que la competitivité de l`entreprise decoule en premier lieu du sentiment d`appartenance des salariés à cette entreprise.Certe, un environnement economique propice peut s`entendre aussi par un environnement democratique.A ce propos,je souhaiterai connaitre vos opinions sur la notion de démocratie(non uniquement la définition).Bref,il me semble que le developpement du secteur économique aussi bien privé que public n`est pas forcement subordonné à l`existence de la democratie(ex, La RUSSIE; la CHINE, le Maroc.....). Cher COUSIN Mamadou,quelle fut ma surprise.
Gandhi, samedi 14 mai 2011
Contrairement à ce que dit Mr Diaby, le sujet est intéressant, et pourrait stimuler de nombreux compatriotes. Mais comme le rappelle le doyen Doré, il faut des conditions objectives pour entreprendre en Guinée. Mr Camara donne des exemples précis qui illustrent ce fait. Alpha Condé est tellement loin de ces considérations (un climat propice aux affaires), qu`il a déjà plombé et même cassé l`ambiance. De ce fait les financements internationaux ne viendront qu`au compte-goutte, et souvent sur des projets ciblés. Les nationaux retirent leurs billes, et ceux qui avaient des projets, les reportent sine die. Dans ces conditions, c`est l`État qui va agir (et couper toutes les têtes qui dépassent - c`est une métaphore bien sûr), avec toutes les conséquences négatives que cela comporte, lorsqu`il est désespérement seul. Nous avons déjà connu ce système économique, qu`il n`est pas utile d`y revenir.
Ansoumane Doré, samedi 14 mai 2011
Mon cher Cissé, vous faites bien de proposer ce genre de thème à la réflexion des Guinéens. Sans cependant aller jusqu`à consacrer toutes les interventions à la seule problématique politique,l`expansion du secteur privé comme de tous les autres secteurs économiques et sociaux ne peut se réaliser que dans un univers de démocratie, de paix sociale et de liberté.Telle n`est pas encore la situation de notre pays.
DK.DIABY, samedi 14 mai 2011
Merci Mr Mamadou Cissé pour votre écrit mais le problème est que le sujet que vous abordez ici n`interèsse pas les intégristes,ils préfèrent que vous diffamez ou injuriez le gouvenement et son président pour commenter votre texte.Comme vous êtes partial et soucieux d`un lendemain meilleur pour notre pays,comme vous évitez des debats à caractères politico-éthniques sachez que vous n`avez aucune chance d`être compris.Bonne journée.
Soriba Camara, samedi 14 mai 2011
@M.Cissé ! Il faut arrêter de distraire nos compatriotes avec des plans sur la comète. Vous savez bien que le RESPECT du CONTRAT est la condition sine qua non de l’investissement dans tout environnement économique notamment dans notre pays. Comment voulez-vous investir dans un pays où, AUCUN contrat n’est respecté. Rappelez-vous du cas Boloré au port de Conakry, Alsény BARRY, les mines de Simmandou jetés par la fenêtre pour à peine un montant de 700 Millions de dollars (des miettes à l’échelle d’un pays car, ce montant peut à peine faire une route de 200 KM bitumée)…. Pensez-vous un instant que Boloré ou un autre investisseur va investir (donc parier) sur un avenir incertain où chaque nouveau venu au pouvoir agit dans ses propres intérêts et non celui du pays, ce qui entraîne à chaque fois une nouvelle violation du tout nouveau contrat fait par le pouvoir politique en place. Bon, il faut commencer par l’essentiel et pour cela il faut créer les conditions pour que l’ETAT soit IMPARTIAL et représentatif de la population Guinéenne. Pensez-vous que les nominations aux postes civils et militaires sont basées sur ce principe ? Aujourd’hui, il faut reconnaitre que le problème n°1 de la Guinée est POLITIQUE le reste découle de ce postulat. Toute autre approche n’est que DIVERSION !

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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