samedi 29 mars 2008
Quel crédit accorder aux Forces vives ?

La Guinée traverse actuellement une période charnière de son histoire. Pays d’exception du fait de son parcours historique, de la richesse insolente de son sous-sol, de la succession de régimes qui ont montré leurs limites, la Guinée est entrée dans une ère nouvelle depuis les douloureux événements de janvier et février 2007. Aujourd’hui, force est de reconnaître que les populations n’ont plus confiance dans les hommes politiques, particulièrement à l’opposition guinéenne qui, à un moment donné, a été qualifiée par certains comme la plus bête d’Afrique. Une étiquette dont elle a encore du mal à se défaire. Les formations politiques se sont retrouvées tour à tour au sein des structures qui n’ont rien de sérieux (Codem, Frad). En 2008, on parle de plus en plus des Forces vives qui regroupent en leur sein, outre les formations politiques, les organisations de la société civile, les syndicats. Ces Forces vives ont donné tout récemment une conférence de presse dans un réceptif hôtelier de la place. Les différents acteurs ont promis une concertation ou une conférence nationale pour, disent-ils, trouver une solution de sortie de crise pacifique et apaisée en Guinée. En lieu et place d’une grève après le 31 mars. Mais curieusement, ils ont oublié qu’il y a eu une centaine de morts et des milliers de blessés durant les événements de janvier et février 2007. Pendant cette période, à l’exception notable de l’Inter centrale CNTG-USTG, élargie à l’ONSLG et à l’UDTG, les partis politiques ont montré leur incapacité à se mettre d’accord pour sortir le pays de l’impasse politique. Lors de ladite conférence par exemple, les syndicalistes Ibrahima Fofana (USTG) et Bamba Camara (FSPE) ont littéralement fait ombrage aux leaders politiques, Sidya Touré (UFR), Charles Pascal Tolno et Ditinn Diallo. Il est à noter qu’aucune date précise n’a été retenue pour cette concertation nationale, censée trouver une solution définitive à la crise que traverse la Guinée depuis quelques mois. Face à ce casse-tête qui ne dit pas son nom, un observateur averti de la scène politique nous a confié ce qui suit : « La situation guinéenne devient de plus en plus inextricable. La confusion  règne partout : au sommet de l’Etat, au sein de l’opposition et même au sein des syndicats. Toute chose qui devrait attirer l’attention de tout le monde »

Ousmane Baldé
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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