dimanche 20 mars 2011
Que veut le gouvernement d’Alpha Condé ?

La désorganisation de l’économie avec l’expropriation des investisseurs économiques, l’importation du riz par l’Etat pour les Conakryites, la chasse aux cambistes, les décrets divers et variés, …, font qu’il est temps de voir où nous mènent les décisions du « Président démocratiquement élu » ?

M. Alpha Condé « Président Démocratiquement élu » vient de décider de manière unilatérale d’accélérer la chute de la monnaie guinéenne en interdisant aux cambistes de faire leur travail de change monétaire.

Toutes les décisions prises jusqu’ici par M. A. Condé en matière économique vont à contre-courant des réalités économiques contemporaines. Il vient ainsi de décider d’interdire (de quel Droit ?) aux cambistes d’exercer leur métier. Résultat : dès le lendemain, la valeur du franc guinéen chuta de 12% par rapport aux devises, notamment l’euro et le dollar US.

Il résilie des contrats d’entreprises, réquisitionnant des salariés de manière unilatérale, sans anticiper les conséquences de ses décisions notamment en matière juridique (procès devant les tribunaux internationaux).

Le « Président démocratiquement élu » exproprie des entrepreneurs guinéens pour des mauvaises raisons, notamment pour avoir choisi le camp adverse lors des élections Présidentielles.

Il est temps que M. A. Condé laisse les Guinéens travailler pour améliorer leur niveau de vie, et qu’il demande plutôt à son gouvernement d’avoir une politique économique, notamment monétaire, crédible et cohérente.

On sait, en effet, que la politique monétaire a vocation de fixer le niveau de la masse monétaire en vue d’une part, d’accélérer la croissance de l’économie réelle et d’autre part de maintenir la valeur interne (taux d’inflation) et externe (taux de change) de la monnaie. La monnaie est un outil de développement.

Si M. A. Condé veut agir pour l’intérêt de tous les Guinéens, il doit s’occuper d’avoir une politique économique.

Nous avons expérimenté en Guinée toutes les interdictions imaginables en matière de politique économiques sous le régime sanguinaire Sékou Touré. Il y a même eu dans ce pays une « Police économique », en réalité une milice dont la fonction était d’empêcher la population d’avoir accès librement au bien-être, afin de mieux la contrôler par le commerce d’Etat, à travers la mise en place de bons pour l’acquisition de quasiment tout article, y compris le savon ou le sucre !

Le « Président démocratiquement élu » doit arrêter ses provocations inutiles et dangereuses.

Dans une économie de marché, l’Etat peut dans le meilleur des cas, réguler le marché. Et cette régulation pouvant se faire, entre autres, par une politique budgétaire ou monétaire. Les gouvernants guinéens parlent en permanence de FMI, Banque Mondiale… Ces institutions ont pour paradigme économique : le marché c’est-à-dire tous les prix sont fixés par la loi de l’offre et de la demande. Il y a une contradiction fondamentale entre ce que M. A. Condé dit et lorsqu’il tend la main au FMI et la Banque Mondiale.

Après avoir fait croire à certains compatriotes que son objectif premier est le développement économique et la lutte contre la corruption notamment par les marchés de gré à gré, ce même « Président démocratiquement élu » vient de résilier d’un trait de plume le contrat entre la société exploitant le Port Autonome de Conakry, GETMA International, au profit du groupe Bolloré sans aucun appel d’offre de ce marché, faisant ainsi la même chose que ses prédécesseurs qu’il dénonçait pourtant. Or nous savons tous, que les marchés de gré à gré entraînent toujours de la corruption.

A priori, entre ces deux entreprises (GETMA International et le groupe Bolloré) je n’ai aucune préférence ; je trouve seulement, et je ne suis pas le seul, que la méthode d’annulation du contrat de GETMA International et la fermeture de l’entreprise sont du moins cavalières. Ces méthodes ne peuvent inspirer la confiance à des investisseurs étrangers de valeur dont la Guinée a pourtant besoin.

Or le fondement de base d’une économie de marché c’est la CONFIANCE entre les acteurs et le respect des engagements c’est-à-dire des contrats.

Si j’étais responsable du groupe Bolloré, je ne serais pas rassuré d’avoir obtenu un contrat dans les conditions que nous connaissons, les règles pouvant changer à l’arrivée de chaque nouveau pouvoir. Bien que bénéficiaire aujourd’hui des faveurs du pouvoir, il pourrait y réfléchir à deux fois avant de s’engager massivement dans un environnement aussi instable.

En effet, rien ne peut garantir au groupe Bolloré que dès que le pouvoir politique va changer, son contrat ne va pas être annulé. L’incertitude devient une donnée qui sera intégrée dans tous les calculs de rentabilité économique de ce groupe dont la vocation est de faire des profits. Dans ces conditions, les calculs économiques ne favoriseront que le court terme, donc des investissements liés au court terme et même au très court terme! Ce qui est contraire aux intérêts d’un Etat qui, au contraire, doit encourager des investissements à long terme voir à très long terme.

En fait, M. A. Condé est resté avec les idées marxistes et leurs différentes applications des années 1950 et 1970, bref, la fin du 20e siècle (contrôle de l’économie par l’Etat, contrôle de la vie des citoyens…). Années pendant lesquelles, certains croyaient à l’idéologie marxiste et la fin des années 80 et le début du 21e siècle où, même les pays socialo-communistes de l’Europe de l’est, Cuba ont fini par adopter l’économie de marché ; aujourd’hui, seule la Corée du Nord est dans la même Idéologie avec une gestion de pénurie dans tous les domaines de l’activité économique.

Certainement, pour A. Condé, la suite sera d’importer du riz par le gouvernement, affecter au secteur public quelques industries (fabrique de textile, fabrique de produits plastiques, boulangerie…) et parallèlement faire la chasse aux opérateurs économiques notamment les cambistes, sans oublier de mettre en place des cartes de ravitaillement pour les Conakryites, créer une Police économique (en réalité une milice) pour, théoriquement, faire appliquer ces règles.

Très certainement, M. A. Condé ne sait pas qu’avec le système du sanguinaire Sékou Touré, les Guinéens ont expérimenté tout ce qu’il cherche à mettre en place : mise en œuvre de la politique de l’ethno-stratégie qui va chercher à transformer certains Guinéens en sous-hommes, en pensant que le reste de la population va suivre aveuglement ses caprices… Ces temps sont révolus. En effet, lorsque les Guinéens écoutent et lisent les décrets kilométriques de M. A. Condé, dès qu’il y a dans un décret un nom, qui n’est pas de l’ethnie dont M. A. Condé se réclame, les gens se disent sans aucune hésitation : Quel est ce traitre ? Ou bien, qu’est ce qu’il a fait contre ses proches pour avoir cette récompense ?

Bref M. A. Condé par ses décisions nous fait revenir 30 ans en arrière ! Nationalisation des petites et moyennes entreprises (Soguifab, Soguiplast…) et bientôt nous aurons les boulangeries publiques (Sadicom), des usines de chaussures (UMC), les bons d’achats, la police économique (au KM 36 où, il y aura une frontière de fait entre Conakry et le reste de la Guinée), une carte de ravitaillement pour les Conakryites qui permettra aux possesseurs de carte et, de préférence celle du RPG, de pouvoir acheter du riz, du sucre, de l’huile… livrés par le magasin populaire du quartier…où la condition sine qua non pour obtenir les produits importés par les magasins d’Etat, est de participer aux réunions du Parti RPG, en faisant de la délation contre les Guinéens qui appartiennent aux autres partis politiques  si, d’ici là, ils ne sont pas interdits.

Cela ne vous rappelle rien ? Rappelez-vous la Guinée entre 1964 et 1984 ! Nous avons vécu tout ce qu’A. Condé cherche en instaurer en Guinée ! Nous savons par expérience, que l’Etat est un mauvais gestionnaire dans notre pays. Lorsqu’on entend des pauvres « spécialistes » déclarer qu’il faut contrôler les prix et les mêmes nous parler d’économie de marché, on en perd son latin. Ces deux approches sont contradictoires : dans une économie de marché, c’est la loi de l’offre et la demande qui fixe les prix et personne d’autre, fût-il l’Etat qui, lui, joue un rôle de régulation par sa politique fiscale et budgétaire. Alors que contrôler les prix par l’Etat ce n’est plus une économie de marché mais plutôt une économie administrée avec des « prix » administrés. Ainsi, dire pour ne prendre que cet exemple, dire que l’Etat va fixer le « prix » des devises par rapport à la monnaie locale (FG), c’est de la folie ! En effet, imaginons que tous les acteurs respectent la décision du gouvernement d’A. Condé d’appliquer les « prix » des devises fixés par la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) :

1.      Tous ceux qui voudront (vont demander) des devises (des euros par exemple), n’auront pas accès aux montants souhaités (pour certains, des hommes d’affaires, des etudiants, des commerçants…) ;

2.      L’Etat (ici le bureau de change de la BCRG) n’aura jamais les devises demandées et les montants souhaités par les demandeurs.

Conclusion : Dans la réalité, les vrais cambistes c’est-à-dire les « petits » agents de change que l’on retrouve dans les rues au port, à la poste, à Air Guinée, au marché Niger, à Madina, Taouyah, Kindia, Mamou, Dabola, Labé… vont continuer leur métier de cambistes, mais cette fois la monnaie locale (FG) sera en chute libre par rapport aux devises (euro, dollar) du fait de la clandestinité des opérations de change.

Un pays, peut-il en permanence vivre sous tension ? M. A. Condé a vécu en Europe, même dans une organisation aussi petite soit-elle, l’association des Etudiants dont il était membre, ne peut prospérer sous tension permanente. Le malheur pour la Guinée c’est d’avoir été livrée de manière irresponsable à un homme qui semble sortir d’une hibernation si profonde que tous les changements enregistrés par le monde depuis quarante ans lui ont échappé ; si vous ajoutez à cela une haine irrationnelle pour une partie des Guinéens, vous aurez une idée précise des lendemains sombres qui attendent encore ce pays pourtant si éprouvé.


Alpha-Malal BARRY


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Gandhi, lundi 28 mars 2011
Mr Mara, je préfèrerais que des industriels occupent le terrain, plutôt que des commerçants en termes de création d`emplois. Néanmoins, faire du commerce c`est d`abord pour gagner de l`argent personnellement, pas pour asservir une population. Même si les commerçants veulent s`en mettre plein les poches, ils savent compter et s`ils ne pratiquent pas des prix raisonnables, personne n`achètera leurs produits. Par conséquent dire que les commerçants rendent la vie dure à la population, c`est ne pas comprendre comment fonctionne l`homo economicus. Que je sache, les commerçants n`ont jamais tué quelqu`un, au contraire des militaires. Les commerçants non seulement ne pèsent pas davantage sur le budget de l`État, mais ce sont eux qui l`alimentent en partie. Si les prix sont trop élevés, cela signifie que vous pourriez leur faire concurrence en vendant à des prix inférieurs. Qu`attendez-vous donc pour les concurrencer ? C`est quoi faire du sabotage ? Vendre au prix de revient avec une marge (comme tout gestionnaire avisé), alors que l`État ayant subventionné son riz, le distribue au-dessous de ce prix de revient ? Je n`irai pas jusqu`à dire - comme vous le faites - que le niveau de certains ne dépasse pas la terminale, mais je vous rappellerai néanmoins que l`humilité est mère de vertu.
Soriba Camara, lundi 28 mars 2011
Je suis d`accord avec votre analyse économique de la Guinée. Il ne faut pas suivre les jaloux tel que ce Mara (qui en réalité est un pseudo). Les maninkas ont peur d`écrire leur nom dans la mesure où, ils savent qu`ils ont toujours apporté à notre pays que MALHEUR. Moi, je vous dis BRAVO et grâce à des articles comme les vôtres, nous sommes informé et savons à l`avance les projets cachés du gouvernement fasciste de A.Condé. Encore, BRAVO M.BARRY
MARA Nicolas, dimanche 27 mars 2011
Mr BARRY, en lisant votre longue analyse faite avec coeur,j`ai presqu`envie de dire que vous faite du marketing, le verbiage, les grands mots... je ressents une profonde haine en vous,parcontre je peux vous garantir que vos arguments et le niveau de reflexion ne depasse pas la terminale économiques et sociales en france et quelques termes empruntés de niveau première année économie et droit un grand mot... vous comprendrez que vous ne me seduisez pas du tout car, vous ignorez completement mon niveau... un terme magique manque à votre analyse pour la rendre drôle et insensé: la main magique, vous vous rapppeler le BEA-BA des cours de l`économie... bref, je ne reagirais pas sur les personnes qui ont reagis sur votre longue texte, unitile... le niveau ou la pertinence n`est n`est pas la,parcontre je vais dire ceci pour vous tous: votre écrit et vos intentions manquent d`objectivité,c`est pour cela que j`utilise le terme de marketing qui est avant tout subjectif pour s`attirer de la popularité ou de l`argent, resultat de la cause, toutes les reactions sont subjectives et non sensées... Dite moi Mr BARRY êtes vous entrain de faire de la politique ou ? parceque, c`est très tôt de se prononcer sur la ou nous menera les politiques actuelles du gouvernement. toute fois, aviez vous eu et pris conscience du niveau de la guinée sur tous les secteurs confondus depuis 60 ans? et vous osez mettre en cause, les idées de bonne fois du gouvernement pour reprendre la guinée en main, un pays de gabégie et de follies meurtières..?? bombe retardement...comment vu le stade de l`économie de la guinée, le niveau de la monnaie guinéenne et aussi l`état d`esprit des dirigeants jusqu`ici, vous pretendrez vouloir laisser la guinée au gré de léconomie de marché? au faite je vous expliques un detail: la formation, ou la connaissance academique est un socle de base qui dois permettre de comprendre les faits et événements voir les grands principes qui regissent le monde qui nous entoure...ceci dit, j`aimerais que vous écoutez les guinéens, soyez dans leurs peau cela se nomme de l`emphatie en terme commercial et du relationnel voir de l`écoute, une sorte de programmation neuro lingustique, comme le ferais un bon commercial, plutôt une vraie force de vente qui est payé à l`objectif de resultat et non les moyens mis en place dans l`atteinte de resultat... j`espère que vous me suivez? apprenez à écouter les guinéens et savoir ce qu`ils veulent pour ameliorer leurs conditions de vie...au jour d`aujourd`hui point etsvp.c`est pas du jour au lendemain que la guinée va ressembler au Maroc voir le ghana... pour bien refléchir,il faut tout d`abords avoir le ventre remplis, cela ne vous échappe pas j`imagine? et il faut aussi une bonne organisation... vous déguisez votre haine en défendant les commerçants... c`est vraiment du mepris de votre part et votre niveau d`analyse fait de vous un homme de toute évidence normal. je tiens juste à vous dire que si vous pensez avoir une meilleure proposition pour la guinée, je vous jures devant dieu et de son prophète P.S.L et grand croyant que je suis,je vous suivrais jusqu`aù PARADIS moi même DIRECTEUR DE VOTRE CAMPAGNE... parcontre unitile de defendre les commerçants qui rendent depuis leurs avenements à une certaine liberté, la vie dure aux guinéens, pensez seulement à la pauvre ménagère qui se bats pour nourrire sa famille pendant le mois saint de ramadam, pendant que le petit paquet de sucre à tripler de prix justement pendant ce mois saint de ramadam... s`il vous plait essayer de visualiser cette image, ma mère en fait parti et aussi les mêmes qui en ce moment en plus de monnaie font du sabotage sur mes sacs de riz etc envoyés par le gouvernement... est ce que vous aimez la guinée comme je l`aime Mr Barry, pouviez vous mettres votre main sur le saint corant et dire OUI? moi je peux le faire... Mr Barry, je ne pense pas que ALPHA CONDE sois une science infuse je vous le jure, mais jusqu`à preuve du contraire, c`est un bon guinéen qui aime son pays et jusqu`à preuve du contraire je lui fais confiance... pour finir, retenez ceci, qui aime bien chatille bien, donc, je vous aimes déjà sans vous connaitre parce que vous êtes un membre de ma famille qui se nomme la guinée, c`est pour cela que je prends tout ce temps pour reagir... dirigez un pays c`est pas donner à n`importe qui et le niveau de la guinée du dévéoppement économique te social de la guinée reste inquiétant... parcontre je compte aussi bien sur vous pour contribuer à l`éssort de ce pays chateau d`eau d`Afrique, 2/3 des reserves de bauxite au monde, ou le peuple ne manqe pas à sa faim... je vous aimes tous et attends d`apprendre de vous pour le meilleur de tous! salame allekoum Mr BARRY et aux lecteurs...
Karim Fofana, lundi 21 mars 2011
Très bonne analyse que je partage. Les Guinéens vont bientôt comprendre qu`il y a un Burkinabé au pouvoir en Guinée et, qui a pour seule ambition de ramasser le peu de ressources que nous avons en Guinée pour les donner au Burkina. Regardez: la Guinée est devenue une colonie du Burkina; faites un tour à la Présidence en Guinée 2 salariés sur 3 sont Burkinabé comme Alpha Condé.
Guinean, lundi 21 mars 2011
Les guineens dans leur majorite on porter leur choix sur la personna d`Alpha Conde. A ce titre, respectez ce choix qui reflete la volonte populaire.
kalil diallo, lundi 21 mars 2011
le pays va de 10 a 0 c´est un peuple maudit meme si tu fuis ce cimetiere tu ne peux pas maintenant envoyer de l´argent a ta famille a cause de la haine que ce ignorant ethno veut instaurer dans ce pays ,il a des idées qui ne sont meme pas utiles meme en birmanie ou en corée du nord ,il pense que les gens sont de la meme generation de 1960 comme lui.
mohamed sampil, dimanche 20 mars 2011
La Guinée ressemble par les temps qui courent au TITANIC à la seule différence qu`aucun orchestre ne joue à bord...Mohamed Sampil
Paul THEA, dimanche 20 mars 2011
Pauvre Guinée... PAUL
koïvogui Pierre, dimanche 20 mars 2011
Bonne analyse. A. Condé nous ramène 40 ans en arrière. Bientôt la police économique et le racket des braves commerçants. A.Condé doit comprendre, que dans tous les pays du monde, il y a toujours eu des commerçants. Il faudrait que A.Condé nous apporte l`eau, l`électricité ou alors encore c`est la faute aux commerçants?
Gandhi, dimanche 20 mars 2011
Même si interdire l`activité de cambiste est économiquement inepte dans les conditions de la Guinée actuelle (voir ci-dessus), elle ressort juridiquement de la compétence de l`État. Mais il y a une grande différence à interdire l`activité de change (pour la réserver aux banques par exemple), et le racket des devises que ces cambistes possédaient. On peut interdire à un professionnel d`utiliser son outil de travail, mais on ne peut pas lui voler son outil de travail (les devises) sous prétexte que le cambiste est devenu un délinquant. En pratiquant de la sorte, c`est-à-dire en encourageant et en légalisant le racket de citoyens par l`État, on enfonce le pays dans un puits sans fonds, dont il sera difficile (c`est un euphémisme) de se relever.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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