jeudi 28 février 2008
Que faut-il retenir de la participation guinéenne à la CAN 2008 ?

L’engouement suscité chez les supporters guinéens pour la Coupe d’Afrique des Nations n’a pas été proportionnel au résultat obtenu par le Syli national, éliminé sans brio par la Côte d’Ivoire en quart de finale (5-0). L’heure du bilan a donc sonné. C’est dans ce contexte que la RTG a initié un débat le mardi 26 février à Koloma et qui a mobilisé toutes les composantes de la famille du football (Fédération guinéenne de football, ministère des Sports, presse nationale, comité des supporters, anciens joueurs du Syli national et le public).

La participation de la Guinée à la 26e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football a suscité beaucoup de commentaires et d’interrogations. Autant dire que le débat organisé le 26 février à Koloma et dirigé par notre confrère Oumar N’Diaye avait tout son sens. Il a surtout permis aux uns et aux autres de donner leurs points de vue, critiquer certains aspects et aussi faire des recommandations. La Fédération guinéenne de football, par le biais de son Secrétaire général, Fodé Capi Camara, qui a estimé que le bilan du Syli peut être considéré comme étant positif car, d’après, l’équipe a pu se qualifier encore une fois pour les quarts de finale. Un avis qui n’a pas été partagé par les journalistes de la presse publique et privée qui ont estimé dans leurs interventions que le Syli national a été humilié pour la première fois en Coupe d’Afrique des Nations, avec en prime une prestation jugée catastrophique. Robert Nouzaret a notamment été mis en cause par rapport aux choix des joueurs. Il a également été souligné les tâtonnements du sélectionneur au cours des matches, avec parfois des choix jugés hasardeux. Le fait que tous les assistants du sélectionneur soient uniquement des Français et que lui-même soit au four et au moulin en ce qui concerne notamment l’organisation des stages de préparation de l’équipe nationale a été dénoncé par certains intervenants. Pour sa défense, Robert Nouzaret qui a affiché par endroit son arrogance, a estimé que le fait de dire que la prestation du Syli a été catastrophique n’est autre qu’un acte de mauvaise foi. Il a rappelé que toutes les dispositions ont été prises par la Fédération guinéenne de football et le ministère des Sports pour une brillante participation de la Guinée à la CAN 2008. Tout en regrettant l’élimination du Syli en quart de finale, il a souligné que l’absence de Pascal Feindouno - qu’il a considéré comme un génie du football à l’instar de Zidane - lors des derniers matches du Syli a porté préjudice au rendement de l’équipe. Il a affirmé que certains jeunes qui étaient à leur première participation à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations lui ont donné satisfaction. Il a précisé qu’il n’a pas sélectionné Kaba Diawara, Pablo Thiam ou encore Sambégou Bangoura parce qu’ils n’étaient pas en forme, tout en justifiant l’absence de Ibrahima Yattara par le fait qu’il ne respecte pas les consignes. Selon lui, il a été surpris de voir des cadres de l’équipe passer à côté du sujet, en l’occurrence Ismaël Bangoura et Fodé Mansaré, sans oublier le geste inutile de Pascal Feindouno face au Maroc qui a handicapé par la suite le Syli national. Il a souligné que s’il s’implique personnellement pour l’organisation des stages, c’est tout simplement pour gagner en temps, surtout qu’il connaît le terrain. En définitive, il a assumé l’élimination du Syli national qui constitue pour lui un échec personnel d’autant plus qu’il avait soutenu qu’il était en mesure de conduire le Syli qui possède un effectif assez riche au sacre continental. Il a réitéré sa volonté de poursuivre l’aventure avec le Syli national, même si son premier contrat est arrivé à échéance ce jeudi 28 février. Son objectif étant de bâtir une équipe composée de jeunes et d’anciens capable de relever le défi de la qualification tant pour la CAN que pour le Mondial 2010. Certains observateurs n’ont pas hésité à s’interroger à cet effet sur la capacité de Nouzaret – dont le contrat pourrait être prolongé à l’allure où vont les choses - d’atteindre cet objectif, eu égard au spectacle produit par ses poulains lors de la CAN ghanéenne. Le Secrétaire général de la Fédération guinéenne de football a ajouté qu’il n’est plus question de tenir compte des avis émis par les marabouts qui sont toujours mis à contribution lors des matches du Syli, surtout que leur apport a été jugé négatif sur toute la ligne. Certains intervenants ont également regretté le fait que 30.000 dollars soient accordés aux joueurs et encadreurs, alors que la prestation du Syli n’a pas été à la hauteur des attentes. Pour sa part, le président du Comité national des supporters, Mohamed Diop, a réfuté  catégoriquement l’argument selon lequel sa structure a retenu sur sa liste des badauds et non des supporters.

Le DAAF du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Aboubacar Sidiki Koné, est revenu quant à lui sur la gestion des moyens financiers débloqués pour la participation guinéenne à cette biennale du football africain. Selon lui, sur un budget prévisionnel de 60 milliards de Francs Guinéens, seulement 15.201.000.000 GNF ont été dépensés. Cette somme englobe les primes des joueurs, les frais de retransmission des matches, le transport international et local de la délégation guinéenne, l’hébergement, la restauration, l’accès au stade…Des dépenses qui, à en croire Sidiki Koné, ont toutes des pièces justificatives et font l’objet d’un rapport qui sera déposé dans les plus brefs délais au ministère des Finances. Le Secrétaire général du département en charge des Sports, Alhassane Sow, a rappelé que le budget prévisionnel n’était pas débloqué et mis à la disposition du ministère, contrairement à certaines affirmations. Il a ajouté que les dépenses s’effectuaient en fonction des nécessités et dans la plus grande transparence. La guerre froide qui a prévalu entre la Fédération et le ministère des Sports avant, pendant et après la CAN par rapport notamment à la gestion financière de la participation guinéenne, a été également au centre des débats. Un confrère n’a pas hésité à affirmer que tant que les rapports entre les deux parties ne seront pas redéfinis, le football guinéen n’ira pas de l’avant. Ibrahima Sory Keïta « Petit Sory », en sa qualité de président de l’Association des anciens sociétaires du Hafia 77, a mis l’accent sur la nécessité de mettre en avant la formation des joueurs. Ce qui, à son avis, permettra au football guinéen de sortir de l’ornière, même si cela suppose qu’il faille tenir en compte de beaucoup de paramètres, comme la construction des infrastructures sportives. A ce propos, la mise en service du centre technique national a été sollicité par certains intervenants, alors que Fodé Capi Camara a incité les anciens footballeurs guinéens à suivre l’exemple de leurs collègues ivoiriens et ghanéens qui ont contribué au développement du football de leur pays en créant des centres de formation. Selon Alhassane Sow, un comité de techniciens s’attellera dans les prochains jours à mener des réflexions profondes relatives aux paramètres à tenir en compte pour favoriser le développement du sport guinéen. En définitive, les débats ont été parfois très houleux, mais ont permis aux participants d’extérioriser leurs pensées. Espérons que chacun saura tirer les véritables leçons qui s’imposent afin que le sport guinéen en général puisse enfin sortir de l’ornière. Nous y reviendrons.

Mamoudou Bory Bah

L’indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Diallo Mouminy, jeudi 28 février 2008
moi je crois que MR KABA as raison soft quand il dit qu`il faut enlevé tous les Joueurs qui ne sont pas discipliné!! moi je dis qu`il n y a aucun joueur qui n`est pas discipliné mais le staf technique c`est du n`importe quoi, ce sont eux qu`ont dois enlvee. si on dois enlevee un joueur qu`on enlevent c`eux qui n`ont pas le talent. mais pendent la CAN il n y a eu aucun joueur qui as montrer l`indicipline. a commencer par FEIDOUNO jousqu`a chez KEMOKO.
Mamane Kaba, jeudi 28 février 2008
SOLUTIONS POUR LE FOOTBALL GUINÉEN: 1. REMPLACER TOUS CES INCAPABLES DE MEMBRES DE LA FEGUIFOOT ACTUELLE PAR D`AUTRES GUINÉENS PLUS PATRIOTES; 2. CONSTRUIRE DES ÉCOLES DE SPORT, POUR QUE NOS JEUNES AUSSI PUISSENT APPRENDRE LA SCIENCE DU FOOTBALL; 3. REMERCIER TOUS LES JOUEURS INDISCIPLINÉS ET QUI SE CROIENT INDISPENSABLES; 4. ENCOURAGER LE CHAMPIONAT NATIONAL FORT EN SPONSORISANT LES CLUBS, S`IL LE FAUT; 5. SÉLECTIONNER DES JOUEURS AYANT UN CERTAIN NIVEAU INTÉLLECTUEL LEUR PERMETTANT DE COMPRENDRE AU MOINS LA SCIENCE (SUR LE FOOT) QUI LUI SERA ENSEIGNÉE; 6. ALLER DANS TOUS LES COINS ET RECOINS DU PAYS POUR DÉNICHER LES TALENTS, CAR IL Y`EN A À JÉTER ET ILS NE DEMANDENT QU`À ÊTRE UTILISER; 7. IMPLIQUER LE MINISTÈRE DES A.E. ET GUINÉENS DE L`ÉTRANGER POUR RECHERCHER DES TALENTS GUINÉENS DISPERSÉS À TRAVERS LE MONDE, CAR JUSQUE LÀ PERSONNE NE S`EST RÉELLEMENT PAS OQP DE CE PROBLÈME. CETTE LISTE EST LOIN D`ÊTRE EXOSTIVE ET PEUT ÊTRE COMPLÉTÉE PAR D`AUTRES GUINÉENS DE BONNE FOI, CAR ALLAH SEUL SAIT QU`IL BEAUCOUP ET QUI NE RÊVENT QUE DE VOIR LEUR PAYS ALLER DE L`AVANT. VOILÀ MES AMIS, À BIENTÔT.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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