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Dans une semaine nos sœurs et frères, qui ont eu la chance d'être sur une liste électorale, auront tous, collectivement et individuellement, le sacré devoir de nous représenter devant les URNES.
Nos prières vous accompagnent, quel que soit le candidat de votre choix.
Nous prions que vous placiez la Guinée devant votre tribu.
Entrez glorieusement dans l'Histoire de notre Nation. Que Dieu vous protège.
Il n’y a pas de grandes entreprises humaines sans erreurs. Il n'y a jamais eu d'élections parfaites sur cette planète et il n'y en aura pas pour le reste de notre vie. Parce que la perfection est du domaine Divin.
N'exigeons pas la perfection de nos leaders. Ils ne seront pas parfaits.
D'eux, nous exigerons responsabilité et patriotisme.
Nous exigerons qu'ils placent la Guinée au-dessus de leurs intérêts égoïstes. Nous exigerons « la Guinée d'abord. »
Chers Guinéennes et Guinéens qui aurez la chance de participer à cet événement historique, l'avenir de notre patrie dépend de vous.
La Nation n'exige rien d'autre que votre présence massive devant les urnes et votre abnégation à ne pas répondre aux provocations. Personne n'est sensé ignorer que la vie marche avec des forces contraires. Si dans les veines de beaucoup d'entre vous coule le sang du patriotisme, certains au contraire se promènent avec le venin du Diable, ne priant et ne jurant qu'au nom d'une ethnie particulière ou d'un leader particulier. Faites attention.
Aujourd'hui, vous êtes au seuil de l'Histoire. Inscrivez collectivement et individuellement vos noms en lettres d'or sur le panel du temps et de l'espace.
Demain, contrairement à ceux qui n'ont pas été recensés, vous serez les seuls capables de brandir une preuve de vote devant vos amis, vos enfants et petits-fils et dire fièrement « J'ai participé aux premières élections démocratiques de la Guinée. » Ne ratez pas cette chance ; ne transformez pas cette unique occasion en un cauchemar pour nous et pour vos enfants.
Ne laissez pas les extrémistes qui peuplent certains partis politiques ternir cette occasion : Nous avions cité à notre arrivée de la Guinée, le RPG et l'UFDG.
Les incidents de Bellevue, Hamedalaye et Labé entre l'UPR et les extrémistes l'UFDG, les incidents entre les mêmes éléments et les militants de l'UFR à Bambeto, le nombre de morts (3) à Macenta et N'Zérékoré dans le sillage Cellou Dalein (ufdg), nous donnent toutes les raisons de penser au pire.
A Madina, Siguiri et N'Zérékoré, les « Alpha Condé ou rien » et les analphabètes du RPG nous ont aussi montré de quoi ils sont capables pour obliger des citoyens libres d'applaudir leur leader.
Garder le silence devant ces agissements est une complicité que nous ne devons pas nous permettre. Cette Guinée appartient à tous ses enfants.
Ces extrémistes ne sont qu'une minorité qui ne représente aucune ethnie. Ils ne représentent ni les peulhs ni les malinkés. Ils sont seulement ignorants de la chose politique. Beaucoup d'entre eux ne sont pas recensés pour voter.
D'autres ne sont que des zélés au service d'un militantisme alimentaire.
Ne laissez pas ces damnés plonger notre Nation dans le chaos.
Les leaders politiques qui les tolèrent dans leurs rangs sont des inconscients aveuglés par le spectre du Pouvoir. Ils préfèrent le chaos que de perdre les élections. Ils perdront les élections et Dieu protégera notre patrie.
Compatriotes soyons vigilants et calmes. Ne permettons à personne d'entrainer notre nation sur les chemins de la perdition. Ces extrémistes seront toujours parmi nous. Comme tous les Guinéens, ils seront dans la rue pendant et après les élections. Prenez conscience qu'ils ont le droit de s'exprimer comme chacun d'entre nous. Restez vigilants.
Si vous répondez à leurs coups de pattes dans l'émotion, vous aurez voté pour rien, parce que votre réponse risquera de brûler la Guinée au lendemain du 27 juin. Et l'armée se maintiendra au pouvoir,
Quand nous aurons brûlé la Guinée ;
Nos enfants et nos femmes deviendront des refugiés politiques au Libéria et en Sierra Leone, qui ne sont pas encore guéris de leur guerre civile.
En notre nom, Gbagbo refusera d'organiser les Elections ivoiriennes ;
Nos enfants et leurs cousins prendront les armes les uns contre les autres,
Conakry devenu hécatombe refusera du monde,
Nos sœurs se prostitueront devant les ONG humanitaires pour un morceau de beurre, un kg de farine ou pour 1/2 litre d'huile,
Nous irons vers un gouvernement d'union nationale composé de pilleurs qui ont mis le pays à genoux et des extrémistes qui auront mis l'huile au feu, sous la surveillance d'une armée qui s'habitue dangereusement à la politique ;
Quand nous aurons brûlé la Guinée ;
L'armée priera dans la peau des civils,
Le Peuple perdra confiance en la chose politique,
Nos richesses seront exploitées au nom de l'aide alimentaire mais, nos enfants mourront de faim ; comme autrefois en Irak.
Nos Universités seront transformées en dortoirs pour accommoder les forces d'occupations, sous les couleurs onusiennes ; Adieu l'Education Nationale.
La jeunesse perdra espoir en la nation ;
Nous perdrons tout respect devant les générations futures ;
Notre territoire sera un champ de bataille entre les marchands de canons ;
Nos mosquées et nos églises, seuls refuges pour les âmes fatiguées et les ventres vides seront saturées ; et de cette saturation naîtra une autre forme d'extrémisme politico religieux. Des jeunes iront égorger leurs frères dans les mosquées au nom d'Allah. Souvenez-vous de l'Algérie de 1992-1998 ;
Nous servirons d'engrais pour un terrorisme nouveau ethno-religieux ;
L'Armée reprendra le Pouvoir sous la bienveillance de la mafia internationale déguisée en communauté internationale ; Adieu la souveraineté nationale ;
Quand nous aurons brûlé Guinée.
Chers compatriotes,
Ne confondons pas le flambeau de la lutte pour la Démocratie et la flamme qui nous emportera tous.
Nous interpellons tous les Guinéens et Guinéennes. La vie de notre Patrie dépend de chacun d'entre nous ; que nous soyons membres du gouvernent, de la CENI, du CNT, de l'armée ou rien de tout ça. La Guinée appartient à tous ses enfants.
Nous avions dénoncé les ethno-extrémistes du RPG et de l'UFDG ;
Prions qu'ils ne soient pas l'arbre qui cache la forêt,
Quand nous aurons brûlé la Guinée ;
Nos richesses naturelles seront hypothéquées au profit des marchands d'armes ;
Pendant que les pères enterreront leurs enfants ;
Et nos villages bondés de veuves et d'orphelins,
La démocratie renvoyée aux calendes grecques ;
Quand nous aurons brûlé la Guinée.
Compatriotes de tous les bords, si vous m'entendez,
C'est un appel à la conscience nationale, avant que nous ne brûlions la Guinée.
Ben Daouda Touré
www.guineeactu.com
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