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Le développement de l’Afrique passe aussi et nécessairement par la promotion de sa diversité culturelle, linguistique et de son héritage historique à travers internet.
Beaucoup d’entre nous ont été séduits, émerveillés et admiratifs des littératures arabe, chinoise, russe, indienne, perse, française, anglaise… mais qu’en est-il de notre propre littérature orale et écrite ?
On nous a toujours appris que la littérature africaine est essentiellement orale. Mais, savez vous que le pulaar s’écrit depuis des siècles ? D’abord en caractère adjami, maintenant en latin ; par ailleurs, depuis la conférence de l’Unesco à Bamako à 1966 le pulaar a un alphabet latin semi-standard.
Savez vous qu’en ce moment plusieurs manuscrits peuls séculaires, de tout genre, sont en train de périr dont des milliers se trouvent au Fouta Djalon ?
Connaissez-vous Naana (Nènè) Asmaou ? Cette fille d’Usman ɓii Fodio fondateur de l’empire peul de Sokoto (Nigeria), et sœur d’Amadou Bello, cette famille, dont chaque membre a à son actif une centaine de livres. Naana Asmaou à elle seule a écrit une soixantaine de livres.
Naana Asmaou, Ramatoulaye Teliko, Thierno Samba Mombeya (le Shakespeare peul du 18e siècle) ; plus proche de nous encore, Amadou Hampaté BA, Yero Doro DIALLO, Alfa Ibrahima SOW, Christiane SEYDOU, …. Tous ces noms et tant d’autres, vous disent-ils quelque chose?
Comprendre le temps est impossible à celui qui ignore tout de son passé. Etre contemporain et moderne, c’est aussi avoir dans sa conscience l’héritage d’une culture et d’une langue. La modernité, c’est partir de sa culture vers d’autres cultures tout en conservant ses propres valeurs. En Afrique, « quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle », disait l’écrivain Amadou Hampaté BA. Qu’advient-il lorsqu’une langue meurt ? C’est la mort d’une culture, d’une civilisation…Connaître une autre langue, faire des études, avoir un niveau social élevé ne doit pas conduire à renier sa langue, sa culture et/ou son identité. Au contraire, tout ce que nous acquérons au cours de la vie doit enrichir et consolider nos acquis ; c’est ce qui se passe partout dans le monde mais pas en Afrique. Pourquoi ?
Faut-il voir là une cause à effet dans notre sous-développement ? Dans tous les cas, les pays dits développés ou émergents ont mis en avant leur culture et se sont développés dans leur langue.
Vous a-t-il effleuré l’esprit de vous informer sur ce qui se passe dans le monde dans votre langue, ou d’informer le monde sur ce qui se passe chez vous dans votre langue ?
Le pulaar/fulfulde est une langue africaine parlée dans 20 pays en Afrique, par près 65 millions de personnes tous continents confondus, dont plus de 18 millions au Nigéria seul. Elle est parlée du Soudan à la République de Centre Afrique, du Cameroun en Sierra Léone, de la Guinée au Tchad en passant par le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, la Mauritanie, le Niger etc. L’immensité et la diversité du monde peul n’est plus à démontrer.
En réponse à plusieurs interrogations et dans le souci de promouvoir l’Afrique dans les langues africaines, une équipe de jeunes répartis dans les cinq continents, de nationalités différentes, ont décidé de s’investir en faveur de la promotion du pulaar/fulfulde sur la toile et dans les médias et de donner à cette langue la place qui est la sienne au sein des langues du monde. C’est ainsi qu’un site internet d’information générale, d’analyse et de débat, diffusant en pulaar/fulfulde www.peeral.com, a été créé. Ce site contient différentes rubriques dont un dictionnaire étendu que vous pouvez consulter gratuitement. Mieux encore, les publications dans ce site se font dans les différents parlers peuls de l’Ouest comme de l’Est. Créé il y a moins de deux ans, « www.peeral.com » a déjà enregistré près de 300.000 connexions. Bien que cela soit très éloigné de notre objectif, ce résultat est encourageant.
Nous n’avons pas la prétention de vous présenter un site complet. C’est ainsi que, grâce aux conseils des uns et des autres, nous nous améliorons tous les jours. Solliciter le concours de chacun pour assurer la pérennisation de ce site est notre credo tout comme la promotion, la standardisation et l’harmonisation des parlers peuls.
Nous sommes ouverts aux critiques constructives. Vous pouvez aussi contribuer au site en nous envoyant des articles et commentaires.
Dans le souci de faire connaitre « www.peeral.com » et d’être plus proche de nos lecteurs, nous avons créé un groupe peeral international « http://www.facebook.com/#!/group.php?gid=106941426000902&ref=ts » sur faceboook auquel vous pouvez adhérer et faire adhérer vos amis et proches.
Nous sommes heureux de vous présenter l’un des plus grands sites diffusant en pulaar/fulfulde.
Les sources du pulaar/fulfulde jaillissent de partout dans le monde !
Notre site est l’océan dans lequel ces sources se déversent.
Nous sommes là pour vous arroser des plus pures eaux en pulaar/fulfulde.
Merci de nous aider à faire connaitre www.peeral.com
Tidiane Maloun BARRY représentant de www.peeral.com en France
www.guineeactu.com
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