samedi 18 juin 2011
Pulaaku : à la mémoire d’Amadou Hampâté Ba

Il y a vingt ans, s’éteignait à Abidjan notre père Amadou Hampâté Ba, une grande mémoire du pulaaku. J’ai décidé de rendre cet hommage à ce grand homme à l’intention des nombreux internautes qui ont manifesté un intérêt à mon article intitulé « Que reste t-il du pulaaku ? ». J’avais insisté, mais pas assez sur le rôle éminent d’A. Hampâté dans la sauvegarde et la transmission de la culture peule et du pulaaku ainsi que de l’importance de l’initiation dans ce domaine. La plupart des internautes en demandant la suite de mon premier article n’ont apparemment pas bien mesuré l’importance de l’initiation par voie orale des enseignements du pulaaku.


Première rencontre avec l’œuvre de Hampaté Ba


 
L’un des premiers ouvrages d’A. Hampâté que j’ai lu et m’a beaucoup marqué fut « L’empire Peulh du Macina », puis ce fut « Thierno Bacar, le sage de Bandiagara ». Ce furent mes premiers contacts avec l’auteur. Je l’ai vu pour la première fois en 1985 au Centre Culturel Français (CCF) d’Abidjan à l’occasion d’une conférence donnée par Roger Garaudy sur le thème : « Quel Islam pour le 20e siècle », conférence qui allait me marquer durablement. Je me souviens que le Cheick A. Hampâté était assis au premier rang et prenait des notes avec beaucoup d’humilité.

En 1986 ou1987, je me suis rendu à son domicile à Marcory pour lui délivrer un message d’Abdoulaye Diallo « Ghana » accompagné d’un fils de ce dernier. Mais il était déjà très malade et ne recevait pas de visiteurs. C’est une de ses filles qui nous reçut et se chargea de lui remettre la commission.

Amadou Hampaté Ba né vers 1901 à Bandiagara (actuelle Mali) est décédé le 15 Mai 1991 à Abidjan. La nouvelle m’est parvenue le même jour vers 11h TU. Je me suis aussitôt rendu à la Mosquée peule de l’Avenue 21 à Treichville où eut lieu la prière mortuaire. Puis le défunt fut inhumé au cimetière de Williams ville le même jour selon sa volonté. Dans le cortège funèbre se trouvait son ami le Président FH Boigny. Sa tombe très simple est quasi anonyme ne portant aucune inscription et je m’y recueille de temps en temps. Que Dieu lui pardonne et lui ouvre les portes du Paradis Firdaus.

A présent, je vais donner la parole au Maître qui va donner un aperçu de l’initiation dans le pulaaku.


L'initiation : quelques extraits

« L'initiation, dit un texte pular/fulfulde, commence en entrant dans le parc et finit dans la tombe » (pulaaku fuɗɗi gila hoggo fa yanaande) 26.
La vie d'un Pullo, en tant que pasteur initié, débute avec l'« entrée» et se termine avec la « sortie » du parc, qui a lieu à l'âge de soixante-trois ans. Elle comporte trois séquences de vingt et un ans chacune :

  • vingt et un ans d'apprentissage
  • vingt et un ans de pratique
  • vingt et un ans d'enseignement

Lorsqu'il a décidé d'être initié et de chercher un maître, le jeune Pullo est astreint à un certain nombre d'obligations pendant plusieurs années. A partir de l'âge de quatorze ans, et jusqu'à vingt et un ans, il doit quémander ou faucher l'herbe contre un salaire, ou vendre du bois mort, pour pouvoir acheter, grâce aux fruits de son labeur ou aux dons reçus, une poignée de céréales et les graines de trois variétés de calebassiers 29. Il va ensuite défricher en brousse pour établir un champ, semer les céréales et les graines de calebassier. Ce travail doit rester secret : l'intéressé doit sarcler, récolter et battre son grain seul. Il transporte ensuite la récolte pour la vendre dans un marché se tenant régulièrement le samedi, et non un autre jour de la semaine. Le gain obtenu par la vente doit être consacré à l'achat d'un bouc et de vêtements : tunique, pantalon, bonnet en coton indigène tissé à la main, chaussures. Il lui faut généralement recommencer plusieurs années de suite et faire plusieurs récoltes pour que ses gains lui permettent d'effectuer ces achats.

Lorsque ce dernier stade est franchi, il doit tuer un bouc et enlever la peau de l'animal sans le vider. Puis il tanne la peau pour en faire une outre, toujours seul et dans son champ. Dans un même temps, il prépare sur place avec les produits des calebassiers ‒ une gourde, une calebasse et une cuiller. Lorsque la peau est sèche, il doit aller la remplir d'une eau pure et se rendre à nouveau sur un marché se tenant le samedi, vêtu des habits qu'il s'est procurés et muni de ses ustensiles. Là, la première personne qui lui demande à boire doit devenir son instructeur ou le conduire à un maître. Si le demandeur est un homme d'âge, il le prie de lui enseigner ; s'il est jeune, il lui demande de le mener chez un vieillard de sa famille qui devient son maître.
A partir du moment où le postulant est agréé par son maître, il devient son serviteur, et ceci jusqu'à la fin de l'initiation. Jusqu’à ce terme il doit également conserver et porter sur lui l'outre et les objets en calebassier sur lesquels il procède à des libations de lait et de beurre chaque samedi. Il peut toutefois ne pas les conserver, mais il doit alors les enterrer dans son champ et édifier en ce lieu une butte de terre de termitière, sur laquelle il fait régulièrement les mêmes offrandes. Dans le premier cas, il doit porter ses vêtements non seulement jusqu'à la fin de l'initiation, mais jusqu'à usure complète, dans le second cas il doit les donner à un pauvre
30.

Les travaux préliminaires imposés par la tradition à l'adolescent relèvent donc tout d'abord de son libre arbitre : il peut choisir d'être initié, ou en décider autrement. Ils témoignent aussi, sans qu'il en soit davantage conscient, de sa patience et de sa persévérance. D'autre part, ils nécessitent l'apprentissage de techniques (agriculture, travail du bois, du cuir) auxquelles il ne se livrera plus et absolument différentes de celles que, noble et pasteur, il devra plus tard exercer. Il découvre ensuite son maître par le procédé rituel que nous venons de relater, maître qui lui est délégué par les puissances surnaturelles, agents invisibles de l'initiation. Dès lors, ayant fait preuve de caractère, de discrétion et de certaines qualités morales, il développera, par son attitude envers son maître, d'autres vertus nécessaires : l'obéissance, la modestie, le sens de la discipline, et ceci jusqu'à la fin de l'initiation. L'instruction reçue exercera sa mémoire, assouplira son intelligence.

Avec l'âge, la pratique et en fonction de l'étendue de ses connaissances, l'initié pasteur, dit aga au Fuuta et baanyaaru au Maasina, accède progressivement au titre de silatigi, terme dont on ne peut donner d'étymologie précise 31, mais qui peut se commenter ainsi : « celui qui a la connaissance initiatique des choses pastorales et des mystères de la brousse ». L'influence considérable du silatigi s'explique par ce titre, le plus prestigieux que puisse souhaiter un Pullo : tout pasteur initié rêve d'être un jour silatigi.

Voilà le maître Amadou Hampaté Ba a parlé. Je n’ai rien à ajouter et si les internautes me posent des questions , je ne saurai répondre .Tout au plus je vais vous renvoyer à la longue bibliographie du maître. Alors courage et bonne lecture !


Diallo Boubacar Doumba

 

Bibliographie :

Publications d’Amadou Hampâté Bâ

  1. Poésie peule du Massina.” Présence africaine, n° 8-9 (spécial), 1950, p. 169-84. (lire dans le même numéro Théodore Monod. Un homme de Dieu: Tierno Bokar)
  2. Njeddo Dewal, mère de la calamité : conte initiatique peul. 1985. Abidjan. Nouvelles Editions africaines-Edicef. 239 p.
  3. Kaydara (version prose) 1985. Abidjan. Nouvelles Editions africaines-Edicef. 155 p.
  4. Amkoullel. L'enfant peul. Mémoires. Arles : Actes sud ; Paris : Agence de cooperation culturelle et technique. 1991. 409 p.
  5. Oui, mon commandant ! : mémoires II. Arles : Actes Sud. 1994. 396 p.
  6. The fortunes of Wangrin : the life and times of an African confidence man. Translated by Aina Pavolini Taylor ; with an introduction by Abiola Irele and an afterword by the author. Bloomington : Indiana University Press. 1998
  7. “Dialogue entre deux vieux Soudanais.” Notes africaines. Bulletin d'information et de correspondance de l'IFAN. (36):15-16. 1947.
  8. “Le mythe du mbêlu.” Deuxième conférence internationale des africanistes de l'Ouest. vol. 5 . Bissau. Lisbonne. 1947
  9. “Hymne à la vache.” Le Monde noir. no. spécial, 8-9, Présence Africaine, 1950, pp. 169-184.
  10. “L'origine de la race peulhe.” L'éducation africaine. (n.s.), vol. 40, n°14, 1952, p. 73-75.
  11. “Culture peulhe.” Compte rendu du 1er Congrès international des ecrivains et artistes noirs. Paris : Présence africaine, n.s. n°s. 8-9-10 (juin-nov.), 1956, p. 85-97.
  12. “Origine de l'homme selon la tradition peule.” Afrique en marche. n°s. 7-8 (août-oct.), vol. 19, 1957.
  13. Koukamonzon. Niamey : CNRSH, [1971?]. 23 leaves. Séries: Etudes et documents (Niamey, Niger). Niamey, Regional Documentation Centre for Oral Tradition. 1972 ? 89 p.
  14. “La Tradition vivante”. Histoire générale de l'Afrique, éd. intégrale Jeune Afrique/Unesco, 1981, tome 1, page 224.
  15. “The Fulbe or Fulani of Mali and Their Culture.” ABBIA. nos. 14-15, 1966, p. 55-87.
  16. “Jésus et Hasdu”. Bulletin IFAN. 31(3): 754-786. Dakar. 1969
  17. Etudes sur les Peuls Jawambe. CRDTO. Niamey. 1971.
  18. Jaawambe; traditions historiques des peul jaawambe. Regional Documentation Centre for Oral Tradition. Niamey, Niger. 1972.
  19. Jésus vu par un musulman. Dakar-Abidjan: Nouvelles éditions africaines. 1976
  20. “The living tradition.” General History of Africa. Berkeley: UNESCO - University of California at Berkeley. 1981
  21. La poignée de poussière : contes et récits du Mali. Nouvelles Editions africaines. 1987. 99 p.
  22. Koodal : lo splendore della grande stella. 1989 ; racconto iniziatico fulbe raccolto e trascritto da Amadou Hampate Ba ... [et al.], a cura di Cristina Brambilla. Roma : Coletti. 83 p.
  23. Petit Bodiel et autres contes de la savane. Paris : Stock. 1994. 259 p.
  24. Petit Bodiel. Abidjan: Nouvelles Editions ivoiriennes. 2001. 92 p.
  25. Contes initiatiques peuls. Paris. Stock. 1994. 397 p.
  26. Il n'y a pas de petite querelle. Nouveaux contes de la savane, choisis et présentés par Hélène Heckman. 1999
  27. Histoire du Sahel occidental malien : des origines à nos jours. 1989. Bamako, Mali : Editions Jamana. 244 p.


Ouvrages publiés en collaboration

  1. Théodore Monod & Amadou-Hampâté Bâ, Au pays de Kaydara. Autour d'un conte symbolique soudanais
  2. Bahamma dit Maabal. “Sorsorewel: Un poème mystique soudanais.” Traduit par A.H. Bâ, présenté par Théodore Monod. Présence africaine. 1948. N° 3, pp. 441-50
  3. Bâ, Amadou-Hampâté & M. Cardaire (1957). Tierno Bokar, le sage de Bandiagara. Paris. Présence africaine.
  4. Bâ, Amadou-Hampâté & Germaine Dierterlen. Koumen, texte iniatique des pasteurs peuls. Paris. La Haye. Mouton. 1961
  5. Bâ, Amadou-Hampâté & Lilyan Kesteloot. (1969). Kaidara. Paris: Julliard. 181 p.
  6. Bâ, Amadou-Hampâté & Lilyan Kesteloot. (1988). Kaidara. Translated from original French language edition by Daniel Whitman. Washington, D.C. Three Continents Press. 159 p.
  7. Bâ, Amadou-Hampâté & Lilyan Kesteloot. Une épopée peule : Silamaka.” L'Homme. 1968 vol. 8(1): 5-36.
  8. Bâ, Amadou-Hampâté & J. Daget
    -
    L'empire peul du Macina : (1818-1853). 1984. Abidjan : Nouvelles Editions africaines : Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. 306 p.
    - “Notes sur les chasses rituelles bozo,” Journal de la Société des Africanistes, 1955 25 (25): 89-97
  9. Bâ, Amadou-Hampâté & Germaine Dierterlen. “Culture. Les fresques d'époque bovidienne du Tassili N'ajjer et les traditions des Peuls. Hypothèse d'interprétation”. Journal de la Société des africanistes. 36(1): 141-57.

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Vos commentaires
tierno O. Sow, jeudi 23 juin 2011
guineeactu est un site de référence , et d`une utilité sans précédent: en effet les contributions des uns et des autres apportent beaucoup aux jeunes comme aux anciens. Elles viennent combler un vide. J`approuve entiérement les avis et opinions de la presque totalité des réactions qui ont réagi à cet article de M. Doumba. A qui je renouvelle mes encouragements a livrer ses connaissances et points de vue. par cette voie la Guinée et tous les pays de la sous région verront les barrières ethniques obstacles a leur développement s`effondrer. Le cheik A. Hampaté Ba a toujours été au dessus de ces considérations ethniques tout en donnant des raisons historiques et autres qu`elles n`ont pas lieu d`être et ne les ont jamais été. félicitaions a tous (guineeactu, et les contributeurs dans ce site,sans exception) et encouragements pour continuer.
giap, jeudi 23 juin 2011
Notre père Amadou Hampâté Ba répètait souvent:"Donc soyez authentiques,mais sans fermer le hublot qui vous permet de regarder à l`extérieur.Vous existez,mais l`autre aussi existe.Servez vous de lui,prenez ce qu`il a de bien,et ce qu`il a de mauvais laissez le lui,c`est à lui....Les idées qui viennent de l`extérieur,je ne dis pas qu`il faut les exclure,mais il faut les passer au tamis....",Cet esprit d`ouverture à l`autre est un des crédos du pulaaku.Was salam !
diallo boubacar( doumba), mercredi 22 juin 2011
Une confidence aux internautes intéressés par cet article.Dans ma prime jeunesse, je devais avoir 11 ou 12 ans , un poullo initié est venu un jour rendre visite à ma mère .C`était à Télimélé au début des années 50.Il venait du lointain canton de BOWE dans le Télimélé.Il a demandé à ma mère de m`amener avec lui dans sa brousse pour m`initier pendant quelques années et il a assûré à ma mère que lorsqu`elle me reverra je serai un garçon accompli.C`était une grande faveur de sa part.Ma mère a poliement décliné son offre car je fréquentais l`école française et elle ne voulait pas que j`abandonne l`école.Et revoilà "l`aventure ambigüe" de Cheikh Hamidou Kane qui s`était invitée! Aujourd`hui je suis face au même dilemme avec un garçon de 14 ans ...Pour moi c`est trop tard cette initiation.Mais tout n`est pas perdu pour autant car il y a aussi la voie spirituelle que me propose l`Islam.Je ne serai pas silatigui.Mais je peux espérer me rapprocher du Centre en cherchant à être un bon musulman , en cultivant l`IHSAN ou l`excellence que le Prophète a ainsi défini et je cite :"L`excellence consiste à adorer Dieu comme si tu Le voyais,car si tu ne Le vois pas,certes Lui te voit".
diallo boubacar( doumba), mercredi 22 juin 2011
Je voudrais souligner que le pulaaku n`est pas une donnée biologique ou génétique.C`est entre autres une valeur morale acquise, vécue et assûmée.N`est pas silatigui qui le veut N`est pas maitre simbon qui le veut!N` est pas musulman qui le veut!Les hautes valeurs contenus dans le pulaaku ne constituent pas un particularisme.Loin de là .Quelle soit la voie choisie pour le perfectionnement moral et la recherche de la vérité, on est sur un point d`une ciconférence.Qui dit un point de la circonférence dit un rayon.On doit cheminer le long du rayon choisi pour se rapprocher du centre au siède de l`UNIQUE.J`ai bien dit cheminer et non faire du sur place ce qui conduit parfois au particularisme, ausectarisme, voire au communautarisme, expression à la mode.En se rapprochant du centre, tous les chemins, tous les rayons se rapprochent et au voisinage du Centre sont presque confondus.C`est dans ce sens qu`il faut à mon avis comprendre la citation du grand soufi Ibn Arabi que j`ai citée précédemment.Dans son cheminement spirituel , Ibn Arabi était parvenu à une telle proximité du Centre de la circonférence qu`il pouvait se permettre de déclamer ainsi.Moi Boubacar Diallo , je ne puis me le permettre car je ne suis qu`un petit débutant dans la voie...Aussi, lorqu`on parle du pulaaku, il ne faut pas voir un particularisme, mais une vie de perfectionnement et de gnose `demandez à mon frère Seydou Nour Bokoum l`explication).Aussi, parler d`un hommage rendu à notre père Amadou Hampâté Ba est une occasion unique pour un partage , un grand banquet auquel tous les Guinéens sont conviés :le donner et le recevoir.Was salam!
Modybhoye, mercredi 22 juin 2011
Merci pour ce texte qui m a permis d apprendre des nouvelles connaissances sur la culture peulh.
diallo boubacar( doumba), mercredi 22 juin 2011
@ Fatou Baldé ! Bonjour ma soeur!Nous saluons vos importantes contributions à l`hommage rendu à notre père spirituel Amadou Hampâté Ba.Nous vous en demandons encore davantage afin de mieux cerner l`oeuvre de l`illustre disparu.Nous espérons qu`un jour très prochain tous les manuscrits seront publiés pour le plus grand bonheur de tous les Africains.Merci encore et que Dieu vous bénisse.J`aimerais avoir votre adresse email.Vous trouverez la mienne dans un commentaire précédent que j`ai adressé au frère Saidou Nour Bokoum.
mamadou saliou bah, mercredi 22 juin 2011
Koto Boubacar ! Je viens juste de te lire et je t`avoue que c`est de l`excellence . Peu de gens meurent sans laisser d`ENNEMIS. Vu l`unanimite qui se degage de tous ces comentaires , on peut dire que AMADOU HAMPATE BAH etait de cux-la. Il etait l`AMI et collegue , a l`I F A N CONAKRY , d`un etre qui m`est tres cher . D`ou mon plaisir de lire cet HOMMAGE . Que la terre lui soit , encore , legere . Amen ! Il me revient en memoire , dans les annees 80 ( 84 ou 85 ) apres un passage "desastreux " de BONGO a 7/7, en FRANCE (on se moquait souvent des AFRICAINS a imiter BONGO ) HAMPATE eut son TOUR aussi et fut vraiment L`AMBASSADEUR de toute l`AFRIQUE ce soir la .(Peulh , Toucouleur , Bambara ,Mossi, Ba Oule , Bete...) La meme unanimite partout et on se sentait un peu "lave " du BONGO . Il a dit ce soir-la , qu`il etait surpris d`une contradiction des EUROPEENS : les NOIRS sont PARESSEUX . Mais quand un "BLANC " travaille beaucoup , on dit qu`il travaille COMME UN NOIR ! Pour finir , il lui dit a ANNE SINCLAIR , "celui qui n`a pas de TEMPS a PERDRE , n`a rien a faire en AFRIQUE " ! Du temps au temps , est bien une sagesse de chez nous . " UNE BIBLIOTHEQUE A BRULE" ! Merci koto Boubacar !
paul THEA, mercredi 22 juin 2011
Frère Doumba, vos articles forcent l`admiration alors je ne peux resister de le noter. Mon cher Youssouf Bangoura, je n`avais pas eu l`occasion de répondre à ton dernier posting sur l`autre article sur le PDG RDA; oui nous trouverons beaucoup de points communs en discutant parce que, ce que nous disons de manière différente; c`est l`expression de la vérité et la seule façon de l`obtenir est de demander à tous de témoigner sans préjugé. Je crois que le Doyen Bokoum doit intervenir en politique peu importe que l`on soit du même avis ou pas; parce que le débat actuel en politique est biaisé parce que nous ne connaissons pas notre vraie histoire, nos cultures donc des arguments et des analyses sont basés sur du faux. Voilà le problème. Il n`y a pas de neutralité en politique; soit l`on choisi un camp, soit l`on met tous les camps dos dos parce que déçu de tous; c`est aussi une position. C`est pour cela que les hommes politiques font tout pour séduire ceux là. Je te donne un exemple; j`avais une émission radio sur l`histoire de l`Afrique et je me souviens que dans l`histoire de Soundiata, il était noté que ce roi avait procédé a un partage équitable après sa victoire sur Kanté; entre les deux élections, un texte parlait de kourouganfouga comme d`un rassemblement pour épreuve de force; quand le frère Doumba a posté la charté du Mandé, j`ai compris que ceux qui parlaient de haine ne savent rien de l`histoire de Soudiata. Je découvre que l`Afrique à élaborer la charte des droits de l`Homme avant la France. Donc cette charte prone la tolérance et le dialogue. bref Battons nous pour faire jaillir la vérité sur notre pays et delà le reconstruire en évitant les erreures du passé; voilà pourquoi je cherche à interviewer tout le monde puisque nos historiens n`ont pas fait ce travaille. Pour termminer; j`ai demandé par personne interposée, à interviewer Mme André Touré, elle a reçu le message mais j`attends toujours.
alpha sombory, mardi 21 juin 2011
voici, l`homme qui a incarner la sagesse authentique et a fait la fierté des peuhls en particulier et les africains en general. que la terre e soit legere. amen! cet article retraces les faits reéls. c`est comme si je le voyait devant moi. quelle fierté pour l`afrique en particulier et le monde en general. oohhhhhh mon pere qu`allah t`accord la paradie FIRDAU`S. Et mercie a guineéactu.com. bye.
Ibrahima2, mardi 21 juin 2011
Merci a vous deux Boubacar Yette Diallo. Je continuerai a apporter ma cotribution. J`ai toujours voulu participer,mais la plupart des sujets est politique(helaas).
Fatou Balde, mardi 21 juin 2011
Mes chers internautes, Hampate Ba a servi a conakry au temps colonial, un de ses fils Hammadoun Hampate Ba y est rentre a l`ecole incrit au cours elementaire par DIALLO YACINE.Lors de la visite de Hammadoun en guinee en 2003 dans le cadre du Rotary, il a demande de l`emmener visiter l`ecole primaire ou il a fait ses premiers pas. Ce qui explique que Sekou n`a pas manifeste d`interet pour ce grand homme c`est a cause de sa proximite avec Houphouet Boigny qui etait la bete noire de Sekou Toure. Je connais bien Amadou Hampate Ba et je suis restee en contact avec sa famille apres sa mort. En 2006 je suis allee au Mali et ma surprise fut d`apprendre que jusque la on a meme pas publie le tiers de ses manuscrits pour la simple raisons de mesentente sur des questions de qui va percevoir les droits d`auteur. Dommage. Mais une chose reste claire, Amadou Hampate Ba n`aimait pas les honneurs ni le commandemant bien qu`il soit un homme public, il etait d`une simplicite extraordinaire et ses conversations riches d`enseignements. Il est connu de partout meme aux Etats Unis ou le livre "L`Etrange destin de Wangrin" a recu un prix en 1974. Cet homme incarnait la sagesse et son ame etait loin de toute forme de violence ou d`exclusion.
Boubacar Diallo (Washington), mardi 21 juin 2011
Ibrahima2, tel que l’a déjà exprimé mon Homonyme, Boubacar (Doumba), ton intervention est d’une grande contribution dans ce forum d’échanges et d’éducation. Ce sont les idées et les opinions constructives qui comptent. Lorsque tu écris en peuhl, je te suggère de demander à Boubacar (Doumba) de traduire le texte. S’il ne pouvait pas le faire, il a beaucoup de personnes auxquelles il a accès pour une interprétation. Bien à toi! BD
Saïdou Nour Bokoum, mardi 21 juin 2011
Mon cher Boubacar, c’es toi qui es impressionnant ! Tu parles d’Ibn Arabi, al Cheick al akbar, né à Murcie (Espagne arabe du 12è s.) qui a écrit les « Illuminations mecquoises » (Al Futuhat al mackiya), c’est aussi l’auteur véritable de « la Double échelle » qui circulait au Moyen âge parmi certains initiés, retraçant le voyage aller/retour de Muhammad (PSL) vers son Seigneur. « La Divine comédie » de Dante n’est autre qu’une transposition géniale de l’ouvrage d’al Cheick al akbar. Mis c’était loin d’être « du copier/coller : le musulman et le chrétien se « retrouvaient » dans ce qu’on appellerait aujourd’hui non pas une secte, mais une communion des saints, organisation secrète pour dire rapidement les choses, « les fidèles d’Amour (« Fede sante », au secours les latinistes !). Ceci pour souligner que tu as dit l’essentiel : il ne s’agit pas de syncrétisme, mais de la quête du Graal, de ce que j’appellerais tout prosaïquement la quête du Secret du grand secret, la pierre philosophale des alchimistes que le populo prenait pour des fous, « l’arme fatale », qui n’est fatale que quand on y renonce ! Les soufis musulmans disent le Grand nom de Dieu (al Ism al athîme). Les Juifs disent le nom impronoçable de Dieu, le tétragramme YHV, le Grand nom de Dieu (gloire à Sa puissance), les Chrétiens disent le sang (le vin) de Jésus, le breuvage d’immortalité des hindouistes, le Tao, de l’Extrême Orient (Lao Tseu), le Graal des chevaliers du Temple qui se sont occultés après avoir été « lynchés » par le cupide Philippe le Bel. Et l’Afrique ? Khaïdara, Koumen, le Korèdiuga maninka-bambara, certains Mbomvets, équivalents en Afrique centrale de nos conteurs griots du temps de Soumangourou et non de la world musique.. Toute l’Afrique a connu la notion sacrée (et non religieuse) de l’Un, qui s’est probablement révélé à l’homme la première fois en Egypte à Aménophis IV, dans le secret d’un temple, devenu depuis Akhenaton, « fils » d’Aton, l’Unique, que les trois monothéismes ont habillé chacun avec un message différentiel. Mais l’ensemble des peuples africains ont célébré l’Un, morcelé en troncs d’arbres, caïmans et autres objets cultuels, « animisme » disent nos maîtres colons qui nous l’ont enfoncé dans nos petites têtes bananias, maîtres dans tous les sens du mot. Européocentrisme, quand tu nous tiens ! Je suis d’une génération qui a tenu à revisiter tous ces continents culturels, avant de nous abîmer en politique ; alors forcément, on est « pédant, retors, difficile, etc. », et pas du tout simple et clair comme un journaliste qui doit parler à tout le monde. Justement, que cela soit compris par tous sans forfanterie, je me suis seulement égaré en « politique », n`est-ce pas M. Yousouf Bangoura à cause de certains analphabètes politiques. Sinon je serais tranquillement assis à Dinguiraye sous un « apatam » ivoirien, comme un vieux qui « n’y voit rien », revenu de loin et de tout, souriant des âneries des vauriens qui nous gouvernent.. Wa Salam.
Abdoulaye Diallo, Rotterdam, mardi 21 juin 2011
Les riches commentaires du doyen Saïdou Nour Bokoum ont disparus. Prière de nous les renvoyer. We want more!!! Merci Mr Diallo Boubacar (Doumba) pour cet homage rendu à cette autre Bibliothèque culturelle de l`Afrique.
diallo boubacar( doumba), mardi 21 juin 2011
J`ai oublié de faire part à nos internautes que le frère dans son dernier commentaire de ce matin aeu la gentillesse de nous envoyer le lien pour voir une vidéo dFatoumata et Fatou Baldé poue leur grand intérêt pour l`oeuvre de AHB.Merci aussi à Mody Boye à qui nous demandons de bien vouloir nous faire une traduction de son commentaire.Merci !
diallo boubacar( doumba), mardi 21 juin 2011
Mes remerciements à Paul Théa qui m`a toujours encouragé à travers mes écrits sur guineeactu.Merci aussi à Ibrahima2 qui s`intéresse assidument à ma prose et qui nous a délivré en pular une sentence savoureuse qui m`a permis permis de rester de bonne humeur depuis hier soir.C`était tellement bien tourné et le pular si suave que j`ai du demander à mon homo de washington de tenter une interprétation tout de suite car nous étions en contact , cequi n`était pas le cas de Ibrahima2 qui voudra bien m`excuser.J`espère qu`il continuera à me lire et qu`il nous fera déguster ses sucreries dont il a le secret.Merci aussi à Sylla ,bref à tous les amoureux du pulaaku.Merci encore.
Ibrahima2, mardi 21 juin 2011
Merci a mon frere BD de Washington d`avoir traduit mon texte. Je m`excuse,je suis de la generation KOKOLALA(Dadis,Sekouba,etc...). Aidez moi prochainement a traduire je vous remercie.
Youssouf bangoura, mardi 21 juin 2011
Mr Cher Doyen Bokoum, c`est très agréable de vous lire, même s`il faut doubler les efforts pour vous comprendre . j`adore vous lire quand vous ne parlez pas de la politique, oui votre domaine n`est pas de la politique mais de la culture, vous êtes hyper cultivé, une vrai bibliothèque culturelle . J`aimerais pas vous voir intervenir en politique, un homme de grande culture doit être neutre et vous, vous n`êtes pas neutre en politique, c`est ce qui est dommage . Merci aussi à mr Boubacar Diallo d`Abidjan, grâce à vous tous, le site Guinéeactu est mon site preferé de tous les guinéens et africains . c`est une vrai école pour nous autres, on apprend enormément des choses, je vous dis bravo .
Paul THEA, mardi 21 juin 2011
Frère Doumba, c`est en lisant ton texte que j;ai eu l`idée de mettre en video un des contes que je lisait à la radio au plaisir des auditeurs; le vieux sage que voici avec les photos du sage Amadou Hampaté Ba. voici le lien sur youtube. http://www.youtube.com/watch?v=MQxkoj4CyGE
Sylla, mardi 21 juin 2011
Je suis a la fois heureux de constater qu`il y a des guineens, avec toute modestie, capable de faire des commentaires au dela de l`ethnie, de la race, etc dont on a besoin dans des institutions d`enseignement ne serait-ce qu`une semaine dans l`annee pour illuminer des milliers d`etudiants guineens. Mais, aussi malheureux de constater ou d`imaginer que vous n`etes pas suffisemment lu par des personnes qui dirigent notre nation. S`ils pouvaient accepter de lire si souvent Mr Bokoum, Diallo et tous les autres commentaires subjectifs et/ou objectifs, ils tireront de toutes ces energies ce qu`il y a de comparable aux rayons du soleil pour illuminer ma Guinee qui a tant souffert et qui a tant soif de bonheur maintenant.
diallo boubacar( doumba), mardi 21 juin 2011
Je suis comblé et heureux de cet échange.Merci !Tu as dit AKENATON? Alors tu as presque tout dit.L`Egypte pharonique nègren mère ou matrice de bien de civilisations et de sagesses, notamment en Afrique Noire (le pulaaku et ses silatiguis, les maitres simbons, la cosmogonie Dogon ....Tout cela vient certainement de quelque part où dans la lointaine antiquité ,nos peuples ont vécu ensemble avant les déferlements d`une multitude de vagues migratoires...Et revoilà Cheikh Anta Diop....Merci mon cher Beau car mon épouse est Thiam de Kindia (Tiernodjibya).Je te laisse mon adresse e-mail:diallobacar@gmail.com car j`aimerais profiter de ton érudition et de ton expérience.J`ai apparemment eu un parcours semblable au tien....Merci pour tout.Boubacar depuis Abidjan.
diallo boubacar( doumba), lundi 20 juin 2011
@ Saidou Nour Bokoum !Bonsoir cher frère !Merci pour ton éclairage fantastique.C`est ce que j`attendais de toi.J`ai failli à la fin de ce billet t`interpeller afin justement d`apporter ta contribution pour nous aider tous .Je te rejoins lorsque tu dis que "La véritable quête de l`identité exclut toute posture d`exclusion". Les démarcations religieuses disparaissent devant l`amour de Dieu.Comme le disait Ibn Arabi, je cite:"Mon coeur est devenu capable de toute forme,c`est une pâture pour les gazelles,un couvent pour les moines chrétiens,un temple pour les idoles,la Kaaba du pélerin,les Tables de la Loi et du Coran.Je suis le drogman des amours".Et pourtant ce n`est pas du syncrétisme.Merci infiniment mon frère.J`attends beaucoup de toi.Je suis convaincu sur le pulaaku, tu es le mieux qualifié pour en parler.Je le dis sincèrement.Au secours Seydou Nour Bokoum !Merci!Merci!Merci!Boubacar.
Saïdou Nour Bokoum, lundi 20 juin 2011
Pour permettre à ceux qui veulent « s’initier » à l’œuvre de Hampâtè Bâ ou permettre aux « initiés de relire cette immense bibliothèque, je conseillerai d’extraire de la riche bibliographie citée ici, trois ouvrages qui sont : Kahaïdara Koumen (coécrits) et "Thierno Bokar..", qui relèvent de la littérature ésotérique, initiatique. Ceci pour faire la différence entre l’initiation au pullaku, qui relève du Dépôt plutôt en sa face profane (exotérique), de ce que les anciens transmettent aux suivants, et l’Initiation tout court qui relève du domaine du sacré, de l’ésotérisme. Chez les Peuhls, ces deux « voies » pour accéder à un état de l’Etre ou de l’identité sont inextricablement mêlées pour le profane, mais qu’il faudrait pourtant rigoureusement distinguer. Prolégomènes qui permettraient de comprendre que Hal poular, Inuits, Francs-maçons, Kabbalistes, soufis, hindouistes, bouddhistes, « Les fidèles d’amour » (la « Fede sante » au Moyen âge dont ferait partie le Dante de la « Divine comédie »), sont autant de rayons spirituels , qui se rejoignent au centre du cercle polaire de l’Un des religions ou de la connaissance. La véritable quête de l’identité exclue toute posture d’exclusion. Wa Salam.
Habib diallo, lundi 20 juin 2011
Tout à fait Mr Paul Théa, moi aussi c’est lorsque j’ai visité la Cote d’Ivoire en 1981 que j’ai connu ce Grand Africain et que j’ai commencé à lire ses œuvres. Son nom était en référence nulle part dans la Guinee de Sékou Touré à l’instar d’autres Grands comme Aliou Fantoure; Ce n’est que plus tard que j’ai compris les raisons. Les interviews de Hampate Bah à la Télé Ivoirienne étaient un régal pour ceux qui sont intéressés par la Culture. A chaque qu’on qualifiait Houphouët Boigny « le Sage de l’Afrique » pendant des interviews/débats, il répondait « c’est Hampate Bah qui est le sage de l’Afrique ». Merci encore Mr Diallo pour cet hommage.
giap, lundi 20 juin 2011
D`après Hélène Heckmann,je cite:"Ce qui importe pour Amadou Hampâté Bâ ,à la fois pleinement soi-même et ouvert aux autres,et d`être toujours à l`écoute de son prochain.Il cite l`adage peul:"Si tu sais que tu ne sais pas,tu sauras.Si tu ne sais pas que tu ne sais pas,tu ne sauras pas "
diallo boubacar( doumba), dimanche 19 juin 2011
@ Boubacar diallo (Washington)!Mon Homo merci pour ta grande disponibilité.Effectivement tu as raison de faire remarquer que guineeactu est un grand site de partage.Aussi je suis d`accord avec toi que les internautes qui veulent s`exprimer en langue nationale le fassent,mais qu`ils fassent suivre une traduction en français pour se faire comprendre de tout un chacun.Par ailleurs, je tiens à remercier mon Homo pour le brillant et éloquent hommage qu`il a rendu à notre père Amadou Hampâté Ba.Merci encore Tokora !
Boubacar Diallo (Washington), dimanche 19 juin 2011
Après ma suggestion de ‘mettre’ les commentaires en français, l’auteur de cette intervention m’a demandé de ‘mettre’ le commentaire d’Ibrahima2 en français. Je vais donc en donner, non pas une traduction qui m’exigerait plus de conformité, mais, une interprétation qui n’est qu’une fonction de ma compréhension. Ainsi, avec la permission d’Ibrahima2, voici ce que je comprends de son texte: Grand Fère Doumba, je vous présente mes compliments. On dit que, lorsqu’il fait jour, tout le monde devrait le voir. Ceux qui n’ont pas pu le voir, devraient en entendre parler. Ceux qui n’ont pas les capacités d’entendre, vont tout de même en être conscients (comprendre). Ceux qui n’ont pu ni le voir, ni l’entendre et ni le comprendre, sont des candidats à être éduqués. Merci! BD
keitaM, dimanche 19 juin 2011
Merci Doyen pour ces informations. ça permet aux uns de se connaitre mieux(connait toi toi meme) et aux autres de mieux connaitre l`autre(manque d`information crée la confusion). Et si les autres doyens nous donnaient quelque chose de pareil sur d`autres cultures de notre pays. Je pense que c`est mieux d`informer que de se mettre à donner que des commenentaires,surtout si ça divise. Car partout y a des bons et de mauvais. Encore merci.
Boubacar Diallo (Washington), dimanche 19 juin 2011
Suggestion à Ibrahima2 et à tous ceux qui écrivent dans nos langues non-françaises. Dans le souci de la générosité de partager ses opinions avec tous les lecteurs, je suggère de traduire les interventions en français. Pour ce cas-ci, je ne parle pas en ma faveur, car je comprends Mr(?) Ibrahima2 peut-être même mieux en langue peuhle que je ne le comprendrais en français. Ailleurs, j’ai vu Mr. POKPA HOLOMA LAMAH nous suggérer de faire de ce forum, l’Objectif de «s’informer et de former», ce qui exige que l’on comprenne ce qu’on lit. Objectif que je supporte vivement, dans l’intérêt de ces débats, et au bénéfice de la société guinéenne. Merci! BD
Ibrahima2, dimanche 19 juin 2011
On jaaraama buy Kotoo Dumba. Woo si weetii. Mo kala yiay. Mo yiaali kala nanay. Mo nanaali kala faamay. Mo yiaali,nanaali,famaali, ko yo o djanne.
Paul THEA, dimanche 19 juin 2011
Frère Doumba, merci pour ces contributions; en Guinée, je ne connaissais que la célèbre phrase: en Afrique, un veillard qui meurt, c`est une bibliothèque qui brule. C`est au Mali en 1982, que j`ai lu l`étrange destin de wangrin qui ne marqua. Des grands de son rang, l`Afrique doit continuer à en parler dans son histoire.
Boubacar Diallo (Washington), dimanche 19 juin 2011
Un fils qui sacrifia l’opportunité des études post-certificat d’études primaires à William Ponty, malgré l’avis du Gouverneur colonial, mais, selon les veux de sa mère qui avait besoin de son salaire précoce. Un Africain d’Ethnie Peuhle et de langue peuhle et bambara, quasiment autodidacte de la langue française qu’il maitrisa et adopta pour exprimer sa culture et la philosophie africaine à l’échelle universelle. A titre personnel: Il m’a accordé une audience (sans prise de photo) chez lui à Marcory, en 1989, au moment où il ne voyait et ne parlait plus. Son épouse l’avait mis en habits de cérémonie et me fit le plaisir d’interpréter notre conversation symbolique. Pour moi, quels honneur et souvenir historique! Après Amadou Hampaté Ba, le « Prince de Bandiagara», le Mali ne pouvait pas être tribaliste. Cependant, vu ce qui s’est passé en Guinée voisine et sa situation actuelle, l’absence d’ethnocentrisme dans la culture malienne est une œuvre méritoire du Président Modibo Kéita et, d’ailleurs, même celle du Président Moussa Traoré et de leur suite. Merci Mr Diallo de nous donner cette occasion d’honorer ce Grand Africain exemplaire à la fierté de notre Continent. BD
Fatou Balde, samedi 18 juin 2011
Merci d`avoir rendu hommage a mon pere spirituel. La lecture des ecrits de Hampate Bah a cultive en moi la tolerence et l`acceptation des autres
Modybhoye, samedi 18 juin 2011
On dyaaraama buy handè kadi mî bhèydï fââmü ê gândál poullâkou.Albârkâ.
Fatoumata, samedi 18 juin 2011
Merci pour cet hommage à mon écrivain favori.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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