samedi 20 mars 2010
Proposition de Gesficome et du Cred au sujet de la nouvelle constitution

Nous, à Gesficome et au Cred, nous sommes pour un régime parlementaire.

Dans ce type de régime, la majorité parlementaire a automatiquement la responsabilité de former le gouvernement. Ainsi, le chef du parti majoritaire est PM, chef du gouvernement et le responsable de son action devant l’Assemblée Nationale.

L’Assemblée Nationale aura le pouvoir de renvoyer le gouvernement.

Le Parti majoritaire à l’Assemblée Nationale détermine et conduit la politique de la Nation. Le Président de la République a pour fonction de veiller au maintien de la cohésion nationale et n’a qu’un poste honorifique.

Néanmoins dans notre nouvelle constitution, nous souhaitons que le Président de la République puisse dissoudre l’Assemblée Nationale si, le comportement du Parti majoritaire entraîne un risque de rupture de la cohésion nationale.

Néanmoins, après une dissolution voulue par le Président de la République et, si la majorité reste la même, alors, il devra quitter ses fonctions.

Dans ce cas, de nouvelles élections présidentielles seront convoqués dans les 60 jours suivants la démission du Président de la République, élection présidentielle dans laquelle. Le PM en exercice n’aura pas le droit d’être candidat.

Pourquoi sommes-nous pour un régime parlementaire ?

L’évolution en général, des pays africains et en particulier de la Guinée prouve que nous ne pouvons faire confiance à un seul Homme quelque soient ses qualités.

En effet, dans un régime présidentiel ou semi-présidentiel lorsque les contre-pouvoirs sont inexistants ou inféodés au pouvoir politique, il n’est pas souhaitable qu’un seul individu incarne l’autorité publique.

L’expérience montre que la nature humaine pousse à l’abus sauf si en face, il y a des contre pouvoirs. Ainsi, pour limiter l’abus de pouvoir dans nos pays, il est nécessaire de refuser toute organisation qui permet à un seul individu de soumettre son Peuple. De plus, dans le régime parlementaire, tout député qui veut juger une loi allant à l’encontre de ses convictions peut avoir la liberté de vote même s’il appartient au parti politique majoritaire. Cette règle oblige le gouvernement de prendre des décisions démocratiquement. Enfin, il doit y avoir une liberté totale de candidature aux élections nationales (législatives et présidentielle) que les candidats appartiennent ou non à un parti politique.

Enfin, il faudra insérer dans la nouvelle constitution l’interdiction des organisations ou partis politiques ayant soutenu de manière directe et indirecte toute dictature politique afin de pouvoir permettre d’aboutir à un pays apaisé car, les victimes ne peuvent accepter que des organisations qui les a persécutée à tord, continuent d’exister.


Gesficome-Cred


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mory Kaba, mercredi 24 mars 2010
Je suis d`accord avec cette analyse. Je ne sais pas si c`est possible que le CNT écoute les personnes physiques ou morales qui peuvent permettre d`éclairer le débat comme vient de le faire Gesficome-Cred .Si nous voulons respecter les délais de la transition, il faudrait mettre à la barre du CNT des spécialistes de Droit Constitutionnel. Bravo Gesficome-cred !
Aïssata Sylla, mardi 23 mars 2010
Bonne proposition. Je crois que pour éviter la personnalisation du pouvoir qui finie par pousser au culte de la personnalité, le régime parlementaire « à la Britanique » est la mieux indiquée pour notre pays. Je félicite Gesficome-Cred de leur contribution au débat National et les encourage à persévérer. Bravo!
Sékou Oumar Camara, lundi 22 mars 2010
Monsieur Koïvogui, vous avez dénaturé mes propos ou les avez compris subjectivement. Je vois que nous ne pouvons pas nous comprendre. Mais, ce n`est pas grave. Vous et moi avons le mérite de nous intéresser à la res publica. Bien à vous.
koïvogui Pierre, dimanche 21 mars 2010
Sékou Oumar ! Quand il y a des élections, les candidats ont des programmes politiques. Parfois ces candidats sont soutenus par des partis politiques. Quand vous votez, vous faites des choix liés à une proposition politique donc de société. Ainsi, lorsque vous votez, soit c’est pour un programme (donc appartenant à un Parti ou alors à un candidat indépendant) soit pour des raisons qui vous sont propres. Ainsi, le Parti majoritaire (le gagnant ou la coalition gagnante sortie des urnes) conduit la politique pour laquelle elle a été élue. Ce n’est pas une dictature populaire, c’est ce qui se passe dans toutes les démocraties. Si vous contestez, alors à la place de partis politiques qui vont définir (le programme des élections) et conduire la politique de la Nation, vous préférez une PERSONNE ? Et je crois qu’en Guinée nous avons assez donné !
Sékou Oumar Camara, samedi 20 mars 2010
Je trouve dommage qu`une personne morale, donc regroupant en son sein des individus, puisse débattre d`un sujet aussi important avec autant de désinvolture. Lorsque vous écrivez qu`un "parti détermine et conduit la politique de la Nation", vous nous proposez non pas un régime parlementaire mais une république populaire...Pour le reste, je préfère ne pas commenter....
Youssouf Soumah, samedi 20 mars 2010
Parfaitement d’accord avec Gesficome-CRED. En effet, le régime Présidentiel et semi-présidentiel avec des institutions inféodées (comme c’est le cas le plus souvent des pays africains), fini toujours par la mise en place d’une dictature. De plus, il faudrait que toutes les élections se fassent par un scrutin uninominal à deux tours. En effet, les scrutins sur listes permettent à des individus INCAPABLES d’être élus alors qu’en réalité PERSONNE n’était prêt à leur accorder la moindre confiance !

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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