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Nous, à Gesficome et au Cred, nous sommes pour un régime parlementaire.
Dans ce type de régime, la majorité parlementaire a automatiquement la responsabilité de former le gouvernement. Ainsi, le chef du parti majoritaire est PM, chef du gouvernement et le responsable de son action devant l’Assemblée Nationale.
L’Assemblée Nationale aura le pouvoir de renvoyer le gouvernement.
Le Parti majoritaire à l’Assemblée Nationale détermine et conduit la politique de la Nation. Le Président de la République a pour fonction de veiller au maintien de la cohésion nationale et n’a qu’un poste honorifique.
Néanmoins dans notre nouvelle constitution, nous souhaitons que le Président de la République puisse dissoudre l’Assemblée Nationale si, le comportement du Parti majoritaire entraîne un risque de rupture de la cohésion nationale.
Néanmoins, après une dissolution voulue par le Président de la République et, si la majorité reste la même, alors, il devra quitter ses fonctions.
Dans ce cas, de nouvelles élections présidentielles seront convoqués dans les 60 jours suivants la démission du Président de la République, élection présidentielle dans laquelle. Le PM en exercice n’aura pas le droit d’être candidat.
Pourquoi sommes-nous pour un régime parlementaire ?
L’évolution en général, des pays africains et en particulier de la Guinée prouve que nous ne pouvons faire confiance à un seul Homme quelque soient ses qualités.
En effet, dans un régime présidentiel ou semi-présidentiel lorsque les contre-pouvoirs sont inexistants ou inféodés au pouvoir politique, il n’est pas souhaitable qu’un seul individu incarne l’autorité publique.
L’expérience montre que la nature humaine pousse à l’abus sauf si en face, il y a des contre pouvoirs. Ainsi, pour limiter l’abus de pouvoir dans nos pays, il est nécessaire de refuser toute organisation qui permet à un seul individu de soumettre son Peuple. De plus, dans le régime parlementaire, tout député qui veut juger une loi allant à l’encontre de ses convictions peut avoir la liberté de vote même s’il appartient au parti politique majoritaire. Cette règle oblige le gouvernement de prendre des décisions démocratiquement. Enfin, il doit y avoir une liberté totale de candidature aux élections nationales (législatives et présidentielle) que les candidats appartiennent ou non à un parti politique.
Enfin, il faudra insérer dans la nouvelle constitution l’interdiction des organisations ou partis politiques ayant soutenu de manière directe et indirecte toute dictature politique afin de pouvoir permettre d’aboutir à un pays apaisé car, les victimes ne peuvent accepter que des organisations qui les a persécutée à tord, continuent d’exister.
Gesficome-Cred
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