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Les automobilistes guinéens s’attendent à ce que le gouvernement procède à une révision des prix de l’essence à la baisse, conformément à la chute des cours du brut sur les marchés mondiaux. Le litre d’essence coûte toujours 7000 Fg, alors que le baril lui, est passé de 140 dollars US à moins de 70 dollars cette semaine. On le voit, la chute des cours du pétrole sur les marchés mondiaux n’a malheureusement aucune incidence sur les automobilistes guinéens, qui continuent de s’offrir de l’essence à prix d’or. Tenez ! 7.000 Fg le litre d’essence et celui du gasoil, tels sont les tarifs pratiqués dans nos stations d’essence depuis près d’un an maintenant. Cela représente près d’un dollar et demi. De quoi grever le budget familial, dans un pays où le salaire moyen est en dessous de l’équivalent de 100 dollars américains. Certains travailleurs pauvres qui avaient pu s’acheter une voiture au prix de plusieurs années d’économie, ont préféré s’en débarrasser depuis que les prix ont grimpé à la pompe. Ce geste de désespoir s’explique par le fait que les gouvernements successifs se sont montrés peu regardant sur les préoccupations des populations. Pour preuve, les prix ont beau chuté sur les marchés mondiaux, l’automobiliste guinéen ne s’en apercevra pas. Soumis qu’il est à payer au prix fort le litre d’essence à la pompe. Dans les pays normaux, les réajustements se font au gré de la courbe évolutive des cours du baril de pétrole. Dès qu’il y a une baisse des cours, les prix d’achat dans les stations d’essence suivent le rythme. En 2006, Fodé Bangoura, alors ministre des Affaires présidentielles avait promis d’alléger le poids des charges aux consommateurs, à travers un suivi régulier des prix du baril. Mais cette promesse est demeurée lettre morte. Le calvaire continue donc pour les consommateurs, abandonnés qu’ils sont à eux-mêmes, sans aucune structure de défense fiable. La Fédération nationale de défense des consommateurs brillant elle, par son incapacité à remplir convenablement le rôle qui est le sien. Cette frilosité de Mamou Mario Mara et autres, repose sur le fait qu’ils ont des accointances parmi les hommes d’affaires qui tiennent le pays sous leur coupe. Dian Baldé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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