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L’arrêté portant interdiction des exportations des produits agricoles, halieutiques et forestiers pris au lendemain des événements malheureux de janvier et février 2007, avait fini par plonger certains secteurs d’activités dans la léthargie, sans pour autant produire des résultats probants. C’est pour rectifier le tir que le gouvernement à travers le ministère de la Pêche et de l’Aquaculture, a décidé de lever l’interdiction sur certains de ces produits, surtout pour ce qui est du secteur de la Pêche. Les sociétés de pêche qui avaient fini par mettre la clé sous le paillasson vont enfin pousser un ouf de soulagement, suite à la levée d’interdiction des exportations des produits agricoles, halieutiques et forestiers. Une mesure prise récemment au terme d’une rencontre entre le ministre de la Pêche et de l’Aquaculture, M. Youssouf Sylla et les centrales syndicales. Ne sont pas concernées par cette mesure, le riz et les produits pétroliers. Selon le département de la Pêche et de l’Aquaculture, le gouvernement a pris cette décision après avoir observé des manquements dans l’application de l’arrêté interdisant les exportations et réexportation. Une mesure devenue caduque depuis décembre 2007, date de son expiration. Sans oublier les ‘’effets pervers’’ produits par la dite mesure. En effet, au lieu de créer l’abondance sur les marchés guinéens, et favoriser la réduction des prix, on s’est plutôt rendu compte de la raréfaction des denrées sur ces marchés là. Autre argument avancé par le ministère de la Pêche et de l’Aquaculture, le fait que la Guinée était en porte-à-faux avec les textes régissant la circulation des personnes et des biens dans la zone CEDEAO. A cela il faut ajouter le coup subit par les secteurs de l’agriculture et de la pêche, dont les producteurs et les consommateurs ont payé tous le prix fort de ce qui est assimilé aujourd’hui à une mauvaise politique. Les autorités ont pensé à des mesures d’accompagnement portant entre autres sur le renforcement de la réglementation en matière de lutte contre les coupes abusives du bois, la mise en place d’un cadre de concertation entre l’Etat et les partenaires sociaux sur le commerce des produits alimentaires de base. Ceux qui opèrent dans le secteur de la pêche vont se remettre au travail, et le pays va s’ouvrir aux capitaux des sociétés étrangères, attirées par nos eaux poissonneuses. Cela ne signifie pas pour autant de se livrer à des abus en privant les marchés locaux au profit de l’extérieur une habitude bien connue des Guinéens. C’est le lieu de déplorer le comportement de la plupart des producteurs opérant dans la filière de la pomme de terre surtout, dont les produits sont destinés purement et simplement à l’exportation au grand dam des consommateurs locaux, qui se retrouvent avec un panier quasi vide. Dian Baldé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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