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L’attente devient longue voire infernale au niveau des états-majors des partis politiques, avec le retard accusé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui n’a toujours pas pu réunir tous les chiffres issus des opérations de dépouillement. Pathé Dieng, le directeur des opérations de cet organe chargé de l’organisation des résultats, avait annoncé la date du mercredi pour livrer les premiers secrets des urnes. Mais en vain. Avant que la CENI ne fasse savoir son incapacité à publier les résultats provisoires ce mercredi, les rues de la capitale se sont vidées. Les gens ont regagné leur domicile, désertant leurs lieux de travail de peur, d’être pris pour cible par des ‘’extrémistes’’ de certains partis politiques. Qui ne jurent plus que sur la victoire de leur candidat.
Dans cette ambiance délétère qui risque de faire passer les Guinéens de l’espoir au cauchemar, la Cour Suprême est venue prêter main forte à la CENI.
C’est ainsi que Mamadou Sylla Syma, a pris une ordonnance, « accordant à la CENI une prorogation de Quarante Huit (48) heures du délai fixé par l’Article 93 du Code Electoral, relativement à la publication de la totalisation globale des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 27 juin 2010 ».
Une décision motivée selon l’ordonnance par le fait que le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), aurait fait « état de difficultés d’ordre logistique, matériel et sécuritaire, tout en sollicitant une prorogation du délai qui lui est imparti ».
Après ce geste de la Cour Suprême qui ressemble bien à une bouée de sauvetage, il revient dorénavant à la CENI de se démener pour être dans les délais le vendredi. Afin que l’on en finisse avec cette angoisse.
DB L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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