mercredi 17 février 2010
Processus électoral : Les femmes veulent fortement s’impliquer

Elles étaient une centaine de femmes issues des parties politiques à prendre part à l’atelier stratégique pour accroître la participation des femmes dans les prochaines élections. Initiée par le NDI et l’USAID, la rencontre s’est tenue le 8 février dernier au siège du NDI, dans la commune de Kaloum.

En Guinée, les femmes représentent plus de 52% de la population active. Mais voilà qu’elles constituent en période électoral un véritable bétail. Elles sont aussi exclues des la plupart des instances de prise de décisions. C’est pour inverser cette tendance que le National démocratie institue (NDI) en collaboration avec l’USAID a convié la centaine de femmes des partis politiques issues des partis politiques à s’outiller de stratégies pouvant leur permettre de faire entendre leur voix dans le concert politique en Guinée.

Ainsi, dans son discours introductif, la porte-parole du directoire du cadre de concertation des filles/femmes des partis politiques (CCFPPG) a remercié le NDI pour son assistance aux femmes des partis politiques. Elle rappellera que l’arrêt de leurs activités était dû aux mouvements douloureux qu’a connus notre pays en septembre et en décembre 2009.

Dr Maguette N’Diaye a déclaré ceci « qu’il faudra que nous nous attelions réellement à la concertation afin que les hommes, nos maris, nos frères, nos enfants ne nous entraînent pas vers des aventures et des déchirures dont nous serions les premières victimes en tant que mères ».

Pour sa part, la déléguée du NDI pour l’Afrique francophone de l’Ouest a salué l’engagement de la guinéenne dans son combat pour l’égalité des genres dans les prises de décisions.

« Aux Etats-Unis et en Europe, les femmes mènent également le même combat, car cette injustice est faite à toutes les femmes, je dois reconnaître cependant que chez nous, grâce aux différents instruments internationaux et une législation favorable, nous commençons à corriger cette injustice », a confié Dr Sophia Moestrup, avant de citer l’exemple de son pays, le Danemark où 42% de députés sont les femmes.

L’oratrice a invité les participantes à la solidarité pour une fédération des efforts dans le dessein de concurrencer les hommes sur le terrain politique. « Ne vous laissez pas distraire par des querelles de personnes et n’entrez pas dans les querelles entre les leaders des partis politiques ou des groupements de partis », dixit Dr Sophia avant de signifier la volonté de son institution à aider les femmes dans leur élan.

En ouvrant les travaux, le coordinateur de l’unité de gestion du processus électoral du PNUD a lui aussi apprécié l’initiative des femmes et des bailleurs de fonds. M. Billey Mathieu dira que le partenariat entre le PNUD et le NDI doit faire profiter les filles/femmes pour une transition apaisée et réussie en Guinée.

« Le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache », a-t-il dit.

Au cours des discussions, les participantes ont planché sur la revue du Plan stratégique, les stratégies pour la mise en place du démembrement du directoire et le renforcement de la solidarité entre les filles/femmes des partis politiques.


Aly Badara Condé
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
Sékou Oumar Camara, mercredi 17 février 2010
M. BARRY, si on instaure une discrimination positive des femmes, on risque d`avoir l`effet inverse de ce que vous semblez souhaiter. Ceci dit, il faudrait effectivement que les femmes guinéennes aient beaucoup plus de postes de responsabilité.
ALPHA OUMAR BARRY, mercredi 17 février 2010
UN ARTICLE DE LOIS POUR LA DISCRIMINATION POSITIVE DES FEMMES GUINÉENNES.Les femmes guinéennes ont été et sont de tous les combats politiques du peuple de Guinée. Je récuse le fait de mettre les femmes sur le même piédestal que les hommes dans la gestion de la chose publique. CE NE SERAIT PAS LEURS RENDRE JUSTICE que de les confiner aux labeurs qui ne valoriseraient pas leurs intélligeance et apport dans la maturation de la Guinée.La femme guinéenne est battante ,80% des familles sont nourris par ses mères que nous rencontrons sous le soleil à Madina et autres marchés. Elles sont de toutes les luttes à l`image de celles qui ont été assassinées de la nuit des temps à la période esclavagiste et et plus près de nous le 28 sept. 2009. Leurs incommensurables efforts dans le processus de maturation de la population guinéenne est indéniable .Ce n`est pas au moment de leur faire participer à la gouvernance que les hommes doivent leurs faire faut bond. Rien n`excuse un tel machisme et notre orgeille nous interpelle de les associer à toutes prise de décisions nationales parce que d`instinct elles s`auront nous indiquer le meilleur chemin . De la dignité que nous accorderons à nos femmes dépendra la montée en puissance de cette nation.Derrière chaque roi, n`y a-t-il pas une femme à sa mesure?
Sékou Oumar Camara, mercredi 17 février 2010
Voilà un article alimentaire. "Les femmes veulent s`impliquer dans le processus électoral". De quelles femmes, il s`agit? Des guinéennes ou des ghanéennes? Des citadines ou des paysannes?...Il faut qu`on arrête de se moquer du monde! Les femmes dont-il est question sont libres de s`activer ou de s`agiter mais de grâce qu`elles arrêtent de parler au nom des pauvres paysannes et ménagères de mon pays. Elles ne représentent qu`elles-mêmes!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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