mercredi 21 juillet 2010
Présidentielle seconde période : victoire du peuple
Saïdou Nour Bokoum

Participation massive du peuple.

Pas de changement dans l’élan massivement ethno.

Cependant déroulement calme du scrutin.

De huit heures à vingt heures, de longues files de Peuls et de Malinkés, selon les préfectures, mais aussi d’autres indigènes parlant un étrange baragouin, les uns se faufilant dans la file des donsos mandingues, d’autres sur celle des bouviers maquignons. Il n’y a pas eu ou on n’a pas vu de réédition des fraudes massives déplorées lors de la première période.

J’ai voté pour le candidat qui :

Avait un véritable programme de développement fondé sur la culture. Aucun n’en avait pendant la campagne de la première période. Un programme de développement fondé sur la culture est un programme axé sur la retaille du tissu national et non sur le bricolage d’un équilibre ethno régional reflété dans un groupe de 25 à 35 qui s’appellerait gouvernement. C’est un programme qui donne une alternative aux politiques de développement qui ont partout fait faillite depuis que l’Afrique noire était mal partie (René Dumont) pendant les années soixante. A l’exception peut-être du Ghana, qui dit-on pourtant, est un bon élève de la Banque mondiale et du FMI. On comprend donc que la fracture entre les deux rivaux ne fut pas « libéralisme ou socialisme, il faut choisir! ».

J’ai élu le candidat qui :

Est revenu à l’exigence fondamentale des révoltés de Janvier et Février 2007 qui avaient demandé le changement et qui ont été spoliés de leur victoire dans des accords tripartites plus ou moins félons, accords qui de toute façon n’ont rien changé à l’Etat-PUP. Et maintenant quand je parle de PUP, je ne parle plus du PUP historique, mais d’un système qui avait fait la ruine du pays et dont le lit a été fait par le PDG. Ce système est resté intact avant, pendant et après la courte transition. Le Président a promis, et l’a inscrit dans son programme, qu’il va démanteler cet appareil en mettant non pas à la rue les quelque 200 prédateurs, mais en les disqualifiant au bout de 6 mois, le temps de les recycler d’une manière ou d’une autre. Mais il faut qu’ils partent et qu’on fasse appel à d'autres fils du pays, notamment aux Guinéens de l’Extérieur et aux cadres compétents, honnêtes qui ne sont jamais sortis du pays mais qui sont restés dans les placards, parce que simplement ils se sont toujours habilement et humblement cachés de tous les koudaïsmes.

Il s’est engagé formellement à :

- Reprendre le recensement sur tout le territoire planétaire de la Guinée pour des législatives véritablement nationales,

- Organiser un débat national pour évaluer les œuvres héroïques et/ou noires des deux républiques, pour que « jamais plus ça », crimes, vols récurrents et prospérant dans l’impunité ; et surtout pour savoir pourquoi et « comment tout ça » : pas de courant, pas d’électricité, rien que des mangues pilées, arrosées de piment et de mensonges pour faire passer les autres saisons, mais hélas, elle aussi passe, celle des mangues.

J’ai donc voté pour celui des deux qui a compris que la culture est l’alpha et l’oméga du développement, au départ et à l’arrivée du changement social.

Que la Culture ne se réduit pas aux paillettes de Hafia, Bembeya et les Ballets guinéens premiers au Festival d’Alger ; ce n’est pas même cette gigantesque mobilisation enthousiaste et forcée de la jeunesse et même celle de nos mères, pour créer parfois de merveilleuses pièces, venues de toutes nos régions, de toutes nos cultures « ethniques », même si trop souvent, c’est sur commande et quelquefois, se ramenant à des messages téléphonés au Suprême des Geôles. Cette culture fut stérile, puisqu’elle n’a laissé que des ruines.

Le programme culturel qui m’a séduit, c’est celui qui a mis la culture au même plan que l’agriculture.

Dont le coût sera au moins égal à celui qu’il faudra rendre disponible pour que le Guinéen mange à sa faim, avec ce qu’il a créé de ses mains et de son esprit.

Ni riz India, comme disaient nos mères, ni Pèssè, Sodia Lewru djèrè ou Dadis show travestis en pidgin nigérian.

Il ne sert à rien d’entrer dans un Etat de droit qui ne fera rien pour le changement de l’état des hommes et des choses.

A ces conditions,

Wa Salam, M. le Président !


Saïdou Nour Bokoum


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Saïdou Nour Bokoum, dimanche 25 juillet 2010
Mon cher Diallo (Alpha Oumar Telli), vous ne croyez pas si bien dire. Hélas, vous m’amenez à me faire lapider encore, car voici ce que me suggère Oumou. Savez-vous que Oumou se ramène à OM, (peut importe le waw arabe ou le redoublement du O qui s’écrit par le waw en arabe), donc OM, le fameux monosyllabe de l’hindouisme, qui s’écrit aussi AUM, qui a le même sens que Omega en langue secrète, se prononcerait donc Oum ? Et probablement le second venant du premier, puisque le monosyllabe est du sanscrit et donc antérieur au gréco-latin. D’où l’expression « langues indo-européennes ». Il y a aussi ceci. Le Prophète Muhammad (PSL) est dit « le nabi illettré, le prophète oummi ». Traduction, lecture exotériques, qui dit exactement le contraire de la vérité profonde du sens ésotérique. Un hadith (dit) du Prophète ne dit-il pas « Je suis la ville-science dont la clé est Ali » ? La Tradition ésotérique ne dit-elle pas que « la lumière mohammadienne est l’Intellect premier », au sens métaphysique, c’est-à-dire l’intellectualité pure ? Le savoir quasi absolu ? Nous sommes ici au bord d’un « Océan sans rivage » (Michel Chodkovitch), au large de la culture elle-même. Ce qui nous ramène à « alpha et oméga ».. Wa Salam à A.O.T. et à tous les commentateurs ! Et bon appétit avec ma « confiture » !
A.O.T. Diallo, vendredi 23 juillet 2010
Doyen, je suis agreablement surpris que certains de nos commentateurs habituels (comme "oumou") n`aient pas repondu avec des reponses du genre "Mr Bokoum, vous vous etes trompes quand vous ecriviez que la culture c`est l`alpha et l`omega" - vous vouliez surement ecrire l`alpha et le cellou dalein!". Il est vrai que pour eux, la culture c`est comme la confiture, moins ils en ont, plus ils etalent...
Saïdou Nour Bokoum, jeudi 22 juillet 2010
M. Bah, j’avoue ne pas reconnaître ce passage, je ne sais même pas de qui il est. Bien évidement je pourrais l’avoir signé si j’avais un style aussi limpide. Puisque je considère la culture, à commencer par nos « Chartes ancestrales » (Basil Davidson) encore pérennes même sous des formes diverses et travesties dans nos faubourgs et nos entrées-couchers. Puisque j’ai dit que la culture est l’alpha et l’oméga du véritable changement social. J’en connais qui vont se frotter les mains puisque j’aurais mis « alpha » en premier : les thuriféraires de ce dernier selon leur entendement bien naturellement, et les autres qui pourront enfin me rendre le service tant attendu : « mais enfin Bokoum, ouvrez les yeux, ne jouez pas au cocu, vous n’êtes qu’un RPG qui feint de s’ignorer! ». Sauf votre respect, "la rumeur d’Orléans", je m’en tape. Quarante cinq ans de compagnonnage fait d’empathie et parfois de tensions, ont convaincu les illustres anciens, quelle que fût leur bord idéologique, quasiment tous disparus aujourd’hui, que je suis un libre penseur fidèle en amitié intellectuelle, toujours critique quand il le faut. Les nouveaux arrivants finiront peut-être par le comprendre.
Thierno Aliou Bah, jeudi 22 juillet 2010
Mr. Bokoum, vous reconnaitrez ce passage : ‘‘Aujourd’hui, il faut se tourner vers l’avenir en adoptant de nouvelles méthodes de travail plus pragmatiques et respectueuses des valeurs que nous ont léguées nos anciens. Nos valeurs africaines doivent constituer un des facteurs premiers du décollage économique de notre pays. L’on est qui est on dans le contexte de sa culture, et notre culture comporte des valeurs essentielles à l’émancipation de notre société : la solidarité, le respect, la compassion et l’unité, que nous avons malheureusement tendance à ignorer au profit d’un intérêt égoïste qui ne contribue guère au bonheur collectif. En plus de l`aspect contributif des valeurs africaines au développement, la citoyenneté et le civisme constituent des éléments essentiels au développement d’une nation. Pendant que nous nous déchirons (lynchage politique et coup bas pour la conquête du pouvoir, polémiques superficielles et attaques personnelles indignes sur nos sites internet sur des sujets de société auxquels nous ne trouverons les solutions que si nous travaillons en synergie), les citoyens des pays émergents utilisent leur ingéniosité pour la cause à la fois noble et économique : le développement de leur pays. Notre pays n’a pas un déficit de capital humain ; il est en contradiction avec les normes universelles de renforcement et de valorisation des capacités humaines. Le capital humain à notre disposition (local ou issu de la diaspora) est voué à l’obsolescence à défaut d’être utilisé de façon efficiente.’’
mohamed sampil, jeudi 22 juillet 2010
TONTON....Tu as peut-être voté BLANC !!!!!!Parole de prince Nalou..ton fiston
Saïdou Nour Bokoum, mercredi 21 juillet 2010
Mon cher Gandhi Barry, je ne t’avais pas compté parmi ceux qui « lisent les yeux fermés et écoutent en se bouchant les oreilles », comme ce commentateur acerbe qui voyait partout des attaques contre Alpha Condé dans un de mes papiers (toujours en ligne) qui n’y faisait même pas allusion; cependant vous avez été distrait : j’ai écrit « territoire planétaire », donc les ambassades ne sont pas oubliées. Fiston Sampil, tu es une mauvaise langue, va là-bas ! Puisque tu as un œil de lynx, tu aurais dû me voir m’engueuler avec ce flic qui ne voulait pas laisser entrer ton oncle, Dr Seydouba Cissé, très fatigué cet-après-midi-là, avec ses jambes interminables ! Demande donc à ta sœur NGR, Sanaba, si je mens..
Gandhi, mercredi 21 juillet 2010
Reprendre le recensement sur tout le territoire, mais aussi dans les toutes les ambassades et consultats de Guinée à l`extérieur (quand on veut, on peut).
mohamed sampil, mercredi 21 juillet 2010
Si je comprends...TONTON..tu n`as pas voté!!!!!!!!.Mohamed Sampil

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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