mercredi 14 juillet 2010
Présidentielle première période : match nul
Saïdou Nour Bokoum

On aura eu chaud. C’est un air brûlant comme les laves du volcan du stade des horreurs qui souffle depuis une petite semaine sur la Guinée, menaçant de ravager son « hinterland », son arrière-pays qui va de Koundara à Ouagadougou, traverse les Adrars et tout l’Atlas jusqu’à Rabat, avant de franchir Poitiers et Paris pour brûler la Maison blanche.

Sékouba Konaté renonce à la démission.

Les journalistes vous raconteront en détail les péripéties de ce qui eût été non pas seulement une démission, mais une forfaiture. En effet Rabat fut bel et bien la capitale de la Guinée et le restera jusqu’à la fin de la transition. Les pleureuses conduites par Hadja Rabiatou, j’ai nommé les institutions républicaines, les Religieux, les Coordinations régionales, etc., ont bien eu leur partition dans ce speech (ou pitch ?), scénario, script, méli-mélo comme on voudra.

De fait, c’est le « droit » international qui a prévalu. Le président de la transition tchogo tchogo devait respecter le pacte scellé à Rabat avec Astérix et l’Oncle Sam. En revanche, qu’en est-il de ce que Sidya et Sékouba se seraient dit dans une alcôve d’un de nos palais couleur tropicale, quelques heures avant (je dis bien avant, les initiés me comprendront) que Ben Sékou Sylla ne verse la figure du premier, sur instruction du second, dixit le malheureux troisième larron qui s’était laissé persuader qu’il était le second ?

« Le Parti » avait déclaré la guerre à votre serviteur, parce que j’avais dit un ou deux mots déplacés à l’adresse de la CENI et de Ben Sékou Sylla (1), aujourd’hui voué aux gémonies par ce même « Parti ». C’est que le Parti avait pris ces mots déplacés à son compte.

C’est sans joie et avec compassion que je regarde passer l’ambulance où se trouvent Ben Sékou Sylla et même Sidya Touré. Pour le premier, il ne s’agit pas d’une figure de style. Pour le second, nous verrons si la Cour suprême pourra déroger à l’incroyable formule, « à l’impossible nul n’est tenu », tour de passe-passe du premier président de la Cour suprême, à l’occasion d’une autre massive annulation de suffrages. Le Père de la Nation d’alors était menacé de perdre son couvre-chef à Siguiri.

Il ne faut pas remonter au déluge pour s’expliquer l’impossible auquel se heurte la raison raisonnante et démocratique devant cet élan massif et pacifique d’un peuple autant déterminé que quand il s’était dressé, toutes « ethnies » confondues, pour exiger violemment le changement. Le peuple de Guinée s’est levé comme un seul homme et a massivement exprimé sa volonté.

Hélas, dans un océan de boue.

Une CENI adoubée par des acteurs politiques auxquels les accords de Ouagadougou ont donné l’opportunité de former un gouvernement issu d’eux-mêmes, a donc donné son verdict. Après-coup, la quasi-totalité de ces acteurs devenus candidats trouvent des poux à leur rejeton plus ou moins trisomique et veulent en faire un bouc-émissaire. Ils ont tous vu venir ce match nul, ce match de nuls, de bouffons, non pas passivement, mais de façon concertée, puisqu’aucun d’eux n’a réellement voulu remettre à plat cette CENI qui était une CENA, configurée depuis le « dialogue » de 33 Partis avec un certain Moussa Solano, suivi par un certain Kiridi Bangougra, qui ont théorisé et expérimenté avec succès l’excellence en matière de fraude. La CENI de Ben Sékou est l’héritière d’une culture, celle que j’ai stigmatisée comme étant à la racine de la mal gouvernance qui a nom « L’Ecole guinéenne » (2). La seule question qui se pose aujourd’hui en cette phase pré-insurrectionnelle est de savoir en faveur de qui cette CENI aura massivement « échoué », après avoir laissé s’organiser des fraudes massives.

En effet comme vient de le regretter avec des larmes de crocodile le Premier ministre, ce ne serait pas le MATAP et le gouvernement qui auraient été à l’origine de cette mascarade. Mais une CENI-CENA devenue vraiment une CENI depuis les accords de Ouagadougou, suivis de l’accord global inter-guinéen.

Il faut absolument réfuter cette proposition qui n’est vraie qu’en apparence. En effet, le MATAP ne se réduit pas au sommet de l’Administration du territoire. Le MATAP en matière électorale, c’est l'État délocalisé jusqu’aux CRD en ses deux composantes déconcentrée et décentralisée, dont les chefs sont les préfets et les maires, au-dessous desquels il y a des sous-préfets, des chefs de districts, des présidents de CRD, des chefs de quartiers, etc. Et donc qui est responsable du fait que des urnes se soient retrouvées chez des chefs de quartiers ? Je note en passant ce jeu dangereux qui consiste à exhiber tel bouvier devenu maquignon expert en urnes et bulletins, détenteur de cartes d’électeurs fabriquées dans une usine tropicalisée, également tenue par un sauteur de haies. Boubacar Sylla et ses journalistes commençaient à nous redonner goût à regarder le pluralisme et la pensée libre circuler, comme cette prestation de Maître Abass qui eût été inimaginable à la télégbantama. Chassez le naturel il revient au galop. Avec le matraquage actuel qui livre au lynchage pré judiciaire des présumés coupables, avec un quasi-délit de faciès, on nous ramène la télé « tondotourou », ou télé « togofobaly » !

A moins qu’on nous montre d’autres faciès.

Les « corps habillés » qui ont mis le grappin sur les sbires ethniquement identifiables, doivent avec la même diligence, le même zèle, trouver leurs compères qui ont massivement bricolé et commis des vols à la tire ailleurs, où l’on a massivement fraudé, avec le même  brio ethniquement identifiable selon le baragouin du coin qui pourrait ne pas être le fulfuldè !

 

 

 Notre paysage ethno ne manque pas d’accidents biologiques de tous les prognathismes. Plus sérieusement, les fraudes massives n’ont pas seulement ces visages ni seulement la corpulence comme le suggère cette pensée unique rampante, lisible en creux dans le discours distillé par ces images. Cela va du flekefleke au type « awlaba », avec polygone de sustentation au-dessus ou au-dessous de la ceinture. Bon, pour dire les choses fissa : la fraude fut massive, ethnique. Donc il faut au plus vite que cette télé retourne à sa nouvelle politique de libre expression critique et inclusive.

« On » a fraudé pour le compte de toutes les ethnies. Et basta avec la langue de bois !

Ce n’était qu’une incidente.

Donc ces élections ethno n’étaient ni transparentes, encore moins démocratiques.

Elles ne sauraient donc être ni justes, ni démocratiques.

Comment peut-on brandir le même fanion « de la transparence, de la crédibilité », censé nous conduire vers l'État de droit, quand ce torchon n’est qu’un mouchoir rouge, souillé depuis la première élection « libre, transparente » de la seconde République PUP ? Qu’attendait-on donc d’une administration frauduleuse, corrompue jusqu’à la corde, aux structures vermoulues, une administration maintenant livrée à elle-même depuis la disparition de son Chef, depuis que la balle de Toumba, et les diktats de Rabat et de Ougadougou l’ont livrée aux candidats à la succession ?

C’est cela le paradoxe de cette bouffonnerie. La balle est partie, on ne pourra plus la rattraper. Il faut maintenant boire la coupe jusqu’à la lie, à la santé d’un leadership frappé de la maladie du sommeil, le moindre mal des « tropicalités » (Sony Labou Tansi) qui l’accablent.

« On » vous remet les instruments de la transparence ou de la fraude, chacun laisse faire en pensant dans les coulisses et en solo, être plus malin ou plus riche que les 21 autres. Pan ! Les résultats sortent du chapeau et vous voilà lançant des cris de vierges effarouchées !

Je cite en vrac l’accumulation des démissions qui ont conduit le train poussif de la transition vers cette gigantesque urne sans fond de bulletins nuls.

Le Forum national de Dadis, après le refus d’une conférence nationale ? Vous dites,

Non c’est une combine pour perdurer. Il faut d’abord aller aux élections

Il faut respecter le fameux chronogramme, devenu culte, à l’égal de notre « Komo (Manding) », attention, il ne faut pas que j’en oublie un, le Niamou (Forêt), Kakilambè (Guinée maritime), Yéla (Toucouleurs), Khaidara ( des Peuls), ça suffit, trop de tribus...

En lieu et place du forum national, on se fourvoie dans un Forum des Forces vives qui pond un comité ad-hoc dont la durée de vie est réduite à 10 jours ! Comité de 22 membres composé 50/50 des Forces vives et de ceux d’en face. Comité qui se fait piéger, d’aucuns disent, se fait acheter et vire sa cuti : les élections ne pourront pas avoir lieu avant 2010, alors que 2009 était non négociable, selon le chronogramme fétiche. Et Dadis de se frotter les mains. Sautons quelques promenades coûteuses à Ouagadougou.

Voici venu le CNT qui de seulement consultatif, deviendra délibérant grâce à la pugnacité de la présidente de cette institution, qui en théorie donc, est habilitée à contrôler l’Exécutif et même la CENI ; le CNT eût pu auditer ça et là les différents actes financiers qui ont conduit au gouffre de 45 milliards aujourd’hui « dénoncé » par le PM, comme pour suggérer à la Cour suprême je ne sais quel autre historique considérant !

En vérité, cette farce n’est qu’une étape de la longue crise de leadership qui dispute à la mal gouvernance les racines de l’Impasse guinéenne depuis près de deux décennies. 

Depuis 2005, j’ai dit jusqu’à la nausée, qu’il fallait avant toute chose démanteler un appareil d'État que 200 prédateurs ont privatisé sans contrepartie, au contraire, certains sont à regretter avec nostalgie le temps du ravitaillement, en oubliant les enterrés vivants de Dixin et d’autres horreurs. D’oubli en amnésie, voici passés à pertes et profits les suppliciés du « coup » Diarra, voire les violées du second et horrible 28 Septembre. Ne parlons pas des jeunes martyrs de juin 2006 et de Janvier et Février 2007. Passons, on verra ça après le 27 Juin. Donc, ils ont dit, il faut y aller avec ce qu’on a, cette CENI, il faut faire avec, d’ailleurs y insister c’est déclarer la guerre au Parti.

Le Peuple des ethnies aurait fait un vœu dans ce vote ethno : lui seul debout ou allongé dans son entrée-coucher, « promulguera » le verdict de la cour suprême le 19 Juillet.

Si au vu de l’ampleur et de l’échelle des fraudes, la Cour suprême annule des suffrages et que cela entraîne la modification de l’ordre d’arrivée, seul le peuple debout pourra faire avaler (promulguer) ce demi-tour qui fera des derniers les premiers, et vice-versa, sinon elle aura lancé l’étincelle qui mettra le feu à la plaine (Mao Tsé-toung, avant qu’il ne devienne Mao Ze-dong). Si au contraire elle décide que les choses doivent rester en l’état, c’est encore le peuple debout qui décidera les conséquences qu’il faudra en tirer. C’est-à-dire amplifier le mouvement de contestation des femmes « rouges » ou la marche des femmes « blanches » qui s’étaient succédées, contre ou aux côtés du Président de la Transition, comme les « jeunes 2009 » face aux « jeunes 2010 » de l’ère Dadis. Certes, la volonté populaire ne devra pas se limiter aux bravades héroïques des femmes de Kaloum, car la Guinée va des Iles Loos à Bolibana, de Lakhara à Hamdalaye !

Wa Salam !


Saïdou Nour Bokoum


Notes :

(1) Voir mes articles : « Il faut débarquer Ben Sékou Sylla » et « Il faut donner le coup de grâce à la CENI »

 

1) http://www.manifeste-guinee2010.org/article/290/il-faut-donner-le-coup-de-grace-a-la-ceni.html

 

2)  " il faut débarquer ..": 26/02/10 :

 http://www.manifeste-guinee2010.org/article/245/il-faut-debarquer-ben-dit-scylla.html 

 

 

(2) Sur cette notion, je me suis largement expliqué ; je précise pour ceux qui ne me lisent pas, qu’elle ne se ramène pas aux dégâts syntaxiques du koko lala, ni d’une façon générale à la coûteuse mal formation des institutions scolaires guinéennes..


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Seydou Coulibaly, samedi 17 juillet 2010
Homonyme Saidou Nour: J`aime bien le style que vous utilisez pour exprimer vos opinions. Vos ecrits sont toujours agreables a` lire. Ce qui veut tout simplement dire que vous etes le vrai heritier de notre homonyme le defunt marabout Seydou Nourou Tall. Je suis probablement tres loin dudit heritage. C`est cet eloignement de ce precieux heritage et/ou de cette sagesse de notre homonyme, qui me fait dire qu`il ne faut pas blamer la CENI. Il serait preferable de regarder du cote` du manque de culture...democratique en Guinee. La CENI n`est qu`une institution et l`histoire nous enseigne que les institutions des pays qui n`ont pas de culture democratique peuvent facilement etre detourne`es de leurs nobles missions respectives par quelques individus determine`s et/ou quelques partis politiques qui ont les moyens necessaires.Un pays qui a une culture democratique a certes besoin d`un systeme qui permet aux differentes institutions de la republique de se controler entre elles (ce qu`on appelle "checks and balances" aux USA). Meme si le controle entre les institutions est faible, la culture democratique empechera toujours les uns et les autres de faire certaines choses. Je conseille d`avancer parceque je suis convaincu que nos pays sont encore loin de la culture democratique. Vous, d`autres personnes de bonnes volonte`s et moi sommes entrain de travailler pour la naissance d`une culture democratique en Afrique. Le resultat de nos humbles efforts prendra du temps parce que ce n`est pas facile de changer les manieres de penser. Ai-je besoin de vous rappeler que nos cultures continuent a` adorer les hommes...FORTS? Nous voulons tous avoir une election presidentielle juste et transparente mais il faut etre naif pour oublier la realite` du terrain. C`est mon pragmatisme qui me fait dire qu`il faut choisir Cellou Diallo comme president et continuer a` travailler pour une culture democratique en Guinee.
Saïdou Nour Bokoum, vendredi 16 juillet 2010
Un bol d’air. Merci à l’administratrice de "guineeactu" de m’offrir une dérivation pour oublier un peu le stress et les craintes de lendemains incertains après le 19 juillet. Parler d’autre chose, bribes de vie privée, culture, etc., dans les limites de l’enrichissement de nos débats qui éclairent parfois nos prises de positions, styles, etc. Donc mon cher Bah, mon homonyme El Hadj Saïdou Nourou Tall qui était pour nous, un Wali (ami du Miséricordieux) aurait dit : « mes véritables héritiers sont ceux qui portent mon nom ». Et comme pour moi Thierno B’houb’ha Ndiyan était un Wali, il a pu dire ou penser la même chose et que donc, tôt ou tard, vous hériterez au moins une partie de sa sagesse. Il y a déjà cette coïncidence que j’aie parlé de votre tocara alors que rien ne pouvait me laisser deviner votre homonymie. Pour moi toutes les coïncidences sont significatives. NB Un « lapsus calami » qui n’est qu’une coïncidence significative, m’a fait écrire que Thierno Ibrahima Bokoum était mon grand-père. Il est en réalité mon oncle selon la terminologie occidentale. Mais chez nous en pular on dit bien grand père, ou plus précisément, « mon père grand », « Bâban mawd’ho »..
Thierno Bah, vendredi 16 juillet 2010
Mr. Bokoum, pour satisfaire votre curiosité, je me nomme Thierno Aliou Bah, Je suis un des homonymes de Thierno Aliou B’houb’ha Ndyan de Labé. Je porte juste son nom, peut-être pas sa sagesse.
Saïdou Nour Bokoum, vendredi 16 juillet 2010
Grand merci à MM Thierno Bah, AOT (Thierno Oumar Telli ?), et à tous ceux qui vous ont précédés depuis belle lurette, pour vos observations qui ne procèdent pas de procès d’intention, comme je le sens de tout cœur. Je serais malhonnête en tant qu’enseignant moi-même de ne pas tenir compte de cette leçon de pédagogie. Je fais la promesse de toujours « remettre mon ouvrage sur le métier » (oublié de qui c’est). J’implore cependant les circonstances atténuantes. L’exercice était difficile qui consiste à débrouiller le « gnagami » ou pripra (1) où nous nous trouvons en ces heures de tous les périls, sans injurier ni même stigmatiser outre mesure qui que ce soit, tout en cherchant à ne pas prendre position, à ne pas dire à qui je donnerais mon suffrage, ce qui est un droit et même un devoir (dans l’isoloir), enfin en malmenant le moins possible, pas même innocemment, comme sur cette Toile où trop souvent la langue de Molière est « martyrisée, bafouée.. », pour paraphraser De Gaulle parlant de mère,la Gaule occupée. Bon, ce n’est pas ma mère, cette langue, mais enfin si j’écrivais en pular pur, ma langue maternelle (comme le bamana), je pourrais me retrouver dans la même posture que mon grand père Therno Ibrahima Bokoum, de la même Ecole que Thierno Aliou B’houb’ha Ndiyan, tous Cadis qui avaient ébloui le Blanc par leur savoir. Donc les Gaoulo avaient improvisé une chanson à la gloire de ce savant, compliment à double entrée comme le savent faire nos artistes et savants griots. "Deftère wili thiernogna, "Wili thiernogna .. Libre interprétation : « Le vent a emmêlé les feuillets du Livre, Le Livre est devenu « fou ».. Enfin dès que les nuages s’en iront, je reviendrai à mes papiers courts qui étaient déjà une prise en compte de leçons venant de personnes comme vous. Note (1) Repas fait de n’importe quoi, très prisé des pauvres fonctionnaires coincés à Kaloum à midi, qui ne peuvent se payer.. bof, passons. Wa Salam.
Thierno Bah, vendredi 16 juillet 2010
Belle plume Mr. Bokoum, mais votre style est trop élevé pour certains internautes. En ce qui me concerne, vous n’avez plus rien à prouver à personne. Il faut se méfier car bien qu`un commentaire puisse être constructif, il peut aussi être blessant s’il manque de tact. Que ce soit des éloges ou de la damnation, il faut apprendre à faire avec ces deux extrêmes, certes, mais certains internautes peuvent être très amers par manque de civilité ou de compréhension (dû au niveau élevé de votre style ou tout simplement parce qu’ils ne partagent vos sentiments). J’ai appris à être très vigilant avec certains lecteurs. En outre, vous pouvez être victime de votre style. Une analyse critique est souvent considérée par la partie adverse, ‘‘consciemment ou non, comme la manifestation de notre volonté d`affirmer sur elle notre supériorité, de faire valoir notre intelligence ou pire encore de vouloir l`humilier’’. Loin de là l’objectif de votre (vos) écrit(s), car je vous comprends parfaitement. Mais l’on doit garder à l’esprit le respect de notre dignité humaine, peut-être en adoptant un niveau de langage plus accessible à une large audience. Vous faites certainement preuve de tact, mais vos écrits, à mon sens, sont le plus souvent au dessus du niveau de compréhension de certains lecteurs. Je présume que vous n’écrivez pas pour faire plaisir à tout le monde, mais naturellement vous voulez être compris et éviter d’éventuelles polémiques superficielles. Merci encore pour leçon de rédaction, et passez un très bon weekend où que vous soyez.
Kourouma Ibrahim, vendredi 16 juillet 2010
Quel lyrisme ce pamphlet! C`est beau de dire la vérité en usant d`un langage étriqué mais amusant à lire. D`accord avec vous pour les pleurnichards d`aujourd`hui qui savaient pertinemment que la CENI n`en était plus une et qu`elle était loin d`être prête pour les élections. Ils se sont faits prendre à leurs propres jeux nos "candidatons". Ils ne peuvent s`en prendre qu`à eux mêmes. Konaté a prouvé suffisamment sa bonne foi et au fond se moque éperdument de savoir qui sera élu. Il veut simplement sortir par la grande porte et entré dans l`histoire quitte à organiser une mascarade électorale; de toutes les façons il n`est responsable de rien! C`est la CENI et les forces vives (90% des canidatons) qui ont choisi le 27 juin donc ils doivent obligatoirement respecter le verdict des urnes. Nos piètres politicards auront mérité jusqu`au finish le nom honorable de politiciens les plus bêtes de l`Afrique! Quel mérite!
A.O.T. Diallo, jeudi 15 juillet 2010
Mon cher doyen Bokoum, merci encore une fois pour une piece d`anthologie; helas il est clair que de nombreux commentateurs habituels de ce site ne le comprendront pas donc peut-etre une version en "francais facile" serait egalement utile. Par contre Sydia Toure et Abe Sylla la comprendront surement et se rappelleront de ce que nous leur avons crie de toutes nos forces depuis janvier 2010: le pacte de putchistes de Ouaga qu`ils ont applaudi de toutes leurs forces est la cause de leur echec aujourd`hui - donc bien fait pour eux! ils pensaient quoi, en allant dans une election baclee en 6 mois avec une CENI de Conte, un CNT de Sekouba et autres delicatesses locales inchangees...Au fait le CNT, qui hurlait a sa naissance pour son "droit" a evaluer l`action de la CENI et du gouvernement, est bien silencieux a un moment ou sa parole d`inspecteur et de controleur de la gouvernance de la transition sont vraiment indispensables aujourd`hui`hui...Depuis la minable constitution ecrite par les reliquats du pdg de son cabinet et une farce de reconciliation nationale qui a echouee lamentablement, il n`a plus de bonnes idees a nous fourguer???
kalil, jeudi 15 juillet 2010
merci doyen ,ne pensez pas que tout le monde est capable de vous comprendre. ceratins avaient dit par le passe il faut 400ans pour vous comprendre je crois que yalaboye doit chercher un dictionnaire en francais facile. cst un plaisir de vous lire doyen .
TANIKO, jeudi 15 juillet 2010
YALABOY a raté une occasion de la boucler
Saïdou Nour Bokoum, jeudi 15 juillet 2010
Mon frère Yalaboy, où avez-vous vu le nom de M. Alpha Condé dans mon papier ? Quand est-ce donc certains frères guinéens vont-ils cesser de lire les yeux fermés, d’écouter en se bouchant les oreilles ? Ce n’est vraiment pas encourageant pour ceux qui passent des nuits à réfléchir et cherchent à partager leurs réflexions avec leurs frère et sœurs. Wa Salam.
yalaboy, jeudi 15 juillet 2010
Bonjour, j`ai été choqué de constater par les articles que vous publiez d`un certain manque de professionnalisme surtout quand vous parliez de Pr Alpha condé, on a bien l`impression que cette plateforme vous sert de moyen de campagne contre cette même personne, vous incitez les gens à la violence et vous leur racontez n`importe quoi. Soyez neutre quand vous informez les gens car cela peut avoir une incidence sur votre activité. Pour votre gouverne, je ne suis ni partisan d`Alpha Condé ni partisan de Cellou par contre je suis un guinéen, dépassé par les prises de positions ethniques et aveugles. SVP ouvrez les yeux et ne vous laisser pas berner par la politique en tant que tel !
TANIKO, jeudi 15 juillet 2010
Dansoko,tu as vu juste!Mohamed Diallo est un ancien milicien du PDG,collabos des geoliers et copain à JMDoré
Mohamed Diallo, mercredi 14 juillet 2010
Mes sources sont fiables. Je ne saurais vous les communiquer. Elles pourraient m`être utiles la prochaine fois. N`y a-t-il pas un 2ème tour en perspective?
Barou, mercredi 14 juillet 2010
Mohamed Diallo, quelles sont vos sources?? Et pour quel but la CENI aurait elle truqué les resultas en mettant cellou en tête avec le double de son score que vous avez mis?
Tidiane Wann, mercredi 14 juillet 2010
Je prie le peuple de Guinée de regarder la vidéo d’Alpha Conde dans Aminata.com. Cette vidéo permettra non seulement de connaitre le monsieur à travers les gestes de ses bras lorsqu’il parle. Rappelez-vous des gestes du sanguinaire Dadis Camara. Les bras en l’air en parlant ceci est facile à comprendre < Body langage>. A travers cette vidéo sans aucune complaisance, le plus analphabète des guinéens comprendra que Alpha n’a non seulement aucune expérience de parler A un petit groupe de personne a plus forte raison un peuple, mais aussi il est un dictateur A l’image de Sékou. Rappeler vous des discours du président Obama et regardez la vidéo d’Alpha ou Sékou Toure ou Dadis. Si Alpha devient président, les guinéens le regretteront amèrement car pour moi ce monsieur n’a même pas l’expérience de gérer une société a responsabilité limitée. Je ne le savais pas et ne le croyais pas avant, mais depuis que j ai regardee cette video , je prie Allah de sauver la Guinee. Pire, ce monsieur compare son parti A L’ ANC ? drole ! Un Alpha Conde qui se compare a Nelson Mandela ? S’il vous plait regardez le vidéo et faites votre propre analyse. Sans partie pris , please take a look this video.
Issiaga. Dansoko, mercredi 14 juillet 2010
@Mohamed Diallo est un pseudo il s’agit d’un ancien milichien de Sékou Touré. Il invente ses chiffres dans sa chambre de bonne du 95. C’est un ex du groupe extrémiste de Conté le Cosalac !
Mohamed DIALLO, mercredi 14 juillet 2010
VOICI LES VRAIS RESULTATS DES URNES : Ce sont ces résultats, restés jusqu’ici secrets, qui auraient dus être publiés par la CENI, qui auraient dus être communiqués au peuple de Guinée. Ils resteront peut-être classés dans les archives, pour nos mauvais souvenirs. Car on a voulu faire gagner certains en prenant des voix aux candidats moins bagarreurs, suffisamment de voix au point de leur ôter tout moyen de protester et de porter des réserves auprès de la justice. En même temps aussi, pour éviter de rembourser les 400 millions de caution à ceux qui n’ont peut-être plus de chance de figurer au second tour, le pactole a été partagé entre les auteurs de la mascarade. Cela vous surprend ? Moi non, puisqu’on a toujours procédé comme ça en Guinée, avec la fraude, favorable à ceux qu’on veut voir au pouvoir. On n’avait pourtant pas intérêt à falsifier les résultats du vote pour une fois qu’on nous a demandé de nous exprimer librement. Mais avec ça nous avons perdu notre liberté, encore fois, avec les fraudeurs qui ont amélioré la méthode de détournement et de vol 1- Pr. Alpha Condé (RPG) : 21,67 % 2- Cellou Dalein Diallo (UFDG) 20,02 % 3- Sidya Touré (UFR) : 19,60 % 4- Ousmane Bah (UPR) : 17, 57% 5- Lansana Kouyaté (PEDN) : 7,35 % 6- Mamadou Baadiko Bah (UFD) : 5, 15% 7- El hadj Papa Koly Kourouma (RDR) 4, 83 % 8- Ibrahim Abé Sylla (NGR) 2, 37 % 9- François Loncény Fall (FUDEC) : 2, 08% 10- Jean Marc Telliano (RDIG) 1,02 % 11- Dr. Ousmane Kaba (PLUS) 1, 54% 12- Mme Saran Daraba Kaba (CDP) : 0,69% 14 El Hadj Aboubacar Somparé (PUP) : 0, 46 % 15- Boubacar Barry (PNR) : 0,33 % 16- Ibrahima Kassory Fofana (GPT) : 0,74 % 17- El hadj Mamadou Sylla (UDG) : 0, 39% 18- Mamadou Diawara (PTS) 0, 13% 19 Boubacar Bah (ADPG) 0, 31% 20- Dr. Bemba Traoré (PDU) : 0, 64% 21- Joseph Bangoura (PUDIC) : 0, 24% 22- Abraham Bouré (RGUD) : 0, 50% 23- El hadj Bouna Kéita (RGP) : 0, 45% 24 Fodé Mohamed Soumah (GeCi) : 0, 12% Mohamed Diallo depuis Conakry G`bessia
TANIKO, mercredi 14 juillet 2010
CE qui est renversant c`est de voir Alpha recourir à ses anciens geoliers et spécialistes de fraudes comme agents de son directoire de campagne.IL est anti-conté,mais n`a que du conté et du sekou touré en déchets toxiques autour de lui.Il faut conclure à une chose:La Guinée,cherche leader.Nous sommes mal barré et loin de sortir de l`auberge car quelque soit l`issue du second tour,ce sera du platre pas de l`amputation du bras pourris.Ce sera du sekou et conté sans eux avec pour une fois des gens qui se disent technocrates ou professeurs.Porototo.
kalil, mercredi 14 juillet 2010
merci doyen quand vous aviez demande de debarquer BEN SEKOU SYLLA ,certains avaient dit cst parcequ=il n est de votre,alors l histoire vous a rendu raison .

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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