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Dans le cadre d’une visite au Mali, Ibrahima Abé Sylla et son vice-président, Mohamed Joe Sidibé dit "Joe Biden", ont animé une conférence pour expliquer leur programme politique.
Candidat de Nouvelle Génération pour la République (NGR) aux élections présidentielles du mois de juin prochain, Ibrahim Abé Sylla est âgé de 58 ans et titulaire d’une maîtrise en électricité / électronique, d’un master en electrical engineering sans oublier son certificat en diplomatie, finances et administration publique. Depuis une dizaine années, Abé Sylla est le PDG de AIS Engineering, une entreprise de télécommunications et de nouvelles technologies. Cette brève présentation a été faite par Mohamed Joe Sidibé, vice-président et secrétaire général du NGR.
Hisser la Guinée au rang des pays développés
Apparemment sage et prudent, Abé Sylla a expliqué la vision de son parti pour la Guinée. Il parle de la bonne gouvernance afin de hisser la Guinée au rang des pays développés de l’Afrique. Autrement dit, il s’agit de procéder à une réforme novatrice du mode de gestion et de développement de la Guinée. La restructuration de la justice est l’une des visions de la NGR pour renforcer le système judiciaire de son pays. La restructuration de l’armée demeure l’une des réformes pour développer la Guinée dans la paix. 80 % de l’insécurité seraient imputées à l’armée, a indiqué Abé Sylla. « Certains bandits s’habillent en tenues militaires pour braquer les citoyens lambdas » déplore t-il. La jeunesse, le fer de lance de tout un parti, est l’une des visions pour promouvoir les jeunes cadres du NGR. Santé, habitat, infrastructures, routières, et télécommunications sont aussi les visions de la NGR.
Ressources naturelles
Pour atteindre tous ces objectifs, il faut avoir la politique de ses moyens. Il s’agit des forces motrices du pays que sont l’énergie, les mines, et le tourisme. En sa qualité d’électricien, il dira que la Guinée à elle seule peut produire 6000 KW, alors qu'elle ne consomme que 600KW seulement. « Il suffit de bien gérer l’énergie pour la transformation des matières premières » dit t-il.
C’est pour cela qu’il nourrit l’espoir, dès qu’il sera président, de vendre les 20% de la production en électricité aux pays voisins à travers le réseau d’interconnexion. Toute chose qui permettra de réaliser les objectifs qu’il s’est fixés et qui est aussi un facteur d’intégration. Les mines et le tourisme sont des atouts incontestables en Guinée pour un décollage économique.
Le NGR, un parti national et non régional
Comparativement à la plupart des partis politiques en Guinée, le NGR est loin d’être un parti régional. La preuve, le parti créé il y a un an et deux mois, est implanté dans les 33 préfectures de la Guinée avec 16900 membres de bureaux sans compter les militants. « Nous pouvons dire que notre parti a une couverture nationale »
« La participation de l’ensemble des acteurs dans leur diversité, conformément aux règles de la démocratie, est la stratégie de la NGR. La participation est à l’évidence, au cœur de la problématique du développement durable. Elle constituera le principe constant d’action de la NGR. Comme celui-ci ne peut pas se décréter, il doit résulter d’une mobilisation de tous permettant à chacun d’agir », dira Sylla
Les confrères se sont préoccupés des rapports entre Dadis, Sékou Konaté et Abé Sylla, sa relation avec la France et autres. En réponse, il affirme ne pas avoir de contacts avec Dadis et Sékouba Konaté, indiquant à cet effet que la Guinée a besoin de la réconciliation. C’est ainsi qu’il promet d’organiser une conférence nationale pour unir tout le peuple Guinéen. Il a conclu en évoquant l’avenir de la Guinée, à construire dès aujourd’hui, et la solidarité entre les générations, les peuples et les nations.
29/04/2010
Modibo Fofana journaldumali.com
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