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Le scrutin du 27 juin dernier n’a pas fini de livrer ses secrets. C’est ainsi que les présumés fraudeurs arrêtés ont été entendus au Tribunal de 1ère instance de Mafanco, le lundi 12 juillet dernier aux environs de 14 heures.
Les interpellés présentés au Tribunal de 1ère instance de Mafanco étaient accusés de fraude lors du scrutin présidentiel du 27 juin dernier. Au nombre de sept dont Oury Baïlo Diallo, Oumar Coumbassa, Barry Baba Alpha, Mamadou Aliou Diallo, Mamadou Diallo, Oumar Baïlo Diallo, président du conseil de quartier de Kissosso et Oumar Coumbassa, président du bureau de vote N. 376 à Enta, dans la commune de Matoto, ont été présentés à la barre. Des enveloppes scellées auraient été jetées sur Oury Baïlo Diallo qui a fait appel à un de ses supérieurs hiérarchiques qui n’était en aucun cas impliqué dans l’organisation du scrutin. Quant à Oumar Coumbassa, il aurait suivi une formation en catimini et emprunté un autre nom, Ismaël Sakho pour la circonstance. Après le vote du dimanche 27 juin, il aurait déposé les urnes seulement le mardi plus de 24 heures après le scrutin. Selon l’article 83 du code électoral cité par le ministère public, chaque bureau de vote rend sans délai (dès après le remplissage des procès verbaux) les résultats à la CENI. Le ministère public dans son réquisitoire, a déclaré les accusés coupables et passibles d’une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis, avec une amende de 1.500.000Gnf.
Les avocats de la défense dans leur plaidoirie, ont dit que leurs clients n’avaient ni la volonté de frauder, ni celle de nuire. Selon eux, Oumar Coumbassa et Oury Baïlo Diallo ont fait ce que l’administration leur a demandé sans les mettre dans les conditions requises. Selon la défense, Oumar Coumbassa président du bureau de vote 376 devait recevoir 27 copies de la CENI pour les procès-verbaux. 8 copies seulement ont été mises à sa disposition. La commission électorale nationale indépendante doit en assumer les conséquences a-t-elle évoqué, car les deux présumés ont travaillé dans le bénévolat.
La défense affirme et soutient qu’aucune preuve ne corrobore la réquisition du ministère public contre les présumés. Ce qui crée un doute même si le procureur ne l’a pas prononcé. En conséquence, la défense demande la relaxe pure et simple d’Oury Baïlo Diallo et d’Oumar Coumbassa.
En réplique, le ministère public a martelé que les avocats de la défense avaient la liberté de se décharger sur la CENI et de conclure que ces deux accusés devraient servir d’exemple pour dissuader d’autres fraudeurs lors du 2e tour de la présidentielle.
Le président de la Cour, Monsieur Condé, a adressé la parole aux deux accusés qui ont demandé pardon à la nation guinéenne.
Après délibération, le président de la Cour, a déclaré les accusés coupables des faits qui leur sont reprochés. D’où une sentence de trois mois de prison avec sursis et une amende de 1.500.000FG leur fut infligée.
Parmi les cinq autres interpellés, un a été relaxé purement et simplement et les 4 autres ont été reconnus coupables de fraude. Une amende de 1.500.000FG et une peine de 6 mois de prison avec sursis leur ont été aussi infligées.
Kadiatou Barry et Mamady 2 Condé L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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