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 | Kapet de Bana et James Soumah |
La Ligue guinéenne des droits de l’homme et du citoyen, Fédération de France et le Conseil mondial de la diaspora panafricaine s’interrogent et interpellent.
Le prof. Kapet de Bana, camerounais d’origine ayant passé dix ans de sa vie dans le sinistre camp Boiro, après avoir servi au tout début de la naissance de la jeune république de Guinée dont il occupa d’éminentes fonctions dans la haute administration, assura la formation des premiers cadres de notre pays. Beaucoup de ses étudiants sont encore aujourd’hui en fonction dans le pays et nombreux sont ceux qui pensent qu’il n’est plus de ce monde !
A l’initiative du doyen James Soumah, militant syndicaliste et politique, Président de la Ligue guinéenne des droits de l’homme et du citoyen, Fédération de France, les deux doyens, compagnons et amis de longue date dans le domaine de la défense des droits de l’homme et des combats politiques, ont tenu ensemble une rencontre au Sénat français situé au Palais du Luxembourg dans le VIe arrondissement de Paris. Ont été conviés à déjeuner des amis français, des députés et des sénateurs pour leur exposer la situation en Guinée, ce 18 octobre 2010
Au regard des évènements qui se déroulent en Guinée actuellement et de la situation tendue depuis quelques jours, ils s’interrogent et interpellent le gouvernement guinéen et les responsables de la transition, dix mois après leur installation au pouvoir dans le cadre de la transition qui était censée durer que six mois.
Le processus de cette transition et les réalités du terrain nous font douter de la volonté des responsables guinéens, avec à leur tête le Général Sékouba Konaté, de leur sincérité, du respect des engagements et des objectifs qui leur avaient été fixés par les accords de Ouagadougou de Janvier 2010 par les forces vives et la communauté internationale. Le processus de la transition doit se poursuivre et aller à son terme et le peuple de Guinée ne doit en aucune manière être pris en otage par ceux qui ne veulent pas d’un changement salutaire et bénéfique pour la nation toute entière.
Après avoir bien commencé et donné espoir au peuple de Guinée, aujourd’hui cette transition se trouve plombée et sabotée par ceux-là mêmes qui sont censés la conduire. Les intérêts individuels et financiers semblent primer sur la volonté et l’expression du peuple souverain de Guinée pour un changement. Enfin, ils dénoncent avec vigueur ces actes et mettent en garde les autorités de la transition contre les brutalités et les exactions commises sur les femmes et les jeunes de Guinée ce 18 et 19 octobre 2010.
Thierno Rampnoux Diallo, Paris
www.guineeactu.com
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