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 | Palais du peuple, Conakry |
C’est dans la salle des actes du palais du peuple, ce 9 janvier, que les chefs des institutions républicaines, les différents secrétaires de l’inter centrale CNTG-USTG élargie à l’ONSLG et à l’UDTG, le Conseil chrétien de Guinée, le Patronat, la Société civile se sont réunis à huis clos, pour négocier la levée du mot d’ordre de grève qui sera effectivement obtenue, à la satisfaction de tous. Dr Ibrahima Fofana, à l’occasion, et en désespoir de cause, se dira satisfait de la suspension de la grève qui est liée à l’application des accords. Hadja Rabiatou Serah Diallo, secrétaire de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) se dira également satisfaite de cette sortie heureuse de crise. Elle soutiendra, en substance : « On va mettre une structure en place, qui avait manqué dans les accords du 27 janvier 2007, pour l’évaluation et le suivi de ces accords. Cette structure regroupera toutes les sensibilités : les syndicats, les partis politiques, la société civile, le gouvernement, les institutions républicaines. Il y aura aussi une 2ème structure, la structure de veille qui sera sans coloration politique. Elle sera là pour dire la vérité à qui de droit. ». Elhadj Youssouf Diallo représentant le Patronat guinéen, promettra de jouer le rôle qui est le sien et se dira satisfait de cette suspension de grève. M Doura Chérif, conseiller à la présidence chargé de la relation entre les Institutions républicaines, précisera : « La négociation est satisfaisante dans la mesure où on a réussi à lever le mot d’ordre de grève. Ce sont les institutions républicaines qui ont réussi à résoudre ce problème. » Répondant à une question d’un confrère concernant les concessions faites aux syndicats, il dira : « Il y a un comité de suivi qui a été mis en place. Il va continuer à travailler parce qu’on ne peut pas lever le mot d’ordre de grève aujourd’hui et résoudre tous les problèmes subséquents. Il va continuer à fonctionner dans l’intérêt de la paix civile. » Avant la déclaration qui devait clore la cérémonie, il faut préciser que la presse a été, dans son ensemble, mise à l’écart. Et au moment de sa lecture, l’admission des journalistes dans la salle a été sélective. Le confrère de la Radio Familia, Kaba Fodé, se fera expulser, après s’y être introduit. Certains participants affirmeront que ce confrère avait outrepassé les limites, pour avoir voulu passer les débats des négociations en direct sur les antennes de sa station. Le correspondant permanent de la BBC, Amadou Diallo et Abdrahamane Diallo de la West African Democrasy Radio (WADR) rejoindront dans la salle, après y avoir été invités, les confrères de la Radio diffusion télévision Guinéenne et le correspondant de RFI et de l’Agence France Presse en Guinée (AFP). Les reporters des Radios FM Liberté, FAC, du site ‘’Le Jour’’, d’autres et moi-même avons été renvoyés par les forces de sécurité du couloir de la salle des actes où se tenaient les négociations. Ce qui n’a égratigné aucun des négociateurs qui ont pourtant entendu les échanges de propos et de disputes entre journalistes et les forces de l’ordre. Pourtant, avant le début des négociations, le président de l’Assemblée Nationale, Aboubacar Somparé avait déclaré aux journalistes qui avaient pris d’assaut la salle : « S’il vous plaît sortez ! Quand on aura fini on va vous appeler. » Il était à ce moment 19h. Mamadou Siré Diallo Source : Journal L’Indépendant, Conakry, partenaire de guineeactu.com
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