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Pour un second tour apaisé de l’élection Présidentielle, pour le 19 septembre prochain, le CNC en collaboration avec la fondation Friedrich Ebert, ont organisé ce Mardi 31 août au Novotel un séminaire de formation à l’intention des médias guinéens. Lors de cet atelier, le ministre de la Communication, M. Aboubacar Sylla qui a présidé l’événement, a insisté sur le rôle capital dévolu aux médias lors de cette dernière manche du scrutin.
Ont pris part à ce séminaire, le ministre de communication Aboubacar Sylla, Le Président du CNC Jean Raymond Soumah, le Président de l’AGEPI Hassane Kaba, le représentant de la fondation Friedrich Ebert, le secrétaire Général de l’URTELGUI- HAJJAR Souhel entre autres. Ainsi, soulignant le rôle primordial que les médias peuvent jouer en pareille circonstance politique, Jean Raymond Soumah dira dans son discours de bienvenue que « la responsabilité sociale des journalistes, est si importante, ils ne doivent en aucun cas monnayer leur métier. Et d’ajouter « le journaliste doit faire preuve de responsabilité en respectant la déontologie, en travaillant avec ses moyens de bords, pour que la démocratie ajoute un pas dans notre pays ». Cette élection en dépit de toutes les inquiétudes qu’elle suscite de nos jours, ne doit évidement pas être seulement, la préoccupation des composantes politiques et administratives.
Les médias dans le respect de l’éthique et de la déontologie dans leur mission de collecte de traitement et de diffusion de l’information, ont certainement un rôle non négligeable à jouer. C’est pourquoi, au cours de cette formation était axée aux « bonnes pratiques pour une élection apaisée ». Ce thème a fait l’objet de profondes réflexions en atelier. La restitution de ces réflexions en plénière constitue un plus dans la conduite des médias en cette phase sensible de la transition.
Ainsi selon les réponses des uns et des autres, pour une élection apaisée il faut : Maîtriser le code électoral, respecter strictement l’éthique et la déontologie, faire preuve de responsabilité, passer des messages de sensibilisation, observer la neutralité et l’équilibre de l’information. Egalement, il faut mettre le journaliste à l’abri des dérapages à travers un gros financement, favoriser et encourager la synergie entre les médias, faciliter l’accès de l’information aux journalistes et faire une franche collaboration aux journalistes et faire une franche collaboration entre le MATAP et la CENI. Convaincu qu’avec l’application de ces principes ci-dessus, la campagne et les élections seront apaisées, le représentant de la fondation Friedrich Ebert dira que, « la violence et ses ingrédients existent partout dans le monde, et il est très facile de déclencher la violence ».Pour éviter la violence selon lui, il faut, en dehors des idées des candidats, que la presse fasse preuve de responsabilités, et que les perdants apprennent à féliciter sans rancœur celui qui gagé. Ainsi avant de clore ce séminaire, le ministre de la communication Boubacar Sylla a rappelé que « l’objectif du journaliste c’est de réunir, et surtout se mettre au dessus des clivages ethniques et régionalistes pour donner véritablement les bonnes informations ».
Saidou Hady L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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