« Je suis contraint d’organiser l’élection en Décembre 2009 », a avoué le capitaine Moussa Dadis CAMARA lors d’une conférence de presse tenue à Conakry, il y a quelques jours. Dans la même conférence, il dit avoir été « pris en otage » par les forces vives du pays. Le capitaine est touchant de sincérité. Il est incontestable qu’il est pris en otage. Mais en désignant les forces vives comme coupables, il se trompe de « preneurs » d’otage. Il devrait plutôt regarder du côté des flagorneurs locaux et parisiens qui, acharnés à sa perte, lui font croire que le 23 Décembre 2008, la Guinée est passée des ténèbres à la lumière. Lui Dadis en serait le magicien.
Ainsi donc, le « président » autoproclamé est contraint d’organiser une élection qu’au fond de lui-même, il récuse. Ses « éclaireurs » avaient déjà testé la vigilance de nos compatriotes. L’un d’eux, de retour de Conakry, n’écrivait-il pas récemment qu’il est trop tôt pour appeler nos compatriotes à une élection. Un autre éditorialiste, sans doute de bonne foi, poussait l’aveuglement au point d’écrire un éditorial intitulé : « une classe politique qui fait peur ». Si à cela on ajoute les gesticulations parisiennes de « leader d’opinion » agité et de conseiller de communication présidentiel en goguette à Paris, on est tenté de croire qu’il y a une opération concertée et préparée de longue date.
Est-ce une manière discrète d’inviter Dadis et ses Claude PIVI à s’en prendre à cette classe politique subitement qualifiée de celle qui « fait peur », ou une invite à conserver un pouvoir que le pays refuse obstinément à une armée qui s’est plus illustrée dans les expéditions sanguinaires contre ses propres populations pacifiques désarmées, que dans la préservation des institutions républicaines non falsifiées ?
Les ambiguïtés calculées ne restent jamais longtemps cachées derrières de fausses maladresses. Les vraies impostures finissent toujours par émerger au grand jour. Chacun commence à se révéler pour ce qu’il est en réalité. Le chef de la junte est certes sympathique, peut être sincère. Mais, il lui reste à prouver qu’il est REPUBLICAIN. Et sa propension à écouter les flagorneurs nécessiteux d’ici et d’ailleurs, laisse penser qu’il n’en prend pas le chemin. Les « éditorialistes » et autres conseillers en communication ou « leader d’opinion » auto désigné gagneraient à honnête avec lui. Une élection, même précipitée, est toujours préférable au pouvoir d’un groupe autoproclamé, qui ressemble de plus en plus à un mélange inédit de Charles TAYLOR, BOKASSA et Idi Amine DADA.
Le 23 Décembre 2008, le capitaine Dadis, à la télévision, se présentait alors comme un simple porte-parole d’une équipe, ensuite membre d’une junte et finalement, « président » autoproclamé. Dans la foulée, Claude PIVI le tueur bien connu de nos compatriotes est proclamé ministre chargé de la « sécurité présidentielle ».
Depuis, que constate-t-on ?
Des revirements aussi brusques qu’inexpliqués, en apparence
Les adhérences et adhésions familiales, régionales ou ethniques ne sont pas condamnables en soi. Les allégeances d’intérêts, par exemple la promesse d’un poste ici et là, ne sont en rien déshonorantes. En un certain sens, elles seraient même légitimes. Toutefois, la légitimité de l’ambition personnelle ne saurait se parer de formules incantatoires à connotation « démocratiste » pour assouvir parfois des besoins alimentaires tout à fait ordinaires et d’ailleurs recevables. Mais alors, il faut admettre qu’on n’est plus dans une lutte politique de type républicain, mais plutôt dans une banale posture que dans la vie courante, on nomme parfois ABUS de confiance.
Par ces temps tumultueux, la confiance est une denrée rare. Le C.N.D.D. n’est pas digne de confiance, même si certains militaires et officiers sont d’authentiques REPUBLICAINS, attachés à l’idée de contribuer à bâtir un véritable Etat de Droit républicain, mais à la place qui est la leur c’est-à-dire dans les casernes. Pourtant, au commencement, il n’y avait aucune hostilité à leur égard. J’étais de ceux qui leur accordaient un préjugé favorable. Il m’est même arrivé de défendre M. Moussa Dadis CAMARA et le C.N.D.D. J’avais ajouté que, s’il m’apparaissait qu’ils voulaient se servi r du pays, alors, modestement, à ma petite place, je le ferai savoir. Nous y sommes. Je m’abstiendrais de mettre en ligne les innombrables interpellations courtoises mais vigoureuses que j’ai reçues de nos compatriotes des cinq continents.
Pour paraître « populaire », le chef de la junte prétend s’atteler à la lutte contre les barons de la drogue dans notre pays. Initiative louable qui fut applaudie en son temps. J’étais encore de ceux qui applaudissaient. Car selon moi, l’incrustation des narcotrafiquants dans l’administration et les forces de sécurité transformerait inexorablement notre pays en une sorte de cloaque nauséabonde de l’Afrique noire, c’est-à-dire, la déchéance définitive, totale, absolue, sans espoir de se relever un jour. Et pour tromper la vigilance de nos compatriotes, Ousmane Conté, le fils mal aimé ou non aimé de son père décédé, est arrêté et embastillé. Nouvel applaudissement, aussitôt ponctué de doute et d’interrogation pour ce qui me concerne.
A-t-on remarqué le glissement silencieux de la lutte contre les narcotrafiquants à la traque sanglante des « prostituées ». La prostitution n’est pas un crime. Chaque personne a le droit de faire de son corps ce qu’il veut. Ces pauvres femmes ne dérangent personne. Elles ne commettent aucun crime. La persécution menée contre elles par le « ministre » Tiébgoro CAMARA vise à cacher l’abandon de la lutte contre les vrais criminels. Mais il y a plus grave. Au motif de récupérer les biens qui appartiendraient à l’Etat, on démoli les habitations de pauvres citoyens à KINDIA, à Labé, Kankan…Or, ceux qui ont capté les biens nationaux sont parfaitement identifiés. Pourquoi préserver le clan de Lansana Conté, des KEIRA, Aboubacar SOMPARE et détruire les biens de petits commerçants ? M. Moussa Dadis est effectivement pris en « otage » par une bonne fraction du C.N.D.D.
M. Ousmane Conté n’est évidemment pas une Oie blanche immaculée. Bien au contraire. Il a été un des pivots du transport et du stockage de la cocaïne du temps de la splendeur de son père. Cela est d’autant plus vrai qu’il l’a lui-même reconnu, tout en précisant qu’il n’était pas le parrain du trafic. Ce qui laisse penser que le parrain, obligatoirement militaire, est peut être parmi les hiérarques du C.N. D.D. Hypothèse très vraisemblable.
M. Claude PIVI dit Coplan était le bras droit d’Ousmane Conté. Ironie du sort : Ousmane Conté est en prison, PIVI est nommé ministre, peut être le plus important du gouvernement de M. Moussa Dadis CAMARA, en tout cas le plus décisif. D’où quelques questions au capitaine Dadis et à son clan qui paraît désormais s’être constitué pour garder le pouvoir, y compris peut être par la violence. :
Comment est ce possible d’accuser à juste titre M. Ousmane Conté de narcotrafiquant et dans le même temps, promouvoir son complice et bras droit M. Claude PIVI Coplan, capitaine et ministre ?
Ne pensez-vous pas que votre ministre de la « sécurité présidentielle » doit être immédiatement arrêté et emprisonné au même titre que son complice ?
M. Claude PIVI est un habitué des tueries contre de paisibles populations. La police guinéenne en a fait l’amère expérience. Il se vantait d’avoir fait un séjour dans un camp de criminels en Egypte. Pensez-vous que vous rehaussez la respectabilité de notre pays en promouvant un tueur ?
Qu’on ne parle pas de fixation sur M. Claude PIVI. Il est emblématique des « maladresses » calculées de ce C.N.D.D. et de son chef. A mes yeux, l’argument consistant à dire qu’il ne faisait qu’exécuter des ordres, peut à la rigueur atténuer quelque peu son rôle dans l’exécution de certaines tueries, mais il ne saurait le dispenser de sa responsabilité en ce qui concerne les tueries de Février 2007, ou de l’assassinat massif de policiers. En outre, on a toujours une marge de liberté pour soi que le chef le plus tyrannique ne peut contrôler, ni vous enlever. Même dans les camps de torture du P.D.G., les tortionnaires étaient choisis parmi les militaires qui avaient une disposition volontaire à cette besogne. On peut toujours résister à des ordres contraires à sa conscience, si on en a. Sans faire de l’héroïsme imbécile, on peut mal exécuter l’ordre avec lequel on n’est pas d’accord, on peut le dénaturer, l’atténuer, le faire à contretemps ou même faire semblant de ne pas l’avoir compris, pourvu que cela se fasse au profit des victimes désarmées et innocentes.
Hélas ! Ni M. PIVI, ni aucun autre militaire de notre armée n’a jamais agit dans ce sens. Dadis, comme les autres. Ils ne sont vaillants que contre leurs propres compatriotes les plus démunis, les plus faibles, c’est-à-dire contre l’immense majorité du pays.
En réalité, tout se passe comme si le capitaine Dadis CAMARA et le tueur Claude PIVI Coplan se sentaient désormais liés par une sorte de pacte implicite dont les autres paraissent être exclus. La fabrication répétée de « complots » aboutissant invariablement à l’arrestation et à la déportation d’officiers restés fidèles à leur engagement REPUBLICAIN est une première illustration de ce pacte implicite. Plusieurs vagues de milices privées claniques, récemment recrutées par le tandem Dadis-PIVI sont d’une étrange homogénéité. La criminalité militarisée à Conakry et à l’intérieur du pays est devenue si quotidienne qu’on peut se demander, si l’une des missions de ces milices étrangement homogènes n’est pas d’entretenir un climat de désordre. Elle s’apparente à une opération de terreur visant à insécuriser le pays. De cette opération préméditée, on tirera argument pour dire qu’il est impossible d’organiser une élection présidentielle, et que, la priorité, c’est la sécurité. Logiquement, le C.N.D.D. confisquerait le pouvoir aussi longtemps qu’il le voudra, puisqu’il y aurait une « insécurité généralisée ». En quelque sorte, un état d’exception permanent.
Et c’est là où il faut s’interroger sérieusement sur la multiplication récente des plaidoyers pour la perpétuation déguisée du C.N.D.D. et contre ce qu’ils appellent une « élection précipitée. ». Ils ne sont peut être pas de mauvaise foi. Mais on peut de bonne foi, provoquer des catastrophes aux conséquences incalculables.
Leur argument repose sur deux socles, à mon avis fragiles :
1° L’armée et le C.N.D.D. feraient un « nettoyage »
2° Les forces vives (partis politiques, syndicat, autres organisations…) ne seraient ni représentatifs, ni préparés. A l’intérieur des forces vives, les partis politiques sont particulièrement malmenés.
Nettoyage par l’armée.
L’expression est guerrière et donc inadaptée. Mais on peut supposer que dans l’esprit de ceux qui soutiennent cette idée, il s’agit de traquer les notabilités locales du narcotrafic, récupérer une partie de détournements des fonds publics, purger l’armée de tous les éléments incertains au regard de ce que doit être un militaire d’une armée vraiment républicaine…Sauf que, tout cela n’est en rien du domaine de l’armée. Et il ne peut l’être qu’à la demande de ceux que le pays aura librement choisis pour le représenter et le conduire pour une certaine durée. Personne n’est en mesure de nous dire aujourd’hui, où sont passés les milliards de francs guinéens déjà récupérés. Ils pourraient suffire à organiser une élection, sans rien demander à aucun pays ou institution. Ceux qui ont abîmé l’armée ne peuvent la nettoyer. Chacun sait que dans un pays comme le notre, aucun narcotrafiquant ne peut s’y implanter, s’il ne bénéficie pas de la protection et de la complicité de l’armée aux plus hauts niveaux. Les protégés militaires directs de Lansana Conté, Dadis et PIVI en étaient, le savent. Le « nettoyage » de l’armée est une vaste et triste blague. Le C.N.D.D. ne peut, ni ne veut faire de nettoyage. Ils n’en n’ont d’ailleurs pas la compétence.
Dire ou laisser croire que le C.N.D.D. et l’armée seraient investis d’une certaine « légitimité » est surprenant, presque grotesque. La notion de légitimité renvoie à l’idée de ce qui est ressenti librement par le plus grand nombre comme juste, équitable, normal, socialement utile et moralement acceptable. Ce qui est légitime peut par la suite, être normé, c’est-à-dire inscrit dans une forme telle que tout le monde puisse s’y conformer. Ce que les juristes appellent la Règle de Droit. Ici, on en est très loin. De ce point de vue, le C.N.D.D. n’est pas légitime, ni légal, ni même moralement acceptable. Le C.N.D.D., tel qu’il fonctionne aujourd’hui, est plutôt un handicap pour le pays. Son secrétaire permanent, M. Moussa KEITA est un militant notoire donc partisan. Ce qui n’est évidemment pas condamnable. Cela prouve simplement le caractère non représentatif du C.N.D.D. et son illégitimité. Il n’est pas superflu de signaler que M. Moussa KEITA est en quelque sorte l’héritier idéologique des Mamadi KEITA, Seydou KEITA, tous bien connus pour avoir abondamment alimenté le sinistre camp BOIRO. Il y a donc suspicion légitime en désir de revanche.
L’armée guinéenne, même si elle comporte quelques éléments authentiquement REPUBLICAINS, n’a jamais fait la preuve de son utilité sociale. Pour ma part, je suis de plus en plus enclin à penser qu’elle est un obstacle majeur à tout progrès de notre pays. Son existence même est aberration économique. Et socialement dangereux pour la paix civile. Mais tout cela fera l’objet d’un prochain développement.
Les partis politiques seraient non représentatifs, régionalistes, ethnistes et peu présents sur le « terrain ». Et par charité, on suggère dans le meilleur des cas, qu’ils ont juste le même niveau de légitimité que la junte et le C.N.D.D. Le tout emballé dans un usage confus et immodéré de la « démocratie ». La démocratie n’est pas une identité, ni un stock auquel ont arriverait au bout d’un chemin. C’est un flux, comme diraient les économistes. C’est-à-dire un processus avec des étapes indéterminées en nombre et en longueur. Elle se décline au quotidien. Il n’est jamais trop tôt pour la commencer. Le mode de désignation par élection libre, transparente, honnête et pluraliste de ceux par lesquels on veut être représenté est une étape fondamentale sans laquelle, il n’y a pas de démocratie, ni parfois de République. Une élection même précipitée, est toujours préférable à un pouvoir capté par les armes. Car, l’élection permet de défaire pacifiquement un pouvoir dont on n’est pas satisfait. Tandis qu’une non élection entraîne nécessairement une épreuve de force. Aucun Guinéen n’est naïf au point de croire qu’il suffit d’une élection pour que la démocratie pleuve sur le pays. Mais sans élection, même bâclée, c’est la certitude absolue de la tyrannie. Jouons à faire « intellectuel », mais évitons de nous moquer de nos compatriotes.
Nos compatriotes, notamment ceux qui veulent être au-dessus de la « mêlée » manient souvent imprudemment des concepts qu’ils ne maîtrisent que très approximativement. Comment peut-on dire d’une junte, donc un clan qui a pris un pouvoir par la force, qu’elle est investie d’une légitimité ? Les acclamations de curiosité ou de soulagement d’avoir échappé à des clans comme ceux du Pdgiste sanguinaire M. Aboubacar SOMPARE… n’indiquent en rien qu’il y a légitimation d’un pouvoir. Elles expriment l’enthousiasme du moment. J’ai souvent plaidé pour la récusation des dispositions de la Loi Fondamentale, parce qu’elles avaient été falsifiées. J’ai même souhaité que des militaires REPUBLICAINS chassent M. Lansana Conté, pour qu’une courte transition civile soit possible. Même dans ce cas là, ils ne sont pas légitimes au pouvoir. Manions les concepts qu’on maîtrise
Seuls les partis politiques sont légitimes dans la conquête du pouvoir. En tout état de cause, ils sont toujours plus légitimes qu’une junte. Les qualificatifs dévalorisants appliqués aux partis politiques de chez nous ne sont pas justifiés.
Si j’entreprends de créer une organisation, j’en parle d’abord à mes proches (amis et parents) que je crois susceptibles de me suivre dans ma démarche. Ils sont souvent de la même région ou de la même ethnie que moi. Ou alors nous partageons les mêmes expériences (être allé à la même école, avoir joué dans le même club…, avoir fréquenté les mêmes universités…). Il n’y a rien de répréhensible en cela. C’est un processus normal dans le mode de fonctionnement des êtres humains. Pour le cas qui nous concerne, c’est-à-dire les partis politiques, c’est leur refus de s’ouvrir qui doit être stigmatisé, après avoir démontré qu’ils ne veulent pas le faire. Or, personne ne fait cette démarche. On leur tombe dessus à bras raccourcis. Les partis guinéens, même ceux qu’on appelle alimentaires (il y en a), ont du mérite. J’ai vu les militaires mobiliser à Labé des chars contre des responsables politiques qui s’opposaient à la falsification de la Lo Fondamentale.
Prétendre que les partis politiques sont tous tribalistes, est inexact et stupide. On insinue par là que les leaders politiques à l’intérieur du pays sont si « idiots » qu’ils préféreraient un repli identitaire sur leur « ethnie » au demeurant fictive, à l’extension de leur audience politique. Autrement dit, la prégnance de leur « ethnie » sur eux est si puissante qu’ils renonceraient à être élus. Chacun perçoit bien l’absurdité de telles affirmations. Au fond, à utiliser cet argument mensonger contre les partis politiques guinéens, on participe à relayer l’idée qu’en Afrique et donc en Guinée, il n’y a pas de peuple conscient de son appartenance commune. Il n’y aurait qu’un conglomérat de peuplades dépourvues de toute capacité.de se projeter dans un avenir collectif. Bien évidemment, les partis politiques de chez nous sont critiquables. A commencer par leur nombre vrai. Il y a en Guinée quatre vrais partis politiques. Les autre sont des sigles déposés comme une sorte de rente qu’on sort quand on estime que le moment est venu d’en tirer profit. Exemple : Abou Gnarimakha (en Soussou ça veut dire flagorneur ou démagogue) s’est tout de suite précipité pour suggérer à Dadis de prendre son parti qui n’existe pas autrement que sous forme de sigle.
A la jeunesse guinéenne de l’intérieur et de l’extérieur, c’est votre droit d’exiger une élection présidentielle avant la fin de l’année 2009. Soyez vigilant. Toute tentative de report est une manœuvre visant à perpétuer l’état d’exception. Notre pays est capable de défendre l’équipe qu’elle aura choisie librement, dans la transparence et l’honnêteté.
Une armée qui laisse entendre que si on ne la laisse pas au pouvoir, alors elle va s’opposer au choix populaire doit être combattue frontalement.
Mamadou Billo SY SAVANE (Rouen)
Pour www.guineeactu.com
NB : dans les prochaines semaines, j’expliquerai en quoi selon moi, l’armée guinéenne est une absurdité économique et un obstacle majeur au progrès de notre pays. Les militaires REPUBLICAINS sont d’accord avec moi.