|
A la nouvelle jeune classe politique guinéenne
Beaucoup de gens nous hâtent à juste titre de redonner espoir au Peuple.
Au-delà des réponses qu’ils attendent de nous, ils nous demandent de mettre en avant nos valeurs et de faire des choix qui esquisseront ce que va être la Guinée de demain.
Nous sommes arrivés au point où la réaction devrait laisser la place à l’action. Il nous faut AGIR.
Nos aînés ont fait de la Guinée un pays où la création et l’innovation ont laissé la place à la médiocrité, un pays où les anciennes inégalités persistent, les riches deviennent plus riches et les pauvres deviennent plus pauvres.
Nos initiatives seront vaines si elles ne se limitent qu’à de simples réajustements ou si elles flirtent avec de nouvelles formes d’aliénation, de domination et d’exclusion.
Les excès du passé ont produit des effets pervers sur les populations et nous voici à un moment privilégié pour amorcer le changement.
Nous devons franchir les obstacles en évitant de faire un pas en avant et trois pas en arrière.
Les vicissitudes du passé font que nous ne partons pas de zéro. Nous revenons de 52 ans de combat et rien qu’à y voir les séquelles, on se rend compte que le combat a été dur.
A défaut de savoir ce qu’il faut faire, nous savons exactement ce qu’il ne faut plus jamais faire. C’est en ce sens que les bêtises de nos aînés nous ont aidés.
Cependant notre génération doit comprendre qu’il est temps que chacun apporte sa contribution pour relever les défis des prochaines années. 2015 nous appartient déjà.
Nous serons les moteurs du changement espéré, parce que nous sommes porteurs d’alternatives crédibles.
Pour cela nous devons faire nos preuves dans la gestion du quotidien, dans la gestion des affaires publiques, dans l’expérience gouvernementale…..
LE DOUTE ! Ce fameux doute ne doit plus avoir sa place dans nos esprits et nous devons LIBERER NOS ESPRITS et avoir une idée claire de ce que nous voulons.
Notre capacité réelle à mobiliser des ressources n’est plus à démontrer. Cette capacité doit nous permettre de conduire les changements attendus et leur donner un sens par la qualité des réformes engagées.
L’imagination, la créativité et l’innovation doivent nous permettre d’avancer ensemble et non en rangs dispersés.
Le monde a changé, la Guinée aussi, certains ne l’avaient pas prévu et c’est tant pis pour eux.
Nous sommes dans un état de délabrement avancé et l’action doit être notre raison d’être.
La Guinée attend beaucoup de notre génération qui utilisera sa diversité comme une force et un rouleau compresseur prêt à anéantir tout comportement égoïste, ethnocentrique et mensonger.
Notre génération est beaucoup plus à même que nos aînés à gérer cette diversité culturelle, ethnique et sociale.
L’enchainement des crises socio économiques a eu pour conséquence le refus d’accepter les autres.
Une seule personne ne peut sauver la Guinée, il nous appartient par un travail collectif de sauver et de transformer les mentalités.
Calmer les visages qui pleurent et en même temps leur redonner le sourire est un défi que nous devons relever. 2015 nous appartient
SOW JEAN BERTRAND
www.guineeactu.com
|