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Le dimanche 27 avril 2008, les responsables et militants de l’UPR ont fait une véritable démonstration de force pour soutenir le Président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah, en organisant un carnaval géant de motos et d’une colonne de véhicules, en appui à des milliers de marcheurs, suivi d’un imposant meeting au centre ville de la préfecture. Cette manifestation, indiquent les organisateurs, est relative à la tentative manquée de certains membres du bureau exécutif du parti de vouloir saper les bases de l’UPR, en annonçant contre toute attente, la destitution du Président du Parti, alors en mission à l’intérieur du pays. Pour la réussite de la manifestation, la fédération n’a pas lésiné sur les moyens. Les sections de Timbi Madina, Timbi Tounni, Ley Miro, Dognol Touma, Maci, Bantignel, Gongoré, Bourouwal Tappé, Sangaréya et Sintaly se sont mobilisées pour le rendez-vous. De l’autre, les fédérations de Koundara, Gaoual, Dalaba, Mamou et celle de Labé, venue avec ses 200 participants, étaient de la partie. Les étudiants des universités de Labé et de Dalaba n’ont pas raté, eux aussi, l’occasion. C’était une foule nombreuse, estimée entre 3 et cinq mille personnes, qui avait déferlé sur les rues de la ville de Pita, pour soutenir le Président de l’UPR, Elhadj Ousame Bah, resté serein et imperturbable dans son costume de leader de l’UPR et chef de file de l’opposition parlementaire, malgré les sorties scandaleuses et surtout tendancieuses d’un groupuscule, au dessein inavoué. Le carnaval, qui a démarré aux alentours de 15 heures, a quitté le siège de la Fédération, arpenté la route qui mène au domicile de leur leader ; il est passé par la mosquée de la ville, avant de reprendre la direction du marché, sur la route nationale, en direction du siège de la préfecture, où le meeting a eu lieu. Sur place, les organisateurs qui avaient déplacé deux orchestres, et non des moindres, pour assurer l’animation, rivalisaient d’ardeur. Gando Maci et la flopée de Nyamakala ont maintenu la foule dans une ambiance électrique, sous un soleil de plomb. Les participants, de leur côté, défiant la fatigue et la paresse, jubilaient vers le ciel des pancartes aux slogans combatifs. Sur certaines, on lisait : « l’UPR n’est pas à vendre ! », « Halte aux frondeurs ! » ou encore « Tous derrière le Président Ousmane Bah ! » étaient visibles, même de loin. L’expression de soutien au Président du parti revenait sur les lèvres et était mentionnée sur toutes les banderoles qui ont orné le lieu du meeting. L’occasion a été mise à profit par les responsables et militants de l’UPR, comme à Labé le jeudi dernier, au domicile du Président Fondateur du parti, le regretté Siardiou Diallo, pour dire, avec solennité, leur soutien inconditionnel à Elhadj Ousmane Bah, Président de l’UPR, et leur attachement au respect des statuts et du règlement intérieur du parti. Le secrétaire fédéral de Pita, M. Abdourahmane Bah, tout comme M Amadou Kansagnel Bah, secrétaire administratif au sein de la structure, ont été précédés par le porte-parole des fédérations hôtes, Elhadj Bab Bano, pour exprimer leur désapprobation au travail fractionnel, illégal et totalement décousu de « certains éléments, décidés à vendre le parti au plus offrants ». Dans leur déclaration d’ailleurs, la Fédération de Pita a dénoncé « Cette attitude désinvolte et cavalière des auteurs, qui n’est, pour les militantes, militants et responsables de la Fédération UPR de Pita, qu’une machination pure et simple, dont l’objectif vise à saper les fondements du Parti, en vue de le déstabiliser à de simples fins personnelles ». La Fédération a terminé son message par une prise de position nette et sans équivoque, identique à l’ensemble de ses sœurs du parti qui ont réagi jusqu’ici, en réaffirmant « leur soutien sans faille à l’Honorable Elhadj Ousmane BAH, qui est et demeure le Président de l’UPR ». De même, ils « désapprouvent et considèrent, comme nulle et sans effet, la décision de destitution du Président du Parti, prononcée par les Frondeurs ». Pour Elhadj Bah Bano, porte-parole des fédérations présentes à ces manifestations de soutien, Labé désapprouve totalement et entièrement la position de Mme Assiatou Bah, « qui n’a écouté et n’a consulté ni les fédérations du parti ni aucun membre de sa famille, avant de se lancer dans cette aventure ». Elhadj Bah affirme : « c’est ma sœur de lait, Assiatou. Mais nous ne la supporterons jamais dans sa position ». Ce témoignage fini, le tour est revenu au Président de l’UPR, ovationné longuement par une foule entière acquise à sa cause, de prendre la parole. De la tribune et devant les caméras de la RTG et les micros des radios privées, Elhadj Ousmane Bah a brisé le silence, en remerciant « très sincèrement les nombreux sympathisants, militants et responsables, pour le soutien dont il a bénéficié » depuis l’éclatement de cette crise. Après avoir campé le contexte qui prévaut au sein du parti, Elhadj Ousmane Bah s’est rejoui de la santé, mais aussi du niveau d’implantation de l’UPR et de la maturité politique des responsables et militants de base. Pour lui, il n’y a aucun doute, cette réalité très satisfaisante crée la convoitise et la jalousie de certains adversaires, déterminés, vaille que vaille, à ravir le parti à ses artisans. Quitte à user des moyens illégaux. Dans son adresse, de circonstance, Elhadj Ousmane Bah, après avoir rendu un hommage mérité au Président fondateur de sa formation politique, a fait savoir qu’il est arrivé à la tête de l’UPR par la volonté de Dieu et dans le respect de la volonté de feu Siradiou Diallo, qui lui avait confié le parti, avant sa disparition. Dans sa conclusion, il a rassuré les militants et responsables de l’UPR de sa détermination d’aller jusqu’au bout de ses efforts, pour mériter leur confiance et hisser encore plus haut le parti sur l’échiquier politique guinéen. Après cette étape, la Fédération de Koubia lui a emboîté le pas, avec la même fermeté, celle de consolider les bases et l’unité du parti autour de leur leader, Elhadj Ousmane Bah. Dans cette fédération et selon nos informations, la délégation a été reçue respectivement par les Sections de Missira, de Fafaya, de Gada Woundou, de Bassara et de plusieurs autres comités de base. Pour la journée de ce mercredi, Matakaou, Madina Nyannou, Nyakaya et Pilimini attendent de recevoir leur leader avant celles de Djountou et Kotbè dans le Lélouma, programmés pour le jeudi. A côté, il convient de noter que les structures du parti, qui s’estiment brimées dans leur droit, par ce groupuscule de frondeurs, attendent impatiemment qu’ils y mettent pied, pour les rappeler à l’ordre. Pour terminer, retenez qu’à Conakry, les fédérations de la capitale et les membres du bureau exécutif sont à pied d’œuvre pour réserver un accueil triomphal à leur leader, le samedi 3 mai 2008. Correspondance d’Abdallah BALDE à Pita Le 28 avril 2008
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