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Si les massacres du 28 Septembre ont crée un profond traumatisme national, ils ouvrent pour notre pays des possibilités de changement sans précédent. Rien ne sera plus comme avant. Dadis s’est totalement disqualifié pour diriger la Guinée. Les forces vives doivent au plus vite, user de toute leur énergie et de tous leurs atouts pour réaliser ce changement ardemment souhaité par notre peuple en colère. D’ores et déjà, nous, soussignés, patriotes guinéens, leur adressons les recommandations suivantes :
1) maintenir le refus de toute négociation avec le régime criminel de Conakry,
2) demander à la communauté internationale d'identifier les coupables des massacres et viols de la journée du 28 septembre par l'envoi d'une commission d'enqête internationale,
4) traduire dès maintenant les ordonnateurs des massacres et viols, à commencer par le chef de la Junte, devant le TPY,
5) prendre dès l'expiration de l'ultimatum ( le 17 octobre à minuit), des sanctions conservatoires, notamment, isolement diplomatique, interdiction de voyager, gel des avoirs à l’étranger,
6) l’envoi à Conakry d’une force d’interposition pour protéger nos compatriotes sans défense. Cette force sera une force de prévention car tout porte à croire que la junte s'apprête à fomenter une guerre civile (voir les récentes déclarations de va-t-en-guerre de Moussa Keïta, ministre secrétaire permanent, qui préparerait une grande manifestation en réponse à celle des forces vives qui s'est terminée dans un bain de sang le 28 septembre,
7) rejeter sans appel la proposition du capitaine Dadis Camara d’un unique facilitateur africain et de la formation d’un gouvernement d’union nationale initiée par lui,
8) avant tout, diligenter l'organisation d'une Conférence nationale souveraine, qui fera l'état des lieux depuis la première république jusqu'aux récents évènements tragiques.
Voici, pour nous, patriotes guinéens, les seules négociations possibles :
- les conditions de départ de Dadis Camara et de sa junte de criminels,
- la formation rapide par les Forces Vives d’un Gouvernement d’Union nationale chargé de piloter la transition vers des élections libres et transparentes.
Signataires :
1- Tierno Monénembo, écrivain.
2- Ansoumane Doré, Professeur d'Economie
3- Julien Condé, économiste ancien Haut fonctionnaire international
4- Saïdou Nour Bokoum, écrivain
5- Cheick Oumar Kanté, écrivain
6- Sidikiba Keïta
7- Gadiry Baldé, pharmacien
8- Blaise Chérif, Juriste, ancien haut fonctionnaire du système des Nations unies
9- Dr Sylla Cheick Ousmane, chirurgien orthopédiste
10- Dr Seydouba Cissé, médecin généraliste
11-Aboubacar Sakho Journaliste
Saidou Nour Bokoum
Lien pour signer la pétition : http://manifeste-guinee2010.org/petition/4/appel-a-l-attention-des-forces-vives.html
www.guineeactu.com
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