samedi 20 mars 2010
Petite diversion culturelle : Nous venons tous du ventre d’un serpent
Saidou Nour Bokoum

« Won ko no m’badha, kono mbatata, il était une fois, Amma envoya Nomo qui devint serpent, avala.. » (Conte dogon)

Ce devait être Le Grand Serpent du Wagadou. Tous ou presque, nous sommes sortis de son antre, « dinga », diraient les Bamanas. A l’exception peut-être d’un segment de Peuls comme leurs cousins Tutsis venus, selon une version historique, directement d’Egypte. Une autre version parle de métissage entre Arabes et Nègres probablement Sarakollés. Ce Wagadou qui a bâti une civilisation sinon antérieure du moins contemporaine de celle de l’Egypte antique dont les scribes parlent de leurs origines africaines. Il y a de cela plus de 5000 ans, quand les habitants de ce royaume « mythique » commerçaient déjà avec la Chine, la Turquie, etc.

La paléontologie moderne dit que nous venons de plus loin, par de-là les abysses du Dinga, la fosse, l’Ancêtre comme disent les Bamanas. Nous venons de Lucie. Nous ? Yes, all we are Niggers, les Baptous (Toubas en langue du 9,3), les Chinois et les Lapons ! Et même ceux qui jactent « Allgemeine über alles ! Voilà, le malentendu, une grande partie du Mal entendu, le mal en temps dû, l’ère de la gésine (Cheik Hamidou Kahn), vient de ceux qui nous ont baptisé notre ancêtre commune délivrée par l’Afrique en travail (le nom pourrait changer, mais pas le Continent africain), oui, de Lucie fut-elle affublée, au lieu de l’appeler Fanta, ou mieux, Korotoumou. Lucie, œuvre de Lucifer, le Malin !

En effet si Fanta est une africanisation de Fatima, fille du Prophète Mouhammad (PSL), Korotoumou ne vient pas de Khartoum (au Soudan) déformation arabe de Korotoumou, vocable égyptien de l’Egypte antique, selon une de nos dernières bibliothèques vivantes (1). Et la source de ce « discours » n’est pas dans Cheick Anta Diop, ni de son héritier Obenga, ni du Professeur Niangoran Boua qui est arrivé aux mêmes conclusions que le Professeur sénégalais, pour l’essentiel, à propos de l’origine nègre de l’Egypte et de l’unité culturelle de l’Afrique (mais pas des Africains d’aujourd’hui). Le Professeur Boua y est parvenu par d’autres voies, notamment la « drummologie », discours du tambour à nouvelles (Korokoto) ; on dit aussi le tambour bien nommé, tambour à lèvres, n’est-ce pas mes frères Maninka (et), Konias ? Ce « discours » vient des chasseurs bamanas qui n’ont jamais lu ni Anta Diop, ni le Professeur Niangoran Boua. Cela se trouve dans leurs textes sacrés, qui parlent des pharaons, ou de cités situées en Afrique aux noms à consonance égyptienne. Je parle de l’égyptien antique.

Le vrai chasseur bamana était surtout Dioula, qui veut dire chercheur de Vérité, eh oui, pas seulement massacreur de biche. Et donc le Dioula n’est pas seulement vendeur de casse à Mafanco-Condé-RPG « a lélé tchô ! », en Guinée ou à Séguéla-Ouatara-RDR, « tout sauf ADO.. », en Côte d’Ivoire !

D’ailleurs et je vais du cok à l’âne, dans Konia et Nko, il y a deux radicales (en gros, consonnes) : k et n. Les deux renvoient au « Kun Fa Ya Kun » du saint Coran, équivalent du « « Que la lumière soit, elle fut » de l’autre monothéisme. Mais ces deux radicales sont des lettres égyptiennes, car comme chacun ne le sait pas forcément, l’hébreu n’existe pas, l’arabe non plus, les deux langues venant directement de l’égyptien ancien, (2) tout comme le monothéisme fut « inventé » (trouvé devrais-je dire pour ne pas choquer les croyants) oui, dans le secret des temples des Egyptiens, à la fois nos fils et nos pères, si l’on m’a bien suivi jusqu’ici. Akhenaton (fils du Dieu unique Aton, le Soleil), alias Aménophis IV du temps où il était polythéiste adorant Amon, est le plus connu parmi les « découvreurs » du monothéisme en Egypte. Ce changement de nom ne serait pas fortuit, à cause du k de Akhenaton, nous y allons.

Donc le vocable Nko qui divise tant ces derniers temps, est insensé. Oui le O de Nko pouvant être pris pour U (en effet le monosyllabe OM des Hindous peut s’écrire AUM), donc Nko peut se dire Nku, inversion de Kun, celui-là même du « Kun, fa ya kun ! ». Ici et maintenant j’improvise. On peut oublier le n et ne retenir que la radicale K. Je dis oublier et non jeter. En effet « kun, sois ! » pouvant être « kana : a été, entrain d’être » (précisément est, le présent de l’indicatif français n’existe pas à proprement parler en arabe), veut bien dire que le n bouge, il a une fonction attributive (je ne suis pas linguiste, au secours pour la terminologie !) Bref, le K est fixe, comme celui de Kemia dont on peut oublier le m. Kemia (al Kémia, alchimie des Baptous). Kemia chez les Egyptiens veut dire terre noire. Et vous savez que les alchimistes recherchent la pierre philosophale (voir Google.) qui n’est pas un caillou en or comme croit le béotien, mais la connaissance absolue.

Kemia terre noire ou terre des Nègres. Si donc le n et le m peuvent bouger, le K reste fixe et droit comme un AXE, ce qui est fondamental. L’axe qui relie le Ciel et la Terre, l’argile et l’eau : l’Homme, sans couleur. « L’Homme sans qualités » (3). Ni noir ni blanc. Mais puisque nous parlons de « l’Homme sans qualités » chef-d’œuvre de cet autrichien dont le nom me reviendra peut-être, parlons de la terre en sa langue. Donc Erde en allemand, arthun en arabe, earth en anglais, et pourquoi pas, terre en gaulois (il y a toujours ces deux radicales t-d, r), cette synonymie-homonymie suggère que nous avons affaire avec la même langue, la langue mère : l’argile dont nous sommes pétris disent tous les monothéismes. Cette terre nègre faite Homme. Kemia, terre. Il y a même un patronyme égyptien, Kam, le Cham, maudit fils du prophète Noé de la sainte Bible, parmi une trentaine de patronymes de mon « ethnie », les Diawambhè, Diogoramè, en bamana, dont mon nom est au centre à cause du K. Les Bassoum, Niane, Niangadou et autres Diawambhè (diaw : rapide, plus rapide que le plus intelligent Peul, dixit Amadou Hapâté Bah, désolé Monenembo), donc les Diogoramè sans k n’ont ka se ranger derrière moi ! Je ne serais pas content de ceux qui me rabaisseraient en écrivant Bocoum. Je suis Konia Ka ? Figurez-vous ! L’Homme c’est le K, Ka ? demandent les Hal Poular surtout les Toucouleurs ou Peuls du Toro, comme Abdou Anta Ka, Djibo Ka.

L’Homme qui est au large de l’homme, c’est le k. Et c’est le cas de le dire ! Ni Dupont Ni Bokoum, ni Cissé, ni Soumah, ni Diallo, ni Kaba, tiens, tiens, Kaba Plato, Kaba tô, voyons voir, k baa, le grand K, faut aller vérifier cela à Kankan, nettoyez les voyelles et vous aurez « Kun Kun ! Sois ! Sois ! » Je délire !

Ni Doré, ni Assifat, ni...

Continuons, car « Lonni tè ban », le Savoir est infini. « Finkè banna ! Oï Allah ! » Dit-on en manika-bamana. Untel est fini, mort. Donc si « Lonni tè ban », le vrai savoir est immortel. De là à dire que le Vrai est immortel est une évidence. Mais y accéder ici et maintenant, c’est la quête du Graal ! L’ésotériste soufi dirait c’est Al Haq. L’inépuisable Absolu. Le Vrai, la Vérité. Dans Hak, il y a le h de Houwa, l’Ipséité (Lui), qui renvoie au tétragramme hébreu du Nom imprononçable, Y H W, équivalent du Grand Nom dans l’ésotérisme musulman. YAHVE, des Juifs, surtout, surtout il y a ce « K, noir,.. » pour parler comme le visionnaire Rimbaud dans son fameux poème des correspondances, titillant « L’Etre dans son étantité » insondable (Heidegger) qui échappe à la connaissance, mais qui « Se révèle en Se retirant comme la mer », a dit Hölderlin, l’autre génial poète qui y a sombré.

Le K, nègre. La Vérité. Le Vrai. J’arrête pour qu’on ne croie pas que je distille quelque prosélytisme.

Je disais, continuez, vous avez réussi à sortir même Ansoumane de ses gongs. Il faut le faire. Or le coup de gong siffle la fin d’un match, le match des « maninkadjon », « O bhalèdjo !» (Ce Nègre !), face au « petit Métisse sarakollé, ou négro-perse, joutant avec le Man-dingo qui lui jette à la figure « flakè !», voulant dire comme Moussa, le Dioula de Côte d’Ivoire, « Blanc pour nous-là » !

Hé kéla ! dirait Sassine.

Alors où est la diff-errence entre le Koniaka de Beyla et celui transloqué et qui fut stoppé net par ce « I lô ! I lô.. » à Lola ? Allô là, vous me suivez toujours ? La différence entre ce Doré si, et ce Doré là, n’est qu'une petite musique, une affaire de culture. Mais laquelle ? Celle de l’igname ou celle de la langue de singe ? Ce débat est sain, il pourrait même mener à la sainteté si..Tant qu’il traduit une quête de soi, aussi désordonnée soit-elle. Il finit par devenir malsain si l’on s’entête à ne pas l’initier par une enquête.

« Cherchez, vous trouverez ! »

Le Dinga n’a pas commencé un certain 28 Septembre. Remontez de Septembre en Septembre, vous tomberez dans le Dinga de nos origines, et vous serez sauvés des cauchemars ethno. Mais ne faites pas comme Nietzsche (3) qui finit par avaler le grand serpent qui croyait pouvoir échapper à son propre engloutissement par ce dernier. Soyez fiers Koniaka de Beyla ou de Lola ! Il y a de koi. Mais cela crève l’œil et ne se voit pas. Ne dit-on pas Konia ? Vous y êtes ? Alors Kogna, ça va mieux ? Vous ne voyez toujours pas ! Kogna, la manière d’être d’une chose. Il faut être bref, konia-kogna est un état de l’Etre, une de ses multiples manifestations (4). Chaque être naît K, c’est l’éducation qui fait de nous tous Koniakas ! Et non pas Touré (Sékou) ou Konté, (Lansana) ou Kamara (Dadis), ou même Konaté. Stop ! « Kô na tè ! » Une chose, l’être et son.. « entre », ou antre, son dinga. Qu’est-ce l’ « entre », sinon l’intermédiaire, c’est-à-dire l’intérimaire ! Si vous voyez ce que je veux dire ! Excellence M. L’Intérimaire ! Je ne suis pas né griot, je ne suis pas Koyaté, mais Kô yan tè ! Comme entre Soumangourou Kantè et l’ancêtre des Kouyatè !

On chante partout que je suis, j’étais le griot de Moussa Kèta. Tant qu’à faire, dès fois qu’il vous resterait encore un petit Marokin… Je n’ai pas eu beaucoup de chance. D’abord la balle de Toumba. Et vous vous n’êtes pas kandidat. Aucune chance.

Eh Kéla !

Mais n’oubliez pas Excellence :

« Ce n’est pas par hasard si nous sommes là ! Ce-n’est-pas-au-hasard-, si nous sommes là ! » (Dadis, il y a longtemps, vraiment longtemps de cela..).

En effet il n’y a pas de hasard dans la géographie du sacré. Il suffit d’être un bon griot, de naissance, ou croire en la puissance de la Palabre, du Verbe. Qui a dit :

« Nous avons crée le monde par le Verbe » ?

Querellez, battez-vous ! Seulement par le verbe. C’est ce qu’on nous a appris, Ka ? Non ? Et non par les canons ! Vous avez vu « 2001, Odyssée de l’Espace », à ne pas confondre avec notre cinquantenaire « Odyssée de l’Impasse ». A la scène d’ouverture, deux bandes de singes se battaient à coups de « Ka ? Non ! » Et « Ka ? Non ! ». Voilà que l’un d’eux, qui avait le bras assurément trop long, trouva un os qu’il balança à ceux d’en face. Le sang coula pour la première fois, depuis des siècles et des siècles de palabres. Alors vinrent les guerres à coups de canons.

Cela suffit. Le reste se trouve dans mon sommeil. Encore une fois, que cessent vos chahuts autour des Doré de Dijon et ceux qui sont à la Primature !

Salam à Ansou et même à ceux qui s’ébrouent dangereusement autour de Dinga !


Saidou Nour Bokoum

Biblio amateure : Cheik Anta Diop, Youssouf Tata Cissé, à qui j’ai pillé presque tout ici, sauf les délires, Amadou Hampâté Bah, Wâ Kamissoko, hélas cette bibliothèque a brûlé. Vous pouvez toujours soutirer quelques souvenirs à l’honorable Ahmed Tidiani Cissé, qui l’avait rencontré un jour dans le bois sacré..L’Ivoirien Niangoran Boua, « l’autre Niangoran », (dirait l’autre raciste, parlant des footballeurs Diarra) ivoirien aussi, le Porquet de la griomagie (il a inventé une demi-douzaine de néologismes avec Griot) hélas, parti aussi, car tout n’est pas verbeux dans sa Griotique, mais, ce poète lui, a laissé des livres.


Notes : 

1 Youssouf Tata Cissé, « La Confrérie des chasseurs malinkés et bambaras », éd. Nouvelles du Sud

2 Les Secrets de l’Exode, Roger et Messod Sabba, éd. Jean-Cyrille Godefroy

3 L’Homme sans qualités, Robert Musil, éd. Du Seuil,

4 Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra ( ?), le Gai Savoir ( ?), Poche

5 Les états multiples de l’être, Ed. Traditionnelles, René Guénon


www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Cissé Oumar de Bma, vendredi 26 mars 2010
Lorsque je supputais que tu pouvais porter haut le flambeau de la culture (et pas seulement), un ``Dago`` me rétorqua des fadaises que je ne veux même pas redire ici. Qu`on soit d`accord ou pas avec ce que tu dis, la preuve est totale que tu as une tête bien faite et bien pleine qu`on pourrait exposer comme un phare pour illuminer et élever la conscience de tes contemporains.
Mamadou Baldé, mardi 23 mars 2010
Merci Bokoum a diawinani`en et ta lumière a fait fuir toutes ces chauves-souris en quête de ténèbres pour continuer à entretenir leur confusion.
ALPHA A DIALLO, mardi 23 mars 2010
Decidemment Bocoum! Si la valeur n`attend pas les annees comme l`a dit cet autre Francais... , tu sembles avoir defie cet adage et muri comme le vin! Bravo pour cet article...
Saidou Nour Bokoum, lundi 22 mars 2010
Mon cher Camara, merci pour le coup de chapeau, cela ne fera pas de vous un griot ! Il y a des Bokoum mabo, donc griots, hommes de caste, qui normalement chantent les louanges, exclusivement des Diogoramè ou Diawambhè. On trouve en Afrique dans presque tous les patronymes des hommes de caste ou des « nobles ». Noble ici, casté de l’autre côté des rives de la Grande Eau ! C’est selon les guerres, les migrations, l’exode rural récent, c’est-à dire le chômage. En ce sens, à cause du chômage et de la mondialisation, nous allons vers une sorte de nivellement par le « bas », qui nous libérera de ces chaînes parfois infâmantes d’autres temps. Il ne s’agit pas d’une simple inversion de valeurs, non plus d’un rejet de nos coutumes ancestrales. Il s’agit tout « simplement » de prendre conscience du fait que certaines ont perdu leur sens symbolique, mieux, ésotérique. Voyez-vous le mot caste n’est pas véritablement approprié. En poular on dit « gnêgno » qui veut dire adroit. Compris dans son sens plein, il s’agit d’artiste et non d’artisan seulement. Voyez ces Laobhè, tailleurs de bois, ce vulgaire bois ! Ce sont pourtant les Laobé anonymes de l’Afrique profonde qui ont révolutionné l’art contemporain suscitant « l’Ecole de Paris » avec Picasso ! « Guernica », ce chef-d’œuvre éternel n’eût pas été possible sans un « méprisé » Labbo bamiléké ou un obscur Dogon ! Un jour Malraux, ce « pilleur » d’œuvres d’art, se voyant offrir une merveilleuse figurine dogon s’écria, émerveillé « sacré peuple dogon qui offre si facilement sa Madone !». Et vous savez ce que c’est que la Madone (Mona Lisa chez les Anglais), le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre blancs. Chez, nous l’hospitalité n’a jamais été choisie, pour rappeler le mot par lequel e Amadou Toumani Touré avait accueilli Sarkozy. Les castes avaient également, à l’origine, une signification ésotérique. Tous les « ordres castiques » transmettent certes des savoirs profanes, mais leur vocation première était d’ordre sacré. La hiérarchie n’était pas verticale, mais horizontale. Les forgerons étaient dépositaires de secrets liés au feu, le feu central (spirituel), pas seulement physique, aux métaux (on pense aux alchimistes), les tisserands les leurs, etc. Quand un tisserand peul installe son métier, eh bien c’est tout un cérémonial, un rituel mystique antéislamique, des prières adressées à « Guéno », Dieu unique. Ce thème est inépuisable et il n’est pas bon de s’étendre là-dessus sur la Toile pour ne pas la brûler, et attrister d’avantage Oumar Cissé. Pour finir, je ne vous apprendrai rien en vous disant que la mare de Baro a appartenu aux Camara (appartient toujours ?). Alors si vous en êtes, je ne crois pas que vous soyez griot : on ne saurait être griot et maître en ces domaines : l’eau, la terre, etc. Le griot est maître de la parole. Lisez ou relisez donc le Professeur Sory Camara des « Gens de la Parole », je ne me rappelle plus ce qu’il dit de tout cela, mais il est inépuisable.. PS : Je voudrais demander à Fidel et à son contradicteur, si les Kourouma n’avaient rien à voir avec les Krou, surtout ceux du Libéria. Même si son homonymie avec le vocable anglais « crew » (équipage) ne serait qu’accidentelle.On dit tout de même que les Krou autochtones, donc ceux qui ne seraient pas venus de quelques pirogues, se faisaient appeler Kraou. Et qu’est-ce qui dit que ces Kraumen ne sont pas ces anciens esclaves, des Kraou revenus en bateaux au bercail, par la grâce de ne je sais plus quel Président anglo-saxon ? Ce n’est là qu’une interrogation, une piste. Enfin, si l’on se rappelle mes divagations à propos de Ka, les Kamara et les Kourouma, eh bien c’est Dupont T et Dupond D. Voyez, ces messieurs-dames sans leurs voyelles. Réduits à K-M-R et K-R-M, où est la différence ? Mais ici la voyelle est importante, Ou ou A : A.M.R. sont les radicales en arabe donc dans langue mère égyptienne, du verbe donner un ordre, AMARA, PERMETTRE, etc. Les donneurs d’ordre ne peuvent être ni esclaves ni griots. Ils n’en sont pas pour autant supérieurs aux autres du moins, tant que nos sociétés étaient régies par le Sacré. Le grand psychanalyste Jacques Lacan écrit que « l’inconscient freudien est structuré comme un langage » J’ai envie de dire que la langue sacrée, la langue mère est structurée par notre Grand’mère à tous, cachée dans le bois sacré ou dans le Dinga du Wagadou. Mais depuis la nébuleuse ethno-politicarde de nos « hin, han », nous ne la verrons pas et elle ne nous entendra pas. Wa Salam à tous !
Keita, lundi 22 mars 2010
Le soit disant Faya (NAZI) met moi hors de ton venin fasciste ok. Merci.
Sékou Oumar Camara, lundi 22 mars 2010
Mr Bokoum, il y a tellement de Kamara dans notre Soudan occidental que j`imagine qu`il y en a de toutes les conditions et castes. Y-a-t-il des Kamara griots? Étant issu (à moitié, sauf à être démenti par Modibo le généticien!) d`un groupe ethnique de l`extrême-ouest, je n`en sais rien. Je ne pourrai donc vous faire des louanges. Je me contente simplement de tirer bien bas ce chapeau qui nous vient de l`autre côté de la Grande eau...Kun Faya Kun!
Yombouno faya, dimanche 21 mars 2010
Keita au DIABLE avec ton sanguinaire de Sékou Touré. Tu as intérêt à préparer ta valise!
Silanbali, samedi 20 mars 2010
Monsieur bokoum,Vous etes vraiment un monument historique vivant! Merci
Keita, samedi 20 mars 2010
Nous les jeunes nous ne sommes pas perdus.Ce sont ceux là même qui n`ont pas de repère et leurs confusionnistes(leurs Doyens intello) qui ont des problèmes.ILs se donnent une certaines crédibilités qui n`est en réalité tout à fait pas vrai.Si vous vous inscrivez dans la logique d`en parler les choses alors dites juste ce que vous connaissez sans mettre vos sentiment(haine) personnel la dans, comme le fait le plus souvent le Prof Doré.Ex: en parlant de la conférence de Kereouané,il ajoute «Sekou touré qui était à cette date conseiller territorial(député) du cercle de Beyla avait tenu une rancune tenace contre les organisateurs de ce congrès qui ne l`avaient pas associé(suffisamment, à sont goût) à l`organisation du congrès. Les principaux organisateurs ont pâti de cette rancune malgré les très larges résultats du vote sur l`orientation du programmes du congrès en faveur du PDG».Comment un prof de son état et avec son âge peut s`apprêter à telle déformation et des interprétations pour désorienter les jeunes d`une esprit faible? PDG victorieux et son leader peuvent-ils partient avec des rancunes?Surement pas.De toute les façons nous nous savons là d`où ont vient et nous savons là où ont veuent aller.C`est ça l`essentielle pour nous.Le reste n`est que du tam tam.
King TUT, samedi 20 mars 2010
Le Doyen Bokoum est sans doute le Shekespeare guineen. Nous ne le comprendrons que 400 ans après. Les deux ont beacoup en commun, le theatre, la culture, bref les mots. Heureusement j`ai un dictionanaire pres de moi.
Amadou Sow, samedi 20 mars 2010
Bravo doyen Bokoum pour cette grande culture. Si j’ai bien compris vous donnez raison au doyen A. Doré sur la question du Grand Konia ? en tout cas je suis d’accord avec vous deux, qu’il faut en parler pour percer l’abcès D’un il faut expliquer aux jeunes qui ignorent toute cette histoire, et pour ce qui sont aux courant il faut en parler pour ce comprendre, ne pas faire comme les peuls c’est tabous, donc faire comme l’autruche.
Diallo Nouhou Tata, samedi 20 mars 2010
Bravo Bokoum.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011