mardi 22 juin 2010
Petit poème couleur tropicale
Saïdou Nour Bokoum

Quand le sage montre la  lune avec son petit doigt

Les tropiques entrent en transe

Le soleil s’éclipse

L’air est dense

J’ai toujours cherché en vain

Qui se cachait derrière ce masque

Couleur  tropicale

Au moins je sais que c’est un homme

Puisque comme « aime à le dire

Sa « charmante épouse... »

Mais ne confonds-je (ciel Molière !) pas

Mon petit doigt avec cette vieille lune

De la morale de grand’mère

Pulvérisée par la grammaire de la mondialisation

« Ma chère épouse » ne prouve pas

Que le PACS n’a pas été tropicalisé

Et que couleur tropicale

N’a fait qu’un mariage de saison

Ou un mariage de raison

Qui n’exclut d’ailleurs pas l’amour

En ce siècle de disette

De cette précieuse devenue ridicule

Denrée hautement périssable

Usée par les ruses d’une raison

Devenue elle-même la risée

Des rayons gamma

Quanta damnables ou aimables

C’est selon la physique ou le physique..

Donc un sage a montré du doigt

Cette vieille lune  rouge jaune vert

Un trompe-l’œil pure virtualité

Configurée par un logiciel

Invisible dans un ciel lourd

Qui fera valider de manière non frauduleuse

Les œuvres ancillaires

D’un mirage abîmé dans la mangrove

Témoignage d’un coup de foudre

Entre Kakilambé et une Niama

Voulez-vous connaître le nom de l’impossible élu ?

Il n’y a pas deux sans trois

Or il n’en faut qu’un

Il a nom : NON !

Que l’Un fasse

Que l’En-soi hisse  le Oui

Au-dessus des deux Non !

Et que l’emportent les Naam !

Wa Salam !


Saïdou Nour Bokoum


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Saïdou Nour Bokoum, samedi 26 juin 2010
O l’Un Tout Puissant, remercie-moi « Couleur tropicale » ; car je n’ai pu dormir depuis que je lui ai fait un clin d’œil;j’ai suivi un interview où il a courageusement refusé de violer son anonymat ; donc, je me disais, ce pourrait être une femme, après tout. L’obsession des quotas ! Alors mon imagination m’a laissé échapper cette histoire de PACS, avec frayeur, je m’entendais dire : « oh la la qu’est-ce qu’il va chercher là encore le Doyen, maintenant ,voilà qu’il accuse ce monsieur d’être.. », oubliant que la poésie est un jeu de mots, de sens et surtout de sons. Mon cher Couleur tropical, ce n’était qu’un jeu, un « private joke » disent les Américains », ce qui n’a pas vraiment d’équivalent en français. Je promets de proposer quelques « clés d’or » pour entrouvrir ses "mystères" après les élections, et mes délires livreront un peu plus de leurs allusions ésotériques et pourtant très politiques. D’ailleurs, il semble avoir fait au moins un émule, lisez donc sur cette page de "guineectu" l’article-poème « Danse au dessus du volcan », titre qui fait penser au chef-d’œuvre de Malcolm Lowry qui raconte de façon géniale une rencontre avec le Destin..
Couleur Tropicale, vendredi 25 juin 2010
Sacré Bokoum! Un excellent poème qui donne à réfléchir pour ce qui ont, bien sûr, l`habitude de vous lire et vous comprendre. Chacun de vos mots donne à réfléchir... Apparemment elle ne s`était pas trompée, ma très charmante femme, en vous qualifiant de bibliothèque ambulante. Je dois préciser, enfin, que je ne signe que sous le pseudo "Couleur Tropicale" car « on ne se lave pas deux fois dans un même fleuve » (Socrate)
Cissé Oumar de Bma, jeudi 24 juin 2010
Bravo Doyen. Kolon kalan kolon kalan a bè kolon kalan kologbèlèn kono kolokolo kolonkalan gnon kolon kalan kologbèlen tè kolon kalan dö!
Saïdou Nour Bokoum, jeudi 24 juin 2010
Mi sali, Mi tè, Ntèèè, Aaadé ! Ntondi ! … Le dictionnaire pour beaucoup, dont vous,sans doute, est l`obstacle insurmontable, pour libérer votre génie créateur. Respectueusement, je me permets de vous conseiller de rester sagement dans ce que vous avez mieux à faire, oui, restez dans la transe des élections. Ceci ne s`adresse qu’à ceux qui veulent se laisser chatouiller les méninges par autre chose que le brouhaha des élections et qui ont déjà fait leur choix. Un site est aussi un espace culturel, de liberté par excellence. D’autant plus que tous les programmes électoraux ou presque, ont mis de côté le dictionnaire de la Culture. Je revendique la liberté d’être hermétique aux usagers du dictionnaire. Voici un poème lisible sans dictionnaire : Mo téni bori Défin ndin tôri Modhi ndin tôri Yi i m’boutôri Mara finkari Bou aï ndin tôri Dionna ndtôri Finkèba ? A bana Dion ka bon ? Magbana.. Allah Ka bon Bamba Kamalé A yè Alakabonna « Lonni tè ban Min tè kitab kono » PS Je paraphrase Sassine qui citait Hölderlin : « Le poème se dévoile quand les feuilles du dictionnaire s’envolent ». Le grand poète allemand avait dit, avant d’être rendu fou par les maniaques du dictionnaire : « Dieu c’est comme la mer, il se dévoile en se retirant ». Wa Salam !
Kibangui, mercredi 23 juin 2010
Placez-moi un dico ou quoi encore? haha doyen c`est trop lourd!
Jacques Touré, mardi 22 juin 2010
Et puis quoi?

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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