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Il serait intéressant de mieux comprendre les actes et décisions des membres de l’Exécutif, en ce début de mandat, tout en rappelant les points forts ou les faiblesses qui cohabitent en chacun, pour la continuité et la prospérité. Lorsqu’on avait demandé aux dirigeants du Patronat guinéen de se réunifier pour sauver les acquis, nul n’a accepté de répondre favorablement à notre préoccupation. Les deux camps ont brillé dans la presse par leurs prises de position, mais pour la réconciliation au sein du patronat, rien n’a encore filtré. Dans le passé, Youssouf Diallo de Transmar était le premier vice-président du CNP Guinée, quand Mamadou Sylla en était le Président. Il le demeure toujours, quand Youssouf Diallo, aujourd’hui, est devenu, lui, ministre de la République après avoir été président du second patronat au même nom, sigle et statuts en plus du règlement intérieur. Cette division dans le CNP-Guinée a fait l’affaire de certains et peine les populations qui escomptaient une parfaite entente et une cohésion chez les leaders des opérateurs économiques en Guinée. A voir clair maintenant, le CNPG de Youssouf Diallo est face à son destin qui risque de basculer dans le sens positif, si l’intelligence et la sagesse s’imposent. Au cas contraire, la guéguerre ira de plus belle, faisant des victimes et des regrets. Alors qui pour arrêter l’imbroglio juridique ? Car lorsque Tibou Kamara, alors président du CNC souhaitait mettre de l’ordre dans la maison CNPG, surtout sur les ondes de la RTG, c’était pour anticiper sur la réalité. Mamadou Sylla est toujours Président, mais Youssouf Diallo est devenu ministre. Que devons-nous attendre d’eux à part la sagesse d’enterrer la hache de guerre ? Seulement les différents lieutenants l’admettront-ils ? Il y a de toute façon une fin à tout, comme le veut la logique et la dialectique. Ici et maintenant, il ne reste qu’à demander au porte-parole du Gouvernement d’avancer, de booster le dialogue instructif afin de réunifier notre organe institutionnel en charge du monde des affaires. A défaut, ce gouvernement aura les pires difficultés à assurer une véritable politique des prix quels que soient les termes. Le cas Youssouf Diallo est riche en enseignements, si nous suivons son ascension vers le gouvernement. Il avait la possibilité de ne pas y entrer. Mais qu’est-ce qui l’a poussé à prendre ou accepter cette décision ? D’autant qu’il aurait pu faire profiter de cette occasion quelqu’un d’autre de son entourage, pour y demeurer le président, à l’image de l’autre président Mamadou Sylla jusqu’au dénouement final. Mais s’il a accepté de rentrer au gouvernement de la République, quels que soient les commentaires, ou il assure la paix ou il aggrave la situation dans la division. Ce qui n’est pas de bon augure pour le ministre qui est censé favoriser la promotion de la paix, la transparence et la concorde. Nous savons aussi, que Mamadou Sylla est l’acteur de la promotion de Makalé Traoré au gouvernement, mieux au poste qui doit, le mieux, veiller sur les syndicats, les emplois et les employeurs. N’anticipons rien mais c’est une stratégie qui frise la politique du bâton et de la carotte. Ou Youssouf accepte, et il gagne plus ; ou il refuse et il perd gros. Cela s’appelle du réalisme pur et dur. Les affaires étant les affaires, les ‘’bosses’’ souvent plus que quiconque, que le risque est à fleur de peau. Il suffit d’une seconde, pour que tout bascule. Alors il n’y a pas à se cacher, la question de l’unité au CNPG va beaucoup peser sur l’avenir de bien des membres de l’équipe Souaré, dont Souaré Ahmed Tidiane lui-même à travers Cellou Dalein, qui encore ne pardonne point sa sortie du gouvernement par l’autre clan, au point d’aller négocier la direction d’un parti de l’opposition. Or ses relations avec Souaré sont exemplaires de fraternité et d’amitié de très longue date. Le cas du CNPG va intéresser les deux syndicalistes du gouvernement Elhadj Souaré de l’Enseignement Pré- Universitaire et Amadou Diallo de l’Emploi Jeune. Ils sont les tombeurs ressuscités des convulsions de janvier et février 2007 (avec ses secrets). Yacine Barry au Commerce et Ibrahima Diakité de la Décentralisation (Société civile) sont attendus sur la question. L’urgence prouve nettement que dans les coulisses du gouvernement il se trame quelque chose dont le parfum, dans tous les cas, alerte nos sens de médiateurs. C’est notre rôle dans la presse. Ce qui ne sera pas une mauvaise chose, c’est que Tibou Kamara, en sa qualité de plus jeune ministre du gouvernement Souaré, en soit le promoteur pour que Bah Oury de la Réconciliation entre en jeu sur un important dossier. Aboubacar Sidick Sampil Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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