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Nous ne finirons jamais d’en parler, de la problématique du marché. Surtout quand on sait qu’on vient d’apprendre que la sortie des marchandises est permise maintenant. Ainsi le coût des aliments sera plus cher encore qu’avant. Que Dieu nous vienne en aide, pour pouvoir supporter notre famille par ces temps pluvieux. Nous disons, que le temps ne nous permet plus de penser que la situation va s’améliorer dans nos marchés de la place. Tout devient inaccessible, c'est-à-dire que le peu d’argent qu’on amène au marché ne suffit plus pour faire les achats. Les conditions de vie de tous les Guinéens et Guinéennes deviennent un problème insurmontable. Tous les jours que Dieu fait, les prix des denrées de première nécessité augmentent, même pour les condiments produits localement. Cherchons d’abord à nous parfaire, et ensuite donnons-nous la main pour que la faim soit vaincue dans notre pays. Comme dans les autres pays limitrophes. Même si nous ne pouvons pas faire comme les autres, au moins ayons l’amabilité de nous satisfaire nous-mêmes. Cessons de nous faire du mal. Les marchés regorgent de toutes sortes d’aliments, mais leurs prix sont exorbitants : les aubergines, les oignons, les piments, la courge, le manioc, la patate, l’igname, les feuilles de patates et de manioc qui pourrissent sur le marché. Quant au prix des denrées de première nécessité, on essaie de s’en accommoder et pour pouvoir faire de la bonne cuisine pour nos familles. Une tâche qui repose aujourd’hui sur nos têtes, nous les femmes ménagères. La semaine passée, nous avons dit que le poisson se faisait rare sur le marché, et que le poisson surgelé devait être jeté dans la poubelle. Nous l’avons dit en connaissance de cause. Le prix de la viande varie en fonction de sa qualité. Les boyaux sont vendus à part et coûtent ce qu’ils coûtent. Nous voyons sur le marché que les tripes sont vendues aussi cher, parce que la nuit, les vendeurs de viande de mouton font des mélanges. Sachons que l’huile de Soja devient plus chère encore, pendant cette saison hivernale, et le pot de cigarette se vend à 2 500 Fg. Il y a même des pots qui coûtent entre 3 000 Fg à 3 500 Fg. La sortie des marchandises hors de nos frontières est un problème qui touche toute la population guinéenne, et nous devons combattre cela, pour que nos denrées restent dans notre pays. Alama Diakité L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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