 |
vendredi 18 septembre 2009 |
 |
 |
Page noire : Le Général Bailo passe l’arme à gauche |
 |
 |
La nouvelle de la disparition de celui que les hommes de rang appelaient « Kôtô Bailo » est tombée mercredi matin. Né en 1938 à Boké, le général Bailo a fait ses études coraniques et celles françaises dans cette ville de la Basse Guinée. C’est en 1952 qu’il rentre à l’école des enfants de troupe de Kita (République du Mali).
Il a fallu attendre 1954 pour qu’il rejoigne l’Armée française. Sous le drapeau français il sera muté en Mauritanie. Comme tous ses amis de l’époque qui évoluaient sous le drapeau français, c’est à l’accession de la Guinée à l’Indépendance que le jeune officier a regagné la Guinée pour la défense de la patrie. Depuis cette date, le Général Bailo a gravi tous les échelons de l’Armée guinéenne. C’est surtout pendant l’agression rebelle de septembre 2000 qu’il se fera remarqué en aidant, dit-on, à repousser les assaillants venus du Libéria et de la Sierra Leone. Bien que retraité, il fut rappelé en 2007 pour occuper le poste de ministre de la Défense à la place de feu général Arafan Camara suite à la mutinerie de mai 2007. Un an après, lui aussi, il sera emporté par une autre mutinerie. Au passage, sa villa située à Dubréka sera pilonnée par les jeunes militaires remontés contre lui et les autres officiers supérieurs de l’armée. Le général Mamadou Baïlo Diallo doit être inhumé dans sa préfecture natale Boké devant ses frères d’arme, ses parents et autres proches. Dors en paix vaillant soldat.
L’Indépendant partenaire de www.guineeactu.com
|
 |
 |
|
 |
|