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mercredi 19 novembre 2008 |
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Ousmane Doré sur le grill |
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Ce n’est pas la première fois qu’il est reproché à des hauts cadres de l’Etat de plonger dans le trésor public et d’en soutirer des subsides. C’est seulement dommage que Doré en soit le premier à être entendu. Que lui reproche-t-on ? D’avoir mal géré le cinquantenaire et, peut-être, de s’être rendu coupable d’indélicatesses dans la gestion des sous débloqués pour la circonstance. Il y a comme une chasse aux sorcières ouverte, à un moment où l’équipe gouvernementale a plus que jamais besoin de se ménager, pour ne pas prêter le flanc aux critiques. Si Doré n’avait été que remercié, sans être poursuivi, il y aurait eu peu de choses à dire, étant entendu que bien d’autres, avant lui, sont passés par là. Fodé Bangoura, l’ancien ministre chargé des affaires présidentielles ( ?) et son homonyme Fodé Soumah, ancien ministre de la jeunesse, bien qu’impliqués dans des détournements plus rocambolesques, au préjudice de l’Etat, se reposent à l’ombre de leurs fortunes. Les interpellations dont l’un et l’autre ont déjà fait l’objet continuent de divertir les citoyens. Il reste à savoir jusqu’où, Doré qui ne semble pas disposé à se laisser vendre la peau, sera acculé. En tout état de cause, l’interpellation de Doré, si elle ne se terminait pas en queue de poisson, risquerait de nuire à bien des gens ayant, de près ou de loin, été impliqués dans l’organisation et la gestion du fameux cinquantenaire de notre indépendance. Dans cette histoire, bien des observateurs voient plutôt une volonté farouche de vider le gouvernement de tous les proches de Lansana Kouyaté, l’ancien locataire de la Primature. Alors, pourquoi Ahmed Tidiane Souaré l’a-t-il accepté dans son gouvernement, tout en sachant qu’il avait la latitude de proposer un autre à sa place ? La coopération était-elle devenue difficile entre la primature et le ministère des finances, et à quel sujet ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que le cas Doré reste un sujet préoccupant de l’actualité nationale. La procédure judiciaire engagée ne sera-t-elle pas bloquée dans son évolution ? C’est la question ! Thierno Dayèdio Barry Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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