lundi 15 février 2010
On crétinise encore nos populaces !

Hé! Mbarring, il n'y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent sur les sites guinéens par ces temps qui s'arrêtent. D'autant plus que la plupart des chefaillons du net passent maintenant leur temps à gratouiller, à rouler les mécaniques, à jouer perso pour capter l'attention du CNDD. Des cajoleurs, adulateurs, flagorneurs et autres lèches-bottes ont fini par créer autour du CNDD une ambiance purifiée dans laquelle "tout va bien et tout est rose, il n' y a plus d'urgence, pas de priorité et que le peuple est à l'aise" s'irrite presque pour rien Dr Mamadou Diallo.

Que des diaspourris et diasripous aiguisent leurs plûmes sur les sites guinéens et pêchent en eau trouble pour se faire scotcher à un strapontin au bled ! C'est presque légitime, non? Hé! Du calme. Aux aigris surtout. On ne demande pas leur cri du cœur. On est tous des Guinéens façons. Le bled n'appartient à personne. Mais il appartient à nous tous. W'là! Donc chacun est totalement libre de jouer le thuriféraire pour qui il veut et même faire joujou avec le souverain pontife du CNDD qu'est Sékouba Konaté s'il croit que ça pourrait vraiment le gratifier d'un poste de responsabilité ou d'autre chose.

Si on admet cela pour chacun pourquoi pas l'admettre pour Mohamed Touré, le rejeton du satrape de la Révolution sékoutouréenne. Non, Mbarring! Mohamed Touré aussi est un chacun. C'est vrai que ce rejeton n'est pas comptable des cataclysmes que le Dictateur Suprême de la Révolution guinéenne a occasionnés dans le pays. Par contre l'héritier du Parti des Geôles de Guinée (PDG) a les couilles de crétiniser encore les populaces comme son géniteur d'ailleurs par le verbiage, la démagogie, le mensonge, la bouffonnerie, l'ineptie. Il serait vraiment le fils du satrape de la Révolution sékoutouréenne. Cela le ressemble d'autant plus que dans son interview du vendredi 12 février, il use des mêmes astuces verbales pour crétiniser davantage les nostalgiques de la Révolution sanguinaire et abjecte de Sékou Touré. Voyons voir dans ses racontars: "Personnellement, en tant que fils du feu président Ahmed Sékou Touré, ce n'est pas seulement en raison de mon ascendance biologique que je me retrouve dans l'actuelle direction du parti. J'ai eu la chance, à ses côtés et aux côtés de ses camarades, de me pénétrer profondément de la justesse et de la noblesse des valeurs qu'il portait avec son parti." une Question et un brin de commentaire s'imposent parce que votre plumitif, un jaloux du succès des autres, est aussi un chacun. Mohamed Touré douterait-il être le vrai fils de Sékou Touré? Ecoutez-le parler de son géniteur à la troisième personne du singulier qu'il se gêne peut-être d'appeler papa : "Comme le disait feu le président Ahmed Sékou Touré, l'aide doit simplement nous aider à nous passer de l'aide." Encore un propos du despote Sékou Touré qui visait à enténébrer les esprits. Dans ce monde de mondialisation, de globalisation, de connexion c'est de l'utopie que de soutenir un tel propos.

Hé! Si vous êtes cardiaque et supporteur aveugle du loufoque Sékou Touré, l'on vous conseille vivement de fermer vite cette fenêtre. Sinon vous la bouclez en avalant cette tambouille et pondez vous aussi un article militant. C'est tout. Où est-ce qu'on en est ? Ah! Le commentaire? Dans son second propos, Mohamed Touré défend subrepticement la Dictature Suprême de Sékou Touré et de sa Révolution sanguinaire. Relisez calmement d'abord entre les lignes ensuite frénétiquement en dehors des lignes : "J'ai eu la chance, à ses côtés et aux côtés de ses camarades, de me pénétrer profondément de la justesse et de la noblesse des valeurs qu'il portait avec son parti." Afakoudou! Mohamed Touré est comme Sékou Touré un démagogue, le fils vrai de vrai d’Andrée Duplantier.  Il pouponne le CNDD et soutient de son "point de vue que les actions entreprises par le CNDD en l'espace d'un an sont très appréciables sur des points essentiels." Foutaise. Mensonge. Quel imbécile politique? Il est foncièrement contre la tenue des présidentielles avant les communales et les législatives. Car selon lui "En tout état de cause, nous ne sommes pas, en la matière, dans une course de vitesse. Si la Guinée doit se doter d'institutions fortes, cette force leur viendra uniquement de la participation et de l'adhésion des populations. Je me fonde toujours sur le même principe, qui a toujours été celui du PDG RDA depuis sa constitution: le référentiel suprême, c'est le peuple." Ah, Mohamed Touré! Ce qui est choquant et insupportable dans vos machineries politiques là c'est que comme Sékou Touré à l'époque vous vous prenez certainement aujourd'hui pour un bon référentiel suprême. Pour vous certainement, tous les autres qui vous lisent sont des Toto et ne vous atteignent pas à la cheville.

Regardez dans quel état se trouve le bled à cet instant précis: le chômage, l'enseignement sans aucune qualité dispensé aux élèves et étudiants en Guinée, la cherté de la vie et la misère noire et la faim qui tenaillent les populaces guinéennes, les malades qui crèvent tels des mouches fautes de médicaments et de soins de qualité dans les hôpitaux guinéens devenus des mouroirs, la prostitution qui gangrène des foyers et leur refile le sida, le désœuvrement des pères de famille, l'impuissance du CNDD à faire reculer le banditisme, les vols à mains armées, l'incompétence et la médiocrité du souverain pontife du CNDD et de ses militards au pouvoir. Comme dit l'autre: "Nul ne connaît mieux que la louche le fond de la marmite." La populace guinéenne est la louche. Le fond de la marmite c'est toute cette merde qu'elle vit depuis l'avènement de Sékou Touré et de sa Révolution jusqu'à ce jour. Yammé! 

Afakoudou ! Vous êtes cynique, Mohamed Touré. Vous et votre mère mangez à votre faim. Si l'un de vous tombe malade tout de suite, vous grimperez rapidement dans un coucou pour aller se faire consulter aux Etats-Unis.

Vous, vous n'êtes pas dans le besoin parce que Sékou Touré avait suffisamment volé les biens de la Guinée et placés en Suisse, au Maroc, aux Etats-Unis et même en France dans votre intérêt. C'est pourquoi vous n'êtes pas pressé de voir les Guinéennes et Guinéens sortirent de l'ornière. Vous êtes un bon salaud politique. Vous dites que le "référentiel suprême, c'est le peuple." L'on vous prend au mot et vous invite à faire un petit saut dans l'histoire les pieds disjoints. Allons-y!

A l'époque on cancanait que le président de la République, chef du gouvernement, est élu au suffrage universel pour 7 ans. "M. Sékou Touré a été élu le 15 janvier 1961 par 1.576 580 voix sur 1.576 747 votants. Il a été réélu en janvier 1968 pour 7 ans." C'est ce qu'on lit dans "GUINEE ENCHAINEE ou Le livre noir de Sékou Touré" de Claude Abou Diakité. En calcul mental, Sékou Touré n'avait perdu que 167 voix sur le total des votants. C'est-à-dire qu'à cette date la Guinée ne comptait que 167 traîtres de la Révolution à zigouiller ou à pendre ou à fusiller ou à embrocher et à écarteler ou à embastiller au camp Boiro où Siaka Touré, Ismaël Touré, Karim Keira, vos oncles et autres malmenaient alors votre  "référentiel suprême". C'est ce genre de suffrage que vous appelez "référentiel suprême" avec des "hommes intègres et patriotes" au gouvernement ? Vous êtes vraiment un cochon politique.

Mettez-vous bien ces maux récents et frais d’Ansoumane, le diaspo à la plume Doré, dans votre caboche: "De l'absence totale de démocratie du temps de Sékou Touré sont sorties les dictatures militaires venues après 1984." Comme si Ansoumane avait pris connaissances de vos verbiages révolutionnaires, il écrit ceci: "Les racines des maux qui assaillent la Guinée d'aujourd'hui, prennent racines dans les pratiques du Parti-Etat de Guinée. Mais allez faire comprendre cela à des fossiles." Vous voyez! C'est dire que la Révolution sékoutouréenne n'était pas arrivée à fossiliser tous les esprits. Agnon!


Benn Pepito
         


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Vos commentaires
FIDEL, samedi 20 février 2010
Pascal Krop : En 1969, 1970, 1974, la CIA et le BND allemand lanceront encore plusieurs opérations armées. Toutes ses manœuvres échoueront lamentablement. On s’en fera une idée en compulsant L’impérialisme et sa cinquième colonne, un recueil publié par les services de Sékou Touré et composé de l’impressionnante litanie des aveux soutirés à divers opposants. Ces confessions, obtenues au moyen d’interrogatoires particulièrement inhumains, sont à prendre avec précaution. Les anciens du Sdece admettent cependant que les griefs faits à la France sont en bonne partie fondés, et qu’aucun complot mentionné n’est imaginaire. Ecoutons donc l’un des inculpés : j’ai été recruté par les services français, témoigne Bangoura Karim, animateur au Bloc Africain de Guinée(BAG), puis secrétaire d’Etat guinéen aux Mines et à l’Industrie, par l’intermédiaire de J.P. qui représentait les anciens établissements français de l’Inde. En juillet 1959, je le rencontrai chez lui avenue Raymond-Poincaré, pour lui faire mon premier rapport. La consigne secrète était à l’époque d’entrer dans le gouvernement d’union et dans l’administration, et de poursuivre le travail pour une prédominance française sur tous les plans, notamment économique, culturel et politique. Fidel comme son nom
FIDEL, vendredi 19 février 2010
Merci mon frere de sang et d`esprit Karifa. Bon courage surtout. Fidel comme son nom
FIDEL, vendredi 19 février 2010
Tu nous montres dejà qui tu es, descendant d`un de ces minables de pantins. Toute votre force reside dans les injures, l`impolitesse et le mensonge. Mais je ne cesserai jamais de vous le repeter: on ne fait pas l`histoire avec des valeurs negatives comme le tribalisme, la trahison et le mensonge. Le chien est tout ce qu`il est mais ses dents lui resteront blanches comme neige. Quoi qu`on dise, aucune tentative de destabilisation perpetrée contre son regime ne reussi, et son regime perdura jusqu`à sa mort et sa volonté fut executée sur son peuple de son vivant avec une fierte du peuple dans sa grande majorité. Vous pouvez le qualifiez de tout ce que vous voulez mais cette premiere jeune Republique independante de l`AOF vers laquelle tous les peuples du monde avaient les yeux tournés fut la sienne. Vous en etes seulement jaloux, des hommes comme Sekou ne peuvent etre engendré que par des femmes qui ne commettent jamais de fornication. Les Mandingues le disent souvent que pour etre brave il faut etre né d`une bonne femme. Fidel comme son nom
karifa, vendredi 19 février 2010
Fidel, je vous tire trois fois chapeau!!!
FIDEL, vendredi 19 février 2010
Tu ne montres dejà qui tu es, descendant d`un de ces minables de pantins. Toute votre force reside dans les injures, l`impolitesse et le mensonge. Mais je ne cesserai jamais de vous le repeter: on ne fait pas avec des valeur negatives comme le tribalisme, la trahison et le mensonge. Le chien est tout ce qu`il est mais ses dents lui resteront blanches comme neige. Quoi qu`on dise, aucune tentative de destabilisation perpetré contre son regime ne reussit, et son regime perdura jusqu`à sa mort et sa volonté fut executée sur son peuple de son vivant avec une fierte du peuple dans sa grande majorité. Vous pouvez le qualifiez de tout ce que vous voulez mais cette premiere jeune Republique independante de l`AOF vers laquelle tous les peuples du monde avaient les yeux tournés fut la sienne. Vous en etes seulement jaloux, des hommes comme Sekou ne peuvent etre engendré que par des femmes qui ne commettent jamais de fornication. Les Mandingues le disent souvent que pour etre brave il faut etre né d`une bonne femme. Fidel comme son nom
le corbeau, jeudi 18 février 2010
Réplique du Corbeau à Benn Pepito Des termes comme: Mbarring – W`là – Afakoudou – Imbécile ou cochon politique, ne sont pas dignes du débat intellectuelle et politique d`un pays comme la guinée, qui, dès les premières heures de l`émancipation des peuples noirs, a été l`un des premiers dans la sous région à prendre ses responsabilités politiques en disant non. Non à la domination: politique-culturelle-économique et sociale. Non à l`oppression, l`esclavage et à toute forme d`exploitation de l`homme par l`homme. Insulter le présidant Ahmed Sékou Touré, c`est manquer du respect à la nation guinéenne. Cet homme quoi qu`il se fasse, est le père de l`indépendance de notre pays, fondateur de la première République, dans ce cas sa mémoire doit être respectée par chacun et tous. Sa famille reste un patrimoine nationale, qui mérite entretien – respect – et protection. A l`opposée de la famille du Général Lansana Conté, le présidant Ahmed Sékou Touré, n`a jamais associé la sienne dans les prises de décisions politiques, à quelques instance que se soit. Elle n`a été accusé à tort ou à raison, encore moins son nom mêlé d`aucune incivilité, exaction ou répression politique militaire et / ou policière commises sur le sol guinéen. Appelons les choses par leurs noms et remettons les dans leurs contextes vrais. André et les enfants de sékou Touré sont victimes ou coupables? victimes tout simplement d`être l`épouse et enfants de celui qui, aujourd`hui endosse tout seul la responsabilité d`un certain nombre d`engagements de responsabilités historiques et politiques de notre pays? Si non, coupables de quoi??? LE CORBEAU lecorbeauparleur@yahoo.fr
Diallo Abdourahmane, mercredi 17 février 2010
Merci n`koro Pepito. Tant que des fils dignes de ce pays comme vous etes là, nous ne risquons pas de retomber dans l`enfer de cette famille de diables.
Diallo Abdourahmane, mercredi 17 février 2010
Merci n`koro Pepito. Tant que des fils dignes de ce pays comme vous etes là, nous ne risquons pas de retomber dans l`enfer de cette famille de diables.
karifa, mercredi 17 février 2010
Curieux de constater jusque là,le réfuge de doyen Ansoumane Doré à moins qu`il soit au courant de ces agissements des apatrides contre notre pays.
FIDEL, mercredi 17 février 2010
« Quand Sékou Touré a parlé de complots organisés à partir du Sénégal, tout le monde a ri. On disait que c`était encore une invention de sa part. Mon devoir était de faire une enquête. Alors j`ai fait fouiller toute la frontière. Et on a découvert les fameuses munitions, les tracts… qui étaient destinés à la contre-révolution. Il y avait bel et bien complot. J`ai fait arrêter des suspects, des Guinéens qui vivaient à Dakar et un militaire français qui était chef de l`organisation ; il résidait à Saint-Louis où je l`avais fait interner. On l`a fait évader. » Mamadou Dia, Mémoires d`un militant du Tiers Monde, Paris, Publisud, 1964. Peut-être plus explicite encore, ce que le même Mamadou Dia écrit dans ses Lettres d`un vieux militant, Dakar, GIA, 1991 : « Pour revenir sur le cas de la Guinée, disons que le fait d`avoir voté « Non » au référendum lui a valu d`essuyer maints complots ourdis par l`extérieur. En 1959, hélas, les comploteurs étaient bel et bien basés et entraînés au Sénégal. Après le communiqué de Sékou Touré diffusé à l`époque par Radio-Conakry, communiqué dans lequel le président guinéen accusait le Sénégal, j`ai dû me rendre personnellement à la frontière de Kédougou pour vérifier et, procédant à des fouilles,je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener à Dakar. À Dakar où – ce sera une seconde découverte – était dressé un camp d`entraînement pour des mercenaires. Le conseil de défense, où siégeaient notamment le haut-commissaire de la France, le général commandant supérieur des forces françaises du point d`appui de Dakar, le général commandant la zone Nord, fut immédiatement convoqué par mes soins. Ils se montreront offusqués par ma déclaration liminaire : « Messieurs, je suis au regret de vous dire que tout ce que Sékou Touré a affirmé est la stricte vérité. J`ai la preuve qu`un complot contre la Guinée s`est ourdi à Dakar ». Je les invitai, ensuite, à venir voir dans un bureau attenant à la salle de conseil, les armes, munitions, grenades et affiches que j`y avais fait entreposer. Après quoi, j`adressai à de Gaulle une vigoureuse lettre de protestation et fis arrêter deux Français impliqués dans l`affaire. Ils réussiront à s`enfuir. Je les ferai prendre et emprisonner à Saint-Louis ; on les aidera à s`évader. Des Guinéens, également, avaient été arrêtés ; mais ce qu`ils déclareront à l`enquête était si grave que je dus, pour des raisons d`État, les relâcher. Aujourd`hui, bien que délié de mes obligations d`autrefois, je garde encore le silence là-dessus par souci de déontologie politique. » Le 13 mai 1960, Mamadou Dia adresse au général de Gaulle une lettre dans laquelle il relate de manière détaillée les faits ci-dessus, en particulier la découverte faite le 10 mai dans un village de la région de Kédougou à 4 kilomètres de la frontière guinéenne, la réunion qu`il eut avec le haut représentant de la France (l`ambassadeur et ex-général Hettier de Boislambert) et le général de Brebisson, et le nom de deux Français, un officier de parachutistes nommé Garuz, et son frère, impliqués dans cette affaire. Le 24 mai, le général de Gaulle répond en ces termes à Mamadou Dia : « L`affaire exposée dans la lettre que m`a remise le colonel Fall méritait en effet que j`en sois avisé et j`ai apprécié l`esprit dans lequel vous l`avez fait. Je transmets ce document au ministre compétent et je lui demande d`ouvrir une enquête. Lorsque de votre côté vous aurez des éléments nouveaux à me communiquer, je les recueillerai avec intérêt. De toutes façons, si vous venez à Paris, je vous verrai très volontiers. » Mamadou Dia viendra en effet plusieurs fois à Paris avant son arrestation fin 1962. Lors d`une de ces visites, il sera même fait grand-croix de la Légion d`honneur, Archives Foccart, Arch. nat., carton 80, dossier 268
FIDEL, mercredi 17 février 2010
Guerre secrète contre la Guinée Guerre secrète contre la Guinée Pendant quinze ans, de 1958 à 1973, les services spéciaux français ont mené une guerre subversive pour renverser le dirigeant de la Guinée, Sékou Touré, et ramener ce pays dans le giron de l`ancienne « métropole ». _ « Déstabilisez la Guinée! » C`est à la fin août 1958 que de Gaulle, alors président du Conseil, réalise sa fameuse tournée pour proposer sa« politique d`association» aux colonies africaines dans le cadre de la Communauté française. Ses conseillers ont suggéré qu`il se rende d`abord à Conakry, la capitale de la Guinée, où l`accueil risque d`être plus crispé qu`à Dakar. Pourtant, la biographie de Sékou Touré n`en fait pas un révolutionnaire à tous crins. Il a en effet suivi un cursus politique très classique. En octobre 1946, il a participé au congrès de Bamako, où s`est créé le Rassemble­ment démocratique africain (RDA), réunissant des partis politiques de huit colonies françaises d`Afrique subsaharienne. L`année suivante, une section locale, le Parti démocratique de Guinée (PDG), a vu le jour, dont Sékou Touré devient le secrétaire général en 1952. Quatre ans plus tard, le voici simultané­ment député à l`Assemblée nationale française et maire de Conakry. Enfin, en 1957, celui que l`on surnomme affectueusement «Sily» l`« Éléphant ») est membre du Conseil de l`Afrique occidentale française à Dakar et vice-prési­dent du conseil de gouvernement. Il est bien décidé à accueillir le général d`égal à égal. Pour éviter tout quiproquo à l`annonce de la visite de l`homme du 18 Juin, Sékou Touré a remis son discours à Jacques Foccart quelques jours plus tôt. Mais« Monsieur Afrique» ne l`a pas transmis à de Gaulle. Résultat: le 27 août, le « Grand Charles» tombe de haut quand il entend le ton militant du diri­geant guinéen, qui estime l`indépendance totale préférable à l`association: «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l`esclavage. »La déception du Général s`exaspère le lendemain, quand, débarquant à Dakar, des pancartes du Parti du regroupement africain (PRA) réclament aussi l`indé­pendance complète pour le Sénégal. De plus, ni Leopold Sédar Senghor ni Mamadou Dia (bientôt respectivement président et Premier ministre du Sénégal) ne se sont déplacés à l`aéroport pour lui souhaiter la bienvenue. De là à penser que l`intransigeance de Sékou Touré va faire tache d`huile dans toute l`andenne« Afrique française» )... Deux mois passent. À peine les Guinéens ont-ils dit « non» ) au référendum du 28 septembre sur le projet de Constitution de la Ve République prônant l`association - ils sont les seuls à le faire en Afrique -, que Sékou Touré devient la « bête noire» des services spéciaux français. Devenue indépendante le 2 octobre 1958, la Guinée est immédiatement reconnue par la Chine et l`URSS. Début 1959, elle adhère à l`ONU. À l`Élysée - de Gaulle a été élu prési­dent avant Noël-, Jacques Foccart donne le feu vert: « Déstabilisez la Guinée! » Baptême du feu pour le secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches: les opérations vont aller crescendo sous la houlette technique du colonel Tristan Richard, responsable du secteur Afrique - Moyen-Orient au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Son principal relais, Maurice Robert, chef de poste SDECE à Dakar, active une dizaine d`« honorables correspondants ) dans l`entourage du leader guinéen ainsi que dans l`opposition
FIDEL, mercredi 17 février 2010
Mémoire de Sékou Touré 50 ans après le Non à la France AUTEUR: SERIGNE SECK Je vous ferai remarquer que vous ne proposez aucune source qui vient corroborer les accusations que vous portez contre le régime Guinéen entre 1958 et 1984. Aucune ! Messmer, Foccart, et Mamadou Dia du Sénégal ont confirmé dans leurs mémoires les coups d’états préparés depuis l’Élysée contre le régime de Sékou Toure. Il devint le « Castro » Français. «Sékou Toure je le veux à plat ventre» (De Gaulle) Il ne fait aucun doute que la France, qui vécu comme une humiliation le non de la Guinée au referendum de 1958, a cherché à prouver par tous les moyens l’impossibilité d’une réussite africaine sans la France. Auriez-vous seulement lu le texte du referendum ? Il n’ya pas de morale en politique, il n’y a que des conjonctures, des circonstances qui appellent des décisions. Pourriez vous penser Sékou Toure ne serait-ce qu’une minute dans le contexte des années soixante ? Entre 1958 et 1973 Sékou Toure a vécu entre deux assassinats : Ruben Um Nyobe (1958), Felix Moumié (1960), Nkrumah (déposé 1966) ; Lumumba ; Okito ; Mpolo (1961), Olympio (1963), et Cabral (1973). On lui reproche d’avoir survécu à la violence de son époque, de ne pas être mort comme tous les autres, d’avoir échappé au martyr, de ne pas avoir succombé à l’angélisme de Lumumba qui lui couta la vie. Avez-vous lu les ouvrages de Jules Chomé et de Kamitatu sur les circonstances qui précédent son assassinat ? Votre plus grande faute est de penser Sékou Touré comme on pense De Gaulle, c`est-à-dire un homme à la tête d’un état pourvu d’une structure et qui ignore les contingences des rivalités ethniques. Votre seconde faute est de n’avoir pas compris que Sékou Toure dés 1958 à déjà perdu. Le «non» pour lequel il opte était une décision qui n’avait de sens que dans le cadre de la conservation des grands ensembles (AOF ; AEF), trahi, tout seul, il n’avait aucune chance. Vous pensez réellement qu’il était possible de construire la Guinée dans de pareilles circonstances sans qu’il y ait mort d’homme? Il se peut qu’il ait tué des hommes comme on déracine des arbres, (ce qui reste à démontré de façon tangible) mais à ce jeu là, il n’était qu’un apprenti. La France tue 48.000 personnes à Sétif en 1945 ; un million d’homme en Algérie entre 54 et 62, sans oublier la torture, documentée par Verges, Vidal-Naquet et le général Aussares et il n’y a personne pour hurler au crime ! Avez-vous visité les sites des victimes de bombardement à l’arme chimique au Viêtnam, sous Johnson d’abord et sous Nixon ensuite ? Où sont ces bourreaux? Ils dorment tranquilles au panthéon des grands hommes, criminelles immortelles. Je vous rappellerai que c’est la «Terreur» révolutionnaire qui enfanta la France Républicaine. Mais par delà toutes ces considérations, ce qui me dérange le plus chez vous, c’est que vous faites là ou on vous demande de faire ! Serigne SECK Titulaire d’un DEA en Histoire de l’Afrique Université de Paris I
FIDEL, mercredi 17 février 2010
Au Ghana, Nkrumah est renversé en 1966 par un coup d`État. L`expérience de Modibo Keita au Mali est elle aussi interrompue, en 1968, par le coup d`État de Moussa Traoré et l`instauration d`une dictature. Au Congo ex-belge, Lumumba doit faire face à l’opposition frontale des puissances occidentales, Belgique, États-Unis et France en tête. La situation devient vite intenable. Moins de deux semaines après l’indépendance, le 11 juillet 1960, Moïse Tshombé |8| proclame la sécession de la riche province du Katanga, peu avant que son ami Kalonji Mulopwe annonce celle du Sud-Kasaï. Dès septembre 1960, les États-Unis et la Belgique cherchent à « mettre Lumumba hors d`état de nuire |9| ». Lumumba est empêché, par la force, de gouverner. Il est placé en résidence surveillée, s’enfuit fin novembre 1960, puis est capturé début décembre. En janvier 1961, il est transféré au Katanga, sur ordre de la Belgique semble-t-il |10|, puis assassiné le 17 par les hommes de Tshombé. Cet assassinat est donc prémédité et organisé par les pays occidentaux. Jean-Paul Sartre écrit : « Par les circonstances mêmes de sa mort, Patrice Lumumba a cessé d`être une personne pour devenir l`Afrique entière |11|. » La voie est libre pour la prise de pouvoir de Joseph-Désiré Mobutu, l`homme des Occidentaux. Au Togo, Sylvanus Olympio est assassiné le 13 janvier 1963 par le sergent Eyadema Gnassingbé instrumentalisé par la France (qui, selon Maurice Robert, n`a « rien fait pour calmer le mécontentement des militaires nordistes, car l`impopularité du régime grandissait et nous espérions son renversement au profit d`un régime plus accommodant |12 | »). Il sera remplacé d`abord par Nicolas Grunitzky, soutenu par la France, puis par Eyadema lui-même, après un coup d`État le 13 janvier 1967 |13|. Depuis, le 13 janvier est jour férié au Togo...
FIDEL, mercredi 17 février 2010
On a appris le décès, le 9 novembre 2005, de Maurice Robert, à Bordeaux, à l’âge de 86 ans. Ancien du SDECE (aujourd’hui DGSE), ancien des services de renseignements de ELF, ancien bras droit de Foccart, ancien ambassadeur au Gabon et ami fidèle de Bongo, il représentait la quintessence de la politique africaine de la France dans la seconde moitié du XXè siècle. Il s’était épanché, en 2004, sur sa carrière, dans un livre d’entretiens avec André Renault, publié au Seuil, sous le titre Maurice Robert, “ministre de l’Afrique”. Il y « révélait » ce qu’on savait déjà sur les manigances de Foccart et Cie en Afrique, mais cette confirmation n’était pas sans intérêt, comparée à l’angélisme des confidences du même Foccart dans ses Mémoires. Ainsi, à propos de Sékou Touré, il expliquait : « Nous devions le déstabiliser, le rendre vulnérable, impopulaire et faciliter la prise du pouvoir par l’opposition. Rien d’autre. » Cet aveu a minima donne une idée de ce que dut être la réalité pour arriver au fait que Sékou vit très vite des complots partout et décima la classe politique guinéenne. Tout cela parce que Sékou Touré avait eu l’insigne impudence de vouloir gouverner son pays sans la France. Cela valait bien qu’on provoque l’anéantissement de toute une génération d’intellectuels. Dans un récent documentaire de la Télévision Suisse Romande : L’assassinat de Félix Moumié, l’Afrique sous contrôle, le même Maurice Robert, interviewé il y a quelques mois, confirmait sans difficulté, avec franchise mais sans le moindre regret, l’empoisonnement du leader camerounais Félix Moumié à Genève, en 1959, par un agent français, William Bechtel. Dans le même documentaire les réponses de Messmer, Haut Commissaire de la République au Cameroun en 1957, et de Maurice Delauney, administrateur à Edéa au moment de la féroce répression des maquis camerounais, sont aussi assurées. L’un revendique le caractère « impitoyable » de la répression, l’autre se contente de dire qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres en faisant rayer de la carte les villages insoumis. Il a du reste consigné ses souvenirs de l’époque dans un livre intitulé Gobina (Éd. Bénévent 2004).Tous ces octogénaires affectent de penser qu’ils ont bien servi la France en contribuant à faire des pays africains ce qu’ils sont actuellement : le résultat pitoyable de leur zèle aveugle
FIDEL, mardi 16 février 2010
LE CERVEAU DU COMPLOT DE 65 C’EST MOI : J’ai pris mes responsabilité, j’ai réuni, autour de moi, Touré Mamoudou, Bangaly Camara, ministre de l’information, Kaba Sory, ex-ambassadeur à l’ONU, le docteur Roiff Jean Numa, les docteurs Henri Lorofi et Cherif N’faly (docteur piment), un commerçant de Kindia. Ensemble, nous avons concocté un plan pour renverser Sékou Touré et remettre le pouvoir à des hommes plus surs. Jean Faraquet TOUNKARA interview dans Ivoire soir. A sa sortie de prison il se confia à ses collègues en ces termes : Aucun complots dénoncé n’était ni faux ni imaginaire ; c’est la répression qui était exagérée, les règlements de compte ayant été utilisés par certains pour se venger de cadres certainement innocents Fidel comme son nom

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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