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« ... A chaque fois que je débats avec un adversaire, je prie silencieusement, Oh seigneur, aide le pour que la vérité jaillisse de son cœur et de sa langue. Si la vérité est de mon côté, qu'il me suive; et si la vérité est de son côté que je le suive. » Al-Shafi'i (767-820)
Plusieurs personnes se demandent, quelle mouche pique ceux qui interviennent ici pour exiger qu'on redonne immédiatement au vaillant peuple guinéen le contrôle des institutions de sa république. Nous sommes désormais illogiques, inconséquents et ridicules pour avoir demandé le respect des règles du jeu. Nous avons eu l'honneur de voir les grands juristes sortir de leur longue hibernation pour dire que nous ne sommes pas démocrates parce que nous sommes opposés au grand tapis rouge qu'ils veulent dérouler pour le retour triomphal de... la démocratie en Guinée.
En comptant mes écrits et/ou mes réactions à mes...écrits et/ou aux écrits des autres, je ne peux qu'avouer que j'en fais un peu trop, mais je vous prie de bien vouloir comprendre que m'adresser à ces intellectuels véreux et ces dirigeants criminels qui prennent nos pays comme des propriétés privées et nos peuples africains comme des ignorants et des imbéciles, est chez moi si impérieux, que si je ne le fais pas équivaut ni plus, ni moins à une insulte personnelle et à un suicide intellectuel dont je n'ai ni le courage ni la bravoure et surement pas l'envergure. Un ami intellectuel que j'avais l'habitude de combattre dans l'arène des débats, a tout simplement dit que je suis probablement parmi ces arrivistes qui n'ont pas encore atteint le seuil de satiété par la seule poudre de l'usure de leur canines. Ils ont toujours quelque chose à se prouver. Ils ont en permanence une inexplicable passion de se surpasser et de relever des défis, en exerçant leur art sur les objets d e valeur. Vous pouvez donc continuer vos insultes, vos mauvais traitements à nos peuples et vos positions malsaines. L'être malade que je suis, qui vient des sociétés "malades" dirigées par des personnes mentalement... malades, va continuer à défendre ces peuples africains qui sont aujourd'hui meurtris par leurs propres fils. Ceux qui pensent tout savoir, qui croient détenir toutes les solutions et qui pensent que nous n'avons rien dans la tête, doivent comprendre que la sécheresse de nos idées est inondée par le théâtre quotidien qu'ils nous imposent.
Pendant 52 ans, la classe politique et intellectuelle qui exige le tapis rouge de la démocratie, est restée figée et muette devant les nombreuses violations des droits de l'Homme en Guinée. Il serait probablement vrai de dire que leur attitude docile et impassible aura tout simplement permis ce système de destruction. Les intellectuels guinéens et africains ont un rôle à jouer pour libérer nos peuples de nos propres bêtises. Ce rôle ne serait rempli que si nous nous éloignons de la justification du faux.
Kalifa Diaby et Ben Daouda Toure et les autres adeptes du "Malinkisme" politique, ont certes droit à leurs opinions respectives sur ce qui se passe en Guinée, mais je dois affirmer qu'ils sont des spécialistes du galimatias pour interpréter les 18% d'Alpha Condé au premier tour de l'élection présidentielle. Leur stratégie a certes créé des doutes à propos des 43% de Diallo Cellou. Ils ont même inventé de nouvelles mathématiques qui nous expliquent, pour la première fois, pourquoi le chiffre 18 peut être supérieur au chiffre 43.
Mes chers analystes et mes chers juristes, dites ce que vous voulez mais Cellou Diallo est un homme de paix qui est aux antipodes de la vengeance. Il est plutôt cet homme honorable qui a la tête bien assise sur les épaules.
Je serai le premier à reconnaitre que le terrain des débats peut facilement créer des situations où chacun tire sur l'autre, néanmoins, nous avons l'obligation morale de nous éloigner de la haine ancrée dans l'ethnocentrisme.
Une opinion n'est rien d'autre qu'une chose qu'on croit vraie. Elle est née de notre interaction avec notre milieu social. Notre opinion a toujours une très grande influence sur notre manière de voir le monde. L'opinion publique occupe une très grande place dans les démocraties occidentales. L'un des rôles de la presse dans les pays développés, est d'influencer les opinions nationales afin d'orienter les politiques des gouvernements. L'information qui est la principale source de notre opinion, tend à ignorer la majorité silencieuse. Avoir l'information ne veut pas dire qu'on est bien informé. On peut facilement être possesseur d'une mauvaise information. Souvent les hommes politiques exagèrent leurs actions et minimisent l'information qui présente leurs opposants sous un angle positif. C'est la raison pour laquelle les citoyennes et les citoyens conscients doivent toujours regarder l'information qu'on leur donne avec un esprit analytique, explicatif et synthétique. Tout ce qu'on voit, lit ou écoute doit passer sous ce prisme.
Seydou Coulibaly, Philadelphia, PA USA
www.guineeactu.com
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