jeudi 29 avril 2010
Nouvelles parutions : « Guinéens, adoptons la bonne gouvernance ! » et « La transition préméditée » par Mahmoud Ben Saïd
Mahmoud Ben Saïd

Sœurs et Frères Guinéens et amis de la Guinée, j’ai l’immense plaisir de vous annoncer la parution de deux de mes ouvrages. Le premier porte sur la mal gouvernance, devenue la préoccupation majeure de notre pays, qui regorge de richesses mais croupit dans la misère. Le second résume la transition entre janvier 2009 et mars 2010, avec un accent particulier sur les événements du 28 septembre et la fusillade du 3 décembre 2009. En plus de pérenniser notre passé, avec ses souvenirs tant joyeux que tristes, j’espère que les deux ouvrages contribueront tant soit peu à l’institution de l’État de droit et à la lutte contre la mal gouvernance.

À propos de la mal gouvernance, au fil du temps je me suis convaincu d’une chose. Aussi durs que soient les prédateurs de notre économie, leur dernière heure a sonné. Nombreux sont les Guinéens motivés et agissant inexorablement pour en finir avec la gabegie actuelle. En juillet 2009, par exemple, lors d’un débat en ligne sur la bonne gouvernance, d’aucuns proposaient même de renforcer la lutte contre la mal gouvernance par des textes de loi. Et en ce mois d’avril 2010 aussi, notre nouvelle Constitution prévoit, entre autres, l’imprescriptibilité des crimes économiques, la vérification des biens de nos dirigeants, avant et après leurs mandats, et diverses mesures pour la protection du patrimoine de l’État. Guinéens, adoptons la bonne gouvernance ! se veut justement une arme de plus dans le combat contre la mal gouvernance.

Enfin, Frères et Sœurs, je vous dois de préciser que ces ouvrages ont été, à dessein, exceptionnellement concis, pour en réduire les coûts et faciliter l’usage. Disponibles chez l’Harmattan, ils n’ont aucun but lucratif (les retombées financières de mes œuvres sont systématiquement destinées à des fins caritatives : mes efforts personnels, de la préparation à la promotion des livres, sont des sacrifices et des formes de redevances pour mon pays).

Tout en vous souhaitant une excellente lecture, je reste à votre disposition pour vos commentaires, que je lis toujours avec le plus grand intérêt.


Mahmoud Ben Saïd

 

Guinéens, adoptons la bonne gouvernance !


Une expérience de 1991 met en évidence la possibilité de guérir notre organisme malade, autrement dit, d’en finir avec la corruption dans notre administration ; puis un diagnostic détaille les maux dont souffre cet organisme, des pieds à la tête – les malversations dont nous souffrons, de la base au sommet. Tout en se référant aux organismes bien portants, les nations bien gouvernées, on établit alors notre ordonnance : des propositions concrètes sur la bonne gouvernance, avec exemples à l’appui. Comme remède, ce livre prescrit donc aux Guinéens un slogan à scander tous les jours, deux fois par jour, aux gouvernés puis aux gouvernants : « La bonne gouvernance ! »

ISBN : 978-2-296-11938-3 - 104 pages, 11 euros

 

 




La transition préméditée


L’espoir fut éphémère avec la junte. Éminemment instable et mal conseillé, son chef renie ses engagements et veut se présenter à la présidentielle. La Guinée se lève, outrée. La transition entre donc en commotion. Le 28 septembre 2009, une répression préméditée s’abat sur un meeting pacifique. La sauvagerie est inénarrable : 156 morts, 1.399 blessés, 109 femmes violentées. L’Onu reconnaît des crimes contre l’humanité et envisage la saisine de la Cour pénale internationale. Mais déjà, le 3 décembre, une fusillade a éclaté au sein de la junte ; son chef a reçu, dans la tête, une balle tirée par son propre aide de camp ; et le cours de la transition s’est modifié du coup. Justice divine ? Quoi qu’il en soit, ces événements n’ont pas que des effets pervers ; nous pouvons transformer les deuils qu’ils nous ont infligés en ciment pour souder nos liens, les douleurs en énergie pour nous émanciper.

ISBN : 978-2-296-11942-0 - 102 pages, 11 euros


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Boubacar Sylla, dimanche 7 novembre 2010
Merci Monsieur Said. Je vous remerci d`avoir identifier le mal guineen et vouloir contribuer a sa jugulation. Je suis fort persuade que tous les guineens de bon sens souscrivent a la notion de BONNE GOUVERNANCE.je souhaiterais aussi qu`on pense a la creation d`une structure legale de recherche, identification et rapatriement des biens voles et places a l`exterieur du pays. Quant aux biens voles et identifiables dans le pays, ces biens devraient faire l`objet d`une simple saisie.
OXY, samedi 12 juin 2010
je ne doute pas etre retard et peut etre ne suis pas le dernier. je remarque ici sur cet image qui m`a attire un criminel en serie.il l`a prouve le 28sept et le 3december.
miut, jeudi 3 juin 2010
Mais vous exagerez un peu cher Said, en quoi faire des accolades nuit a la sante de l`homme je suis absolument convaincu que si vous etiez dans votre Japon vous n`auriez un seul instant hesite a faire des accolades aux nippons. d`ailleurs vous en auriez sollicite meme. il ne s`agit pas de pousser le denigrement a ce point la pour justifier une fausse modestie. Je vous remercie par avance
Alpha Rafiou DIALLO, lundi 10 mai 2010
Comme vous,je suis croyant- pratiquant et non intégriste.J`ai lu un certain nombre d`articles vous concernant sur le net.Les idées sont claires et votre pondération face à toutes nos interrogations actuelles,force l`admiration. Je ne suis pas loin de penser que tout candidat aux élections présidentielles rendrait crédible son projet de gouvernement,en vous proposant le poste des Affaires culturelles et cultuelles.Je le pense fort et en toute objectivité,car les valeurs que vous défendez et le comportement qui les accompagne obéissent aux règles de conduite ancrées dans l`inconscient collectif du guinéen épris de paix,de justice,d`honnêteté et de fraternité.Qu`Allah soit désormais avec nous!!Amina...
Barry A., jeudi 6 mai 2010
Mon frère Ben Saïd, vous avez droit à mon admiration. En effet, rare sont nos compatriotes qui écrivent sur le net, qui font référence à la culture islamique que nous avons hérité de nos aïeux. Quand je parle à des amis non guinéens de notre pays, ils me demandent souvent la proportion de musulmans par rapport au nombre de chrétiens. Je leur dis que les estimations font état de plus de 90 % de musulmans. Et ils s’étonnent alors qu’un non musulman dirige le pays (Dadis). J’ai eu à répondre à certains que je pense personnellement que cela été possible à cause du manque d’importance que les musulmans de chez nous accordent à leur religion. J’ai eu à condamner des comportements de certains hommes âgés chez nous qui n’hésitent pas à invoqué la miséricorde de Dieu à des morts non musulmans. Ils ignorent que la Miséricorde de Dieu ne concerne pas les non croyants qui sont morts comme tels. Sa Miséricorde concerne et touche tout le monde dans cette vie. Mais dans l’autre vie, seuls les musulmans en bénéficieront. C’est cela notre croyance. Alors quand j’ai vue Elhadj Biro, et puis certains autres elhadj allez faire des invocations en faveur de la sœur de Dadis, j’ai eu pitié d’eux. Comme vous avez su bien le dire dans votre second commentaire, les salutations qui consistent à se frotter quatre fois les joues entre hommes et femmes éventuellement épousables ne dérangent pas grand monde chez nous jusque dans les alentours des mosquées et par fois même par des « imams ». Je dois vous avouez que j’ai personnellement un sérieux problème avec certains de nos compatriotes dans le pays occidental où je vis actuellement, plus qu’avec les occidentaux eux-mêmes. De quoi s’agit-il ? En effet, généralement je suis un homme qui déteste les excès. En particulier, l’excès de complexes. Là où je vis, depuis maintenant près de dix ans, je ne serre pas la main à une femme ajnabiyyah, c’est-à-dire celle que les liens de sang (la mère, la sœur), de mariage (la belle mère), et d’allaitement (la femme qui a tété des seins de notre mère, ne serait-ce qu’une fois, si elle fut rassasiée de cette tétée) m’ont permis d’épouser religieusement parlant. Et pour moi, ceci n’est ni un extrême, ni une nouveauté dans ma religion et dans ma culture. Je me rappelle encore dans mon village, lorsque les femmes rencontraient les hommes en chemin, elles s’écartaient et détournaient le visage pour laisser passer les hommes sans que les uns fixent du regard, les autres. Et les salutations étaient verbales et jamais gestuelles (manuelles). Je ne sais pas pourquoi nous avons en Guinée du sur mesure avec tout ce qui est mal et qui, souvent, vient d’ailleurs. Aujourd’hui nous semblons manquer de repères à tel point que nous nous en accaparons du n’importe quoi pour en faire une identité. Ce qui de facto nous prive de toute identité culturelle. Prenons des exemples terre à terre. Quels sont les plats ou les mets prisés et souvent proposés dans nos familles, nos restaurants et nos hôtels ? Je ne saurai répondre à cette question maintenant. Mais dans les années 1980 et 1990, c’étaient des plats sénégalais (Tchèpou djen), libériens (foufou), ivoiriens (Tchèkè), etc. Les vêtements : les « ambassadeurs » de notre culture (musiciens, chanteurs, footballeurs) s’exhibent avec des accoutrements assortis des drapeaux américains, anglais, français, canadiens, japonais,… Même la musique et message qu’elle véhicule dans les chansons sont importés d’ailleurs. Celui ou celle qui ne sait pas danser le latino, le kouassa kouassa, le coupé décalé, le sabare, … ne serait qu’un demi-homme. Et nous ! Qu’est-ce que nous offrons aux autres ? Que proposons-nous ? Peut-être ce qui s’est passé à Conakry, le 28 septembre 2009 ? Avec le viol en plein air et de jour ensoleillé de nos femmes, sœurs,… ? Pendant ce temps, nos couturiers, nos tisserands, nos cordonniers, nos cultivateurs arrêtent leurs métiers pour envahirent les centres urbains. C’est ainsi que nos rues sont envahies par des apprentis commerçants à l’étalage pendant que nos villages se vident de leurs bras valides qui ne sont peuplés que de vieillards sexagénaires (nous comptons rarement d’octogénaires). Il me semble que nous faisons tout de travers. Car, il ya tellement de choses à revoir chez nous que peu d’entre nous s’en rendent compte. Vous savez, Mr Bah, je vous ai récemment envoyé un message qui traite du Tawhid (chapitre de la science de la religion qui traite de l’Unicité de Dieu) la meilleure science qui n’ait jamais existé. Dans votre réponse, vous m’avez fait des invocations et avez avoué avoir médité toute la soirée là-dessus. C’était pour moi la preuve de votre compréhension de la raison fondamentale du but de notre présence dans ce monde ici bas. Sachez que j’avais adressé la même leçon à d’autres. Seules deux personnes m’ont répondu en me remerciant. Et vous êtes l’une d’entre elles. C’est la preuve que la religion ne fait plus partie des préoccupations de bon nombre de nos compatriotes. Je souhaite vous rencontrer personnellement pour profiter de votre science, de votre intelligence, de votre maturité, bref de votre sagesse. Barry A
Ben Said, dimanche 2 mai 2010
Suite aux nouvelles interventions, je reviens pour une deuxième et dernière fois sur le sujet. Ayant promis hier de suivre la salutation à la guinéenne, ce matin je me suis réveillé dans une vraie angoisse. En effet, certaines pratiques de chez nous me posent de vrais problèmes : avoir à coller sa joue contre celle d’une autre personne quatre fois de suite, des dizaines de fois par jour, pose des problèmes d’hygiène, de gestion du temps et, plus grave encore, d’éthique religieuse, surtout lorsqu’il s’agit d’un homme et une femme étrangère. Or, jusque là, baisser mon buste et serrer la main de la personne à distance me permettait souvent d’éviter ces accolades. Je ne suis pas un intégriste, mais je trouve que serrer la main est largement suffisant dans de telles circonstances. Tout en prônant la chaleur et la fraternité africaines, je pense que nous devons peser le pour et le contre de nos pratiques. N’ayant pas l’intention de revenir sur les commentaires de cet article, je profite de cette dernière intervention pour clarifier d’autres questions, comme ma participation au CNT. Acceptez donc la longueur de mon commentaire. Mon acte de candidature pour la présidence du CNT est connu du monde entier, parce que je l’ai fait publiquement, sur le net. Lorsqu’une autre personne a été nommée au poste, d’aucuns m’ont encouragé à faire partie en tant que membre, chose que je ne prévoyais pas au départ mais que je ne pouvais pas refuser, car pour servir son pays on ne doit pas exiger seulement un poste au sommet. Pour les Guinéens de l’étranger, nous avons tous entendu, sur la RTG, que la sélection se faisait sur la base de CVs, vu que nous n’avons pas une structure reconnue pouvant vraiment parler au nom de tous. J’ai donc fait une demande accompagnée de mon CV : je suis au courant du processus jusque là ; le reste relève de la volonté du Tout-Puissant et de la bienveillance des dirigeants du CNT. Pour les livres qui viennent de paraître, le dépôt final a eu lieu avant ma prise de fonction au CNT. Pour celui sur la Bonne gouvernance en particulier, sa compilation a commencé depuis 20 ans environ, et le dépôt final chez l’éditeur a eu lieu en octobre 2009 avant même la création du CNT. Je ne peux rien dire plus à ceux qui pensent que j’ai gaspillé le temps que je devrais faire pour le CNT en écrivant ces livres. À propos du travail au CNT, sans pouvoir donner ici tous les détails, je dirais simplement que la politique que nous avons empruntée est de travailler en sorte que l’élection puisse se tenir à la date prévue, en tout cas qu’elle ne soit pas retardée par notre faute. C’est pourquoi nous avons simplifié beaucoup de choses et abandonné plusieurs projets (par exemple le vote de tous les Guinéens de l’étranger et la réorganisation de la CENI), pour être à jour avec les cas essentiels, comme la préparation de la Constitution. Soit dit en passant, le travail au CNT se fait à un rythme inimaginable. Le jour de l’adoption de la Constitution, par exemple, nous avons travaillé jusqu’à minuit. Certains ne sont rentrés à leur domicile qu’à 1 heure, d’autres à 3 heures du matin. Ceux qui logent après le Km 36 et qui n’avaient pas leurs propres véhicules ont dû passer la nuit au barrage, car les véhicules de transport en commun ne passent pas après minuit. Par dessus tout, les travaux ordinaires, dans les commissions, se font dans des conditions matérielles insoutenables. Pour photocopier des documents à étudier dans ma commission, nous avons été obligés, un jour, de faire des contributions individuelles. De maigres avances sont données aux Conseillers nationaux, mais cela suffit à peine à assurer leur déplacement. J’avoue que le jour même de ma prise de service j’ai reçu une prime, mais elle ne suffisait pas à faire deux fois le plein du réservoir de mon vieux véhicule. Nous avons voyagé de nos propres moyens ; on a promis de rembourser nos billets d’avion, mais nous n’avons rien reçu encore. Pour dire, donc, que nous avons coûté à la Guinée, il faut attendre la fin de notre mission et faire tous les calculs. Personnellement je prends notes de sorte à pouvoir faire un rapport clair là-dessus. En attendant, je conseille chacun de nous d’éviter de faire des affirmations accusant les gens sans fondement : c’est un péché énorme. Un vrai croyant ne prêche jamais ce qu’il ne fait pas, lui-même. Enfin, je vous conseille de lire mon livre sur la bonne gouvernance. En plus de vous aider à comprendre les problèmes de notre pays et quelques solutions qui s’imposent, il vous aidera à comprendre que je suis loin, très loin, de l’arrogance, des courbettes, du mensonge, des détournements, de la corruption, bref de toute forme de tricherie. Allah me suffit largement. Pour les détails du travail au CNT et le reste de la transition, rendez-vous au troisième volume de l’ouvrage « La Guinée en marche », qui poursuivra mon second ouvrage paru ce mois « La transition préméditée » et ira, avec la volonté d’Allah, jusqu’à l’élection présidentielle. Merci de la compréhension.
Diallo M, dimanche 2 mai 2010
Bravo Mr. Bah! Vous etes un homme qui cristallise en soi de valeurs humaines, intellectuelles et morales exceptionelles. Comme l`a dit Mr. Camara, vous etes un ilot ou se rejoignent de hautes valeurs de civilisations peuhle, islamique, orientale et occidentalale. Mr Bah, ces valeurs vous portent tres haut, et de cette hauteur, vous soufrirez de voir le commun du guineen tout bas de vous. Mr Camara a aussi parfaitement raison quand il dit qu`a votre place, le bon guineen se serait emporte et fauche toute l`herbe a son alentour. C`est pourquoi l`elegance et l`aisance avec lesquelles vous avez repondu a AOT sont tout simplement admirables. Pour moi vous etes une eclatante source de lumiere que les guineens pourraient se servir pour eclairer leur chemin. Bien a vous!
Sékou Oumar Camara, samedi 1 mai 2010
Mr Ben Said, vous avez encore marqué un point. J`ai beaucoup d`admiration pour vous. Le ton et le fond de la réponse que avez fournie à notre frère AOT, suite à son questionnement objectif, renforce l`admiration que j`ai pour votre personne. Lorsque j`ai lu le posting de notre frère AOT, j`ai souris et...j`ai voulu répondre à votre place mais je me suis abstenu, dans la mesure où le questionné est mieux placé que le simple passant. Je partage absolument votre réponse et je sais que toutes ces années passées au Japon ne peuvent ne pas avoir eu d`impact sur votre savoir-être. Ce qui m`amène, fraternellement, à vous demander de rester comme vous êtes! Dieu a fait que vous êtes porteur de valeurs islamiques, orientales et peules. Ce qui n`est pas donné à tout le monde. Ce n`est pas parce que vous allez passé quelques mois dans un pays où justement il n`y a plus de valeurs que vous allez niveler les vôtres par le bas... Si les guinéens ne peuvent pas atteindre votre niveau, ce n`est pas à vous de descendre à leur niveau. Soyez fier d`être un musulman peul de culture française et orientale. J`insiste, ne vous rabaissez pas au niveau du guinéen! Restez comme vous êtes. Quant au frère AOT, en vous interpellant, il a fait preuve d`une franchise rare en Guinée. Beaucoup de personnes pensent tout bas, à tort, que vous faites des courbettes, mais ne vous interpellerons jamais sur le sujet. Je suis donc content et fier de AOT, comme je suis content de l`élégance de votre réponse. Un bon guinéen se serait emporté...
A.O.T. Diallo, samedi 1 mai 2010
Mr Ben Said, merci du fond du coeur pour ces explications qui vous honorent et que je veux bien croire car je connais aussi des japonais - mais comme vous dites, reprennez les salutations des guineens dignes pendant que vous etes en Guinee. Vous avez donc et encore toute ma confiance et mon respect, mais j`attends avec impatience vos reponses a autres questions et a celles de "Patriote de je ne sais quoi !?!"
Ben Said, samedi 1 mai 2010
Je ne réponds généralement pas aux commentaires mais je dois le faire, exceptionnellement, face aux « courbettes honteuses » dont parle notre frère AOT. Tout d’abord, cher frère, je vous remercie du fond du cœur, d’avoir soulevé cette question car elle est d’une importance capitale pour moi : sans l’explication que je donnerai ci-bas, vous et beaucoup d’autres personnes qui ne me connaissent pas continueraient d’être déçus de mon comportement, alors qu’en réalité il n’y a aucune raison de l’être. Le fait de baisser le buste en saluant les gens est une seconde nature acquise au Japon, où cette pratique est la salutation quotidienne. Abaisser sa propre personne devant autrui est quelque chose de naturel chez les Japonais. Les étrangers en sont troublés au début, mais au fil du temps ils le font sans même s’en rendre compte. Tout étudiant que vous êtes, vous voyez votre consultant à l’Universitté baisser le buste pour vous saluer ; devenu stagiaire dans une entreprise, vous voyez le PD-G de la même entreprise baisser le buste pour vous dire bonjour ; locataire d’une maison, vous voyez votre logeur vous saluer pareillement ; vous visitez votre voisin, s’il ne s’agenouille pas au seuil de la porte pour vous souhaiter la bienvenue, baisser le buste est le minimum qu’il vous offre… Au bout du compte, donc, sans vous en rendre compte, la pratique s’installe en vous. Par ailleurs, chez moi, cette situation se trouve renforcée par la culture islamique. Un vrai croyant s’impose d’être extrêmement courtois, poli à l’endroit de tous ; d’où ma manière de saluer « tous ceux qui vous font l’honneur de vous tendre leur main ». À cause de ce point donc, Frère AOT, ne pensez pas aux courbettes dans la définition que nous en faisons chez nous. La réalité est que je n’ai peur de personne dans ce monde et ne dépens de personne, non plus. Quelque soit le pouvoir ou la richesse d’une personne, ces choses me font rire intérieurement, car je travaille pour le Plus Riche, le Tout-Puissant : c’est à Lui Seul que je « fais des courbettes », parce qu’en réalité c’est à Lui que je pose mes problèmes. Quand le temps le permettra, nous reviendrons aux autres questions que vous avez soulevées. Mais pour le moment, je vous prie de me faire toujours confiance, car je n’ai pas changé et ne changerais jamais, s’il plaît à mon Créateur. Bien à vous et, encore une fois, merci d’avoir soulevé la question, car votre remarque me permettra de faire plus attention à mes actes et ainsi éviter de blesser les personnes comme vous, qui me faisaient confiance. Tout en demeurant poli, en Guinée je tâcherai de montrer ma politesse à la guinéenne, pas à la japonaise. Je compte sur vous, comptez sur moi.
Samba, vendredi 30 avril 2010
Je crois que le Diaspo et AOT n`ont rien compris de Ben Said. Croyez vous qu`il a ecrit ces romans en deux mois de service au CNT? Est ce que vous saviez qu`il a abandonné son Job pour venir participer à l`édification d`une nouvelle Guinée? Sachez une chose, vous etes des Sans Voies donc vos voix ne comptent pas et la vie continue
Le Diaspo, vendredi 30 avril 2010
Monsieur vous devez rendre compte du beau travail que vous avez fait dans le CNT au lieu de vous mettre a publier des romans. J`ai l`impression que le temps que vous devriez consacré dans le CNT a été consacré pour écrire ces romans. Cela prouve votre présence dans ce conseil, comme assez d`autres de vos camarades n`avait pas sa raison d`être. Vous avez coûter à la guinée pour rien. Je peux mettre ma main sur le coran et la bible comme Dadis que vous n`avez rien fait de mieux dans le CNT, c`est cela qui vous a poussé à mettre à écrire pour tuer le temps. Raby repondra un jour devant Dieu de t`avoir choisi à notre nom sans nous consulter. Le Diaspo.
A.O.T. Diallo, vendredi 30 avril 2010
Mr Ben Said, je dois vous dire que vous m`avez bien decu depuis que je vous ai connu sur ce site et j`espere pouvoir vous le dire de vive-voix un jour: 1) vous nous parlez de bonne gouvernance et de fin des combines et pourtant personne ne sait comment vous-meme avez ete coopte par ce CNT qui ne represente pas les guineens comme vous le savez tres bien; 2)vous nous presentez des textes de portee et d`envergure nationales caches derriere 4 murs et refusez ensuite de demander l`avis de ceux qui sont censes vous avoir designes; 3) on vous a vu plusieurs fois sur la RTG faire des courbettes honteuses a tous ceux qui vous font l`honneur de vous tendre leur main...ect...Ecrivez pour nous parler de tout cela svp et de grace ne prechez pas ce que vous-meme ne faites pas!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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