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La date initiale, du 27 Juin 2010 (ou toute nouvelle date, en cas de report de l’élection présidentielle), devrait être aménagée pour permettre aux électeurs de se prononcer également sur la constitution !
En effet, le même jour, et pour de multiples raisons pratiques, nous pourrions à la fois, élire le président de la république, et adopter la ‘’nouvelle’’ constitution. Cela conférerait au texte élaboré, le sceau de la confiance du peuple de Guinée, à la fois sujet et objet de son propre destin, qui se sentirait donc concerné et responsable de ce qui aura été fait en son nom.
Le CNT n’est pas une émanation du peuple de Guinée ; C’est une structure mise en place par des non élus, et composée de non élus ; Elle est chargée de ‘’toiletter’’ le texte (de la LOI FONDAMENTALE) naguère adopté par référendum, même si le deuxième référendum avait été le résultat d’une manipulation scandaleuse. Le nouveau texte attendu aura le caractère d’une nouvelle LOI FONDAMENTALE ou d’une nouvelle Constitution.
Les ‘’observateurs’’ qui nous rebattent les oreilles sur la nécessité démocratique chez nous, ne doivent pas autoriser de banaliser l’avis de notre peuple, en nous privant de son vote, puisqu’ils respectent chez eux, le choix de leur peuple, ou celui de l’Assemblée émanant de ce peuple.
Donc, pour conférer au projet (parce qu’il ne peut s’agir que de cela), la légitimité et la légalité indispensables, le texte ‘’toiletté’’ devra absolument être soumis à l’approbation du peuple et ainsi, le nouvel élu ne pourrait plus ni le rejeter, ni le manipuler puisqu’il l’aurait ‘’reçu’’ du Peuple de Guinée.
L’on pourrait ainsi, le 27 Juin 2010, résoudre le dilemme objectif qui se pose au peuple de Guinée : élire le président de la République, et se prononcer sur le projet de constitution ; Ce qui demanderait deux bulletins de couleurs différentes, pour l’élection et le référendum.
Le peuple aura ainsi procédé, en une même occasion, à l’élection du Président de la République, et à l’adoption, ou au rejet par référendum, de la nouvelle constitution. La promesse faite à la communauté internationale serait honorée en même temps que le peuple souverain de Guinée.
Sidiki Kobélé Keïta
www.guineeactu.com
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