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Où allons-nous si se poursuit encore longtemps cette course à l'abîme ? Notre Guinée est malade de ses enfants. Notons-le bien : parmi les causes d'autodestruction de la société, le vide spirituel est la plus grave, car il enfante et conditionne, d'une certaine manière, toutes les autres causes.
Nos compatriotes se complaisent dans la médisance et la haine.. C'est pourquoi le plus grand nombre d'entre eux, ont éliminé Dieu de leur vie. Même si, parfois, ils admettent encore son existence, ils l'ont plus ou moins relégué au rang des antiquités. Ils ont bâti leur vie et ce monde sur le sable mouvant, de la haine au lieu de mettre leur confiance en Dieu.
Changement imminent souhaité !
La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres en feront autant. Tous les livres saints ont montré clairement que la vraie solution pour chacun de nous n'est pas l'amélioration de notre être, mais sa totale restauration. Cela implique de notre part, la prise de conscience de notre totale incapacité à nous changer par nous-mêmes.
En fait, il nous faut faire demi-tour et revenir à Dieu. Les habitués des sports d'hiver savent qu'une conversion, c'est un demi-tour exécuté à l'arrêt par un skieur. Pour une troupe, en jargon militaire, une conversion, c'est un changement de direction.
Pour les guinéens égarés mais soucieux du sort de notre patrie, le demi-tour par lequel on revient à Dieu s'appelle précisément la conversion. II ne s'agit en aucune façon d'un changement de religion, mais d'un changement de vie.
La seule révolution possible n'est donc pas une amélioration, mais la transformation radicale qu'expérimente toute personne qui se détourne de sa mauvaise voie et qui se tourne vers Allahou Soubana wa ta Allah, qui se convertit. Qu'importe que nous empruntions des itinéraires différents pourvu que nous arrivions au même but.
Quand on nous critique, suivons ces conseils :
1) Apportons cette critique à Dieu, en lui demandant d'enlever de notre cœur, tout ressentiment et toute contre-attaque.
2) Référons nous à Mohamed et Jésus, qui avant nous, ont supporté une telle opposition de la part des pécheurs, nous souvenant que nous sommes nous-mêmes de très grands pécheurs et que celui qui nous a critiqué ne connaît pas réellement le pire.
3) Tenons compte de l'état d'esprit de la personne qui a parlé ou écrit, et qui peut avoir du parti-pris.
4) Souvenons-nous de cette parole du livre des Proverbes : « Une réponse douce calme la fureur, mais une parole blessante excite la colère. »
5) Si la critique est juste, si nous avons fait une faute ou commis un péché, confessons-le humblement au Seigneur et à ceux à qui nous avons fait du tort.
6) Que cela nous apprenne à nouveau, combien nous sommes faillibles et combien nous avons besoin de la grâce du Seigneur.
7) Alors, mais alors seulement, oubliant ce qui est en arrière et nous portant vers ce qui est en avant, courons vers le but pour remporter le prix de la reconnaissance divine.
Mes chers frères et sœurs guinéens, avec mes deux mains sur la poitrine, je vous prie de résister aux tentateurs qui veulent nous séduire et nous faire chuter. Résistons quoi qu'il en coûte. Et pour cela, appuyons-nous sur Allah.
En lui seul nous pouvons rester fermes. Les vagues pourront déferler avec force et rage, rien n'y fera. Participant à la force de résistance de celui qui est le Rocher des siècles, nous non plus, nous ne faiblirons pas.
Wa salam !
Abass Pablo BANGOURA
pour www.guineeactu.com
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