samedi 11 juillet 2009
Non au Provincialisme

Non !

Mille fois non !

Mon cher Dadis,
Chers sociétaires du CNDD,

Ne prenez pas la Guinée comme un ensemble de provinces, de tribus ou d’ethnies ; prenez-la comme un tout ! Elle doit rester une et indivisible.

Mon capitaine, mon président, mon frère !

Si tu t’entoures de voleurs, alors le peuple t’appellera « voleur », parce que tu es et seras le comptable de tes choix.

Avec ces méthodes qui te sont propres, tu es en phase d’être un président et un homme politique controversé. Ta politique, tes relations avec les partenaires internationaux, les investisseurs, les opérateurs économiques, même tes collaborateurs, ta gestion de la chose publique, ta politique intérieure et sociale…, etc. personne n’y comprend quelque chose. Bien sûr, exception faite à ceux qui te poussent à agir ainsi. Eux, ils comprennent tout !                         

Donzo Elhadj Aboubacar

Mon capitaine,

Il n’y a pas d’état fort, sans armée forte ; mais une armée forte est une armée dans la quelle tous les hommes sont logés à la même enseigne, sans considération ethnique ou religieuse.

Hélas, c’est le cas auquel assiste le peuple, avec les recrutements parallèles et sur fond tribal dans notre armée.

Ceux-ci sont des interhamwés, du nom de cette milice Hutu qui a massacré les tutsis au rwanda. Elle était formée et équipé par l’armée rwandaise, totalement commandée par les hutus sous le régime de juvenal habiarimana. C’est pourquoi, des valeureux officiers comme le général Augustin Bizimungu (hutu et chef d’état major général  au moment des faits), le colonel bagassora, l’homme d’affaire George rutagunda et tant d’autres, passeront le reste de leur vie en prison ; ils étaient tous des hommes de poigne comme toi. 

Réveille-toi grand frère !

Pendant ce temps, les nouvelles recrues de la police sont jetées à la rue, pour cause d’argent.

Si tu continues sur cette lancé, tu as de fortes chances à te retrouver en face de situations très amer, telles les guerres de sécession, les rébellions et les crises de régimes.

Mon capitaine ;

Ton arrivée au pouvoir a été saluée comme une bonne nouvelle. Les civils, les militaires et nous autres exilés nous disions ceci : Enfin, un homme à poigne, un rassembleur, un patriote, un bon soldat, un interlocuteur valable, une main à saisir, un digne fils !

Pour moi et mes compagnons d’infortune, surtout ceux qui t’on connu, Dadis c’est l’ordre et l’ordre c’est la démocratie, la justice et donc la tranquillité des affaires. Ton coup d’état a été ressenti comme une restauration.

Nous ne pouvions imaginer que c’était le commencement d’une grande illusion avec trois ingrédients : la répression, les injures et la surenchère nationaliste.

Pour finir, je te rappels une fois encore que monsieur Lansana Kouyaté n’est ni rebelle, ni partisan ou encore financier d’un mouvement rebelle ; il en est de même pour les autres leaders politiques.

Attention aux conseillers sphinx !

A votre disposition, mon capitaine !

 

Donzo Elhadj Aboubacar
 
www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
balde, samedi 11 juillet 2009
Avec ce récital ou poème, ce Monsieur veut forcer un aveugle à filer une aiguille. Il ne sait pas que l`envi transforme l`être, surtout quand il s`agit de celui du pouvoir. Cet appel ne sera jamais entendu. Les fantômes sont rentrés dans le corps de son mentor. Ce n’est plus l’homme qu’il connaissait qui est devant lui. Pour plus de conseils je prie ce monsieur de lui faire suivre le discours du Président américain au Ghana. Tout y est résumé (démocratie, morale, histoire, conseil de sage, tout…
Taniko, samedi 11 juillet 2009
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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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