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Décédé le 14 mars dernier des suites d’une courte maladie à l’hôpital Ignace Deen, le jusque-là ministre de la Décentralisation et du Développement local M. Naby Diakité a été inhumé hier mercredi 18 au cimetière de Kameroun. De la morgue de l’hôpital où il s’est éteint à sa dernière demeure, en passant par le Palais du peuple où son corps a été exposé et la grande Mosquée Fayçal, une foule immense de parents, amis, collaborateurs et autres proches s’est mobilisée pour lui rendre un hommage unanime. Le défunt a été élevé au rang d’officier de l’ordre national du mérite. L’homme avait de l’envergure. Ces témoignages l’attestent éloquemment.
Ahmed Tidiane Souaré, ex-premier ministre
« Comme vous l’aviez vu, tous ceux qui se sont succédé au micro ont reconnu les qualités exceptionnelles du ministre Naby Diakité. Qui, en un temps très court, a marqué ses empreintes indélébiles le processus de la décentralisation de notre pays. Naby était un homme généreux, humble, combattif, déterminé, très loyal qui affichait une grande amitié pour les grands frères, les jeunes frères et pour toute la population. Je pense que les nouvelles autorités ont déjà livré un message très fort en lui rendant un appui, ce qu’il mérite par l’organisation de funérailles aussi grandioses. Je pense que cela signifie tout simplement aussi bien pour les nouvelles autorités que pour les cadres et la population que l’œuvre de Naby doit être poursuivie ».
Baïdy Aribot, ex-ministre de la jeunesse et des sports
« Naby était un monsieur qui était d’un bon cœur. Je l’ai connu quand on jouait très jeune au ballon. Il était gardien de but et moi j’étais avant-centre et on se moquait. Parce que j’arrivais même à lui marquer. Il avait le sobriquet de Jean Casanova, le nom de ce célèbre joueur stéphenois par ce que, à l’époque, Saint-Etienne était le club le plus adulé par la jeunesse de Conakry. Je retiens de Naby un homme bien. Egalement, nous nous sommes beaucoup côtoyés dans la vie active. Quand j’étais ministre, il a été d’un apport inestimable. Il me conseillait et m’assistait énormément. Je garde encore de lui ce grand artisan des assises de Kindia et avec Diaouné, on formait toujours un duo gagnant dans le cadre des activités juvéniles. J’avoue que je suis particulière affligé par sa disparition. Parce que le temps qui sépare son hospitalisation et celui de sa mort a été extrêmement court. Au point que j’ai encore comme l’impression qu’il continue toujours à être parmi nous ici avec ses gentils et sympathiques mots. Naby est parti mais la manière avec laquelle il s’en est allé nous console fortement et nous donne l’envie de toujours bien faire et bien servir. Sa mort est une leçon pour nous. C’est-à-dire que dans la vie, il ne faut faire que du bien aussi bien pour son pays que ses semblables. Il a prouvé qu’il avait de l’amour pour sa patrie la Guinée. »
Ben Sékou Sylla, Président de la CENI
« Naby porteur d’une vision, est partagé par l’ensemble du peuple de Guinée dans le domaine du développement local et surtout il a été fidèle aux enseignements que la Société civile lui a toujours donné. A savoir : le changement dans la paix. Et ce changement suppose être porteur d’une vision, des objectifs et Naby a su traduire dans son ministère les idéaux, la vision de la société civile. Il a su traduire sur le terrain les idéaux et la vision que le président lui a accordée. C’est cela un peu notre préoccupation. Aujourd’hui tout le peuple de Guinée a traduit à travers ces obsèques son attachement au changement, à une démocratie vraie dans notre pays. Nous en tant que société civile et mieux en tant qu’acteurs du mouvement démocratique, surtout du processus électoral, nous essaierons de traduire dans les faits la vision que nous avons portée et avec Naby. Nous essaierons de continuer avec les autres membres des Forces Vives. A la jeunesse, je lance un appel pour prendre l’exemple sur Naby. Car, aujourd’hui c’est tout le pays qui rend hommage à Naby. Parce qu’il était porteur d’une vision du changement. J’interpelle donc les jeunes pour qu’ils puissent être porteurs de quelque chose au profit du peuple de Guinée. »
Aboubarcar Max Camara, Secrétaire permanent des élus locaux
« Je suis, en ce jour des obsèques d’Ibrahima Naby Diakité, fortement attristé. Parce que Naby Diakité a été toujours un homme, qui joue et qui gagne. Un champion qui a à cœur le développement local. Il avait le sentiment que le développement se fera à la base et des initiatives ne lui manquaient pas pour aider les élus locaux à la bonne compréhension du développement local, surtout à la maîtrise du Code des collectivités. Assurément Naby n’a pu achever l’œuvre qu’il avait commencée. C’est pourquoi, il nous revient de plein droit de la parachever. Dans cette mission, il s’est appesanti sur le sort de la jeunesse et de nos villes. C’est pour cette raison que Conakry va bientôt avoir ses parkings payants. Il avait initié les Coopératives d’intérêt économique local qui vont pouvoir absorber une belle partie de la population jeune. Celle va avoir des emplois et tout cela est le fruit d’une longue réflexion. Il a aidé les élus locaux à s’ouvrir au monde par des voyages d’étude qu’il a eues à organiser au Sénégal, au Mali, au Bénin, au Rwanda, au Botswana, en Afrique du Sud. Il reste maintenant à capitaliser toutes ces avancées obtenues grâce à lui. Il a été un leader, un grand manager. Que Dieu l’accueille dans son paradis éternel.
Propos recueillis par Camara Moro Amara L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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