samedi 17 mai 2008
N’Zérékoré, une capitale en mutation

Ville cosmopolite, à la simplicité rigoureuse, étendue sous une pluie diluvienne, la ville de N’Zérékoré offre un imprenable panorama d’une cité au charme métissé qui vibre au rythme endiablé de la forêt tropicale guinéenne.

Autrefois oasis de calme et de paix, la capitale de la Guinée Forestière, fondée par Goïkoya,  qui alliait charme traditionnel et confort, a grandi et a beaucoup changé. Même la rivière Tilé, à portée du regard,  n’est plus ce qu’elle était. Aujourd’hui, elle étire paresseusement ses eaux douces jusqu’à l’orée de la forêt et aux confins des collines verdoyantes d’une pittoresque campagne. La ville du chef Goïkoya a perdu un peu de son âme.

A une demie heure du centre ville, sur l’axe principal qui mène à l’aéroport, se dresse majestueusement Gbaya, l’ancienne capitale du canton Sonkolé du patriarche Kourouma Koli et de son bras droit, l’intrépide Hagbalamou Yowa. Ravissant village perché à flanc de colline, non loin de l’aéroport, Gbaya offre une sereine séduction de ses abords doux et frais comme une églogue de Virgile.

Vous êtes dans le pays profond kpélé où riment tradition et modernité. Nos cases rondes en banco, symbole de l’originalité architecturale de nos habitations, ont cédé leur place à d’obscures constructions en briques couvertes de tôles ondulées.


Le phénomène de la  modernisation est passé par là, avec son cortège de transformations sauvages qui ne tiennent aucunement compte de nos réalités propres.  Même nos forêts sacrées commencent à disparaître, et c’est regrettable.

Véritablement, le monde change, et avec lui N’Zérékoré, ville de rêve et de passion.

Cécé Roger Haba, Paris France

 

 



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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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