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La dépouille mortelle de Moussa Sanguiyana Camara, décédé le 29 janvier 2009 en France, est arrivée le jeudi 6 février 2009 à l’Aéroport International de Gbessia. Le corps de ce grand combattant de l’indépendance guinéenne a été reçu par ses proches et les enfants de cette Guinée qu’il a tant servie. C’est dans son village natal, à Sanguiyana, qu’El hadj Moussa Camara a été inhumé, le lundi 9 février 2009.
De la morgue de l’hôpital Ignace Deen à Sanguiyana, dans la préfecture de Kouroussa, des prières ont été dites pour le repos de l’âme du défunt. Là-bas, le corps a été reçu dans l’honneur et la dignité. Coups de fusils, son de sokunan, et la présence des forgerons, chasseurs et griots ont marqué les funérailles de cet illustre disparu.
Ainsi s’en va celui qui consacra le plus clair de sa vie au service de sa patrie.
Né le 1er janvier 1923 à Siguiri, de feu Laye Camara et de feue Wassa Camara, ancien ministre sous le régime d’Ahmed Sékou Touré, Moussa Sanguiyana a un parcours administratif et diplomatique très cavalier.
Après ses études primaires et secondaires, le père de Ramata Camara, embrasse la carrière d’enseignant en 1945.
En 1958, il est promu député, membre du bureau de l’Assemblée Nationale, conseiller général et président du conseil de Kouroussa.
De 1960 à 1961, il devient premier Secrétaire de l’Ambassade de Guinée à Paris, chargé des affaires culturelles. C’était le début d’une véritable carrière diplomatique.
Ainsi, il deviendra successivement, ambassadeur en République populaire de Chine, à Hanoï au Vietnam, en Mongolie, à Pyongyang et à Djakarta.
Il deviendra également le représentant de la Guinée au siège des Nations Unies à New York.
Moussa Sanguiyana occupera plusieurs postes ministériels, jusqu’en 1984. Il était Secrétaire d’Etat chargé des petites et moyennes entreprises, quand disparaissait le Président Ahmed Sékou Touré.
Voici le témoignage de quelques amis et proches :
Un de ses compagnons : « le peuple de Guinée est témoin de la vie de Moussa Sanguiyana en tant que combattant pour la liberté et responsable au plus haut niveau, parce que membre du gouvernement. Le peuple de Guinée lui témoigne reconnaissance et gratitude pour le service rendu ».
François Loncény Fall, l’ancien Premier ministre guinéen dira que : « le disparu était un grand homme et qui a rendu des services inestimables à la Guinée. C’était un homme qui avait toujours des sages conseils pour nous les jeunes qui avaient pris la relève ».
Fanta Sanguiyana Camara, Mme Dabo, l’aînée de la famille : « je suis émue pour ce grand monde qui est venu de partout, Conakry, Kankan, et tout Baliya pour assister aux funérailles de mon père. Mon regretté père fut l’ainé des petits enfants de Baliya Sidafa, qui était le chef de Canton de tout Baliya. C’est lui qui occupait la grande case ancestrale ».
Moussa Sanguiyana repose désormais auprès de ses ancêtres, laissant derrière lui 28 enfants, plusieurs petits-enfants et quatre veuves.
Nous prions pour le repos de son âme.
A Dieu nous sommes, à lui nous retournons.
Bangaly Condé « Malbanga »
pour www.guineeactu.com
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