jeudi 26 août 2010
Mouctar Diallo, président des NFD et Ministre de l’élevage : « Bientôt nous allons ouvrir des consultations avec les deux candidats »
Mouctar Diallo

Promu chef du département de l’élevage il y a six mois, Mouctar Diallo est le plus jeune ministre du gouvernement Doré. Il a un parti politique qu’il dirige : les Nouvelles Forces Démocratiques – NFD. Son entrée au gouvernement était mal vue par certains observateurs. Nous l’avons rencontré la semaine dernière pour parler de sa gestion, de son opinion sur le degré d’implication du MATAP à l’organisation du second tour et de la position dans le jeu des alliances en prélude au second tour de la présidentielle.

L’indépendant : Bonjour Monsieur Mouctar Diallo, votre nomination comme ministre a été perçue comme une victoire pour la jeunesse guinéenne. Pouvez-vous nous faire aujourd’hui un bilan de votre passage au département de l’élevage, après six mois de fonction ?

Mouctar Diallo : Merci de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer dans vos colonnes. Je ne parlerai peut-être pas d’un bilan, mais plutôt des actions importantes que nous avons réussi à réaliser en si peu de temps au ministère de l’élevage. Vous savez, il faut d’abord rappeler que c’est un nouveau ministère. Donc, il fallait tout mettre en place, surtout qu’il s’agit d’un secteur qui était négligé et qui n’a jamais été une priorité pour nos gouvernements précédents. Vous comprendrez donc que notre premier challenge était d’ériger le secteur de l’élevage comme étant une des priorités de l’Etat. Parce que, c’est un secteur porteur de croissance économique qui peut contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté. C’est dans cette dynamique que nous nous sommes lancés. Et aussitôt nous avons mené des réflexions profondes qui nous ont permis d’élaborer un plan d’action d’urgence comportant treize (13) actions fortes. Et dans le cadre de sa mise en oeuvre nous nous sommes rendus sur le terrain pour faire un diagnostic clair de la situation. C’est ainsi que nous sommes partis sur le terrain, et avons constaté de visu les difficultés liées au secteur. Notamment dans le domaine des abattoirs, quand on a visité les abattoirs de Conakry, j’étais scandalisé par l’état défectueux, dégradant des lieux. Ce qui était aussi dangereux pour la santé des populations suite au mauvais traitement de la viande livrée à la consommation. C’est ainsi que j’ai pris la décision de tout mettre en œuvre pour rénover à minima l’abattoir de Coléah et les deux autres aires d’abattages de Matoto et Ratoma. Et mieux de construire un abattoir moderne digne de ce nom qui, il faut le rappeler, est un vieux projet du ministère de l’élevage.

Monsieur le ministre l’une de vos premières actions a été la campagne d’abattage des chiens errants et que les populations avaient d’ailleurs bien appréciée. Mais contre toute attente cette campagne a fait long feu. Pourquoi ?

Effectivement, quand on a fait une visite de terrain, nous avons été surpris par la présence des chiens errants dans toute la ville. Pis les chiens avaient accès à tous les abattoirs et hôpitaux de la ville. Ce que nous avons trouvé très inquiétant. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que la morsure du chien peut être source d’infection. Notamment la rage qui est devenue un phénomène international inquiétant. C’est pourquoi d’ ailleurs, il y a désormais la journée internationale de la rage. Et en Guinée, les statistiques sont très inquiétantes à cause du nombre élevé de cas de rage décelés dans nos hôpitaux et centres de santé. Nous nous sommes alors dit de procéder immédiatement à l’abattage des chiens et chats errants. Car ils constituent de véritables réservoirs de maladies, de virus et de microbes. Et vu les résultats probants sur le terrain, ça été bien apprécié par l’ensemble des populations. Aussi contrairement à ce que vous pensez, la campagne d’abattage de chiens errants continue. On a décidé d’arrêter momentanément à cause de la pluie. Et nous avons déjà fait des communiqués pour informer l’opinion guinéenne, puisqu’il est fortement déconseillé de faire ce genre d’action pendant la saison des pluies. Cela est dû aux produits toxiques utilisés, qui sont très dangereux pour la santé humaine. Nous comptons donc reprendre cette campagne dès après la période pluviale. En tout cas, ce n’est pas une action de feu de paille ou une action de plus. Aujourd’hui, nous sommes sollicités dans toutes les préfectures et sous-préfectures du pays. Où cette maladie est en train de décimer les bétails des populations.

Vous avez procédé récemment à la pose de la 1ère pierre pour la construction d’un abattoir moderne dans la préfecture de Dubréka. Peut-on savoir les critères du choix de ce site hors de Conakry ?

Oui. Il faut savoir que le site de Coléah ne peut plus contenir un abattoir à cause de l’augmentation démographique et de l’occupation sociale et urbaine. C’était donc techniquement mieux que l’abattoir soit hors de la ville, c’est la première raison. La deuxième, est que c’est là-bas qu’on a eu un site. Si vous voyez comment la viande est traitée dans nos abattoirs vous n’aurez pas envie de la consommer. C’était donc un défi pour moi de réussir ce projet. Nous nous sommes attelés à mener des démarches sur tous les fronts pour obtenir les financements. Ceci pour la réalisation de cet abattoir moderne et des boucheries communales. Comme je le dis, il s’agit d’un vieux projet qui date de très longtemps. Ainsi nous avons relancé la coopération brésilienne qui était bloquée. Mais il y a eu des obstacles au niveau du ministère des finances et de la Banque centrale, qui ont estimé que les conditions posées par la société brésilienne dans le cadre d’un préfinancement étaient inacceptables. Ces conditions seraient contraires au principe qui lie la Guinée aux institutions de Breton Wood, notamment le FMI (Fond Monétaire International). Il faut dire que la société avait demandé une lettre de garantie, et les remboursements sur la base du taux Labor. Il s’agissait donc d’un prêt non constitutionnel. Et à cause de cela, le ministère des finances et la banque centrale n’ont pas accepté la proposition brésilienne. Or pour nous, toujours pour relever le défi, il fallait trouver des alternatives. Ainsi nous avons lancé de nouveau des appels d’offres et mené des contacts. Il y a eu donc d’autres propositions qui ont fait l’objet d’une consultation restreinte au niveau du ministère des finances qui, finalement, a choisi la proposition de Gui-Co-Press. Cela non seulement en termes de coût mais aussi en termes d’offres techniques. Par exemple dans la réalisation du projet Gui-Co-Press S.A. qui prévoit l’abattage de 500 bœufs par jour, alors qu’avec la société brésilienne c’est 200 bœufs par jour. Aussi le taux de remboursement se fera en francs guinéens, alors qu’avec les brésiliens c’était en devises. C’est donc pour toutes ces raisons que le ministère des finances qui est seul habilité à engager l’Etat, a signé le contrat avec la société Gui-Co-Press. Le coût du projet d’environ 60 millions de francs guinéens pour une durée de réalisation de 18 mois. Nous estimons que la réalisation de cet abattoir évitera à la population de consommer de la viande de mauvaise qualité. Parce qu’il y a lieu de savoir qu’aujourd’hui 60% des maladies humaines sont d’origine animale. Ce qui permettra aux populations d’économiser les milliards qu’elles utilisent pour se soigner mais aussi à l’Etat d’orienter les milliards qu’il dépense dans le cadre de la santé, dans d’autres secteurs de croissance. Je tiens à préciser que le ministère de l’élevage n’ayant pas de fonds disponibles, on a donc fait recours à l’option de préfinancement. Le coût total de financement du projet est payé par les budgets de 2011 et de 2012. Ce n’est donc pas l’argent mobilisé maintenant qu’on a donné à la société Gui-Co-Press. C’est la société qui finance à hauteur de 50%, d’ici là, nous saurons dans le budget de 2011 qui va prendre le reste du coût. Cette précision est importante parce que certains estiment que le contexte actuel n’était pas favorable au financement d’un tel projet. Ils pensaient que c’est de l’argent mobilisé immédiatement et remis à la société. Mais comme on l’a dit plus haut, le coût du projet est pris en charge dans les budgets de 2011-2012 de l’Etat. La réalisation de ce projet met aussi la Guinée sur le même niveau que certains qui ont des abattoirs qui remplissent des conditions d’hygiène et environnementales reconnues par les organisations internationales de la santé animale. Cet abattoir moderne aura tous les mécanismes de traitement des eaux usées, des cornes, de la peau animale. Il prendra aussi en charge l’installation électrique, d’eau, la construction de logements, le transport de la viande dans des camions frigorifiques aux neuf blocs de boucheries modernes, dans les cinq communes de Conakry et dans celle de Dubréka. Donc les infrastructures qui vont être réalisées se substitueront carrément aux infrastructures actuelles, qui ne répondent plus aux critères d’abattoirs modernes. Et une fois finies, on ne parlera plus des abattoirs de Coléah, de Matoto et de Ratoma. Ils seront supprimés et remplacés par de nouvelles infrastructures.

Quelles sont les actions entreprises aujourd’hui pour améliorer la production animale ?

Il faut dire que nous avions mis en œuvre beaucoup d’actions importantes qui prennent en charge l’ensemble du secteur de l’élevage. Nous avons réalisé des actions pour renforcer les capacités de production des éleveurs. Cela en prenant en charge le traitement des bêtes, la recherche et la mise à disposition des médicaments, notamment les vaccins. Aujourd’hui, en collaboration avec la CONEG (Coordination Nationale des Eleveurs de Guinée) on n’a réussi à renforcer les capacités de beaucoup d’éleveurs. Et qui parviennent actuellement à mieux traiter et commercialiser leur cheptel. On leur a permis aujourd’hui de ne plus se déplacer au gré des saisons, et de s’installer à des endroits précis. Grâce à cette sédentarisation, ils parviennent désormais à scolariser leurs enfants qui, dans un passé récent vivaient dans l’analphabétisme total. Aussi, la création d’une telle condition leur a permis d’accroître leur revenu. Mais surtout, cela a permis d’éliminer les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs. Et comme vous devrez le savoir, ces conflits qui étaient parfois mortels obligeaient nos éleveurs d’immigrer de façon massive vers les pays limitrophes, transportant ainsi avec eux, le cheptel guinéen. Une triste réalité que nous avons pu corriger à travers les nombreux efforts et actions réalisés par mon équipe. Ce qui se révèle aujourd’hui par la satisfaction de nos éleveurs qui ont la chance d’avoir enfin un gouvernement qui est à leur écoute et qui prend en charge leurs problèmes. Donc, c’est une action qui se révèle efficace d’un partenariat fructueux public/privé, qu’on réussit à mettre en œuvre. Ce qui est aujourd’hui, beaucoup apprécié par nos partenaires, notamment les éleveurs.

M. le Ministre, tout comme l’agriculture, l’élevage est un secteur non le moindre dans le développement socio économique de notre pays. Quel est l’apport de ce secteur au budget national ?

Comme je l’ai dit tantôt, l’élevage est un secteur porteur de croissance, qui contribue au PIB (Produit Intérieur Brut) du pays. Il contribue à la lutte contre la pauvreté et favorise la création d’emplois. C’est donc un secteur extrêmement important qui, s’il est valorisé, va dynamiser l’économie nationale. De nos jours, il contribue dans le PIB de l’agriculture à hauteur de 20% et 3,4% au PIB national. Ce qui dénote combien de fois, ce secteur est stratégique. C’est pourquoi il devrait bénéficier d’une attention soutenue de l’Etat et d’un appui important de nos partenaires au développement.

M. le Ministre, en votre qualité de leader politique et représentant du parti NFD, vos mandants avaient menacé de vous retirer du gouvernement si jamais la date des élections n’était pas fixée au mois d’août. Cette date a été finalement fixée pour le 19 septembre prochain. Peut-on savoir pourquoi Mouctar n’a pas quitté la barque ?

C’est vrai, j’avais même dit, avant de prendre fonction au ministère de l’élevage, que quand j’estimerai que je n’arrive pas à influencer positivement au sein du gouvernement pour la réussite de la transition qui passe nécessairement par un processus électoral réussi, j’allais démissionner. Parce que si nous avons accepté de prendre part à ce gouvernement, c’est pour contribuer à la réussite de la transition. Cela voudrait dire que si nous n’étions pas dans les conditions nous permettant d’accomplir notre mission, il était impératif que je démissionne. Et mon parti, NFD, l’a réitéré en disant que si on n’arrivait pas à fixer la date du 2e tour dans les deux dernières semaines du mois d’août, sans aucune explication plausible et pertinente, le parti allait me retirer du gouvernement. Ce qui était tout à fait évident, c’est une décision du parti que je partage entièrement. Maintenant même si la date n’a pas été fixée comme le parti l’avait souhaité, grâce à cette pression et à d’autres, on a quand même réussi à amener les organisateurs à fixer une date. N’oubliez pas qu’on avait commencé à délirer à propos de cette date. Parce que l’on avait commencé à parler du mois de décembre voire de 2011 pour l’organisation du second tour. Nous estimons donc que grâce à cette pression, les choses ont été accélérées. Ce qui est donc pour nous un motif de satisfaction. Puisque nous estimons que la date du 19 septembre est acceptable. Cela dans la mesure où elle est consensuelle, car elle est issue d’un processus de concertation de l’ensemble des acteurs de la transition. On peut donc dire qu’elle est l’aboutissement d’une concertation inclusive et participative de l’ensemble des acteurs du pays. En dépit donc du contexte actuel et de certaines contraintes, nous pensons que la date du 19 septembre est acceptable.

Le Premier Ministre, aurait introduit une proposition pour que le MATAP et la CENI soient chargés conjointement de l’organisation du second de l’élection. En tant que ministre et homme politique quelle est votre opinion vis-à-vis de cette approche ?

D’abord, je dis que ce n’est pas une proposition du gouvernement, parce qu’elle n’est pas issue d’une discussion du conseil des ministres. Donc ce n’est pas une décision du gouvernement. Ce que je peux dire, notre parti N.F.D. est catégoriquement opposé à cette décision, si elle est vraie. Cela pour la simple raison que nous estimons que le moment n’est pas opportun pour changer les règles du jeu. Nous estimons qu’on a déjà fait un premier tour, ce n’est donc pas le moment de changer les règles du jeu. C’est comme dans un match de football, on ne peut pas s’arrêter en cours de jeu pour demander qu’on change l’arbitre, à ce qu’on change les règles du jeu ou le terrain. Tout en sachant que l’arbitre n’était pas le meilleur et les règles aussi n’étaient pas les meilleures. Ce qui est important, c’est de savoir que nous étions tous d’accord d’aller sur la base d’un minimum consensuel. Et tout le monde savait qu’on ne peut pas avoir des élections parfaites, car nulle part au monde, on ne peut avoir des élections parfaites. Surtout en Guinée, qui vient de très loin et qui est soumise à beaucoup de contraintes. Donc pour nous, il faut laisser les règles du jeu telles quelles et aller au 2e tour le 19 septembre. Afin que les Guinéens élisent leur président et retrouvent l’ordre normal de la démocratie. Ceci pour permettre à notre pays de retrouver le concert des nations démocratiques.

Vous vous opposez donc à l’implication du MATAP dans le cadre de l’organisation du second tour ?

Il faut déjà rappeler que le MATAP est impliqué dans le processus électoral. Parce que le MATAP apporte son appui technique à la CENI. Et mieux, on vient d’adopter une constitution qui confie l’organisation des élections à la CENI. Donc on ne peut pas, après avoir adopté cette constitution, la remettre en cause. Et d’ailleurs, la CENI a sollicité l’appui technique du MATAP qui, à cet effet, participe d’une façon ou d’une autre à l’organisation au processus électoral. Peut-être, aurait-on pu demander une co-organisation des élections entre la CENI et le MATAP. Mais, cela est un autre débat. Ce n’est donc pas le moment, à partir du moment où le processus électoral est déjà enclenché. Ce débat, à mon avis, ne doit être posé qu’après le 2e tour. Je précise que je suis opposé pour le moment que les règles du jeu soient changées. Parce que, cela va participer à retarder le processus électoral et remettre en cause les acquis, ce qui risque d’occasionner d’autres dérives qui compromettront les acquis de la transition.

Certains partis politiques mécontents de cette attitude du Premier Ministre, réclament aujourd’hui son départ. En tant que membre du gouvernement, que dites-vous ?

Ecoutez, pour l’instant, je n’ai pas d’informations sûres qui prouvent que le Premier Ministre a enclenché cette action. Et dans tous les cas, on n’en a pas discuté au niveau du gouvernement. Ensuite, ceux qui demandent sa démission sont libres de le faire. Je pense que c’est leur droit à l’expression.

Et si l’on ne parvenait pas à respecter la date du 19 septembre, quelle sera votre réaction ?

Il faut non seulement dire que cela n’est pas souhaitable et acceptable, mais si cela devrait malheureusement arriver, le parti NFD prendra ses responsabilités.

Que voulez-vous dire ?

Le moment venu, le parti communiquera là-dessus. Mais pour le moment, soyez sûrs que nous sommes à l’avant-garde du combat pour la démocratie. Et pour rien au monde nous ne mettrons dans une logique de compromission les acquis obtenus grâce au sacrifice humain de beaucoup de nos concitoyens. N’oubliez pas qu’avant qu’on en arrive là, il y a eu beaucoup de sacrifices, les gens ont donné leur vie pour que nous soyons là. Nous continuerons donc le combat jusqu’à l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée.

A quelque semaines du second tour, la plupart des partis non candidats à la présidentielle se sont déjà ralliés soit à l’UFDG de Cellou Dalein Diallo soit au RPG d’Alpha Condé. De quel côté est votre parti, NFD ?

Il faut rappeler que suite à une large concertation entre les différentes instances du parti, on avait décidé de ne pas faire acte de candidature et d’observer une neutralité. Et également d’œuvrer pour la non violence et le respect du verdict des urnes à travers des actions citoyennes de sensibilisation. Mais actuellement, la majorité de nos bases (militants et sympathisants) demande qu’on revoie notre position. Cela en tenant compte du fait que le contexte a changé. C’est pourquoi, depuis quelques jours nous sommes en train de mener des concertations et des réflexions au niveau du parti. C’est donc fort possible que, dans les prochains jours, nous nous mettions dans la direction souhaitée par la majorité de nos militants et sympathisants pour prendre une position entre les deux candidats. Cela devra être décidé au cours d’une assemblée générale conformément aux principes de fonctionnement du parti. C’est dire que bientôt nous allons ouvrir des consultations avec les deux candidats. Nous allons ainsi voir sur la base de nos idéaux, de nos principes, de nos valeurs et ambitions, lequel des deux candidats il faut soutenir pour ce second tour.

J’exhorte tous les Guinéens de se mettre au-dessus de certaines considérations, notamment ethniques et régionalistes. Et de fonder leur choix sur les programmes de société, les valeurs et principes véhiculés par les différents candidats. Pour que la Guinée sorte gagnante de cette élection. Car il n’y a pas un Guinéen de moins ou un Guinéen de plus. Nous sommes tous des Guinéens et nous avons un destin commun.


Propos recueillis par Samory Keita
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
 

 

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Vos commentaires
MICKMACK CAMARA, dimanche 29 août 2010
Tidiane, mon cher ami, je ne te souhaite pas de gérer un groupe dans lequel un des membres se met à tirer à boulets de canon sur le toi à la moindre occasion.Je pense que JMD a surpris tout le monde en choisissant Mouctar dans son équipe aPrès ce qui s`est passé entre eux.Confiance et loyauté c`est ce qui fortifie une équipe. J`ai pris bonne note de ton email et attends toi à mes news. Par contre tu es assez provocateur quand tu dis que la CENI est à féliciter. Non la CENI ne mérite pas nos félicitations. Souhaitons qu`elle termine ce qu`elle a commencé sans trop de heurts et passons à autre chose. Une des choses à faire dès après les élections et quelque soit le vainqueur c`est de procéder à un audit de la CENI.
Tidiane Wann, dimanche 29 août 2010
Mr CAMARA Tous nous savons que Mouctar n a jamais cru a JMD , il l avait dit haut et effort , depuis les negociation de Ouga, ce dernier a toujours voulu l ecarter. Pour l amour de sa patrie et pour acquerrir de l experience Moucatar a integre le gouvernement , mais vous l avez entendu dire que son parti wanted him to leave if there is no election le 19 september. Je pense que c est plus brave d etre dans le gouvernement et crier non a JMD. S il ya bien une personne a qui il faut croire est bien ce jeune. Vous savez que cette MAAAAAPAPA comme toute autre institution qui collabore avec les prefets et maires guineens sont corropu. Mouctar a ete claire , comment peut on changer un arbitre au milieu d un jeu ? Alha et consor cherche un bouc emissaire pour voler et tricher , si non une premiere fois que vous mettez votre fils derriere le volant , ne vous soyez pas surpris d une petite mauvaise conduite. Le CNI a beacoup fait , pourquoi ne pas tolerer une legere eurreur. La guinee est a sa premiere election, comment voudrez vous avoir la meilleur des elections ? Cette CNI est a congratuler. Merci de votre intervention. Mon email est reel : stwann@hotmail.com , stwann @twatransport.com, twann@dtcc.edu au cas ou vous voudrez me contacter . Merci et merci. Que le puissant allah aide celui qui aide la Guinee.
mickmack Camara, samedi 28 août 2010
Tidiane,le courage de Mouctar n`est plus à démontrer, Je dis qu`il doit rester fidel à sa ligne de conduite et démissionner. j`ai l`impression que Mouctar et JMD ne flirte pas le grand Amour. On se souvient tous des insultes qu`ils se sont échangés dans les forces vives via internet.Dans une équipe on ne peut pas avoir un pied dehors, un pied dedans.Soit on fait partie de l`équipe et on reste solidaire, soit on en fait pas partie et on démissionne. A part ça notre Mouctar National est un bon mec
Tidiane Wann, samedi 28 août 2010
Mouctar a ete politicien avant d etre ministre .De quoi vous le reprochez ? Il est libre de dire ce qu il pense. Son poste n est que transitoire. Pour ceux qui disent qu il n est plus bouillant , doivent savoir que quelque part son poste de ministre l empeche de crier haut et fort , et surtout il a des chats a fouetter . Please , ne pas reconnaitre la bravour de ce jeune est une malhonetete intelectuelle. Pour ceux qui pense qu une alliance de Mouctar avec cellou est un delit , ne seront jamais satisfait. Mouctar a la tete sur les epaules. Je connais qu il n ira pas se joindre au candidat qui untilise les terme charognad et hyene . Mouctar est hall pullar , il sait ce que s est que respecter les autres et ne pas etre insolent.
mickmack Camara, samedi 28 août 2010
L`intervention de sieur Mouctar en ce qui concerne son département est correcte mais il fait une grosse erreur sur le plan politique en argumentant sur du faux. Qu`est ce qu`il a contre l`audit du fichier électorale? qu`est ce qu`il a contre l`assistance apportée par la MATAP à la CENI? En tant que membre du gouvernement il doit d`abord démissionner avant d`émettre publiquement des critiques subjectives en vers le PM. Il doit aller au bout de son idée et démissionner.
ABDO, samedi 28 août 2010
Ces crtiques acerbes infondees ne changeront en rien la position de l’inamovible Mouctar.En termes clairs avec son franc parler d’antan, il n’a defendu que la verite qui, bien qu’amere est porteuse de fruit d’espoir pour un lendemain meilleur de la Guinee.
tronka, vendredi 27 août 2010
J`ai cessé d`admirer Mouctar dès lors qu`il s`est mis dans la peau d`un engagé unidirectionnel. Je pense que Mouctar doit prendre conscience que son devenir politique peut se jouer maintenant. quand on est engagé de bonne conscience on évite naturellement de se mettre en situation d`injuste dans les différents discours. Mr Mouctar prend un peu plus tous les jours les cours de L`UFDG, ce qui n`est pas condamnable mais dans ce cas, ce n`est plus le bouillant Mouctar des moments difficiles que beaucoup de guinéens ont admiré pour son combat juste.
Tidiane Wann, vendredi 27 août 2010
Moustar ! You are the best , t as l avenir devant toi , n ecoutes pas ceux qui ont une seule idee. Fais ton choix dans ton ame et ta conscience.
kaba2, vendredi 27 août 2010
MR DIALLO nous savons tous que vous roulez pour cellou. Tu l`a démontrer lors de tes sorties. Nous sommes pas des aveugles. La GUINEE va changer et chacun sera juger, non pas de ses choix mais la façon dont il est fait. Donc votre consultation n`est que leurre. Et aucun membre du gouvernement n`affiche aussi clairement son penchant que toi et très malhonnête.
kaba, vendredi 27 août 2010
Mouctar tu n`as rien à nous apprendre.Car toi même tu sais que tu traine des casseroles.Si JMD veux il propose dans le cas contraire il est seul responsable de qu`il fait et moi je trouve que ce normal car toi même tu sais que la CENI à montrée sa limite au 1er tour donc tu feras mieux de la fermé.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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