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Mon Dieu la tête du poisson est pourrie : Chers compatriotes, ces derniers temps nous ont offert un spectacle digne d’une représentation théâtrale pour les Molières de la meilleure pièce. Au pays des rivières sud et de la cocoteret tout devient permis, tout devient possible, tout devient autorisé. L’état n’existe plus et les lois sont devenues les tapis d’honneur sur lesquels marchent les agents de l’Etat, ah pardon les agents de la misère. L’administration est devenue un self service où beaux garçons et belles nanas font la pluie et le beau temps. Le pourvoir vacille L’Etat abdique La nation se meurt Le peuple pleure Le pays s’endort La population se lamente L’avenir s’obscurcit L’espoir s’envole Le destin s’enfuit Le ciel s’assombrit Dieu lui-même s’écarte Et s’interroge Pour une fois lui L’omnipotent l’omniprésent Et l’omniscient Se perd et doute Oui il doute le bon Dieu Ne sachant plus quel genre D’hommes il a mis Dans cette portion De son immense patrimoine terrestre Se demandant si c’est lui Ou l’un de ses nombreux anges Qui a crée l’Homo guinéus Mon Dieu retrouve-toi Pour sauver ce peuple Ton peuple Que tu as bien créé Car je reste conscient que c’est toi Et toi seul pas un autre Qui fut l’architecte De cette espèce Homo guinéus Dieu mon Dieu Les temps sont durs Les moments difficiles L’incertitude guette La tentation nous hante Le diable nous pique L’inconscient réplique. Chers compatriotes Le poisson pourrit par la tête La nôtre n’est pas que pourrie Elle se décompose Se fossilise et se sédimente Tête et corps ne sont plus liés Pieds et hanche aussi Bras et thorax non plus Oreilles et yeux ont quitté la tête Le cerveau aussi n’y est plus Les nerfs dégénèrent Les neurones s’abîment Le Cœur s’est envolé Les vaisseaux se sont arrachés Et enfin aucune commande Aucune ne répond Et au final ne rien ne fonctionne. Voilà l’état de la Guinée Ma Guinée Votre Guinée Notre Guinée La Guinée de nos enfants Et de nos petits enfants La Guinée de nos anciens La Guinée des Guinéens. Kouyaté parti Voilà Souaré qui revient Croyez-moi il passe des soirées horribles Adoucies par la fierté d’être là Sam et Thiam partis Voilà Otis, ah pardon autiste qui revient On ma dit que C’est la guerre des quatre Quatre comme Quatre épouses Au charme de chacune Au pouvoir des chacune A l’influence de chacune Face à un vieux malade et fatigué Ne sachant plus De quel côté se lève et se couche la grande lampe Se jouera le dénouement De cette bataille Qui ne dit pas son nom Chacune plaçant le sien Malheureusement Dans cette guerre-là Terrible et dévastatrice qu’elle est Coplan ne peut rien Capable de dompter et mater Policiers et douaniers Mais pas les femmes de la cour Même en déconfiture London Camara pour www.guineeactu.com
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