mercredi 11 février 2009
Mon capitaine, nous sommes des officiers de réserve de l’Armée guinéenne
Alpha Sidoux Barry

Je m’adresse à vous, Capitaine Daddis, Président de la République, pour vous rappeler que nous, anciens élèves de l’Institut Polytechnique de Conakry (IPC), de 1963 à 1984, sommes des officiers de réserve de l’Armée guinéenne.

 

L’Institut Polytechnique de Conakry, baptisé Gamal Abdel Nasser, en hommage au leader égyptien, a été fondé en 1963 par Louis Sénaïnon Béhanzin, mathématicien, petit fils du roi Béhanzin du Dahomey (actuel Bénin), venu apporter son aide à la Guinée indépendante.

 

En créant l’IPC, Béhanzin s’est inspiré de l’Ecole Polytechnique de Paris. Selon les statuts de l’IPC, que nous appelions Poly, le cursus universitaire devait durer cinq ans après le Baccalauréat, comme dans les universités soviétiques de l’ancienne URSS. On en sortait avec le titre de « Diplômé de l’Institut Polytechnique de Conakry ». Il y avait deux grandes filières : la Faculté des sciences sociales et les Facultés techniques d’ingénieurs. Le premier Administrateur de Poly, Boisrayon, était un ancien élève de l’Ecole Polytechnique de Paris.

 

Comme à l’Ecole Polytechnique de Paris, les élèves de l’IPC suivaient une formation militaire qui durait cinq ans, parallèlement au cursus universitaire, qui les menaient au grade d’officier supérieur.

 

Les jours de classe, nous portions l’uniforme kaki avec, à droite et à gauche du pantalon, la bande de commandement. Lors des cérémonies officielles et des défilés militaires, nous avions le costume d’officier bleu azur, la chemise blanche et la cravate noire. Pour les soirées de gala, c’était le spencer et le nœud papillon.

 

La formation militaire avait lieu tous les jeudis, sous la direction du majestueux colonel Kaman Diaby. Cet officier de haut rang était un ancien de Saint-Cyr en France. Il faut rappeler que Saint-Cyr est l’équivalent de Sandhurst en Grande Bretagne ou de West Point aux Etats-Unis.

 

Tous les jeudis, au petit matin, nous revêtions le treuillis vert olive et, chaussés de rangers, nous attendions le colonel Kaman.

 

C’est au pas de course que nous partions pour couvrir les six kilomètres qui séparent Poly du Camp Alpha Yaya, avec le colonel Kaman en tête.

 

Nous faisions ensuite plusieurs tours du Camp, toujours au pas de course, quelques fois sous la conduite du lieutenant Barry Bademba, officier des blindés et chef du Garage du Gouvernement.

 

Puis, nous partions pour le champ de tir de Maférenyah. Là, nous nous entraînions à la carabine 44, de marque soviétique - au recul redoutable -, à la kalachnikov et au LRAC (Lance roquette anti-char).

 

L’année universitaire comprenait deux semestres séparés par un congé unique d’un mois, en mars. Durant ce mois, l’entraînement militaire continuait, à Kipé. L’Administrateur de Poly, Sékou Camara, dit Sékou Menton, le supervisait.

 

Capitaine Daddis, nous vous demandons de nous rétablir dans nos droits, à savoir la reconnaissance du titre d’officier de réserve à tous les anciens élèves de Poly, de 1963 à 1984, et la pension de retraite y afférente.

 

En tant qu’officier de réserve de l’Armée guinéenne, je vous apporte mon soutien et mes encouragements.

 

Je vous recommande d’avoir comme priorité absolue la mise sur pied d’une nouvelle Constitution, n’autorisant que deux partis politiques, ce qui nous conduirait à l’unité nationale à marche forcée.

 

Faisons table rase du passé et recommencons à zéro. Pour combattre la corruption, il faut revaloriser considérablement les salaires des fonctionnaires.

 

Je vous recommande aussi de demander à la France le retour de la Guinée dans la zone franc. Sur ce point, je peux vous apporter une argumentation rigoureuse et convaincante.

 

Voilà cinquante ans que les économistes rabâchent que le développement doit commencer par l’agriculture. Cela n’a rien donné. L’agriculture existe. Elle occupe même la majeure partie de la population active. Mais le paysan n’est incité à accroître sa production que s’il y a des routes, des chemins de fer, en somme des voies de communication, que s’il y a les utilités publiques de base comme l’eau courante et l’électricité. Pour cela, il faut des barrages hydro-électriques, des centres de stockage et de conservation des produits… Sinon, le paysan s’enferme dans le circuit stationnaire de l’autosuffisance. La priorité des priorités dans le développement doit être accordée aux infrastructures. J’affirme cela, quitte à faire bondir les économistes traditionnels.

 

Capitaine Daddis, je termine en t’adressant un salut fraternel et en te recommandant de ne pas suivre les conseils du colonel Kadhafi qui t’a dit de garder le pouvoir. La transition démocratique ne doit pas excéder le terme que tu as fixé de deux ans, le temps de mettre sur pied des institutions solides et durables. Après quoi, tu peux partir la tête haute. Tu auras été alors ATT et Jerry Rawlings réunis en un et tu pourras entrer dans la légende, après avoir remis le pouvoir aux jeunes et non à la vieille classe politique corrompue.

 

Alpha Sidoux Barry

Directeur de publication de www.guineeactu.com
 

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Kamou, vendredi 25 septembre 2009
Bonne initiative sauf qu`elle s`inscrit dans une demande corperatiste. Puis il faut actualiser les concepts:Guinée côtière, Moyenne Guinée, Haute Guinée et Guinée forestière.Bravo pour vos suggestions mais un peu de liberté aux partis politiques-et pas de limitation de nombres.
Baldez, lundi 4 mai 2009
Merci patriote Sidoux et puisse dieux te guider dans cet instinct et proliférer cette vertu à tout bon guinéen;je dirais aussi comme le disent les anglais "congratulation"à toi brillant Kanouté au sens de l`analyse fascinant et sachez que l`unité nationale elle seule peut nous permettre de se sortir du bourbier mis en place les systèmes post indépendances consacrant l`ethnorégionalisme comme stratégie de gouvernance;si on veux donc arrêter la pluie,c`est pour le soleil;un jour nouveau;pour que la nuit s`éveille;on arrête la pluie pour que les étoiles fascinent;pour une nuit nouvelle......
Ansoumane Doré, samedi 21 février 2009
Je n`avais pas pu relire mon texte ci-dessous quand il m`a "échappé".Alors il faut lire certains passages coome suit: "Alpha Sidoux a pleinement raison mais il faut nuancer cette prise de position et j`ajoute qu`il fallait tenir compte..."; "En Afrique de l`Ouest, la relative prospérité éconmique ivoirienne des années 60-80..."; "évolution ivoirienneintervenue par une situation de guerre..."; "cela ne peut se produire que si une véritable politique de développement agricole...".
Ansoumane Doré, samedi 21 février 2009
L`important article qu`Alpha Sidoux Barry vient de réaliser mérite bien des commentaires.Je ne m`arrête qu`à un aspect quand il écit: "Voilà cinquante ans que les économistes rabâchent que le développement doit commencer par l`agriculture. Cela n`a rien donné..." . Alpha Sidoux a pleinement raison et j`ajoute qu`il fallait tenir compte des spécificités (agricoles ou pas)des pays.Les infrastructures économiques et sociales (IES) qu`i évoque sont absolument nécessaires au développement mais des IES sans activités économiques d`appui ne mènent nulle part non plus.En Afrique de l`Ouest la relative prospérité économique des années 60-80 était due à l`agriculture mais cela s`était accompagné d`un développement subséquent des IES. Malgré la cassure de cette évolution ivoirienne intervenue une situation de guerre, l`économie ivoirienne demeure encore,aujourd`hui, une des premères économies ouest-africaines:PIB par tête d`habitant en 2006, Côte d`Ivoire( 936 dollars), Nigéria ( 640 dollars), Ghana (520 dollars)etc. Les pays africains étant essentiellement des pays agricoles, cest effectivement par ce secteur que le développement aurait dû commencer en accompagnant bien sûr cette stratégie de développement par une intense mise en place des infrastructures de toutes sortes.Le développement n`a pas été au rendez-vous dans la plupart des pays africains parce que l`investissement dans le secteur agricole y a été très faible et l`on est resté dans l`agriculture de subsistance.Par ailleurs, en 2conomiste, Alpha Sidoux, connaît bien la théorie des coûts comparatifs dans le cadre du commerce international:un pays se tire mieux d`affaires dans les productions pour lesquelles ses coûts de productions sont les plus faibles par rapport à d`autres.C`est dans ces productions qu`il réalisera le plus de richesses.Malgré les aléas climatiques et les particularités des marchés agricoles,c`est le secteur agricole qui peut permettre de réaliser des surplus pour le développement d`autres secteurs économiques.Cela ne peut se produire que une véritable politique de développement agricole est mise en place et pratiquée.
Alseny Camara, vendredi 20 février 2009
Il est important de souligné le cas particulier des Off. de la promotion 1984. La 19ème "Indou-police", 14 mois de formation militaire, Diplôme: Certificat d`Aptitude N0 2. Après des menaces des Off."ABOU CAMARA", Ministre de la Défense au Camp N`Kurumah, nous avons repris le chemin des Universités pour les thèmes d`Etudes. La Promotion sacrifiée par la deuxième République, Dieu est Grandeur. Pour les partis politiques, je pense qu`il faut un vombre inpair 3, 5, ou 7 maxi. Pour la zone CFA, est-ce possible de geler 65% des recettes d`exportation au compte du Trésor français pour garantir le Gnf. Question à faire voter par la population guinéenne. Nous devons reconnaître le retard économique de notre pays, depuis 1956, les 80% de la population sont dans le noir, je demande à nos frères de la Diapora de prendre en charge les problèmes de construction et d`exploitation efficiente des sites: Konkouré, Kamarato, Koukoutamba et Fomi, emmenons les routes goudonnées et l`Electricité dans tous les villages de notre très cher et beau pays. Que Le Plus Grand "Dieu" protège la Guinée
kanouté, vendredi 20 février 2009
Je vais peut-être faire réagir plus d`un, mais je pense que nos partis politiques ne sont pas des partis ethniques. Je suis d`accord qu`il ya trop de partis politiques. Tout le monde sait d`ailleurs que la plupart d`entre eux ne sont pas de véritables partis. Penser que les partis politiques sont fondés sur des bases ethniques n`est pas vrai dans l`absolu. Aucun de nos leaders de parti n`aurait couru ce risque colossal. Mais le sentiment d`appartenance ethnique a fini par la force des choses à dépasser le sentiment national. Si bien que tout parti créé se verra courtisé automatiquement d`abord par des ressortissants de la région du chef. C`est la mentalité des citoyens de notre pays forgée à travers l`histoire post-indépendance qui a fini par prendre en otage ces partis tous créés à l`origine de bonne foi. Faisons chacun une introspection et regardons les choses en face, on comprendra que nous sommes tous responsables de cette situation. Le rôle des dirigeants du pays est à mon avis fondamental et primordial dans la prise de conscience des citoyens. Ce sont les dirigeants qui peuvent exacerber le sentiment ethnique. Ce sont eux aussi qui sont le mieux à même de le tuer dans l`oeuf. Un chef qui administre la preuve, en toute transparence et en toute situation, d`une impartialité totale entre les citoyens, les régions etc. réduira de façon drastique les sentiments ethniques péjoratifs. Si les dirigeants jouent ce rôle, les autres citoyens le joueront aussi de gré ou de force (je pense ici à des dispositions légales claires pour récompenser ou sanctionner en toute transparence). Aujourd`hui au sein de chaque groupe ethnique on hypertrophie les défauts et tares supposés des autres. Tous ceux qui ont un brin de sagesse savent que toutes ces suppositions sont fausses et que les défauts et les qualités sont répartis au sein de toute communauté humaine de quelque continent que ce soit. Chaque être humain a en soit une somme de qualité suffisante pour aimer son prochain. Mais chaque homme sait si bien cacher ces qualités à l`occasion pour brandir à leur place l`aspect hideux des défauts... Faisons l`effort de reconnaitre les grandes qualités des différentes communautés. On dit que la violence appelle la violence et la justifie. L`admiration et la tolérance appeleront et justifieront l`admiration et la tolérance réciproques.
Ousmane B., vendredi 13 février 2009
Je suis agréablement surpris par le fait que Sidoux et Fodé tass ne soient pas isolés dans leur idées de n`avoir que deux ou trois partis en Guinée et, c`est tant mieux. Ceux qui sont contre doivent se demander aujourd`hui avec 59 partis est-ce que nous avons réellement 59 programmes? Je crois que non tous ces partis ne se différencient que par l`origine ethnique ou régionale de leur leader ou de leur électorat. Je reste persuadé qu`avec deux ou trois partis, c`est la force des idées qui prévaudra pas celui de l`ethnie. C`est mon avis.
De bhuubha, vendredi 13 février 2009
Mon frère Sidoux ton idée que je partage est génial. Dadis devrait te prendre comme conseiller. Ne t`occupes surtout pas des petits mal élevés du site qui n`ont aucun respect pour leurs aînes. Continus dans ce sens, l`avenir te donnera raison. Bon courage De bhuubha
A. Aziz Bah, vendredi 13 février 2009
Oh non ! Je me demande pourquoi, mais Sidoux a cette fois-ci mal réfléchi. J’ignore de quelle génération Sidoux fait partir, mais je suis convaincu qu’il commence a avoir l’effet de la vieillesse a moins que ça ne soit une « frustration ». Sinon comment un grand intellectuel du genre de Sidoux peut résonner de la sorte ? Sans parler de cette ridicule proposition concernant les anciens étudiants de la guinée communiste ou « Sekou Touréenne », est-ce Dadis qui doit nous imposer une constitution qui n’autorise que deux partis ? N’est ce pas le peuple et seul le peuple qui doit se doter de sa propre constitution par un vote majoritaire de oui ? Est-ce que c’est ce même Dadis qui doit décider si oui ou non la guinée doit rejoindre la zone franc? Quel sera alors le rôle de l’assemblée (les élus du peuple) ? Comment Sidoux peut nier l’importance d’une agriculture modernisée pour un pays comme la guinée ou les terres sont favorable a n’importe qu’elle genre de semence ? En attendant une réponse a ces multiples questions, je reste convaincu que le problème de la guinée n’est point le fait d’instaurer un système de multipartisme. L’un des majeurs problèmes de la guinée et le manque de pardon et de confiance nés entre les différentes ethnies pendant les 50 ans passés. Ce manque est causé par nos propres parents « intellectuels » qui ont eu la chance de diriger le pays y compris nos leaders politiques. Ces dirigeants et leaders politiques ont très mal éduqué et sensibiliser les pauvres populations pour des intérêts personnels. Donc il nous faut rééduquer ces populations et ramener cette confiance et ce pardon dont nous avons tant besoin. Je crois d’ailleurs que Dadis a commencé cela et je l’encourage a continuer… Je suis prêt à participer au débat pour une guinée forte et démocratique. Je suis convaincu que Dadis et les membres du CNDD sont conscient de la tache qui les attend. Le discours de Dadis me le prouve. Dadis connaît les maux qui rongent cette société. Avec son patriotisme, j’en suis sure qu’il parviendra à remettre le pays sur les rails. Il me s’emble qu’il a la volonté de travailler pour l’intérêt de la nation. S’il peut ramener ce pardon et cette confiance que les guinéens (guinéennes) ont perdu entre eux (elles) au lendemain de la lutte pour l’indépendance, doter le pays d’une constitution voulu par la majorité du peuple, et instaurer une démocratie vraie en organisant des élections libres et transparentes en deux ans, je pris alors le bon Dieu de le guider pour l’accomplissement de cette mission. J’envisage de poster dans les jours à venir un article sur la guinée. En attendant, je souhaite plein succès à Dadis pour l’intérêt de la guinée. A. Aziz Bah, USA Kindiaka2@yahoo.com
Fodé Tass Sylla, jeudi 12 février 2009
Salut mon frère A.T. Diallo (Sylla?)! Bon, au sérieux, disons que je ne suis pas hors cirsuit : j`agis tous les jours dans et sur guineeactu avec ma mission de Rédacteur en Chef que la soeur Adji Baud a bien voulu me confier. Et puis, il y a le JT, comme tu le dis. Ce qui ne m`empêche pourtant pas de flasher quelques nouvelles du pays parfois, lorsque c`est très important. Comme la rencontre des religieux au Camp Alpha Yaya, celle des acteurs politiques à la Bourse du Travail, celle du Palais du Peuple avec Dadis ou les communiqués de J.Morel.J sur les Conseils des Ministres. T`en fais pas, on est ensemble sur guineeactu tous les jours. Ceci dit, je persiste à croire que la Guinée de maintenant a besoin seulement de TROIS partis politiques pour calmer et ordonner le jeu démocratique. 50 ans dont 26 ans de dirigisme communiste, 6 ans d`Etat d`exception et 17 ans d`expérience du multipartisme clanique, nous sommes encore dans l`adolescence en tant que Nation, contrairement à celles-là auxquelles la plupart de nos compatriotes persistent à nous comparer. "La démocratie n`est pas une marchandise que l`on importe" en prêt-à-porter. Elle se cultive au fil des années et pénètre les comportements et les reflexes pour y imposer la tolérence de la différence et l`acceptation de la complémentarité de destin. Sincèrement, chaque guinéen sait qu`aujourd`hui, on est encore loin de ce niveau de culture politique et social. Mettons de côté notre complexe de l`imitation mécanique et forcénée. Inventons ou réinventons avec courage, lucidité et bonne foi notre voie à nous. Comme en 58, souverainement! Pourquoi veut-on nous calfeutrer dans des schémas classiques, même si notre démarche pour l`unité de la Nation n`y trouve pas ses repères. La France (1789), les USA (depuis quand déjà?). Prenons le courage de nous regarder sans porter les lentilles des autres. La dignité est par là ! Ce débat est le plus sérieux aujourd`hui, merci Sidoux, merci A.T.
Ollaid, jeudi 12 février 2009
Notre grand frère Sidoux ne nous dit pas : sur quelle base ces deux partis seraient constitués? Comment les leaders seraient choisis? Qu’est ce qui empêcherait que les leaders originaires de 2,3 etc (toutes les combinaisons possibles) forment un parti et les leaders des autres régions n`en faisant pas partie forment le second? Si les régions se divisent en deux groupes, je ne vois pas la différence avec la situation actuelle. Prenons ce qui prévalait peu avant la venue de Dadis: Sydia et Alpha Condé semblaient en alliance = un parti (suivant votre simulation) et J.M.Dore et Cellou Dalein = 2eme parti ; et dans ce schéma celui qui aura les plus de ressortissants va gagner la direction du parti. C`est injuste et le perdant va être frustré et claquer la porte. Quant aux autres (les deux Bah et autres) seraient dehors ou devront rejoindre les adversaires devenus "ennemis" pour certains. Bonjour la pagaille "intra-partisane"! La seule façon pour que votre idée marche reste le "parti unique", autrement dit une dictature qui comme l`histoire montre est la seule façon anti démocratique d’étouffer les divisions identitaires. Au cas où je n`aurais pas saisi les détails de votre proposition, donnez nous plus d`éclaircissements, s’il vous plait. Pour ma part (comme d’autres), je persiste à dire que la solution est dans les critères et non la limitation du nombre des partis si on veut opter pour la liberté de choix démocratiques. Néanmoins, on peut tenter votre expérience qui prouvera que nous (avec les autres) avons raison. Voila, ma petite contribution au débat, pour la Guinée.
Souleymane Diallo, jeudi 12 février 2009
Honnetement, je ne pense pas que les problèmes de la Guinée soient liés au nombre de partis politiques, ni même aux partis politiques. Le problème est le cadre dans lequel exerce ces partis. Si nous arrivons à construire un cadre de concurrence politique loyale, les partis les plus méritants émergeront. Car je suis convaincu que les Guinéens ne sont pas moins intelligents que les autres peuples.
A. T. Diallo, jeudi 12 février 2009
Une fois de plus je me reconnais dans la proposition de Tass: 3 partis pour la Guinee de demain, et tant mieux si nous sommes (une fois encore) les premiers a le proposer! deux partis posent des problemes comme deja signales par plusieurs et 4 partis nous ramene immediatement a nos "foutues regions naturelles"...Tass, on ne te lis plus, et ca me manque vraiment! mais on sent deja ta pate (et surement celle de JMJ) dans le JT de la RTG dont la qualite des analyses et de l`impartialite s`ameliore un peu tous les jours...Keep up the good job, Bro!
LAMAH Albert, jeudi 12 février 2009
Il sera implossible au budget de la Guinée de supporter le rappel des officiers de réserve que mon frère parle car il y a une multitude d`étudiants qui ont suivi cette formation. Quant aux formations politiques, je partage vraiment ta proposition de 2 partis politiques afin de préserver l`unité nationale.
lamouche, jeudi 12 février 2009
Cher concitoyen, Pourquoi deux partis? Il ne faut pas réduire les citoyens à répondre "oui" ou "non"… ils doivent aussi avoir la possibilité (la liberté !) de dire « oui mais … » ou « non mais … », etc. Dans aucun pays démocratique le nombre de partis est fixé par/dans la constitution. Seuls les électeurs peuvent limiter le nombre de partis en votant "utile". S’agissant de nos « officiers de réserve », il est dommage qu’ils ne se soient pas manifestés pour défendre par les armes le peuple opprimé par les « militaires brigands de carrière » … Mais ça c’est une autre histoire. Non, l’heure n’est pas au partage d’un gâteau qui n’existe peut-être pas. Il ne faut pas charger la barque de l’Etat avec de nouveaux profiteurs. Si cet argent existe, s’il n’est pas encore dans la poche des prédateurs de l’Etat, alors il faudrait le consacrer aux tâches/travaux que vous énumérez, plus profitables à toute la société. Fraternellement
Mamadou Oury Diallo, jeudi 12 février 2009
Je trouve votre proposition de limiter le nombre de parti politique à deux (voire trois au max) raisonable, car ça nous conduira non seulenment à l`unité nationale mais aussi à plus de democratie à l`interieur même de ces partis et nous evitera d`avoir des leaders à vie en favorisant plus de dynamisme à l`interieur. Merci.
K.S, jeudi 12 février 2009
Verité, Verité, cher parents faisons en sorte que la recherche de la verite ne pose aucun prejudice a la stabilite de notre pays
M. Diawara, jeudi 12 février 2009
Merci pour votre intervention M. Sidoux Barry.Mais, pour ce qui est de la maintenance de seulement deux partis en Guinée, je ne suis pas du même avis que vous.On ne peut pas se contenter de deux partis.Et n`oubliez pas que même aux etats-unis, il ny a pas que deux partis.Il y en a une mutitude parmi lesquels, il n y a que deux qui emergent.Idem pour la france, pour toute l`union europeenne.On ne peut pas exiger à un employeur de ne recruter que deux salariés alors qu`il a tout une tonne de documents à traiter.je vous remercie.
Fodé Tass Sylla, jeudi 12 février 2009
"Multipartisme INTEGRAL" comme nous l`ont exigé nos maîtres à penser ou nos récitations des cours tirés de l`expérience de vieilles démocraties huilées par deux ou trois siècles de pratiques politiques. Des repères qui viennent cependant de se casser la gueule avec le "libéralisme INTEGRAL" de l`économie mondiale: on est entrain de repanser les plaies profondes de cet absurde laissez-aller. L`humain non encadré est naturellement tenté à agir, parfois, contre soi-même. Le "multipartisme intégral" a déjà produit 59 partis politiques en Guinée, pour 1O millions d`habitants !!! Avec des leaders pressés, chacun, de prendre le fauteuil suprême et garnir l`Administration de parents et de copains en vue de se partager le patrimoine commun. Sidoux a raison: comme on veut changer, faisons table rase de tous ces paris politiques et imposons trois partis en Guinée. Si "çà n`existe nulle part dans le monde", où est le problème? On a dit "non" en 58, on vient de faire un coup d`Etat sans tuer personne, sans rien casser. Pourquoi pour la recomposition du paysage politique serions-ous obligés d`imiter "tout le monde"? Allons-y avec bonne foi et responsabilité patriotique: décapitons ces partis ethniques avec deux grands partis nationaux et un parti centriste qui fera la balance au cas où les deux grands feraient nul à nul aux scrutins. Si sincèrement c`est la Guinée qu`on veut aider.
Issiaga DANSOKO, jeudi 12 février 2009
M. Barry, c`est bien vrai que vous êtes un officier de réserves. Mais je crois que ce titre donne pas que des privilèges et avantages, il comporte également des obligations, notamment celles de défendre la patrie en cas de danger. A ce point, on n`a entendu aucun officier de serves se proposer pour défendre l`intégrité territoriale de la patrie lorsqu`elle a été attaquée en 2000! Qu`en dites-vous?
André Pacha Loua, mercredi 11 février 2009
De 1963 à 1984, ça fait du monde à satisafaire. Je ne pense pas qu`en y consacrant même tout le Budget de la transition qu`on y parvienne. En revance, votre propositon de la limitation du nombre de Partis politiques, aujourd`hui estimé à une vingtaine, a du sens. Trois (3) serait suffisants. J`espère que le Président t`entendra.
Mamadou S. Diallo USA, mercredi 11 février 2009
Mr. Barry une bonne pour la Guinee. Je voudrais seulement porter a votre attention sur le nombre des parti politics. Mon idee est qu`il faut trois Parti (CND & CNR) ensuite un Parti Liberal qui fera la balance au cas ou les deux autres n`arrivent pas a s`entendre. CND = Congres National Democratic CNR = Congres National Republicain Merci
André Pacha Loua, mercredi 11 février 2009
De 1963 à 1984, ça fait du monde. Je ne pense pas que le Budget de la transition peut supporter ces dépenses bien que légitimes. Ceci étant dit, oour le reste, je suis surtout d`accord avec vous concernant la limitation des partis politiques en Guinée. On me parle de plus de 20 partis politiques agréés à ce jour. Voyons donc! Sans tomber dans le parti unique, un nombre de partis limité à 3 et à 3 seulement, serait suffisant. J`espère que le Président t`entendra pour l`héritage noble qu`il veut laisser à son pays.
Lamine Diallo, mercredi 11 février 2009
Une constitution qui n`autorise que deux partis politiques pose le probleme de savoir quelle autorite va choisir les deux partis. Je ne pense pas qu`une telle constitution existe dans le monde.
Bangaly Traore, mercredi 11 février 2009
Et les enfants des anciens militaies dont les peres ont ete execute sans aucune justice,et il est temps de faire face a ces enfants victimes de la voilence des deux regimes.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011