samedi 5 juin 2010
Mohamed Touré, Secrétaire général du PDG-RDA : « Nous demandons à Amnesty International de faire une déclaration publique »
Mohamed Touré

Le candidat du PDG-RDA a été recalé pour le scrutin du 27 juin, pour non paiement de la caution fixée à 400 millions de francs guinéens. Mohamed Touré ne va pas pour autant tourner la page, et entend poursuivre le combat politique. Un sujet qu’il aborde dans cet entretien, tout en faisant cas des accusations de l’ONG de défense des droits humains Amnesty International qui parle de 50 mille morts sous le régime de Sékou Touré.

L'Indépendant : Quelle a été votre réaction suite au rejet de votre candidature à la présidentielle par la Cour suprême ?

Mohamed Touré : Ma réaction, elle est déjà connue. Nous l’avons rendue publique, nous avons estimé qu’il y’a eu désagrément de notre part, une omission. Une omission de déposer à la Cour suprême la quittance prouvant le payement de la caution dans les délais requis. Et nous estimons que puisque l’Etat et l’administration sont un tout, à notre avis, c’est à nos dépends aussi, nous avons estimé que la Cour suprême est un sanctuaire de l’Etat pour le versement des cautions directement au trésor. Surtout qu’il y a une relation organique entre la Cour suprême, qui a en son sein la Cour des comptes, de laquelle dépend quelque part le trésor public. Nous constatons que l’invalidation de notre candidature a été maintenue parce que, semble-t-il, un arrêt de la Cour suprême n’a pas la possibilité d’être recouru, c’est-à-dire qu’une fois que l’arrêt est définitif. C’est l’explication qu’on nous donne. Nous en prenons acte et nous réagirons en fonction de cela. Voilà notre position.

Allez-vous donner des consignes de vote en faveur d’un des candidats en lice ?

Donner des consignes de vote en faveur de l’un des 24 candidats, est prématuré de notre part. Donner des consignes, dépendra de la position de ceux qui sont en course. Particulièrement après le premier tour, au deuxième tour on se déterminera certainement par rapport à qui le PDG doit donner ou ne pas donner sa voix. Nous sommes entrain de préparer des consultations avec des formations politiques, puisque cela correspond à des recommandations du 14e congrès. Bon, ces consultations là pourront nous guider davantage dans le choix que nous ferons, que nous demanderons à nos militants de suivre.

Vous avez mis assez de temps pour vous afficher en politique. Peut-on savoir les raisons ?

Non, je n’ai pas du tout à me jeter dans la politique. J’ai toujours été dans la politique. C’est maintenant que je suis élu secrétaire général du parti. Cela dit en passant, on ne fait pas de la politique en commençant par être secrétaire général d’un parti. On devient d’abord militant du parti, on est responsable du parti et puis on évolue. Cela veut dire que j’ai milité depuis toujours conséquemment.

Quel pronostic faites-vous des élections à venir ?

Je ne peux pas faire de pronostic, parce que ce que je constate, c’est que les manifestations qui montrent aujourd’hui la validité d’un candidat par rapport à d’autres, ne sont pas nécessairement le reflet de la réalité. Parce que nous savons qu’il y’a beaucoup de mobilisations qui sont faites à coût de milliards. Nous savons que les populations guinéennes sont affamées. Donc, il y’a des militants qui militent dans tous les partis. A partir du moment où on les paye pour sortir, ils portent des t-shirts et ils sortent. Quelle sera leur réaction une fois devant les urnes. Je ferai attention en me lançant dans le jeu du pronostic.

D’après nos informations, vous menacez de porter plainte contre Amnesty International qui accuse votre père d’avoir tué plus de 50.000 guinéens au Camp Boiro ?

Je ne menace pas Amnesty International. Je constate tout simplement qu’il y’a beaucoup de personnes qui utilisent le nom d’Amnesty international pour faire des affirmations qui ne sont pas fondées. Nous pensons qu’Amnesty international est une organisation crédible. Et que pour la défense de sa crédibilité, il est important qu’elle fasse une déclaration pour se dissocier de ceux qui disent en son nom des choses qui ne sont pas vraies. Nous rappelons que de toutes les façons, nous avons la possibilité de demander par des voies légales à Amnesty international d’infirmer ou de confirmer ce qui est dit en son nom. C’est après cela que d’autres recours peuvent être envisagés. A la phase où nous sommes, nous constatons que trop de choses sont dites au nom d’Amnesty international. Je ne pense pas qu’Amnesty international ait dit ces choses là. C’est pourquoi, nous demandons à Amnesty international de faire une déclaration publique. Voilà notre position face à cette question.


Propos recueillis par Aly Badara Condé
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
FIDEL, mercredi 9 juin 2010
Ce qui est certain, la conference nationale c`est pour bientot. Car le futur chef d`Etat passera par là sans doute pour la reconciliation nationale. Et je sais qu`il y en a qui vont la boucler pour toujours.
FIDEL, mercredi 9 juin 2010
Ce qui est certain, la conference nationale c`est pour bientot. Car le futur chef d`Etat passera par là sans doute pour la reconciliation nationale. Et je sais qu`il y en a qui vont la boucler pour toujours.
Me LAMAH Dakar, mercredi 9 juin 2010
Je suis vraiment d`accord avec M.TOURE Mohamed en ce qui concerne la publication d`une déclaration publique sur le nombre de morts prétendu avancé par tout le monde au nom d`une organisation de défense de droit de l`homme. Ce que M.TOURE ignore, chaque partie (famille de f.Sékou TOURE, les victimes directes et le peuple de guinée) pourra être informée ce qui constituera un début de manifestation de la vérité pour ne pas dire commencement de preuve.
Traore, mardi 8 juin 2010
Sy, Votre pere,paix a son ame, tout comme ceux des autres qui ont ete largues dun avion comme Mamadou Boiro, ou entasses dans les morgues et rues de conakry le 22 Novembre 1970, pendus au pont du 8 novembre, ou fusilles et jetes dans des fosses communes en 1985 a Kindia, et au mont Kakoulima, et biens d autres apres, de janvier 2007, jusq au 28 Septembre 2009, sont tous des morts de trop. Car ils etaient des etres humains, et c est du sang qui coulait dans leurs veines. Mais la grande difference entre les heritiers de ces differentes categories de victimes, est que certaines on crie plus fort leur vengeance que d autres,qui ont privilegie la croyance, en acceptant le destin des hommes qui peut etre cruel parfois. Cependant chez les uns ou chez les autres, le sentiment filial reste le meme. Et comme vous le dites une seule personne tuee est une personne de trop,avec une plaie beante,dans le coeur des proches. Une plaie qui a besoin d etre cicatrisee par le dialogue et la reconciliation, et non de recevoir de couteaux a travers des attitudes et propos incendiares ou des comptabilites astronomiques imaginaires de chiffres macabres (50 000), de nature a donner des frissons dans le dos.
GilBlack, mardi 8 juin 2010
Mainteant il faut creer des confusions pour semer le doute dans l`esprit des gens ou soit partir des alibis et creer la zizanie dans le seul et unique but de diviser pour regner.Sinon,ou etaient amnisy et autres depuis des annees? Et la place des Négriers ou leurs descendants et autres???? Colon nafi foufafouuuuuuuuuuu
Sy, mardi 8 juin 2010
Qu`importe le nombre de personnes tuees; une seule personne de tuee en est une personne de trop. Quand est ce qu`on comprendra cette notion dans notre pays? Meme si AI reduit le nombre a un seul, je considerai cet unique mort comme etant mon pere, qui a ete execute et jetter dans une fausse commune avec d`autres quelque part dans le pays qu`il n`a cherche qu`a servir. Et cela sera valable pour un autre, puis un autre, puis un autre. A la fin, il nous importe peu le nombre publie de personnes lachement assassinees. Nous autres qui avons perdus nos parents savons combien difficiles les choses ont ete, depuis.
Le facteur, mardi 8 juin 2010
J`ai connu Sékou Touré avant l`indépendance de la Guinée, alors qu`il était député à l`Assemblée nationale française. C`était l`époque où cette Assemblée s`apprêtait à voter ce qu`on appelait « la loi-cadre Defferre » qui instituait une sorte d`autonomie interne dans les colonies françaises d`Afrique. Sékou était un membre influent du Rassemblement démocratique africain (RDA) que dirigeait Félix Houph-ouët-Boigny. Je me souviens très bien de ce grand gaillard toujours vêtu avec une parfaite élégance. Il portait un chapeau de feutre gris à bords roulés, de style très britannique. Il avait alors trente-cinq ans et rien ne permettait de penser qu`il allait connaître un destin exceptionnel. Comment, en particulier, aurait-on pu imaginer qu`il allait, seul de toute l`Afrique française, dire non à la Constitution française de 1958 ? Il semblait fort bien s`accommoder du nouveau statut qu`offrait la loi-cadre. Il allait d`ailleurs faire un remarquable usage des pouvoirs qui en découlaient. L`indépendance ? Il n`y croyait pas. Du moins dans l`immédiat. « Nous ne sommes pas prêts, disait-il volontiers. Il faudra encore plusieurs années avant que nous puissions la revendiquer vraiment. » Sur ce point, son opinion rejoignait parfaitement celle de Félix Houphouët-Boigny. Mais il y avait une autre raison pour laquelle il ne souhaitait pas une évolution trop rapide : contrairement au leader ivoirien, il voulait perpétuer la Fédération d`Afrique occidentale et il savait fort bien que, en brûlant les étapes, il favoriserait la balkanisation de cet ensemble. Ce qui s`est passé. En partie par sa faute, car refuser ce que tous les autres territoires de l`Ouest africain ont accepté n`était pas un bon moyen de sauver l`unité. Ce n`est pas là un des moindres paradoxes de cet homme : en pratiquant, tout au long de sa vie, une sorte de stratégie de la rupture (avec le secret espoir que l`adversaire s`inclinerait) il a, le plus souvent, tourné le dos aux buts qu`il souhaitait atteindre. Selon toute vraisemblance, c`est ce qui s`est passé lors du fameux référendum de 1958. Sékou, à l`époque, voulait obtenir davantage, une plus grande liberté de manœuvre, ne fût-ce que pour apparaître comme l`homme qui avait contraint de Gaulle à faire un pas en arrière. Puis, pris à son propre piège, il refusa lui aussi de reculer et alla jusqu`au bout de sa logique, contrairement à son ami, le Malien Modibo Keita, qui déploya à l`époque de grands efforts pour que Sékou renonce à ce qu`il appelait « une erreur grave ». Ce fut donc le non, un non qui allait avoir à travers toute l`Afrique un retentissement considérable et qui a sans doute hâté l`accession à l`indépendance des autres pays. Ce que Sékou venait de perdre en possibilités tactiques, il le gagnait en prestige. Du jour au lendemain, il était devenu l`homme le plus célèbre — et le plus populaire — du continent noir. De plusieurs pays des experts affluent. Pas de matériel. Deux ans plus tard — en 1960 donc — je lui écrivis pour lui demander de me recevoir en Guinée : les relations avec la France étaient alors tendues et il n`était pas facile pour un ressortissant français d`obtenir un visa pour Conakry. Il me répondit aussitôt que je pouvais venir quand bon me semblerait. J`arrivai dans un pays qui, hélas, se débattait déjà au milieu des plus graves difficultés : le riz manquait ; les magasins étaient vides ; la moncadre. Il allait d`ailleurs faire un remarquable usage des pouvoirs qui en découlaient. L`indépendance ? Il n`y croyait pas. Du moins dans l`immédiat. « Nous ne sommes pas prêts, disait-il volontiers. Il faudra encore plusieurs années avant que nous puissions la revendiquer vraiment. » Sur ce point, son opinion rejoignait parfaitement celle de Félix Houphouët-Boigny. Mais il y avait une autre raison pour laquelle il ne souhaitait pas une évolution trop rapide : contrairement au leader ivoirien, il voulait perpétuer la Fédération d`Afrique occidentale et il savait fort bien que, en brûlant les étapes, il favoriserait la balkanisation de cet ensemble. Ce qui s`est passé. En partie par sa faute, car refuser ce que tous les autres territoires de l`Ouest africain ont accepté n`était pas un bon moyen de sauver l`unité. Ce n`est pas là un des moindres paradoxes de cet homme : en pratiquant, tout au long de sa vie, une sorte de stratégie de la rupture (avec le secret espoir que l`adversaire s`inclinerait) il a, le plus souvent, tourné le dos aux buts qu`il souhaitait atteindre. Selon toute vraisemblance, c`est ce qui s`est passé lors du fameux référendum de 1958. Sékou, à l`époque, voulait obtenir davantage, une plus grande liberté de manœuvre, ne fût-ce que pour apparaître comme l`homme qui avait contraint de Gaulle à faire un pas en arrière. Puis, pris à son propre piège, il refusa lui aussi de reculer et alla jusqu`au bout de sa logique, contrairement à son ami, le Malien Modibo Keita, qui déploya à l`époque de grands efforts pour que Sékou renonce à ce qu`il appelait « une erreur grave ». Ce fut donc le non, un non qui allait avoir à travers toute l`Afrique un retentissement considérable et qui a sans doute hâté l`accession à l`indépendance des autres pays. Ce que Sékou venait de perdre en possibilités tactiques, il le gagnait en prestige. Du jour au lendemain, il était devenu l`homme le plus célèbre — et le plus populaire — du continent noir. Sekou Toure a l`Onu en 1960 Jeune, bouillant, convaincant, le chef charismatique des premières années (ici à l`ONU en 1960) s`était attiré bien des sympathies. Il n`allait pas tarder à soupçonner de trahison tous ses amis. Deux ans plus tard — en 1960 donc — je lui écrivis pour lui demander de me recevoir en Guinée : les relations avec la France étaient alors tendues et il n`était pas facile pour un ressortissant français d`obtenir un visa pour Conakry. Il me répondit aussitôt que je pouvais venir quand bon me semblerait. J`arrivai dans un pays qui, hélas, se débattait déjà au milieu des plus graves difficultés : le riz manquait ; les magasins étaient vides ; la monqui. On ne pouvait être plus libéral. Et, effectivement, je partis. Pendant trois semaines, je circulai librement et je trouvai, je dois le dire, un pays relativement prospère où la vie semblait se dérouler sans heurt. Je rentrai de ce voyage rasséréné : allons ! la Guinée n`était pas si mal partie. Un an plus tard éclatait l`affaire dite du « complot des enseignants », le premier d`une longue et douloureuse série. [Erratum. L`auteur omet le complot Ibrahima Diallo de 1960, qui fut la première conspiration dénoncée par Sékou Touré et qui signala l`orientation totalitaire et répressive du régime. — T.S. Bah] Lorsque, peu après, je revis Sékou, je fus frappé par le changement qui, en si peu de temps, s`était opéré en lui : il était devenu méfiant, inquiet et, surtout, il avait acquis une extraordinaire suffisance. Plus question pour lui de dire « nous nous sommes trompés ». Il ne pouvait pas se tromper. Il faut, je crois, chercher par là, dans ce trait dominant de son caractère, la raison principale de l`attitude qui a prévalu chez lui par la suite : « Je ne peux pas me tromper. Le guide suprême de la Révolution a toujours raison. Si donc une de ses décisions ne débouche pas sur les résultats escomptés, c`est qu`il existe quelque part un ou plusieurs traîtres qui ont fait capoter l`entreprise. » D`où la hantise du complot qui va le conduire peu à peu aux pires excès. Prenons quelques exemples. Un jour, la Chine populaire livre à bon compte à la Guinée un lot de machines à coudre, copies exactes d`un modèle Singer. Peu de temps après, toutes ces machines à coudre, achetées par des commerçants, vont être revendues au Sénégal et en Côte d`Ivoire, puis les cigarettes Milo produites par la manufacture guinéenne, partent en masse pour le Liberia. On pourrait raconter mille anecdotes du même genre. Elles vont déboucher sur le « complot des commerçants ». Puisque les commerçants trahissent, il faut les éliminer. On ne se demande pas si la méconnaissance de quelque loi économique n`est pas à l`origine de ces fuites, si la faiblesse de la monnaie, les écarts dans les prix et un certain manque de confiance dans la suite ne sont pas la cause des échecs. Non ! il y a des traitres, il faut les punir. Et on les punit. Du jour au lendemain, Conakry — car à l`intérieur les choses sont moins claires — Conakry donc va être privé de tout réseau commercial. Peu importe d`ailleurs ! N`y a-t-il pas les offices étatiques du commerce extérieur et du commerce intérieur ? Là encore, on ne se demande pas si ces appareils, construits à la hâte de toutes pièces et largement corrompus, sont en état de remplir leur fonction. Deux événements vont, au cours des années soixante, venir renforcer la méfiance de Sékou Touré et sa hantise permanente du complot : la chute au Mali de Modibo Keita et, surtout, celle, au Ghana de Kwame Nkrumah. Et pourtant, l`homme ne va pas s`enfermer dans quelque blockhaus solidement défendu. Il a l`intelligence de ne rien changer à son mode de vie. Il sait que son pouvoir est avant tout charismatique et que, s`il perd l`ascendant qu`il exerce sur son peuple, il a tout perdu. Il doit, coûte que coûte, apparaître comme le leader bien-aimé que tout le monde acclame, parce qu`on sait qu`il ne se trompe jamais, parce qu`on sait que chacun de ses échecs est dû aux manceuvres de ses ennemis qui cherchent à déstabiliser la Guinée. On l`admirait, on le respectait… On le craignait pourtant. Mais, à force de se découvrir des ennemis, on finit par suspecter tout le monde. Je me souviens d`un jour — c`était en 1975 — où nous déjeunions ensemble, Sékou et moi. Je m`étais permis, au cours du repas, de critiquer assez sévèrement certains aspects de son régime. Je me souviens de la réflexion qu`il me dit : « Tu ne vas pas me trahir toi aussi ! » Et je me souviens aussi d`un jour où nous avions assisté ensemble à une fête, à l`Institut polytechnique. Une jeune étudiante y avait chanté — fort bien d`ailleurs — un hymne à la gloire du guide suprême. De retour à la présidence, il me confia : « Tu as vu cette fille qui chantait. C`est la fille d`un ministre qui a été arrêté et qui a été condamné à mort parce qu`il trahissait. Tu as vu, elle ne m`en veut pas. Elle a compris. Elle chante quand même mes louanges. » J`étais terrorisé mais lui ne semblait pas avoir conscience de ce qu`il pouvait y avoir de monstrueux dans ces paroles. Il était satisfait de constater que les liens familiaux les plus sacrés étaient de peu de poids face à son pouvoir. A la suite de cette affaire, j`ai cessé de me rendre à Conakry. Trop de choses rendaient impossible la poursuite d`une amitié qui pourtant, pendant vingt ans, s`était arrangée de bien des mécomptes. Car il est vrai que j`ai eu longtemps, pour cet homme, plus que de l`admiration et que, au nom de cet attachement, j`ai fermé les yeux sur nombre de « bavures ». Si j`en parle ici, ce n`est ni pour chercher une excuse, ni pour faire part de mes états d`âme, mais parce que je pense que mon attitude explique celle de nombreux autres. Il y avait toujours quelque chose de passionnel dans les rapports qu`on avait avec ce diable d`homme, et je crois que c`est sur ce mode-là que la plupart des Guinéens ont vécu les vingt-six ans de pouvoir de leur maître absolu. Sékou était à la fois l`homme qu`on admire et qu`on respecte, et l`homme qu`on craint. Bref, le Père, et on ne discute pas les décisions du Père. Un rôle d`autant plus aisé à remplir que personne, dans son entourage, n`atteignait sa dimension et que ceux qui auraient pu prétendre lui porter ombrage avaient été éliminés. Les Guinéens ne se sentent-ils pas pour autant aujourd`hui orphelins ? C`est peu probable. La mort du Père est toujours libératrice : elle permet de mesurer le poids dont pesait son autorité. JACQUES VIGNE.
Le facteur, mardi 8 juin 2010
J`invite les diablotins, rejetons du diable Sékou Touré le tyran a visionné cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=cK5hv_Q33z4&feature=related
sidibe, mardi 8 juin 2010
Mr Laure K. Vous avez bien campe le probleme. C est plus de la manipulation pure et simple que par soucis de retrouver des charniers. Autrement, ils se seraient plutot acharnes a retrouver les bourreaux des victimes fraiches du 28 Septembre 2009, au lieu de nous ramener celles du deluge, dont ils ont eux meme fait disparaitre toutes traces permettant d elucider les faits.
Laure K., lundi 7 juin 2010
Ces chiffres (50 000) prétendument d`Amnesty ou couverts par Amnesty sont de l`intox. Il n`y a jamais eu d`enquête exhaustive et honnête sur la période de AST. Dans les années 80, on parlait, sans davantage de preuves, de 700 à 4000 victimes. Au fil des ans, ils gonflent les chiffres. Ce n`est pas un hasard si on ressort ces chiffres maintenant, alors qu`on va vers des élections. Il faut connaître son histoire, mais à fond, c`est indispensable pour en tirer des leçons. Je ne pense pas que la période d`AST ait été sans réalisations. Malheureusement, ces campagnes contre ST relèvent autant sinon davantage de la manipulation politicienne que d`un réel souci pour les victimes ou pour la Guinée en tant que nation. Sinon, depuis 25 ans, "ils" auraient réglé le problème. En Côte d`Ivoire, l`opposition a chanté pendant des années que le massacre des Guébiés (sous Houphouet Boigny) avait fait 4000 morts. Au finish, quand cette opposition est arrivée au pouvoir, elle n`en a plus parlé. Et un natif de la région, qui a publié sa propre enquête, a trouvé environ ...79 morts. Il n`a jamais été démenti. Donc arrêtez !
GONOTA, lundi 7 juin 2010
Ce qu`ont commis les puissances etrangeres de l`occupation forcee de nos terres a la decolonisation en passant par la traite des Noirs et les travaux forcés sera jugé un jour? Jamais et je vous la donne,c`est ma main a couper. Dites-nous simplement que l`Occident cautionne ces troubles a travers leur clients victimes de la liberation a pousser des pignons pour creer des confusions et mettre a plat tout cet effort fourni par TOURE pour nous debarrasser de ceux qui nous ont exterminés,vendus,exploités proprement... Le jour ils remboursseront ou passeront a la barre,Mohamed le fera autant. Je suis pour la justice mais jamais une justice selective.Alors une injustice dans le monde?
FIDEL, lundi 7 juin 2010
Bien dit mon prési, suis fier de toi et de ton pere. Le mensonge de jour en jour perd le terrain, à une vitesse inimaginable. C`est ce leur fait peur, on sent qu`ils ont la peur au ventre maintenant. Apres deux decenies de mensonges et qu`on se retrouve à ce niveau encore!!!! C`est deplorable pour ces enfants de menteurs. Fidel como Castro
Aboubaccar Kaba, lundi 7 juin 2010
Moi je ne comprends pas certains de nos compatriotes guinéens ! Que Sékou Touré et son régime aient tué plus de 50.000 personnes ou seulement une personne, pourquoi s`en prendre à son fils, qui ne fait que manifester et exercer son plein droit de citoyen guinéen à participer à la politique de son pays. Moi je condamne toute perte en vie humaine pour cause de la politique, mais je reconnais quand même que l`époque et le combat mené par feu Sékou Touré étaient de nature à causer des dégâts collatéraux, forcément. Maintenant ce qui reste à faire est d`appeler tous les fils et filles de la Guinée à s`assoir sur une même table afin de dire la vérité pour les vraies victimes soient identifiées et rétablies dans leur droit le plus naturel mais aussi que les vrais bourreaux soient identifiés et présentent des excuses publiques et voire sanctionnés selon ce qu`ils méritent. Selon moi tenter de falsifier l`histoire d`une nation, aussi sombre soit-elle, est aussi criminel que de tuer "50.000" personnes. Que Dieu aide la vérité.
tidiane wann, lundi 7 juin 2010
Guineens Je pense que les conneries du regime de Sekou Toure que j appelle l entourrage de sekou ( je suis un croyant et je ne pense pas que le malfaiteu peut terminer paisiblement sa vie) devraient pas etre mis au compte de son fils Mohamed qui l un des rares fils de president a passer ses etudes en Guinee dans les ecoles publiques durant tout le regne de son pere. Pensez aux rejettons de CONTE LANSANA qui tous etudiaient A Londre ou au Maroc. Ousmane Conte qui utilisait les vehicules des contribuables pour vendre la drogue aux yeux de tout le monde. Pourquoi ne pas vous emprendre au fils de Karim keira < tous nous savons qui etait t-il> J Ai ete amis a ISTO ,mais je peux temoigner qu il est ethnocentrique radicale. Ne vous en prenez pas A Mohamed A cause de son pere alors que les enants des reels sanguinaires qui ont subi le sort de la sourate ZOULZILAT(ce lui qui ait du bien au poids d un atome le vera et celui qui ait du mal au poids d `un atome le vera) ,se promenaient et continues de briguer des postes de ministre du sport ou secretariat a la presidence. Quels sont les anciens ministres de SEKOU qui ont ete fusilles apres le cout de diara Traore? Dieu ne pardonne pas.
Diallo B. Cherif, dimanche 6 juin 2010
A Youssouf Bangoura : Si la Guinee etait restee francaise jusqu`a nos jours je suis persuade que tu serais le premier a voter pour l`y maintenir. La guadeloupe( qui a refuse l`autonomie totale) et mayotte (qui a prefere rester francaise) sont des exemples frappants, alors un peu de modestie. Sais-tu combien de fois la guinee est en retard ?
Mory Sylla, dimanche 6 juin 2010
C`est clair:la bave du crapeaud n`attendra jamais la colombe qui vol dans le firmament.Je constate amerement qu`un gropuscule de compatriotes s`obstine a salir,a coup de mensonges insipides,effiloches,voir perimes,un monument historique du calibre de mr. Ahmed Sekou Toure,le pere de l`independence,avec ses compagnons.Ce funeste projet a ete,est,et sera toujours voue` a l`echec.Ayons pitie` de ces flagorneurs(n`encombrent ils pas les couloirs deja exigus d`Amnesty International?) qui font apparement du denigrement sterile la raison de leur existence.Tout compte fait,un troupeau de hyenes ne viendra jamais a bout d`un LION.
sacko turquie, dimanche 6 juin 2010
il faut reconnaitre que toute l`afrique rehabilitera sekou touré a cause du role qu il a joué en afrique, de 1958 en 1984 la guinee etait le pays le plus respecté, sur le plan agricole on etait autosuffisant, sur le plan industriel il ya avait plus d`une dizaine d`unites industrielles, le plan du sport, on a joue la final de la coupe d afrique, hafia a ete triple champion d`afrique, l`armee etait la meilleur africaine, alors si il ya eu des violations des droits de l`homme c`est par ceque le regime que la Guinee a choisi etait combattu par des puissances etrangeres et les resistances ont fait des emprisonnement et des morts, mais je vous rassure qu`il ya eu plus de morts arbitraires dans le regime de conté que celui de sekou touré par preuve vous serez tous surpris pendant la reconciliation et verite merci et attendez de voir pas de haine chez moi mais la preuve, et il ya des gens souvent sur ce site qui utilisent mon nom pour ecrire leurs commentaires je deteste ce comportement, car chacun doit etre responsable de ce qu`il dit.
sory, dimanche 6 juin 2010
Vous les soi disant victimes de Boiro,vous devez la fermer maintenant, car vos freres Boubacar Barry, Thiam Mahmoud sont desormais sur la listes des sanguinaires guineens. Il etaient membres actifs du gouvernement Dadis lors de la boucherie du 28 Septembre. Un sanguinaire n est pas different d un autre. Ils repondront a la justice un de ces jours.
A.O.T. Diallo, dimanche 6 juin 2010
Tres bonne contribution Abdoul H., sekou et Dracula sont effectivement dans la meme categorie de Heros nationaux...
Abdoul.H, dimanche 6 juin 2010
Rien de plus légitime que le combat du club AST. Chacun a le droit d’admirer qui il veut, surtout que nous ne vivons plus le temps du FAMA. D’ailleurs, après tout, Dracula, le Roumain, malgré sa cruauté, reste un héro de l’histoire Roumaine.
bangoura, dimanche 6 juin 2010
mais ce traoré est sorti de quelle école de mensonge pour parler de 900.000 morts en guinée?
kakoun, dimanche 6 juin 2010
merci abdoul ,mohamed touré a vu que les droits de l´homme sont une chose importante sans quoi les americains auraient refusé de t´accueillir sur son sol pour ne pas que tu puisses rencontrer ceux dont ton pere a chassé au pays. mais avec le droit tu vois que ton pere etait nulard . maintenant tu peux vomir n´importe quoi .
Youssouf Bangoura, dimanche 6 juin 2010
Quelle betise, 50000 milles morts !!!!!, Tous les detracteurs de Sekou Touré sont incapables avec preuve à l`appuis de sortir les noms de 500 personnes mortes sous le regime de Sekou Touré pendant 26 ans de son regne . Depuis 1984, c`est toujours les mêmes noms qui reviennent, si c`est pas Barry Diawandou, c`est Diallo Telly, c`est Diaby kaman, ou Magassouba Moriba, toujours les mêmes. Avaçons le debat, sortez nous les noms, la guinée est un petit pays, la recherche est très facile à faire, on a pas besoin d`être expert en la matière . On fait tout pour salir la memoire de Sekou Touré, mais sachez qu`on ne vous laissera pas faire, Sekou Touré reste et demeure notre heros national ou même africain, car il a contribué à la liberation et l`emancipation des autres peuples africains . Tant pis pour les jaloux .
Habib Diallo, dimanche 6 juin 2010
Mohamed Touré alias FIDEL puisque l’estimation de 50 000 morts est trop à tes yeux, à combien estimes-tu les victimes de ton père? Il est évident que tu ne peux pas affirmer qu’il n’a pas fait de victimes; penses tu donc que ça fait une différence entre 50000 morts et 10000 morts ou même 1 mort? Peux-tu décompter avec exactitude tous ceux que ton père a fait sciemment disparaître? Ne l’a t-il pas fait dans le but de dissimuler leur nombre? Peux tu décompter avec exactitude tous ceux qui ont été tué le long des frontières, sous les arbres, dans les rivières, dans les champs, sous la torture en détention et qui n’ont jamais eu une sépulture? Il faut être un humain sans cœur pour te mettre à discuter sur le nombre de victimes de Sékou Touré au lieu de t’atteler à réparer les violations que tu reconnais au moins qu’il a faites. Après 24 passés aux USA, tu reviens aussi ignorant de ce qu’on appelle Droit et Justice que lorsque tu y es arrive - quel gâchis. Bonne chance dans ta campagne contre Amnistie ITL, tu sauras que cette organisation a des moyens humains – expérience et connaissances nécessaires- pour s’occuper des apprentis dictateurs comme toi. Mon cher FIDEL, ta prétention n’impressionne que les guinéens crétinisés par ton père. Vive la révolution, A bas.
sory, dimanche 6 juin 2010
Le facteur, Decompte que vous avez ete incapable de faire en 25 ans de recherche! Ramassis de menteurs! Vous voulez tellement allonger la liste de vos victime, que l on a meme vu dans un de vos journaux de la place la photo d un mercenaire du nom de Thiam qui a brille par ses tueries le 22 novembre 1970, et dont le seul nom fait fremir plus d un guineen de l epoque. A partir de ce jour, on a compris que vous etiez des maniulateurs dangereux pour le pays.
Traore, dimanche 6 juin 2010
Le moment Mr mohamed Toure n`a point de chance devant ALHPA CONDE ET CELLOU DALEIN DIALLO.NB:il faut la justice en guinee,car en 52ans d`independance,il y a eu 900 000 personnes morts dans les violences politique dans notre pays,il faut la justice et la verite afin de tourner la page sombre de notre histoire socio-politiques.
Le facteur, dimanche 6 juin 2010
Après poussière de cabane qui n`est pas encore clos, le doyen Sambry Sako nous renvoie à ses souvenirs avec ses amis qui ont péri dans les camps de la mort du Parti Des Geôles. A vous d`apprécier! C’est vrai! On ne peut oublier des hommes de leur trempe! Et puis, est-ce qu’une amitié de cette teneur s’oublie? Une amitié profonde peut-elle s’en aller comme ça, tout bonnement comme pollen au vent? Comme un gaz dans la nature? Trente années sont passées! Ils sont aussi présents en moi que si c’était hier. Oui! l’orage a éclaté. Ils sont partis et le long voyage vers le cauchemar, vers l’enfer a commencé pour vous, chères sœurs, chères veuves. L’orage a éclaté! Depuis, vous n’avez plus vécu que dans la narcose bleutée et acide du Passé, dans son mirage à la fois flou et vivace, délicieux et abominable. Un passé refuse de s’en aller. Un passé tourmentateur devenu vertige qui tourne, tourne sans cesse comme les lueurs ensanglantées d’un gyrophare emballé. Ils sont partis! Et moi impertinent, j’ose polluer votre vie tronquée, votre moignon de vie! J’ose troubler en vous le sommeil agité des fantômes aimés, adulés. J’ose déranger dans notre repos angoissé et fiévreux, taquiner des tabous, profaner des dieux désabusés, attiser les feux ardents qui vous consument depuis déjà une éternité. Maladroit, je mets à vif des nerfs sensibles, des douleurs trop brûlantes, et puis, ô sacrilège! j’ose crier dans ce monde du silence, du recueillement qui est désormais le vôtre, ce sanctuaire facial de prières muettes, de méditations éternelles et sacrées, indélicat me voilà pleurant, gémissant, soupirant dans le cimetière, la grotte aux souvenirs endeuillés et lourds, lourds comme le Mont Gangan! Je vous demande bien pardon, très honorables veuves inconsolées! Je ne suis pas sadique, moi je ne fais que répondre simplement aux appels que me lancent mes amis, mes frères par delà mes murs de la vie, de l’ethnocentrisme, de la haine et de l’intolérance. Oui! Je ne fais que répondre à ces appels d’amis, venus des profondeurs du royaume des dieux! Ces amis habitants du paradis! Ah! Si je n’avais peur de torturer affreusement Vaugelas et si Polymnie et Pégace ne m’avaient méchamment rejeté, je leur aurais fait des oraisons funèbres dans des vers incandescents, dans des poèmes lumineux, dont, doux-comme le miel de chez moi, j’aurais écrit des romances fraîches et parfumées comme la rose qui pousse au sommet du Mont Loura! Je leur aurais composé des berceuses tendres et immortelles pour les dodo éternel. Et tous les soirs, assis sur le rebord du monde, j’aurais lu et confié ces suprêmes adieux aux Zéphyrs, aux alysées qui soufflent du continent vers les continents pour qu’ils les portent jusqu’aux extrêmes bornes du monde, qu’ils les répandent, qu’ils les sèment, qu’ils en saupoudrent monts et vaux afin que l’humanité s’en abreuve et qu’avec moi, elle les pleure silencieusement, pieusement. Oui! C’étaient mes amis, mes frères, ils s’appelaient: Thierno Ibrahima Bah ex-gouverneur de Kindia, puis de Dubréka. Docteur Barry Alpha Oumar ex-secrétaire fédéral de Kindia et ex-gouverneur de Télimélé. C’étaient mes amis, mes frères et c’étaient aussi mes compagnons de route, de cette route chaotique venue des profondeurs du temps et de l’espace et rampant, sinueuse et âpre vers les profondeurs du temps et de l’espace! C’étaient mes amis, mes frères! Ils m’ont tenu la main jusqu’aux suprêmes rivages de la mort, puis s’en sont allés, me laissant le cœur en charpie, en guenilles. Ah! La vie! Un seul être cher vous manque et la vie n’est plus la même! Seigneur! Dis-moi je te supplie, où s’arrête le pouvoir en Afrique et où commence la folie? Car bien souvent les deux caracolent joyeusement ensemble et leurs amours sont toujours porteuses d’apocalypse. Nous les avons vécus, les ravages de leur infernal idylle. Nous les avons soufferts dans la chair et dans le cœur. Hier, c’était le temps de l’hystérie et des larmes, dont l’éclat magnésique aveugle le ciel du continent un instant, puis s’éteignit soudainement, nous laissant pour héritage une fierté nationale hautement requinquée certes, mais aussi des meurtrissures, des plaies inguérissables et les glandes lacrymales crevées sec. Aujourd’hui, c’est un hiver sibérien hallucinant, sans soleil, sans lumière, sans espoir. Et le blizzard souffle, souffle, et nous apporte le virus de l’indigence absolue! Non! ne vous méprenez pas! Moi je ne suis ni Janus, ni Argus! Je n’ai rien vu, rien entendu. Moi je n’écris pas l’histoire. Je ne juge pas, je ne condamne pas, je n’acquitte personne! Moi je ne fais pas la méchante nécrologie de ce qui n’est plus pour l’apologie de ce qui est, car le pire des deux n’est certainement pas celui que l’on pense! Dès lors pourquoi changer? Pourquoi se prostituer historiquement. Ma chère Guinée est la partrie de la constance, de la continuité. “Le jour qui commence vaut le jour qui finit” a-t-il dit le poète et c’est ça dans mon drôle de pays. Le reste n’est qu’une question de maquillage, de mimétisme et d’art dans l’hypocrisie, de stratégie dans la duplicité, de rhétorique dans la malhonnêteté intellectuelle. Pourquoi donc se salir d’avantage, frères de galère? Pourquoi? quel valet dépenaillé; quel ilote-déjanté, quel déglingué. Ils sont partis! Et moi, j’ai pleuré comme une fontaine car je les aimais éperdument, mes amis, mes frères! Ce sont eux qui m’apprirent à te connaître et à t’aimer profondément ô Foutah! Ce sont eux qui m’enseignèrent que la différence chez toi n’est pas une menace mais une richesse. Ils s’en sont allés me laissant toute la tristesse, toute la détresse, tout le désarroi muet du bœuf de labour qui perd brutalement son compagnon d’attelage. Le pauvre animal, alors refuse de s’alimenter et meurt dans une étrange mélancolie. Il n’a pas pu supporter la subite disparition de son frère de galère. Il s’est suicidé! Moi, je ne partirai pas comme noble animal. Moi je ne m’en irai pas sans venger mes amis, mes frères. Je traînerai le pied rien que pour accabler d’opprobre, de pamphlets caustiques, d’épigrammes vitriolés, de satyres plus urticantes que celles de Boileau et d’Horace, les assassins de mes amis, mes frères. Je les agonirai de toutes les insanités que véhiculent le Poular et le N’Ko. Je marquerai le pas juste pour imprimer vos illustres noms dans la mémoire du temps et des hommes ô mes frères mes amis! Après, après seulement, je vous rejoindrai dans la translucidité de l’histoire. Oui! Planète terre! Cette nuit, je t’abandonne? Je me glisse furtivement dans, le flou nébuleux du cosmos pour les rencontrer, mes amis, mes frères. Ensemble, dans une orgie de lumière lactescente, nous allons, en pèlerins enrubannés de brume blanches, planer au dessus du Foutah pour revivre nos souvenirs. Oui! Ressusciter, exhumer des morceaux de la vie d’antan et vivre des instants extasiques. Eux, pour s’en revivre rien qu’un tout petit moment moi, pour en mourir de douleurs pour toujours! Nos souvenirs rutilants de tristesse, ruisselants de nostalgie de larmes écrasées, de rires homériques, de soupirs de désespoir, d’angoisse, de clin d’œil canailles, d’amour brisé cassé, perdu. Nos souvenirs desséchés, effilochés écharpés, éparpillés, déchiquetés, disloqués! Des lambeaux, des pièces, des bouts, des débris, des pans, des miettes de souvenirs accrochés pêle-mêle aux ronces, aux arbres, aux épineux, aux cimes des cases aux crêtes des montagnes, ces géants colosses figés dans leur jaillissement vers le ciel comme s’ils avaient été surpris et statufiés par le regard maléfique d’une Gorgone! Oui! Ils sont partis! La nature ayant horreur du vide, l’enfer a pris leurs places! Ce soir Foutah, je viens avec tes enfants martyrs qui osèrent prêcher dans un désert hostile ton code social, ta devise sacrée de tolérance et qui périrent, frappés par l’inique fatwa de l’intolérance au pays de la Haine. Foutah! Nous venons nous délecter, un bref instant, des pleurs et des soupirs alanguis du “Kérona”, nous abreuver des chants envoûtants de tes éblouissantes nymphettes, ces jeunes houris, quand dans les nuits qu’illumine leur ardente beauté, elles tendent leurs cous graciles et lancent vers la lune jalouse, leurs messages d’amour et d’espoir! Foutah! Ils sont partis dans la tourmente, emportant ton image dans leurs yeux éteints. Te les rappelles-tu? C’étaient tes fils et c’étaient aussi mes amis, mes frères et mes compagnons de route, cette route sinueuse et chaotique qui ne mène nulle part! Ô danse! danse! laisse gronder, verser ta joie de vivre, village! Oui! laisse éclater ton bonheur dans la rage du tam-tam de Fadouba! Moi je ne serai pas de la fête, ce soir! Je reviendrai, village! Mais pas ce soir! Sambry Sako de Bokoro (in Le Lynx n°387, août 1999).
Le facteur, dimanche 6 juin 2010
Dieu ! Dans mon pauvre pays, on ne comprendra jamais que le Pouvoir n`est qu`une parenthèse qui s`ouvre et se referme. Les Pharaons qui, jusqu`alors nous ont gouvernés, n`ont pu souffrir qu`elle se referme, cette parenthèse. Ils ont opté, eux, pour l`Eternité des dieux. Ils ont réussi d`ailleurs avec un rare brio. La répression sauvage les a immortalisés. Dans la mémoire collective du peuple. Ils ont créé leur Gestapo. Ah, ces monstres tortionnaires du monstrueux Camp de la mort ! Ces déments qui se pâmaient, déliraient, se fendaient la pipe de rires homériques devant des pleurs, les gémissements, les lamentations, les râles de leurs victimes. Ils humaient avec délice, la truffe en l`air, les odeurs âcres du brûlé, du roussi, du vomi et d`autres plus intimes encore de leurs suppliciés. ôh, qu`ils étaient atroces, ces monstres ! Ils en tiraient jubilation, ivresse, jouissance quasi-physique. C`étaient des démons, d`horribles dévoyés de moeurs. Leurs yeux porcins s`allumaient sous la pulsion du cannibalisme, de la nécrophagie, de la nécrophilie et d`autres ignobles perversions qui ne se nomment pas. C`étaient assurément les âmes damnées des condamnés du procès de Nuremberg qui, après avoir, toute une éternité erré, pleuré, sangloté, frappé en vain toute une éternité aux portes verrouillées du ciel, s`étaient incarnés enfin en ces tortionnaires du Camp Boiro pour perpétuer à jamais l`idéologie de cruauté de la Gestapo. Mais pourquoi! pourquoi ! tant de haine! pourquoi? Je glandouillais, ce jour-là du côté du Camp Boiro. La nuit était bouchée, déserte de toute étoile, une de ces nuits maléfiques qui semblent n`appartenir qu`aux malfrats, aux fantômes et aux forces malfaisantes des ténèbres. Je glandouillais dis-je, l`esprit dans les nuages quand, soudain, je t`entendis. Oui ! je t`entendis, mon ami, mon frère Barry Samba Safé ! Tu pleurais, tu implorais ardemment dieu. Tu appelais ta mère. Tu suppliais le Foutah, ton terroir, ta terre chérie, pour te sortir de cet enfer qui te rôtissait, te charcutait méchamment. Oui ! t`en sortir urgemment car le fer et le feu unis dans une idylle infernale te tripotaient avec une atrocité démoniaque. L`espoir au cœur, la douleur dans la chair, tu attendais que l`humanité, émue, te sorte de cette géhenne qui, méthodiquement, systématiquement, te broyait dans le silence d`une haine mille fois cuite et recuite à haute température. Et moi que les tourments de la vie ont affiné, moi qui ai subi tant d`avanies, moi ton ami pour l`éternité, ton frère venu des entrailles du profond Manding, j`éclatai en sanglots silencieux. Des sanglots d`impuissance, de révolte et peut-être aussi parce que l`enfer te venait de l`Est, de chez moi, pour te consumer, toi du lointain Nord. Je pleurai douloureusement de ta puérile naïveté car je savais qu`au bout de tes cris, de tes appels, de tes supplications, de ton espoir il n`y aurait que * le silence, le silence froid, sépulcrale, le silence glacé, ermétique, méprisant de la mort. * Le silence de Bon Dieu, trônant là haut dans les splendeurs nterstellaires du cosmos. Trop haut ! trop haut pour t`entendre! * Le silence du Foutah mâté, avili, dépersonnalisé dont il ne reste plus que la légende d`une épopée lumineuse, parfumée à la torrentielle éloquence des grands « nyamakalas », talentueux colporteurs de l`histoire orale. * Le silence de ta mère abîmée dans le silence pieux de ses douleurs maternelles et de ses vaines prières, là-bas, au fond de Roundé Tioukou. * Le silence d`une humanité honteuse, muette sur ses sempiternelles misères, ses éternelles horreurs, ses supplices sans fins, sans raison! Et mes pleurs furent silencieux, mes sanglots étouffés. Et mes larmes goutte à goutte détrempèrent le silence, le silence leur unique témoin. Je te pleurai longuement Safé, toi mon ami, mon frère, beau comme un Appolon d`ébène, plus éloquent que Cicéron et que Danton. Je pleurai sans arrêt car je connaissais la délirante férocité de tes bourreaux, de ces cerbères copieusement drogués au Vénin du crotale, de la haine. Dieu ! je maudirai toute ma vie, cette nuit cruelle où je t`entendis gémir. ô ce frisson qui me glaça, m`électrisa, me fit l`effet d`un coup de poignard au coeur! Ce frisson de la peur et de la honte. Ce frisson de la peur de demain, de l`avenir. ô! ce frison de l`angoisse ! J`aurais tant voulu que l`atroce nuit fût la dernière pour toi, afin que ton supplice s`arrêtât et que ton âme odieusement torturée, mutilée montât se reposer auprès de celles des tiens au royaume des cieux. Malheureusement, elle reviendra cette nuit carnassière. Elle reviendra plusieurs fois pour que se prolonge ton calvaire, pour que ta souffrance eût la longueur et la densité de la haine, les dimensions de l`animalité de tes monstrueux tortionnaires. Puis, quand se sera apaisée l`hystérie de te faire saigner, de te faire rôtir, charcuter, dépiauter, alors, alors seulement viendra l`autre nuit, la dernière, celle du suprême adieu. Un plouf ! dans l`eau froide de l`océan à minuit ! La vague teintée du sang ! Le silence ! Tu auras vécu mon ami! Mon frère ! Oui ! tu auras vécu ! Samba Safé Barry ! Et le silence taira ton voyage tourmenté pour l`Eternité ! Et le peuple, sans état d`âme t`effacera dans sa mémoire et dans sa conscience. Adieu ! mon ami, mon frère ! D`autres, puis d`autres et d`autres encore te suivront jusqu`à ce que la main de Bon Dieu arrête le massacre, jusqu`à ce qu`explose le Camp Boiro, qu`il s`ouvre comme une baie mure, jusqu`à ce que cette parenthèse se referme et qu`une autre s`ouvre. Mais qu`importent les requins de l`Atlantique, les vautours du Mont Gangan, qu`importent les tortures, les charniers, ce qui fait pleurer, c`est le silence, c`est l`indifférence morbide d`un peuple mâté devenu neurasthénique et vilainement versatile. Plus que prison, que galère, que bagne, le Camp Boiro devint rapidement un épouvantable mouroir, un crématorium, un étouffoir un infernal transit, où le raffinement de la cruauté des tortures terrorisa la Mort elle-même. Le Camp Boiro ! * Escale torride avant la paix éternelle! * Un enfer de silence dans l`âme des ténèbres cannibales. * Un silence oppressant, opaque, risqueux dans la touffeur des nuits carnassières. * Un silence atroce qui vous en cagoule, vous donne le vertige, vous étouffe dès que sur vous, se referme la porte de la cellule désormais votre tombeau, votre sépulture. * Un silence qui vous explose en plein visage, épicé d`angoisse, de tristesse et d`anxiété, de fétidité aussi. * Un silence de suprême adieu, de face à face * avec l`Éternel. * Le dernier silence! * Le Camp Boiro ! un effroyable asile de délabrement, de démolition de tout ce qui est humain en l`homme. * Le Camp Boiro ! un centre de prédation, de répression bestiale, de dégradation maximale jusqu`au chaos de la vie animale. * Le Camp Boiro ! Hallucinant crève-coeur des mères, des épouses éplorées pour toujours, des orphelins à jamais traumatisés. * Le Camp Boiro ! Une étrange galère d`où sourdait, suintait sans arrêt un pathétique SOS aux portes du troisième Millénaire, un SOS éperdu, lancé par des voix qui n`avaient presque plus de tonalité et que l`humanité n`entendit point, pas plus qu`elle n`entendit d`ailleurs les râles de Dachau, de Taodéni, des bagnes, des mouroirs des goulags de par le Monde Oui! Hier, Boiro l`atroce! c`était là-bas l`horrible, l`infernal charnier, l`hécatombe, l`apocalypse. Oui! Aujourd`hui, Boiro l`atroce! c`est là-bas au bout du temps! Au fond des mémoires! Au large d`un océan de larmes et de sang! C`est là-bas! au musée des douleurs sans nom, sans fin, sans justification, sans excuses. Oui! Demain! Ce sera l`oubli, mon frère et ami Samba Safé. L`oubli! quand nous serons ensemble, folâtrant, gambadant entre les galaxies frileuses, sautant d`étoiles en étoiles dans l`infinie élasticité de l`impesanteur. L`oubli mais pas le pardon! Sambry Sako de Bokoro (in Lyn n°362 du 1er mars 1999)
TANIKO, dimanche 6 juin 2010
Il faut que ce candidat à gouverner le pays sache que le tresor ne peut en aucun cas dependre de la cour des comptes.Siegent à la cour des comptes des magistrats qui,dans un pays normal ne sont pas des fonctionnaires.Ils sont à l`instar des autres juridictions independantes du pouvoir executif.C`est le centralisme democratique du PDG qui lui fait croire que le tresor depend d`une juridiction.Il faut revisiter vos cours de droit administratifs,bien que ce soit le "droit " version PDG.Le reste c`est du TOC.Je ne m`attarderai pas dessus.
Le facteur, dimanche 6 juin 2010
Des bouches ouvertes, en attendant le bateau, nous allons passé aux gueules ouvertes pour mettre les points sur les I. Nous ne manquerons pas de revenir sur la prédation des ressources naturelles en plus de celles humaines par Sékou Touré et sa clique. Les comptes offshores de Ismaël Touré dans des banques françaises et suisses notamment à la BNP, gérés puis finalement détournés par Gallé Hann,son homme de paille, qui par ailleurs avait pour le compte de la famille Touré le monopole du transport du carburant d`AREDOR Banankoro, au début des années 1980... On va tout mettre sur la table pour que triomphe la vérité!
Le facteur, samedi 5 juin 2010
Quant à Naby Youla Junior alias Mohamed Touré, nous lui souhaitons la bienvenue sur le ring.
abdoul, samedi 5 juin 2010
C est une premiere preuve de leur mensonges. Ces imposteurs se moquent royalement des guineens . Ce sont de veritables criminels qui ont empoisonne l esprit des jeunes qui n ont pas connu cette periode.
Le facteur, samedi 5 juin 2010
Che, ne t`inquiète pas. Nous allons bientôt procéder au décompte macabre. La vérité triomphera.
camus, samedi 5 juin 2010
Alimou lorsque vos peres complotaient contre la guinee ou etiez vous ?
Che, samedi 5 juin 2010
A propos des « 50 000 tués par Sékou TOURÉ », le Club Ahmed Sékou TOURÉ défie Mme Hadiatou BARRY TOURÉ, son Association et RFI Le 1er avril 2010 à 6h45 sur RFI, Mme Hadiatou BARRY TOURÉ, Secrétaire générale d`une Association de victimes, a déclaré que « Sékou TOURÉ a tué 50 000 personnes ». Ce n`était pas un poisson d`avril, mais bien la sortie d`une personne qui, de par sa position, devrait contribuer à la recherche de la vérité, de faits avérés et étayés par des preuves, particulièrement en cette période de transition politique en Guinée. Le Président Ahmed Sékou TOURÉ aurait tué 50 000 Guinéennes et Guinéens, au vu et au su de ses contemporains, dont plusieurs d`entre nous, et de la communauté mondiale, devenus tous soudainement et sur une longue période ses complices criminels, actifs ou passifs. Mme Hadiatou BARRY TOURÉ, n`était peut être pas en Guinée, mais nous, nous étions ici. Et jamais nous n`avons été témoins de crimes organisés et systématiques, d`un carnage aussi monstrueux. L`évocation de tels crimes imaginaires constitue en soi une injure au Peuple de Guinée et à chacun de nous, rendus coupables d`avoir laissé concevoir et perpétrer pareilles infamies. Ces monstruosités sortent du cerveau de certains revanchards qui tentent de falsifier les faits de notre glorieuse histoire. Les preuves du contraire existent pourtant et abondamment. Les repères également sont nombreux. Ils peuvent éclairer la lanterne des uns et des autres. Il y a eu des complots et des agressions commis contre la Guinée dont la matérialité et l`évidence ont été prouvées par nombre d`historiens et d`experts guinéens et étrangers. Il s`en était bien sûr suivi une répression. Mais aussi loin que l`on puisse remonter aux sources documentées de cette répression, on n`arrive pas à dépasser, sur toute la durée de la Révolution guinéenne le chiffre, certes déjà trop élevé, de 117 personnes tuées. Ce chiffre de 117 personnes n’ pas été pas établi par les amis ou les défenseurs de Ahmed Sékou Toure, loin s’en faut, puisqu’il s agit bel et bien des militaires qui ont fait le coup d’état du 3 avril 1984 contre la Révolution. C’est bien le CMRN qui, à travers une commission crée sous la poussée des prétendues victimes, a établi officiellement le chiffre de 117 personnes décédées dans les prisons guinéennes pendant le régime du PDG. Rien ne nous dit d’ailleurs que se chiffre n’ait pas été volontairement grossi pour les besoins de la cause. Souvenez-vous des turpitudes qu’on a agitées pour justifier et légitimer le putsch du 3 avril 1984. Nous reviendrons sur tous les grossiers mensonges dont on a voulu à l’époque couvrir la haute figure de Ahmed Sékou Toure, héro des indépendances guinéenne et africaines. Pour l’heure, contentons nous de nous étonner, de nous ébahir du saut astronomique effectue par les voltigeurs des grands espaces, qui de 117 passent allègrement à 50000. 117 morts, c est 117 morts de trop. Tous les Guinéens auraient voulu que l`évolution politique de la Guinée se réalisât sans aucune perte en vie, sans aucun supplice corporel ou psychique, sans aucun dommage quelconque. Que seule l`arme de la critique prévale et non pas la force des armes. Nous déplorons qu’il y ait eu des morts en Guinée, bien que nous comprenions parfaitement le caractère fondamental et irréconciliable des contradictions entre le choix fait par notre Peuple et l`action revancharde des ennemis intérieur et extérieur de notre souveraineté. D`où vient donc cette statistique aberrante? 50000 personnes ou 50000 zombies? Des Guinéens ou des sources guinéennes? Serions-nous incapables de dresser la comptabilité de nos morts? La civilisation africaine est pourtant caractérisée par le culte des morts et des anciens. Étions-nous donc devenus tous subitement aveugles et sourds pour ne pas avoir remarqué la disparition, fût-elle dans la durée, de 50 000 de nos concitoyens, généralement parmi les plus lettrés, les plus fortunés ou les plus talentueux? Notre société était-elle devenue aussi extraordinairement cruelle pour ne pas avoir ressenti le poids d`une telle saignée mortelle pour la Guinée, aussi insensible pour laisser commettre une forfaiture à nulle autre pareille, dans un pays où toute l`élite se connaissait, se côtoyait, partageait les joies et les peines des uns et des autres, à l`image des masses laborieuses que les nouveaux sociologues de la division présentent de nos jours en masses ethniques gélatineuses, sans conscience ni perspective, taillables et utilisables à merci? Les marchands de cauchemar qui se cachent derrière ce décompte funeste mesurent ils la profondeur et l’ampleur du tort qu’ils font a notre pays, à son image d`hier et d`aujourd`hui ? S’ils sont guinéens pourquoi chargent-ils notre mémoire collective de tant de souillures, de tant d’abominations ? Que de contre-vérités ! Que de satanismes ! Quelle honte ? Quelle infamie ? Que d’inconscience de la part de guinéens aux petits pieds ! Y a-t-il crime plus odieux que celui de couvrir son propre pays de cercueils aussi innombrables qu`imaginaires? Ces aveuglés par la haine, savent-ils dénombrer? Connaissent-ils leur table d`addition? Savent-ils faire la différence entre les unités, les dizaines, les centaines et les milliers? Savent-ils qu`à l`échelle humaine 200 est un grand nombre et mille un très grand nombre? C`est ce qui explique que 100 ou 200 sont les limites imposées aux calculs et aux opérations arithmétiques des premières années de l`école. Et même à l`université, tant qu`on ne s`intéresse pas aux grandeurs géologiques, à celles de la physique avancée, à la grande économie, etc. mille constitue un grand, un très grand nombre. Pour preuve, nous mettons au défi Mme Hadiatou BARRY TOURÉ et l`Association dont elle se réclame de publier sous 24 heures, même à la volée, une liste de mille noms opposable parmi les victimes des camps de détention et lieux d`incarcération localisés ou identifiables. Nous disons bien une liste opposable au plan juridique et judiciaire. Ce test que nous appellerons « test de Hadiatou » doit pouvoir mettre tout le monde d`accord. Si Mme Hadiatou BARRY TOURÉ et compagnie le réussissent, ils auraient remporté une manche gigantesque dans la quête et la restauration de la vérité historique que nous appelons tous de tous nos vœux. La manche remportée pourrait alors servir de base pour une nouvelle manche de 1 000 nouveaux noms opposables jusqu`à épuisement ou dépassement des « 50 000 tués ou victimes » fixés à l`horizon de l`Association de Mme Hadiatou BARRY TOURÉ. Mais si le nombre 1 000 apparaît comme un grand nombre, car il est réellement très grand pour tout ce qui concerne le dénombrement d`êtres humains, l`on pourrait ramener la base du test à 200 personnes tuées pour raison politique durant la Première République. Et si la Dame du test échoue vraiment, elle devrait alors, avec toute sa compagnie, faire amende honorable et participer humblement à l`étude, à la recherche, à la documentation et à la valorisation de ce pan de notre histoire commune. 24 heures semblent largement suffisantes pour une association qui existe depuis tant de lustres et dont le credo affiché est la réhabilitation des victimes dont il serait inimaginable qu`elle ne détienne pas la liste complète par devers elle. Du caractère perfide de la présentation de ce nombre macabre. A supposer que ce nombre fût exact, ce qui est parfaitement illusoire, pourquoi imputer ces morts réelles ou imaginaires uniquement au Président Ahmed Sékou TOURÉ et non à la lutte et à l`antagonisme irréconciliables entre la Guinée et les forces qui voulaient mettre à terre son entreprise historique et originale d’indépendance politique, d’émancipation social de développement économique? Mme Hadiatou BARRY TOURÉ et compagnie seraient-elles des adeptes de Joseph Goebbels qui, parmi les nombreux préceptes de sa politique de propagande et de formatage de la pensée unique et de manipulation des masses arguait: « Plus le mensonge est gros, plus il passe ». Ou alors, seraient-elles aussi naïves ou cyniques de croire qu`à force de répétition d`un « gros mensonge », de grossissement à outrance de l`effet, elles parviendraient, comme par prestidigitation, à masquer la cause de la répression et à faire porter des œillères au Peuple de Guinée et à l`humanité entière pour voir et lire le monde selon Mme Hadiatou BARRY TOURÉ et consorts? Pensent-elles que la réserve que se sont imposées les forces du progrès en Guinée face à leur entêtement depuis qu`elles croient tenir leur « revanche » signifie couardise? C`est mal connaître la détermination des patriotes qui se sont levés pour créer le Club Ahmed Sékou TOURÉ dans le noble dessein de restaurer la vérité sur notre histoire récente. Des sources extérieures? Pourquoi se cacher derrière Amnesty International qui, depuis tout ce temps, est réellement incapable de fournir la liste, selon les uns des « 50 000 victimes », et selon les autres des « 50 000 tués » (ils n`arrivent même pas à accorder leurs violons macabres)? Faut-il aller chercher ailleurs ce que l`on sait ou qu`on est censé savoir? Que cache cet auto-déni de responsabilité? Serions-nous incapables de mettre en œuvre les structures de l`Etat et des composantes actives du pays pour dresser l`état-civil de nos morts et disparus durant une période couverte par l`histoire, la documentation et la presse de chez nous et d`ailleurs? Pourquoi aucun article, aucun éditorial, aucune manifestation en Guinée ou à l`étranger n`ont fait état d`un bilan aussi monstrueux à l`époque et particulièrement au moment où culminait l`antagonisme entre la Guinée et l`Occident? N`est-il pas simplement symptomatique de constater que les puissances ennemies qui se sont liguées contre la Guinée de Septembre, ne soient pas parvenues à étayer leur rejet de la voie guinéenne du développement, par la production d`une liste alignant au moins le centième du total macabre visé par le « test de Hadiatou » présenté plus haut? Ces puissances que nous connaissons, n`auraient jamais dédaigné administrer une preuve aussi cinglante que fatale contre le Président Ahmed Sékou TOURÉ et son combat. A la vérité, il n`y en n`avait pas. A contrario, il existait d`autres preuves établissant la responsabilité de ces puissances dans le crime organisé contre la Guinée. N`est-on pas en droit de penser que c`est là la raison ultime de la rapidité avec laquelle on a fait disparaître les archives de l`Etat guinéen, celles du Tribunal Populaire Révolutionnaire et, celles, personnelles, du Président Ahmed Sékou TOURÉ au lendemain du putsch du 3 avril 1984? Vers la tolérance zéro. Que les falsificateurs de notre glorieuse histoire, leurs acolytes et leurs mentors se le tiennent pour dit une fois pour toutes: désormais, chaque fois qu`ils tenteront de déformer notre histoire récente, ils trouveront sur leur chemin les défenseurs de l`honneur et de la dignité de notre peuple, qui assument et revendiquent notre histoire, en dépit des dérives et vicissitudes de ce dernier quart de siècle. Et parmi eux, le Club Ahmed Sékou TOURÉ. Que ces falsificateurs sachent que le statut de victimes qu’ils ont usurpé jusque-là, revient en réalité au Peuple-martyr de Guinée. Notre Peuple a trop souffert dans sa chair et dans sa fierté des crimes commis par eux et leurs mentors. Notre Peuple ne laissera plus abuser de son martyr comme fonds de commerce par ceux qui usent d`expédients, d`affabulations et de dénégations. Et si malgré tout, les affabulateurs continuent de ramer à contre-courant, qu`ils s`attendent à l`offensive par le verbe juste. Que ces affabulateurs s’attendent donc à l’offensive contre leurs calomnies, leurs contre-vérités et leurs campagnes de désinformation. Trop c’est trop. Désormais c’est la tolérance zéro! Pour conclure, nous rappelons l`Acte constitutif de l`Unesco qui stipule: « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». Le Club Ahmed Sékou TOURÉ fait sienne cette sagesse qui est plus que d`actualité pour la Guinée engagée résolument dans la voie de son renouveau, après les tumultes et soubresauts que son évolution récente a enregistrés. Notre pays se doit, plus que par le passé, d`accélérer l`édification des défenses de la paix et de l`unité nationale, dans l`esprit et le comportement des acteurs de la vie sociopolitique afin que triomphe la Transition en cours. Si cela doit passer par le forum « vérité, justice et paix sociale » que d`aucuns appellent conférence « vérité-réconciliation », forum que le Club Ahmed Sékou TOURÉ a toujours réclamé, nous réitérons avec insistance la tenue d`une telle concertation.
sidibe, samedi 5 juin 2010
Alimou, C est votre Soeur Aminaya Barry qui sera bientot devant la justice, pour faux et usage de faux. Elle a delare partout qu il y a eu 50 000 victimes alors qu elle n arrive meme pas a fournir une liste de 400, victimes vivantes ou decedees. Dans quelques jours, c est la justice qui va trancher. Votre confrere Boubacar Barry, un autre membre de votre association de haineux, a le sang des innocents du 28 Septembre 2009 sur sa main, car il etait tout puissant membre du gouvernement du boucher de Koule Quand a nous, nous sommes fiers de Mohamed Toure digne fils du grand Fama Ahmed Sekou Toure., pere de la nation.
kakoun, samedi 5 juin 2010
c´est une honte pour toi de dire que la population guineenne est affamée c´est ton pere qui a fait ce pays de ce qu´il est aujord´hui. ta route sera partout barrée tant que tu n´abandonneras pas ce reseau ALQAEDA que tu assures la réleve ,ton pere a eté le plus grand sanguinaire de tous les temps ,comment veux participer lá ou ton pere a refusé les autres ,ton pere ne parlait pas de la democratie pour quoi toi tu en parles ? c´est comme le patron du reseau d´alqaeda BIN LADIN demande que son organisation soit integré a la league internationale des droits de l´homme ,mohamed touré tu veux te moquer aux parents deS victimes du PDG .
Alimou, samedi 5 juin 2010
Ms toure je vous demande une chose l`orsque votre pere tuent les guineen ou etaient vous .vous serez au meme place que ousmane conte on vous jigera biento vous n`avais acun valeur

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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