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Mohamed Lamine Doumbouya, président du Mouvement Guinéen pour la Liberté (MGL) ne mâche pas ses mots quand il parle du processus de transition. Et en ardent défenseur de la liberté, il pense que le meilleur moyen pour parvenir à un changement c’est de soutenir le président de la Transition et son gouvernement.
Parlant de la transition, notre interlocuteur commence par remercier d’abord le bon Dieu et les acteurs de la transition. « Je crois que Dieu aime le peuple de Guinée et veut l’aider. Il faut donc que nous même nous fassions preuve de sérieux pour mériter cette aide. Je m’en vais vous dire que ce que le général Konaté est entrain de faire en ce moment, relève presque d’une inspiration divine », souligne Mohamed Lamine Doumbouya.
Qui pense que Konaté « est un homme courageux pour oser tenir tête à tous ceux qui sont contre le changement. Je crois que tout le monde n’a pas ce courage. Ce n’est pas parce qu’il a peur, il n’a peur de personne, mais c’est parce que c’est un homme de parole. Si moi, je vois aujourd’hui avec tout ce que nous avons vécu le 28 septembre, certains se permettre de chercher encore des problèmes là où il n’y en a pas, je pense que ces gens ne veulent pas le bonheur de la Guinée. »
Pour le président du MGL, si « tous les partis politiques ont fait front commun pour exiger que les élections se tiennent, donc, il n’est pas question selon lui de faire machine arrière. Tout le monde a opté pour le changement, il doit donc être irréversible ».
Selon notre interlocuteur, « la jeunesse guinéenne a consenti d’énormes sacrifices pour la démocratisation du pays. Les victimes du 28 septembre ne doivent pas mourir pour rien. Nous devons leur rendre hommage et respecter ce pour quoi elles sont tombées. Nous devons respecter leur mémoire en acceptant d’aller aux élections. Car sans ces élections, le pays est loin de sortir de la crise ».
Mohamed Lamine Doumbouya pense que ces élections vont garantir l’ouverture de la Guinée vers ses partenaires au développement. Il rappelle le fait par exemple que certaines ambassades étrangères aient réduit la délivrance de visas aux Guinéens depuis le 28 septembre.
« Je pense que ce n’est pas maintenant qu’on doit parler de référendum. Il y a les accords de Ouagadougou signés depuis le mois de janvier dernier, et depuis personne n’a évoqué le moindre problème. Le président par intérim a entériné la date des élections proposée par la CENI, aucun Guinéen n’a trouvé de quoi dire. Il ne faut pas attendre que tout soit mis en place pour sauver notre pays, pour réveiller les morts », a-t-il conclu.
Samory Kéita L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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