Je compte ici, exercer mon droit de réponse, consécutif à ce que je considère comme une mise en cause de la part de Monsieur CISSE Oumar en 2007 et qui réitère derechef, ce 20 janvier 2009, sur votre site.
Je n’ose croire à l’expression d’une volonté obscure de la part de l’intéressé que j’ai rencontré à plusieurs reprises à Paris et à Conakry, après mon départ de la présidence de la coordination fin mai 2005. Il n’a jamais fait allusion à un quelconque problème lié à la coordination des associations guinéennes de France.
A travers ses écrits, je vois poindre à l’horizon, le spectre d’un passé récent aux goûts amers où la recherche du bouc émissaire idéal était légion. Je vois également que l’intérêt de Monsieur CISSE se situe non seulement au niveau de la fin du mandat du bureau que j’ai eu l’honneur de présider, mais aussi le soutien du bureau sortant, qui a été décisif pour mon élection le 16 janvier 2000, d’où le soit disant parachutage.
Il était donc de mon devoir de faire apparoir une réponse appropriée, pour rompre avec le flou qui entoure ces deux livraisons, à savoir :
- Monsieur CISSE dit que mon mandant a pris fin en 2007. C’est inexact. L’élection du bureau a eu lieu le 29 mai 2005.
- Monsieur CISSE dit que Pierre FOFANA était candidat au poste de président le 16 janvier 2000. C’est inexact. Il faisait partie de la commission électorale de l’époque. Il a, par contre, occupé un poste au sein du bureau qui a été élu à la date sus-indiquée.
- Monsieur CISSE a dit également que je me suis rendu à Conakry sans laisser d’adresse etc. C’est inexact : je suis parti en Guinée le 12 juin 2005, soit près de deux semaines après mon départ de la CAGF. J’ai rencontré au moins quatre membres du nouveau bureau à la même année, sans qu’aucune demande particulière ne m’ait été adressée.
Dans le bureau de la CAGF, lorsque le Président est absent, il est remplacé par le Vice-président ou le Secrétaire Général. Ces deux personnes auraient pu me remplacer valablement pour toute demande particulière ayant trait au bureau sortant.
Enfin, je n’ai pas changé d’adresse en France. Tous mes courriers me parviennent régulièrement même lorsque je suis en déplacement. J’ai aussi un numéro de téléphone à mon domicile et même une adresse e-mail qui n’ont pas changé.
Aussi, le compte bancaire dont faisait état Monsieur CISSE, a été clôturé faute de mouvements de fonds suffisants. D’ailleurs à ce propos, le bilan du bureau sortant fait mention de son existence. Tous les documents existent en ce sens en cas de besoin.
En définitive, Monsieur CISSE soutient que j’ai été parachuté à la tête du bureau de la coordination par Monsieur BARRY Alhassane, qui était mon prédécesseur. Encore inexact. Je signale à l’intéressé que j’ai été élu le 02 novembre 1997 au sein du 1er Bureau, comme Contrôleur de Gestion. A ce titre, j’ai effectué entre autres, plusieurs travaux avec le Bureau (Commission Mixte France-Guinée sur la Coopération Décentralisée, Contrat Désendettement Développement, etc.…), je me suis également rendu à Bordeaux, à Nantes, à la Rochelle et à Conakry à mes frais.
Abstraction faite de détails par ailleurs surabondants, j’ai été élu avec 60% des voix le 16 janvier 2000, comme président de la CAGF, pour un mandat de deux ans, face à deux candidats en lice.
A la fin de ce mandat, je fus réélu encore pour deux ans, à l’unanimité des associations présentes.
Durant les deux mandats, je ne peux affirmer aujourd’hui avoir rencontré Monsieur CISSE plus d’une fois aux réunions des associations que je convoquais régulièrement.
Ces réunions donnaient lieu aux procès verbaux adressés à toutes les associations. Aucune remarque ne m’a jamais été adressée à ce jour.
Au regard de tout ce qui précède, j’en arrive à la conclusion que je n’ai pas la même définition de parachutage, telle que stigmatisée par Monsieur CISSE.
L’amoncellement de toutes ces inexactitudes précitées ne peut qu’encourager la confusion et entretenir un climat délétère, dont l’utilité reste à prouver pour l’ensemble de la communauté guinéenne de France.
Par ailleurs, nous avons tantôt été des adversaires, des concurrents. C’est vrai, mais jamais des ennemis. Nous devons garder à l’esprit qu’à tout instant, l’exercice de nos responsabilités nous interpelle à chaque pas que nous effectuerons, et qu’il est question de les transformer en une marche inéluctable vers le progrès.
C’est simplement une question de responsabilité à assumer dans le bénévolat. Il est aisé de constater à la lumière de toutes mes explications, que la multiplicité des accusations proférées par Monsieur CISSE Oumar à mon encontre, ne saurait palier leur consistance.
Je reste très attaché à l’évolution positive des rapports entre tous les acteurs de notre communauté, loin de la haine et des rancœurs tenaces inavouées.
C’est pour cela que j’appelle de mes vœux à un débat constructif, qui ne donne guère lieu aux complaintes misérabilistes. Je suis disposé à assister à toute rencontre clarificatrice, pour qu’ensemble, nous réussissions à mettre fin aux supputations, insinuations ou approximations qui éviteraient de désigner, à tort ou à raison, des victimes expiatoires. L’apaisement de notre communauté est à ce prix.
Je n’ai pas de mérite particulier d’avoir servi notre communauté à un moment donné, j’ai juste la certitude d’avoir agi au sein de la CAGF dans l’intérêt des associations qui la composent. Dès lors, sortent du cadre, les considérations peu utiles au regard des objectifs fixés par les mêmes associations, qui relèvent d’une expression normative et sous forme de dispositif.
Ensemble, unissons-nous pour former une communauté unie et prospère !
Merci.
Lamine Oularé
PDG USA-Afrique-Guinée
pour www.guineeactu.com