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Mgr Albert Gomez à la tête de la CENI ?

| | Mgr Gomez | C’est du moins la proposition que le « comité ad hoc » mis en place par le CNT vient de déposer sur le bureau de la Présidente de cet organe. Ensuite ? Va-t-elle soumettre cette proposition à la CENI par consensualisme obsessionnel et après aux deux candidats, ce qui nous ramènerait dans l’un et l’autre cas aux errements dilatoires que cherchent l’arc-en-ciel et ses deux « complices objectifs » aux deux sommets de l’Etat ?
On parle encore de l’ex Ministre de la Justice, Salif Sylla, qui a dû se faire écarter. Pourquoi pas à la place, Ben Saïd, un autre Religieux, membre du CNT ?
| | Ben Saïd |
J’espère seulement que tout le monde aura oublié la sortie malencontreuse de ce Religieux, Mgr Gomez, après les horreurs du Stade quand il avait semblé mettre en cause les initiateurs de cette réunion qui s’était noyée dans un bain de sang. Si c’est ce Religieux qui doit nous conduire hors des murs dont il avait fait mine de ne pas assez voir les taches de sang, eh bien on n’en est pas encore sortis. Mais peut-être qu’entre-temps Mgr Sara, depuis le Vatican, aura recueilli ses confessions. Il ne serait pas exclu aussi que cette CENI soit mise sous tutelle étrangère, avec ou sans président, au cas où le consensus sur les noms proposés pour présider la CENI se révèlerait impossible à obtenir des deux candidats.
Sinon la voie la plus courte aujourd’hui, la plus simple, la plus loyale, serait de soumettre cette proposition à la décision du Président de la Transition, et président intérimaire de force, de cette république sous la botte militaire. Que Jean-Marie Doré veuille faire durer son plaisir, ses frasques jaculatoires sur une CENI coiffée par un MATAP expert es fraudes, cela se comprend. Mais qu’un soldat porte le masque séduisant de cette belle Zaouli de nos frères Gouros, exfiltrée par « tunnel ivoirien » (Baadikou Bah), qui n’a d’yeux que pour les joueurs de tambours pour grand Kotèba, cette farce villageoise mandingue, où c’est la danse qui conduit la musique, je dis que cette inversion est indigne des étoiles qu’il arbore et aussi indigne de ce grand art de chez nous, genre théâtral qui n’a rien à envier au théâtre universel.
C’est un bon tigre. Qui n’a peut-être rien à faire dans la Cité. On s’était mis à rêver. Un cauchemar en vue alors ?
Saïdou Nour Bokoum
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