mardi 20 juillet 2010
Menées subversives : Qui veut ‘’saboter’’ les élections ?
Ibrahima Baldé

Dans une déclaration radio télévisée faite le week-end dernier, le chef d’état-major de la Gendarmerie Nationale et Commandant de la Fossepel (Force spéciale pour la sécurisation du processus électoral), le Général de Brigade Ibrahima Baldé, a dénoncé une tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat par des individus civils et militaires. Avant lui, le Premier ministre Jean-Marie Doré avait tiré la sonnette d’alarme pour flétrir ces agissements susceptibles selon lui de compromettre le retour à l’ordre constitutionnel.

Pendant que les Guinéens avancent lentement mais sûrement vers le 2e tour de la présidentielle, un groupe d’individus pactiseraient avec le diable pour une déstabilisation éventuelle de l’autorité supérieure de l’Etat. Ce qui du coup compromettrait la transition en cours et le second tour de la présidentielle, dont la date n’a pas encore été fixée.

« Pendant que nous attendons sereinement la proclamation des résultats définitifs du 1er tour des élections par la Cour Suprême, un réseau composé de certains militaires, officiers, sous officiers et civils s’activent à remettre en cause l’œuvre démocratique accomplie jusque là… », révèle le chef d’état-major de la Gendarmerie nationale. Débusqués de leur cachette, certains membres auraient avoué leur appartenance audit réseau, et leur mission serait claire : éliminer « les leaders politiques les plus populaires ainsi que certaines autorités militaires », accuse Ibrahima Baldé. Le but de ce réseau qui, dit-on, serait dirigé par un officier supérieur de l’armée guinéenne serait de « provoquer un soulèvement général ».

Selon le Général Ibrahima Baldé, ce réseau agirait à dessein dans le seul but de troubler l’ordre public. Alors que les guinéens ont encore en mémoire les douloureux évènements du 28 septembre 2009. Le commandant de la Fossepel, exhorte à cet effet, les états-majors des partis politiques à redoubler de vigilance pour ne pas tomber dans le piège. « C’est le moment et le lieu d’appeler tous les états-majors des différents partis politiques à la surveillance et la canalisation des militants sur cet état de faits par rapport aux mouvements de fraude… », a-t- il prévenu.

En outre, il indique que ce groupe d’individus malintentionnés avait déjà mis en place leur plan d’action. Qui consisterait, en cas de mouvements politiques, d’infiltrer les militants et commettre des actes de crime. Ceci, dans le but de faire porter le chapeau au parti infiltré. Du côté des forces de l’ordre, le réseau préconiserait d’arborer des t-shirts et casquettes de la Fossepel pour le même dessein. « Cette stratégie déjà décelée a pour aboutissement d’apporter un discrédit sur les forces de défense et de sécurité… ». Afin de mettre en cause le soutien et la neutralité de celles-ci, dans le processus de transition.

Ainsi, tout en prenant l’opinion nationale et internationale à témoin, le Général de Brigade invite la population guinéenne à la sérénité et au calme. Et de rassurer les uns et les autres que la situation est déjà sous contrôle. « Nombreux parmi ces individus sont mis hors d’état de nuire », rassure le chef d’état-major de la Gendarmerie nationale. Avant de promettre qu’au moment venu les fomenteurs seront présentés à l’opinion et traduits devant la loi.

Le Premier ministre Jean-Marie Doré a eu lui aussi à monter au créneau pour attirer l’attention de ses compatriotes sur le fait que des menaces continueraient de peser sur le processus de transition.


Samory Keita
Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
 

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Vos commentaires
Me LAMAH Dakar, mercredi 21 juillet 2010
Hein, mon Dieu, est-ce que nous ne retombons pas encore dans l`ère de faux complot auquel Sékou TOURE avait habitué les guinéens. Le discours est devenu long, la menace et l`intimidation passent à devenir sérieux perturbateurs de la quiétude de la population qui croyait une époque révolue.
FIDEL, mercredi 21 juillet 2010
je me demande pourquoi vous n`avez pas honte du mensonge. mdrrrrr
FIDEL, mercredi 21 juillet 2010
Kalil, c`est aussi de l`école de la Revolution ça:« Quand Sékou Touré a parlé de complots organisés à partir du Sénégal, tout le monde a ri. On disait que c`était encore une invention de sa part. Mon devoir était de faire une enquête. Alors j`ai fait fouiller toute la frontière. Et on a découvert les fameuses munitions, les tracts… qui étaient destinés à la contre-révolution. Il y avait bel et bien complot. J`ai fait arrêter des suspects, des Guinéens qui vivaient à Dakar et un militaire français qui était chef de l`organisation ; il résidait à Saint-Louis où je l`avais fait interner. On l`a fait évader. » Mamadou Dia, Mémoires d`un militant du Tiers Monde, Paris, Publisud, 1964. Peut-être plus explicite encore, ce que le même Mamadou Dia écrit dans ses Lettres d`un vieux militant, Dakar, GIA, 1991 : « Pour revenir sur le cas de la Guinée, disons que le fait d`avoir voté « Non » au référendum lui a valu d`essuyer maints complots ourdis par l`extérieur. En 1959, hélas, les comploteurs étaient bel et bien basés et entraînés au Sénégal. Après le communiqué de Sékou Touré diffusé à l`époque par Radio-Conakry, communiqué dans lequel le président guinéen accusait le Sénégal, j`ai dû me rendre personnellement à la frontière de Kédougou pour vérifier et, procédant à des fouilles, je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener à Dakar. À Dakar où – ce sera une seconde découverte – était dressé un camp d`entraînement pour des mercenaires. Le conseil de défense, où siégeaient notamment le haut-commissaire de la France, le général commandant supérieur des forces françaises du point d`appui de Dakar, le général commandant la zone Nord, fut immédiatement convoqué par mes soins. Ils se montreront offusqués par ma déclaration liminaire : « Messieurs, je suis au regret de vous dire que tout ce que Sékou Touré a affirmé est la stricte vérité. J`ai la preuve qu`un complot contre la Guinée s`est ourdi à Dakar ». Je les invitai, ensuite, à venir voir dans un bureau attenant à la salle de conseil, les armes, munitions, grenades et affiches que j`y avais fait entreposer. Après quoi, j`adressai à de Gaulle une vigoureuse lettre de protestation et fis arrêter deux Français impliqués dans l`affaire. Ils réussiront à s`enfuir. Je les ferai prendre et emprisonner à Saint-Louis ; on les aidera à s`évader. Des Guinéens, également, avaient été arrêtés ; mais ce qu`ils déclareront à l`enquête était si grave que je dus, pour des raisons d`État, les relâcher. Aujourd`hui, bien que délié de mes obligations d`autrefois, je garde encore le silence là-dessus par souci de déontologie politique. » Le 13 mai 1960, Mamadou Dia adresse au général de Gaulle une lettre dans laquelle il relate de manière détaillée les faits ci-dessus, en particulier la découverte faite le 10 mai dans un village de la région de Kédougou à 4 kilomètres de la frontière guinéenne, la réunion qu`il eut avec le haut représentant de la France (l`ambassadeur et ex-général Hettier de Boislambert) et le général de Brebisson, et le nom de deux Français, un officier de parachutistes nommé Garuz, et son frère, impliqués dans cette affaire. Le 24 mai, le général de Gaulle répond en ces termes à Mamadou Dia : « L`affaire exposée dans la lettre que m`a remise le colonel Fall méritait en effet que j`en sois avisé et j`ai apprécié l`esprit dans lequel vous l`avez fait. Je transmets ce document au ministre compétent et je lui demande d`ouvrir une enquête. Lorsque de votre côté vous aurez des éléments nouveaux à me communiquer, je les recueillerai avec intérêt. De toutes façons, si vous venez à Paris, je vous verrai très volontiers. » Mamadou Dia viendra en effet plusieurs fois à Paris avant son arrestation fin 1962. Lors d`une de ces visites, il sera même fait
kalil, mardi 20 juillet 2010
tous ces enfants qui inventent des ces complots sont des enfants de SEKOU TOURE ,ils ont appris tout cela dans les ecoles de KOKO LALA,FAPA,et consorts,cst une vieille habitude.
Divin Kamano, mardi 20 juillet 2010
On a tout compris messieurs les militaires:vous avez gouté au pouvoir. Vous y etes, restez-y en assumant toutes les conséquences qui adviendront après. La théorie du complot permanent ne passe plus en Guinée, mon général!
Mohamed Condé, mardi 20 juillet 2010
Kiosque : Attention, le discours commence à être long, mon Général ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail Par Kiosque 20-07-2010 Lors de la clôture du séminaire gouvernemental, le Général Sékouba Konaté a fait un discours si long qu’on a cru que le point final ne viendrait jamais. C’est à croire que son pool de communication n’a pas tiré des leçons de l’accrochage avec l’UFR et de la situation pré deuxième tour à fort potentiel explosif. Après la sortie maladroite de l’UFR, le Général qui a su bien mettre en valeur son “statut” de victime, a menacé de rendre le tablier. Tout le monde ou presque, après avoir compris son déchirement, lui a demandé de continuer sa grande œuvre : conduire à bon port cette phase de démocratie qui nous a mené à la première élection libre depuis notre indépendance. Quoique ! Après donc le clash avec l’UFR, des observateurs avertis avaient estimé qu’un Général cinq étoiles – comme Métal Guinée, la pub est gratuite -, résiste à toutes les intempéries. Il n’abandonne donc pas ses troupes en plein combat. Le Guinéen a pensé à tort que le Général pour le reste de son intérim allait se passer du mot démission. Quelle que soit l’épreuve. Le soutien- qui continue d’ailleurs-, a été si énorme ! Entre Sidya qui est quand même un opposant- et donc doit s’opposer, même si la manière n’y était pas-, et l’officier supérieur, les Guinéens ont donc choisi leur Président du moment. Mais lors de ce long discours, trop long discours, redondant et qui donnait l’impression que son auteur – qui n’est sûrement pas celui qui l’a lu – prenait un malin plaisir à s’écouter, notre Tigre a encore menacé de démissionner si…et si, et si. Nonobstant, je l’ai déjà dit, la dynamique de soutien des Guinéens et de la communauté internationale. Ainsi, après ce discours du début de semaine dernière, certains de nos compatriotes se sont réveillés avec l’envie furieuse de tout jeter par-dessus bord. Et surtout que dans ce même discours, avec ses figures de style mal maîtrisées, qui tentaient de rappeler des péripéties de notre histoire récente, le Général a utilisé une formule qui donne du tournis à tout bon démocrate. Pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, il a mis en garde contre ce qu’il a appelé « tous pour un ou tous contre un ». Beau vers qui ne rime malheureusement pas avec le principe fondamental de la démocratie qui donne toujours raison à la majorité. Ça, le pool de communication du Général, qui a sans doute mal digéré le Best seller d’Alexandre Dumas – Les trois Mousquetaires - devrait le savoir. Dans une vraie démocratie, l’époque des fleurets où les conflits se réglaient à la dextérité du soldat – et parfois à la force de son bras - doit céder le pas au débat d’idées, à la confrontation des programmes, à la force de persuasion des leaders et à leur sens de l’Etat. Pour qu’un candidat soit élu, il faut nécessairement, après avoir traversé toutes les étapes, que tous ou presque soit pour lui. Et donc tous ou presque étaient contre son adversaire… En fait ce discours, tout au moins ce bout de phrase malheureux, n’a eu de mérite que remettre en cause ce que le Général a défendu jusque là : être neutre dans le processus. C’est pourquoi il est louable que le Général se départisse de ces discours inutiles, véritables entourloupes, qui sont en conflits directs avec sa personne. Pour l’avoir vu à l’œuvre et admiré, nous savons qu’il ne fera pas l’erreur de descendre de son piédestal, érigé pour soigner l’image de l’homme d’Etat naissant qui a si bien gardé le cap depuis les accords de Ouagadougou, un jour de janvier 2010. C’est parce que le peuple a vu en vous un homme qui a le sens de l’histoire, de son devoir et des responsabilités. C’est comme ça on vous aime, mon Général : alors méfiez-vous de ces discours savants qui sonnent aux oreilles meurtries de la majorité des Guinéens comme des sciences occultes.
Camara Mamadou, mardi 20 juillet 2010
Faux et archi faux ils veulent juste distraire les guinéens et trouver des boucs émissaire pour faire durer la transition... qu`ils nous montre les personnes arrêtées et l`officier dont il parle comme ça les gens seront édifiés...

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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